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#220 : Comme Dans Un Rêve


Réalisé par: Eric Kripke
Ecrit par: Raelle Tucker


En traquant un génie, Dean est transporté dans un monde où sa mère n'a pas été tuée , où Sam est à la fac de droit avec sa fiancée Jessica et où Dean vit une vie tout à fait normale avec sa petite amie. Cependant, après avoir appris que toutes les personnes qu'il avait sauvées dans le monde réel sont mortes, il doit décider s'il veut rester dans cette nouvelle vie avec ceux qu'il aime ou s'il doit retourner à la chasse.

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Titre VO
What Is And What Should Never Be

Titre VF
Comme Dans Un Rêve

Première diffusion
03.05.2007

Vidéos

Supernatural-What is and What Should Never Be

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Dean est sur la route, dans sa voiture. On remarque que la plaque d’immatriculation de l’Impala a changé. Son téléphone sonne. C’est Sam, qui l’appelle depuis leur motel, pour lui dire qu’il y a une voiture de police devant chez eux. Ils ont l’air d’être beaucoup sur leur garde. Mais la voiture de police s’en va, ce n’était qu’une fausse alerte. Puis Sam lui demande s’il a trouvé quelque chose, mais Dean répond par la négative. Sam ajoute alors qu’il est presque sûr qu’ils chassent un Djinn (un génie). D’après lui, ils aiment se cacher dans des ruines, et plus grandes elles sont, mieux c’est. Dean se rappelle être passé devant un lieu qui ressemble à cette description et décide donc d’aller y jeter un coup d’œil.

Il entre dans le bâtiment abandonné, mais ne voit pas le Djinn avant d’être attaqué.

 

Il se réveille dans un lit à coté d’une jeune femme brune. La télévision est allumée sur un vieux film d’horreur. Il s’habille et découvre le salon. Il appelle son frère. Il lui dit qu’il ne sait pas où il est, que le Djinn l’a attaqué et qu’il s’est réveillé à coté d’une fille canon. Sam ne comprend pas de quoi il est entrain de parler, il pense que son frère est bourré. Il lui conseille de dormir et il raccroche. Sam était entrain de lire un livre qui s’intitule Loi & Procédure Criminelle.

Pendant ce temps, Dean trouve des enveloppes adressées à Carmen Porter, à Lawrence au Texas. Puis il voit une enveloppe avec son nom et la même adresse que Carmen. La jeune femme rentre dans la pièce et elle lui demande pourquoi il ne dort pas. Dean la rassure et elle l’embrasse. Il fait comme si de rien n’était, bien qu’il ne comprenne pas ce qui se passe. Les étagères sont remplies de photos de lui et Carmen. Il remarque alors une autre photo, et quitte précipitamment la maison.

 

Il gare son Impala devant une maison et frappe à la porte. C’est Mary, sa mère, qui lui ouvre. Il est sous le choc de la revoir, mais il lui demande ce qu’elle lui disait quand il était petit avant de s’endormir. Mary lui répond, et il a alors confirmation que c’est bien sa mère, vivante. Il la prend dans ses bras. Puis il découvre des photos sur les étagères, de lui avec sa famille. Il n’y a jamais eu d’incendie dans la maison. John est mort d’une attaque et Sam a été diplômé de l’université de droit. Mary pense qu’il a bu, et Dean lui demande s’il peut passer le reste de la nuit sur le canapé.

 

Le lendemain matin, Dean se réveille et la première chose qu’il voit est une photo de la famille Winchester à noël. Quand il réalise que ce n’était pas un rêve, son premier réflexe est d’appeler Sam, mais il tombe sur son répondeur.

 

Il se rend dans une université et se fait passer pour un élève pour poser des questions aux sujets des Djinn. Le professeur lui dit qu’ils sont aussi puissants que des Dieux, qu’ils peuvent donc altérer la réalité, et à son tour, il demande à Dean s’il a bu. Dean répond que tout le monde lui pose cette question mais que non.

 

Dans son coffre, il ne trouve que des vieux gobelets en plastiques et des magazines. Il remarque alors une jeune femme de l’autre coté de la rue, dans une robe blanche. Il traverse pour aller la voir, mais manque de se faire renverser par une voiture. Quand il retourne la tête en direction du trottoir, il n’y a plus aucune trace de la jeune femme.

 

Dans la cuisine chez sa mère, Dean dévore le sandwich qu’elle lui a préparé. Elle lui dit que son frère sera bientôt là, et elle lui demande pourquoi il n’est pas à son travail. Devant l’étonnement de Dean, elle demande pourquoi il n’est pas au garage, là où il travaille. Puis il regarde par la fenêtre, et il est prit par l’envie de tondre la pelouse. Il se met donc difficilement à tondre la sourire aux lèvres et disant bonjour à ses voisins. Une fois fini, il s’assoie sur les marches devant l’entrée, une bière à la main, quand une voiture se gare devant lui. Et il n’en croit pas ses yeux quand il voit Jessica descendre de la voiture, Sam derrière elle. Il s’avance pour les accueillir et sert Jessica dans ses bras. Sam est surprit par sa réaction, mais en voyant la bière à la main de son frère il met son enthousiasme sur le compte de l’alcool. Il lui fait remarquer qu’une fois encore il va fêter l’anniversaire de sa mère en étant saoul. Dean est surprit d’apprendre que c’est le jour de l’anniversaire de Mary.

 

Le soir au restaurant. Sam porte un toaste en l’honneur de sa mère. Dean se fait remarquer par son attitude car il n’a pas l’habitude des soirées chics où il doit porter un costume. Carmen se penche vers lui et lui propose d’aller prendre des cheeseburgers après le dîner. Il se demande comment il a fait pour rencontrer une fille pareille et commence enfin à apprécier cette nouvelle vie. C’est à ce moment que Sam et Jessica choissent d’annoncer leurs fiançailles au reste de la famille. Mais alors qu’il félicite son frère, Dean revoit la jeune femme dans sa robe blanche. Il s’avance vers elle sous les regards interrogateurs de son frère, sa mère, Jessica et Carmen, mais il détourne les yeux une seconde et la jeune femme a disparue.

 

De retour chez Mary, leur mère leur dit qu’elle est fatiguée et elle part se coucher. Sam propose aussi à Jessica d’aller dormir, mais Dean lui fait remarquer qu’ils sont avec deux jolies jeunes femmes et qu’il vient de se fiancer, donc qu’ils doivent aller faire la fête. Sam demande aux deux filles de les laisser seuls une minute. Puis il demande à son frère pourquoi il a cette attitude, toujours content et enthousiaste, et pourquoi il l’appelle toujours Sammy. Dean ne comprend pas et Sam lui révèle alors qu’ils ne se parlent quasiment jamais, sauf quand Dean avait besoin de lui « emprunter » sa carte bleue, ou quand il a fallu le faire sortir de prison le jour de la remise de diplôme de Sam, ou encore quand il a couché avec Rachel Nave, la cavalière de bal de promo de Sam. Dean lui dit qu’il est désolé pour ce qu’il a pu faire, mais qu’il n’est plus comme ça, mais son frère ne veut rien entendre puisqu’il pense qu’ils n’ont rien en commun. Dean réplique qu’ils ont la chasse en commun, et Sam lui fait remarquer qu’il n’a jamais chasser de sa vie, et il s’en va.

 

De retour chez lui, Dean est plutôt déboussolé par sa discussion avec Sam. Mais il a envie de faire changer les choses et de rétablir le contact avec son frère. Il embrasse Carmen qui le repousse gentiment car elle doit se préparer pour aller travailler. Elle est infirmière dans un hôpital.

 

Une fois Carmen partie, Dean s’installe confortablement dans son canapé et commence à zapper. Il tombe sur les infos et un reportage annonçant l’anniversaire du crash du vol UB 424, celui qu’il avait empêché un an auparavant. Il va ensuite sur Internet, et découvre que toutes les vies que lui et son frère ont pu sauver sont mortes dans cette vie, comme les passagers du vol, les enfants tombés dans le coma, la fillette morte noyée dans la piscine d’un hôtel. Il aperçoit une fois de plus la jeune femme en robe blanche qui disparaît une fois de plus. Il va dans sa chambre, et en ouvrant l’armoire il découvre deux cadavres desséchés pendus par les mains. Il se retourne et se retrouve en face de la jeune femme qui s’évapore devant lui. Tout est redevenu normal aussi dans le placard.

 

Au cimetière, devant la tombe de son père, il se demande pourquoi il est hanté par cette jeune femme, et il culpabilise de toutes les vies innocentes qu’il n’a pas sauvées. Il se met en colère car il ne trouve pas ça juste de devoir choisir entre son bonheur et celui de sa famille, et de sauver toutes ces personnes. Il voudrait que sa mère soit toujours en vie, et que Sammy se marie et soit heureux. Il sèche ses larmes et s’éloigne de la tombe de John.

 

Sam dort au coté de Jessica quand il entend du bruit dans la cuisine. Il descend armé d’une batte de baseball, et tente de frapper l’inconnu, qui n’est autre que Dean qui le met à terre sans problème. Sam se relève et allume la lumière. Il découvre que Dean était entrain de fouiller dans l’argenterie de leur mère, et il pense que son frère essaye de la voler. Dean lui raconte qu’il a perdu de l’argent aux jeux et qu’il doit payer son bookmaker ce soir là. Sam n’en croit pas ces oreilles. Dean lui dit qu’il est désolé, mais qu’il doit faire ce qu’il a à faire car des vies en dépendent. Il lui demande de dire à leur mère qu’il l’aime. Ca sonne comme des adieux, ce qui éveille la curiosité de Sam, qui part finalement avec lui.

Dans la voiture, Sam trouve un sac contenant un pot remplit de sang. Il commence à flipper mais Dean lui dit qu’il avait besoin d’un couteau en argent trempé dans du sang d’agneau pour chasser le Djinn. Sam demande à son frère d’arrêter la voiture, car il pense qu’il est entrain de faire une dépression psychotique, et il prend son téléphone, mais Dean le lance par la fenêtre et ne prête plus attention aux critiques de son frère.

 

Ils arrivent enfin dans un entrepôt désaffecté, dans l’Illinois. Ils rentrent et Dean se met à la recherche du Djinn. Sam n’arrête pas de se plaindre, mais ils entendent du bruit donc ils continuent, et cette fois Sam suit sans rien dire. Ils voient alors deux cadavres pendus par les mains, les mêmes que Dean avait pu voir dans son placard. Un peu plus loin, Dean remarque le corps de la jeune femme à la robe blanche inconsciente et pendue par les mains. Elle commence alors à se réveiller, et Dean voit le Djinn arriver. La créature s’approche de la jeune fille sans voir les deux frères qui se sont cachés, et il la rendort. Puis il boit le sang de la jeune femme, ce qui dégoûte Sam qui fait du bruit. Le Djinn se retourne, mais les frères se cachent alors il s’en va. Dean comprend qu’il est retenu quelque part comme la jeune femme, et alors qu’il commence à assembler les morceaux du puzzle, Sam le presse pour qu’ils partent de cet endroit. Mais son frère refuse de partir. Il sort le couteau en argent, et il dit à Sam que si tu es sur le point de mourir dans un rêve, tu te réveilles. Sam tente de le dissuader de faire quelque chose de stupide, mais plus il écoute Sam parler, plus il est persuader d’avoir raison et que rien de tout ça n’est vrai et qu’il va se réveiller. Et au moment où il s’apprête à s’enfoncer le couteau dans la poitrine, Mary marche vers lui, puis Jessica, puis Carmen. Sam lui demande pourquoi il fallait qu’il continue à chercher des réponses, qu’il était pourtant heureux avec eux. Sa mère lui demande de poser le couteau, et bien qu’il sache qu’elle n’est pas réelle, il hésite. Elle lui dit qu’ils sont ce qu’il a toujours désiré, et que même si le Djinn le tue dans un jour ou deux, ça lui semblera une éternité avec eux, en sécurité et entouré d’amour. Jessica ajoute qu’il n’aura plus jamais à s’occuper de Sammy, et il pourra le voir profiter de la vie. Carmen lui dit à son tour qu’ils pourront avoir leur propre famille, puis Sam ajoute qu’ils en ont déjà fait assez pour beaucoup de personnes, que ce n’est plus à eux de sauver le monde. Dean les regarde tous et il se plante le couteau dans le ventre.

 

Il se réveille suspendu par les mains, à moitié inconscient. Sam est devant lui, il lui retire l’aiguille qu’il a dans le cou et le détache. Mais le Djinn s’attaque à Sam, et alors que son frère est en mauvaise posture, Dean arrive et tue la créature. Il s’occupe ensuite de détacher la jeune femme qui est à peine en vie.

 

De retour dans le motel, Dean regarde un magazine. Il tombe sur une pub pour des bières et constate que le mannequin de la pub n’est autre que Carmen. Sam raccroche son téléphone et annonce à Dean que les médecins lui ont dit que la jeune femme allait s’en remettre. Ils reparlent de la vie que vient de vivre Dean, et il explique à Sam que son souhait le plus cher était que leur mère ne soit jamais morte, mais que du coup ils ne sont jamais partis à la chasse et n’ont jamais eu cette complicité. Sam lui dit qu’il est content que cette réalité ne se soit jamais produite, et qu’il est content que Dean se soit sortit de cette histoire. Pourtant Dean regrette de ne pas être resté, même en sachant que rien n’était réel. Il explique à son frère que depuis la mort de leur père, tout ce à quoi il pense c’est à tout ce que leur coûte ce boulot, les vies qu’ils n’auront jamais et tous les êtres qu’ils ont perdu. Sam n’est pas d’accord car ils sauvent beaucoup de monde, et que pour cette raison ça en vaut la peine, même si ça fait mal.

 

Ecrit par Blackrose.

Intérieur de l’Impala. Dean conduit quand son téléphone sonne. Il répond.

DEAN: Allo.

SAM [depuis une chambre de motel] : Y’a une bagnole de flics dehors.

DEAN: Tu crois que c’est pour nous ?

SAM: Je sais pas.

DEAN: Y’a pas de raison. On a changé les plaques et les cartes de crédit.

La voiture de police s’en va.

SAM: Elle s’en va. C’est une fausse alerte.

DEAN: Tu vois ? Faut pas t’inquiéter.

SAM: Ouais, bein, ça me rend nerveux d’être recherché par la police.

DEAN [en souriant] : T’as tort, ça excite les  femmes.

Sam est en train de faire des recherches. Trois gros livres sont ouverts sur la table.

SAM: Tu as trouvé quelque chose ?

DEAN: Tu rigoles ? J’ai 80 km² à prospecter, j’te signale.

SAM: C’est là que les victimes ont disparu.

DEAN: Bein, je trouve rien du tout. Et toi, t’as trouvé quelque chose ?

SAM: En tout cas, y’a une chose dont je suis sûr. On chasse un Djinn.

DEAN: Tu parles d’un génie ?

SAM: Ouais.

DEAN: Et tu crois que c’est vrai qu’ils réalisent des vœux ?

SAM: J’en sais rien mais ils ont de très grands pouvoirs. Rien à voir avec Barbara Eden en tenue de harem. Ca fait des siècles qu’on parle des Djinns, et dans plusieurs civilisations avancées. On en parle même dans le Coran.

DEAN: Barbara Eden, ça c’est quelque chose.  C’est mieux que la Sorcière bien aimée, non ?

SAM: Bon, est-ce que t’écoutes ce que je te dis ?

DEAN: Ouais. Alors, ils se cachent où tes Djinns ?

SAM: En général, dans des ruines. Plutôt vastes pour mieux se cacher.

DEAN: J’ai vu un endroit qui pourrait peut-être leur plaire. J’ai bien envie d’aller voir.

SAM: Non, non, non, non, non. Passe me chercher avant.

DEAN: Non, c’est sûrement rien. Je vais jeter un coup d’œil.

Il raccroche. Sam, de son côté, est mécontent.

 

Dean se gare devant un bâtiment lugubre et pénètre à l’intérieur avec une lampe électrique. Une des pièces est remplie d’objets qui suggèrent que c’était autrefois un bureau. C’est sombre, silencieux, et vraiment effrayant. On voit quelqu’un de l’autre côté de la vitre, dans le couloir, mais Dean ne remarque rien. Tout à coup, il s’arrête car il a perçu quelque chose. Il attrape son couteau et surgit dans le couloir, mais il n’y a rien. Dean marche dans le couloir quand, soudain, le Djinn apparaît. Il pousse Dean contre le mur et lui fait lâcher son couteau. Le Djinn est couvert de tatouages. Ses yeux sont bleu électrique. Il lève une main, qui émet une lueur bleue, et la pose sur le front de Dean, qui perd immédiatement connaissance.

 

SUPERNATURAL

 

Endroit inconnu. Dean se réveille dans une chambre qu’il ne reconnaît pas. La télé est allumée. Un film fantastique en noir et blanc passe. Une jolie femme dort près de lui. Seuls les draps couvrent son corps nu.

Une fois habillé, Dean inspecte le salon. Il appelle Sam qui lui répond depuis son appartement.

SAM: Dean ?

DEAN: Sam ?

SAM: Qu’est-ce qui va pas ?

DEAN: J’en sais rien. Je sais pas d’où je t’appelle.

SAM: Quoi ? Explique.

DEAN: Bein, le Djinn, il m’a attaqué.

SAM: Le gin ? T’as bu du gin ?

DEAN: Non, banane, le Djinn. La créature qui fait peur, tu sais bien ? Il a posé la main sur mon front et je me suis réveillé près d’une fille … très chouette.

SAM: Qui ça, Carmen ?

DEAN: Qui ?

SAM: T’as picolé ? Allez, tu peux me l’avouer.

DEAN: Pas du tout ! Arrête de dire ça !

SAM: Ecoute, il est tard alors, … essaie de dormir, ça vaudra mieux. Allez, à demain !

DEAN: Sam. Sam!

Sam racroche et sourit. Il ferme le manuel qu’il était en train de lire intitulé : "Criminal Law and Procedure" (Droit et procédure ciminels).

 

Dean prend le courrier qui se trouve sur la table de la cuisine. Toutes les lettres sont adressées à Carmen Porter ou lui, à leur appartement à Lawrence, Kansas.

DEAN: Lawrence ? Qu’est-ce que c’est que ça ?

Carmen entre, en chemise de nuit.

CARMEN: Dean ? Qu’est-ce que tu fais ?

DEAN: Carmen ... Carmen. C’est idiot ...

CARMEN: Tu as du mal à t’endormir ?

DEAN: Oui.

Elle passe ses mains autour de son cou.

CARMEN: Ecoute. Reviens vite au lit avec moi et je vais t’aider à te détendre et t’endormir.

DEAN: D’accord. Dans une minute. Oui. Va te coucher et je te rejoins.

CARMEN: D’accord. Tu ne tardes pas trop, alors ?

DEAN: Non.

CARMEN : A très vite.

Elle l’embrasse et retourne dans la chambre. Dean regarde des photos qui sont dans le salon. Il y a des photos de Carmen étendue sur la plage, Dean et Carmen au restaurant, et au parc. Tout à coup, Dean est attiré par une autre photo. Bien qu’on ne puisse pas voir de quoi il s’agit, Dean la regarde, choqué. Il lâche le cadre qui se brise et sort de l’appartement.

 

Dean se gare devant une autre maison et s’arrête sur le pas de la porte. Il frappe puis sonne à la porte avec insistance. Quand la porte s’ouvre, Dean se retrouve face à face avec sa mère, Mary Winchester.

MARY: Dean ?

DEAN [choqué] : Maman ?

MARY: Mais qu’est-ce que tu viens faire ? Tu vas bien ?

DEAN: J’en sais rien.

MARY: Viens vite à l’intérieur. [Elle le conduit dans le salon.] Carmen vient de téléphoner en disant que, tout à coup, tu étais parti en voiture.

DEAN: Carmen ? Oui. Réponds juste à une question : quand j’étais gosse, qu’est-ce que tu me disais en venant me border ?

MARY: Pourquoi tu veux savoir ça ?

DEAN: Réponds à la question.

MARY: J’te disais que des anges veillaient sur toi.

DEAN: Je peux pas le croire.

Au bord des larmes, Dean la serre fort dans ses bras.

MARY: Dean, mon chéri, tu me fais peur. Allez, raconte-moi ce qui t’arrive.

DEAN: Est-ce que tu crois que certains vœux se réalisent ?

MARY: Quoi ?

DEAN: Non, rien. [Il la serre à nouveau.] Fais pas attention. Je me sens vraiment heureux, c’est tout. Qu’est-ce que t’es belle !

MARY: Oh.

Dean commence à regarder des photos posées dans le salon.

DEAN: Quand j’étais petit, y’a pas eu le feu ici ?

MARY: Non, jamais.

DEAN: Je l’aurais juré pourtant. J’ai du me tromper.

Il voit des photos de toute la famille Winchester au fil des années: Dean au collège, son bal de promotion, la cérémonie de remise des diplômes de Sam au lycée. Il prend ensuite une photo de John Winchester en tenue de baseball avec une batte à la main.

DEAN: Papa en tenue de joueur de baseball. [Mary le regarde bizarrement.] Ah, mais bien sûr, où avais-je la tête. On adore tous le baseball ici. J’avais oublié.

MARY [nostalgique] : C’est vrai qu’il aimait beaucoup ça.

DEAN: Il est mort. [Elle le regarde à nouveau bizarrement.] Et il a été tué par une de ces ...

MARY: de ces quoi ? Mais tu sais bien que son cœur a laché pendant son sommeil.

DEAN: C’est super.

MARY: Tu veux répéter ?

DEAN: C’est super … oui, qu’il soit mort de cette manière. Il est mort sans avoir souffert.

MARY [déçue] : Tu as bu, c’est ça ?

DEAN: Non, j’ai rien bu. Maman.

MARY: J’appelle tout de suite Carmen et je lui dis de passer te prendre.

Elle veut décrocher le téléphone mais Dean l’en empêche.

DEAN: Non, non. Attends, ne fais pas ça. Fais pas ça. J’veux rester ici.

MARY: Pourquoi ?

DEAN: Parce que cette maison me manque tellement. T’occupe de rien. Vas vite te coucher. D’accord ?

Il s’asseoit sur le canapé. Elle lui caresse le visage.

MARY: Tu es certain que ça va ?

DEAN:  Oui, je crois.

MARY: D’accord. [Elle l’embrasse sur le front.] Allez, repose-toi. Je t’aime.

DEAN: Moi aussi.

Elle monte à l’étage.

 

Le lendemain matin. Dean se réveille sur le canapé et voit une photo de lui et sa famille à Noël. Il s'assoit et s’aperçoit qu’il est toujours dans la maison de son enfance. Il appelle Sam mais tombe sur la messagerie.

 

Université. Dean parle à un professeur dans son bureau.

PROFESSEUR: Je me souviens pas vous avoir vu à mes cours.

DEAN: Comment ça ? J’ai toujours adoré vos cours. On apprend en s’amusant.

PROFESSEUR [rigolant] : Alors, que puis-je faire pour vous ?

DEAN: Vous voulez bien me parler des Djinns ?

PROFESSEUR: Beaucoup de musulmans pensent que les Djinns existent bien et on en parle dans le Coran.

DEAN: Ouais, oui, oui, oui, mais parlez-moi des vœux.

PROFESSEUR: Mais comment ça ?

DEAN: Vous croyez qu’ils les réalisent ?

PROFESSEUR: Hum … Non, non. Non, non, ça, je ne crois pas qu’ils les réalisent. Jevous rappelle que ce sont des créatures mystiques.

DEAN: Oui, oui, je le sais. Je dis ça parce que j’ai beaucoup réfléchi. Il arrive parfois qu’on fasse des vœux sans les formuler à voix haute, par exemple, qu’un amour dure toujours ou qu’un évènement horrible ne vous arrive pas.

PROFESSEUR: Ca m’est arrivé, oui, c’est vrai. Après tout, on sait qu’ils ont de grands pouvoirs et ils ont celui de changer la réalité à chaque fois qu’ils le veulent dans le passé, le présent ou l’avenir.

DEAN: Et pourquoi le font-ils ? Pour se défendre ? Ou peut-être pour faire le bien.

PROFESSEUR: Dites-moi ?

DEAN: Mm ?

PROFESSEUR: Vous avez bu ?

DEAN: C’est marrant, tout le monde me pose cette question, mais … non.

 

Extérieur du bâtiment de l’université. Dean ouvre le coffre de sa voiture et à la place des armes, ils trouvent des emballages de nourriture et des magazines.

DEAN [à la voiture] : Le coffre de Monsieur Tout le Monde. On s’y attend pas.

De l’autre côté de la rue, Dean aperçoit une mystérieuse jeune fille, vêtue d’une robe blanche, qui l’observe. Il avance vers elle, intrigué, mais manque de se faire renverser par une voiture. Quand il regarde à nouveau dans sa direction, la fille a disparu.

 

Maison des Winchester. Dean est assis à la table de la cuisine et prend une bouchée d’ un énorme sandwich.

DEAN [la bouche pleine] : Mmm. C’est le meilleur sandwich que j’ai jamais mangé !

MARY [hors champ] : Oh, merci !

DEAN: J’ai essayé de joindre Sam tout à l’heure. Tu sais où il est ?

MARY [entrant dans la pièce] : Oh, il ne devrait pas tarder.

DEAN: Bien. J’ai hâte de le revoir.

MARY: Tu sais … Ne te vexe pas. J’apprécie beaucoup que tu traînes à la maison comme ça. Mais … tu ne devrais pas aller travailler ?

DEAN: Travailler ?

MARY: Oui, au garage.

DEAN: Oui, le garage. Là où je travaille. Oui, j’ai pris un jour de repos. [Mordant dans son sandwich] : J’adore. [Il regarde par la fenêtre] : Ce serait pas du luxe de tondre la pelouse.

MARY: Et tu serais prêt à le faire ?

DEAN: Bien sûr que je suis prêt à le faire.

MARY [étonnée] : Alors surtout, fais-le. Je ne t’ai jamais vu tondre la pelouse de toute ta vie.

 

Plus tard, Dean est effectivement en train de tondre la pelouse. Il a l’air absolument ravi de le faire. Il voit un voisin sortir sa poubelle. Il lui fait un petit signe amical. Le voisin, étonné, lui rend la pareille.

Une fois son travail terminé, il s'assoit sur les marches du perron, heureux et pensif, une bière à la main. Une voiture s’arrête devant la maison et son expression change.

DEAN: Ah, non, c’est pas vrai !

Sam sort de la voiture en premier. Il porte des vêtements très bon chic bon genre, et il est bien coiffé. Sa copine, Jessica Moore, sort du côté passager et est plus belle que jamais. Dean se précipite vers elle et la serre fort dans ses bras.

DEAN: Oh, Jessica.

JESSICA: Eh, eh, je suis contente de te voir, moi aussi. Tu me fais mal.

Il la lâche.

DEAN: Sammy ! T’es superbe. Et t’es avec Jessica. C’est incroyable.

SAM: Ouais.

DEAN: Et vous arrivez d’où ?

SAM [perplexe] : Et bien, on arrive de … de Californie.

DEAN: Californie ! Stanford, hein ? Et ça marche le droit ?

SAM [désignant la bière] : J’ai l’impression que tu as déjà commencé à fêter l’anniversaire de Maman.

DEAN: L’anniversaire de Maman, c’est aujourd’hui ?

SAM: Ah oui, oui, c’est aujourd’hui. C’est pour ça qu’on est ici. T’avais pas oublié ?

 

Intérieur d’un restaurant – la nuit. Les frères Winchester ainsi que Mary, Carmen et Jessica, sont élégamment habillés. Le serveur apporte à Dean un plat très étrange.

DEAN: C’est magnifique. Une œuvre d’art.

Tout le monde rit.

SAM: Bon, allez. A Maman. Joyeux anniversaire.

TOUT LE MONDE : Joyeux anniversaire !

MARY: Merci.

Tout le monde porte un toast. Dean sourit quand Sam et Jessica s’embrassent. Carmen s’approche pour lui parler.

CARMEN: Tu sais que je m’inquiète pour toi depuis hier soir.

DEAN: Oh, je vais bien. Je me sens très bien.

CARMEN: Si tu le dis. Si tu veux, en sortant, on t’achètera un cheeseburger ?

DEAN: Oh, Seigneur oui ! Où ai-je pu trouver une femme si géniale ?

CARMEN: C’est aussi ce que je voudrais savoir.

Il rit puis l’embrasse.

SAM: On a une grande nouvelle à vous annoncer. On voudrait profiter de ce moment. [A Jessica] : Tu veux leur dire ?

JESSICA: C’est ta famille.

SAM : Comme tu voudras.

MARY: Ah, qu’est-ce qu’il y a ?

Sam prend la main gauche de Jessica et montre la bague de fiançailles qu’elle porte.

MARY: Oh mon Dieu !  [Elle embrasse Jessica.] Oh, c’est merveilleux.

Ils se lèvent tous pour féliciter le couple. Dean semble absolument ravi.

MARY [embrassant Sam] : J’aimerais tant que votre père soit là.

SAM: Oui, moi aussi.

DEAN [serrant la main de Dean] : Félicitations, Sammy.

SAM: Merci.

DEAN: Si tu savais à quel point ça me fait plaisir.

Sam semble un peu gêné. Soudain, Dean revoit la mystérieuse femme en blanc, debout dans le restaurant. Il quitte la table et se dirige vers elle, mais il a disparu avant qu’il ne l’atteigne. Il se retourne et voit que sa famille le regarde, préoccupée.

 

Domicile des Winchester. Tous les cinq rentrent à la maison.

SAM: Dis-moi, Dean, qu’est-ce qui s’est passé tout à l’heure au restaurant ?

DEAN: Rien. J’ai cru reconnaître quelqu’un, mais c’était une erreur.

MARY: Bien. Grâce à vous, j’ai eu très bel anniversaire. Merci. Bonsoir.

TOUT LE MONDE : Bonsoir.

Elle monte à l’étage.

SAM: Moi, je suis mort. [A Jessica ] : On va se coucher ?

JESSICA: Bien sûr.

SAM: Bonsoir à tous les deux.

DEAN: Attendez, qu’est-ce que vous faites ? Il est même pas encore neuf heures. Vous voulez pas aller prendre un verre quelque part ?

SAM: Peut-être une autre fois.

DEAN: Sois pas rabat-joie ! Regarde-nous, on est avec des filles absolument magnifiques. Et vous vous êtes fiancés. Faut absolument qu’on fête ça !

SAM [aux filles] : Vous voulez bien nous excuser, je voudrais parler à mon frère une seconde.

JESSICA : Bien sûr. Tu viens, Carmen ? J’avais justement quelque chose à te demander.

Les filles sortent.

SAM : Viens.

DEAN: Qu’est-ce qu’il y a ?

SAM: Bien. Je peux savoir ce qui te prend ? 

DEAN: Quoi, qu’est-ce qui me prend ?

SAM: Explique d’où vient ce brusque accès de chaleur et de sympathie.

DEAN: Ça me fait plaisir pour toi, Sammy.

SAM: Oui, justement, ça aussi. Depuis quand tu m’appelles Sammy ? On se parlait pas en dehors des vacances jusqu’ici.

DEAN: C’est vrai ? C’est … c’est débile, t’es mon frangin.

SAM: "T’es mon frangin"?

DEAN: Ouais.

SAM: Ça, c’est ce que tu disais quand tu utilisais ma carte bancaire, en pariant sur ma réussite à la fac, ou quand t’as filé avec Rachel.

DEAN: Qui ?

SAM: Ma copine de l’époque. Au bal de la promo.

DEAN: Ah, oui, c’est vrai. C’est tout à fait moi, ça. Excuse-moi, je regrette vraiment.

SAM: Non, non, t’excuses pas, c’est pas la peine. Tout va bien. Simplement, j’attends pas de toi que tu changes de comportement. Je crois que tous les deux, on n’a rien en commun. C’est tout.

 Il s’apprête à partir.

DEAN: Who, who. Attends. Si, on a un truc en commun.

SAM: Quoi ?

DEAN: La chasse.

SAM: La chasse ? Non, j’ai encore jamais chassé de ma vie.

DEAN: Ouais, c’est vrai, t’as raison. On devrait peut-être y aller. A mon avis, t’es un bon chasseur.

SAM [après un long silence] : Va te reposer.

Il quitte la pièce.

 

Appartement de Dean et Carmen. Dean est assis dans le canapé, soucieux. Carmen lui apporte une bière.

DEAN: Ma préférée. J’ai plus de secrets pour toi, hein ?

CARMEN: Ça tu l’as dit. Tu vas bien ?

DEAN: Sam et moi … on s’entend pas du tout.

CARMEN: Vous vous voyez pratiquement jamais tous les deux. Et la vérité, c’est que vous ne vous connaissez pas bien. C’est dommage pour lui. Il ne sait pas ce qu’il manque.

DEAN: J’arrangerai ça avec Sam. Pour lui, je ferai l’effort. Et pour les autres, aussi.

CARMEN: D’accord. Qu’est-ce que tu as ces temps-ci ?

DEAN: J’ai peur que ça n’ai aucun sens. Mais j’ai l’impression de me voir offrir une seconde chance. Et je ne veux pas la gâcher.

CARMEN: Tu as raison, ça n’a aussi sens …

Il la coupe en l’embrassant.

DEAN: Tu sais, j’ai compris.

CARMEN: Compris quoi ?

DEAN: Pourquoi tu es là.

Il l’embrasse à nouveau.

CARMEN: C’est vrai que tu as changé. Et j’adore ça. [Alors que Dean devient plus entreprenant, elle l’arrête.] Oh, non, arrête ! T’es dégoûtant de me faire ça. Il faut que j’aille travailler.

DEAN: Tu travailles maintenant ?

CARMEN [se dirigeant vers la penderie] : Tu sais bien que je suis de service de nuit le mardi.

DEAN: Tu es de service de nuit à …

Il la suit dans la chambre et voit qu’elle a pris une blouse.

DEAN: A l’hôpital. Je fréquente une infirmière. Ça … ça inspire le respect.

Plus tard, alors que Carmen est partie, Dean regarde la télé assis dans le canapé, une bière à la main. Il change les chaînes et s’arrête sur les informations.

REPORTER: C’est aujourd’hui l’anniversaire du vol 424 d’United Britannia. Les habitants d'Indianapolis ont mis à leurs fenêtres des bougies allumées en souvenir des 108 passagers …

DEAN [se redressant] : Oh, non, je l’avais empêché cet accident.

REPORTER : … qui y ont laissé la vie.

Plus tard, Dean fait des recherches sur Internet. Il trouve plein de titres de journaux rapportant des tragédies. Dans la nouvelle vie de Dean, toutes les affaires dont lui et Sam se sont occupées n’ont jamais été résolues. Tous ceux qu’ils ont sauvés sont morts faute de leur aide.

Tout à coup, Dean voit quelqu’un passer devant lui. Il le suit jusqu'à la chambre mais il n’y a personne. Quand il ouvre le placard, il découvre deux corps squelettiques suspendus par les mains. Il se retourne et se retrouve nez à nez avec la fille en blanc. Sa figure est écorchée et sale. Elle vacille puis disparaît. Quand Dean regarde à nouveau dans le placard, les corps ont disparu.

 

Cimetière. La nuit. Dean est seul. Il parle à haute voix à la tombe de John Winchester.

DEAN: Ils sont morts.  Tous ceux que tu avais sauvés. Tous ceux que Sammy et moi avions sauvés. Ils sont tous morts. Il y a cette femme qui me hante. Je sais pas pourquoi. Je n’ai pas trouvé le lien entre nous. Pas encore en tout cas. C’est comme si mon ancienne vie me rattrapait. C’est comme si je n’avais pas droit au bonheur moi non plus. Oh, mais je sais ce que tu dirais. Tu dirais : « Ouais, va chasser le Djinn. Il t’a expédié ici, il doit payer pour ça. Et ton bonheur personnel contre toutes ces vies, y’a pas photo, d’accord. » [Emu] : Mais pourquoi ? Pourquoi tu me demandes de sauver ces personnes ? Pourquoi je dois me comporter comme un héros ? Et nos propres vies, hein ? Pourquoi Maman n’a pas le droit de vivre sa vie ? Et Sammy, lui, il a pas le droit de se marier ? Pour quelle raison on doit sacrifier tout ça ? C’est …

Il s’arrête, en larmes.

DEAN : Ouais.

Il sèche ses larmes et s’en va.

 

Maison des Winchester. La nuit. Un bruit dans la maison réveille Sam. Il saisit une batte de base-ball et descend l’escalier. Il est prêt à frapper, quand Dean l’attrape et le met au sol sans difficulté.

DEAN: Oh, c’est tellement facile que ça me gêne pour toi.

SAM [se relevant] : Dean ? Mais qu’est-ce que tu fais là ?

DEAN: Je venais chercher une bière.

SAM: Ah ouais, dans le vaisselier ? [Il allume la lumière et voit une boîte contenant des couverts en argent ouverte.] C’est l’argenterie de Maman. Tu peux m’expliquer ?

DEAN: Sam…

SAM: Non, non, attends. T’es venu voler l’argenterie de Maman, c’est ça ?

DEAN: Oh, c’est pas du tout ce que tu crois. J’avais pas le choix.

SAM: Ah oui, et pourquoi ? Qu’est-ce qui peut pousser un fils à voler sa propre mère ?

DEAN: Tu veux la vérité ?

SAM: Oui. Oui, bien sûr.

DEAN [après un silence] : J’ai perdu un paquet de pognon.

SAM: Où ?

DEAN: Au poker. J’ai perdu une partie assez énorme. Ils m’ont demandé de payer ce soir.

SAM: J’ai du mal à croire qu’on soit frères.

DEAN: Ça m’embête, tu sais.

SAM : Ouais.

DEAN : Ouais. Ça m’embête qu’on s’entende pas. J’aimerais vraiment rester pour qu’on essaie de régler ça. Mais j’ai autre chose à faire, et pas mal de vies en dépendent.

SAM: Mais de quoi tu parles, encore ?

Il prend un couteau dans la boîte.

DEAN: C’est rien. Oublie ça et… Et dis à Maman que je l’aime.

Il s’apprête à partir.

SAM: Dean.

DEAN: A bientôt, petit frère.

Dean sort de la maison. Sam ne comprend pas ce qui se passe.

 

Devant la maison. Dean est assis dans l’Impala, pensif. Sam s'assoit sur le siège passager.

DEAN: Descends de là.

SAM: Je viens avec toi.

DEAN: Descends, tu vas me retarder !

SAM: C’est ce qu’on verra.

DEAN: C’est dangereux, tu pourrais être blessé.

SAM: Oui, bein, toi aussi, non ?

DEAN: Sammy.

SAM: Tu vas sûrement faire quelque chose de débile, mais on le fera tous les deux. C’est tout.

DEAN: Mais là, tu dérailles. Pourquoi tu fais ça ?

SAM: Parce que t’es encore mon frère.

DEAN [après un silence] : Banane.

SAM: Mais qu’est-ce qui te prend. Pourquoi tu m’insultes ?

DEAN: T’es sensé répondre : « Du gland ».

SAM: Quoi ?

DEAN: Cherche pas.

Ils démarrent. Sur la route, Sam remarque un sac en papier marron à côté du siège.

SAM: Qu’est-ce qu’il y a dans le sac ?

DEAN: Rien.

SAM: Rien ?

DEAN: Rien.

SAM: Bon.

Il prend le sac et commence à l’ouvrir.

DEAN: T’as tort de faire ça.

SAM: Tu crois ? [Il sort un flacon de sang et est écoeuré.] Qu’est-ce que c’est que ça ?

DEAN: Du sang.

SAM: Mais je vois bien que c’est du sang, merci. Mais qu’est-ce que tu fais avec du sang ?

DEAN: Tu tiens pas à le savoir.

SAM: Non, attends, au contraire, je veux le savoir. Oui, je veux vraiment le savoir.

DEAN: Toute façon, tu le sauras tôt ou tard. J’ai besoin d’un couteau en argent trempé dans du sang de brebis.

SAM: UN couteau en argent trempé dans du sang de brebis. Pour faire quoi ?

DEAN: Pour chasser une créature. Un Djinn.

SAM: D’accord. Arrête-toi !

DEAN: Oui, je sais que c’est dingue.

SAM: Ah oui. S’il te plaît, arrête-toi.

DEAN: C’est une réalité, Sam. Il y a des créatures qui rôdent dans le noir, des créatures qui sont malfaisantes, des cauchemars vivants. Et mon boulot, c’est de sauver les gens menacés, sinon personne le ne fera.

SAM: Je voudrais pouvoir t’aider, crois-moi, je suis sincère. Mais de toute évidence, tu es souffrant, tu es en train de péter les plombs.

DEAN: Alors, tais-toi.

Sam commence à composer un numéro sur son portable. Dean baisse sa vitre, prend le téléphone des mains de Sam, et le jette dehors.

SAM: Pourquoi t’as fais ça ? C’était mon téléphone !

DEAN: J’ai pas envie d’être enfermé et j’ai un boulot urgent à faire.

SAM: Mais si je fais ça, c’est pour t’aider ! Je voudrais éviter que tu te fasses tuer !

DEAN: Parce que tu vas me protéger ?

SAM: Oui !

DEAN: Ah, ça, c’est très drôle. Tu devrais rester tranquille et arrêter un peu de crier.

 

Plus tard, ils arrivent au repaire du Djinn. Sam est endormi sur le siège passager. Dean met sa lampe dans sa figure pour le réveiller.

SAM: On est où, là ?

DEAN: On n’est plus dans la Kansas. [Il sourit.] On est dans l’Illinois.

SAM: Et donc, y’aurait un monstre là-dedans ?

DEAN: Oui, je sais qu’il est là.

Ils entrent dans le bâtiment. La première pièce ne contient que du vieux matériel de bureau.

SAM: Tu vois. Y’a rien du tout ici. Écoute, Carmen va commencer à se faire du mauvais sang. On pourrait rentrer ? Allez, on s’en va.

DEAN: Chut.

Ils arrêtent de marcher et entendent une fille pleurer depuis quelque part dans le bâtiment.

SAM: Mais qu’est-ce que c’est que ça ?

DEAN: Reste derrière moi et boucle la.

Ils continuent de chercher. Sam est complètement pétrifié. En entrant dans une autre pièce, ils tombent sur les deux corps que Dean avait vus dans son placard. Ils sont tous les deux attachés par les poignets.une poche de sang est suspendue près d’eux.

SAM: Qu’est-ce que c’est ?

De l’autre côté de la pièce, la fille qu’a vu Dean est aussi suspendue par les poignets. Elle est très pâle et sa robe est sale et couverte de sang.

DEAN: C’est elle.

Une aiguille est plantée dans le cou de la fille. Elle est reliée à une poche qui sert à récolter le sang. La fille se réveille et gémit.

SAM: Mais qu’est-ce que ça veut dire tout ça ?

DEAN: Chut !

Ils vont se cacher derrière un mur car ils entendent le Djinn arriver. Le Djinn s’approche de la fille qui est maintenant réveillée et en pleurs.

FILLE: Où est mon Papa ? Non, non. Où es-tu Papa, montre-toi !

DJINN: Dors. Dors, tu m’entends.

Il met une main sur son visage et elle perd immédiatement connaissance. Le Djinn prend l’embout connecté à la poche de sang et boit un peu du sang de la fille. Il entend Sam faire du bruit. Il cherche autour de lui mais ne trouve pas les deux frères. Il retourne ensuite à l’étage.

SAM: Alors, tout ça est vrai ? T’es pas cinglé ?

DEAN: Elle ne sait pas où elle est. Elle se croit avec son père. [Ils s’approchent de la fille.] J’ai compris ce que fait le Djinn. Il ne réalise pas le vœu ; il fait croire qu’il le réalise.

SAM [tirant Dean par la veste]: Ecoute, il va sûrement revenir ici.

Ignorant son frère, Dean regarde autour de lui et réalise ce qui lui arrive.

SAM: Dean, s’il te plaît.

DEAN: Et si c’était mon cas aussi. Si j’étais attaché quelque part, comme elle. Et si tout ça était dans ma tête. C’est peut-être ça, oui. On peut penser qu’il nous fait prendre un super acide qui lui donne le temps de se nourrir de notre sang.

SAM: Non, Dean, tout ça n’a pas de sens. T’entends ?

DEAN: C’est sûrement pourquoi elle m’apparaît comme ça. Ce n’est pas un esprit. J’ai de plus en plus fréquemment des flashs de la réalité. Tu sais comme si j’étais là, quelque part, dans un état catatonique, et que j’absorbe tout ça mais que j’arrive pas à me délivrer.

SAM: Oui, oui, t’as raison. Oui, oui, c’est vrai, t’as raison et j’ai tort. T’es pas cinglé. Mais il faut sortir d’ici et en vitesse. Allez, viens !

Il tire Dean par la manche mais Dean le repousse.  

DEAN: Je crois que tu n’es pas réel.

Sam, à bout d’arguments, saisit Dean par les bras et le secoue.

SAM: Tu sens ça ? Hein, tu le sens ? Je suis bien réel. T’as avalé aucun acide ; je suis parfaitement réel. Et cette créature va bientôt revenir et nous tuer réellement. Alors, on part.

DEAN: Je connais un moyen d’en être sûr.

Il sort un couteau de sa poche.

SAM: Mais que’est-ce que tu fais ?

DEAN: C’est comme dans les contes pour enfants. Quand on est sur le point de mourir dans un rêve, on se réveille.

SAM: Non, non, non, non. Tout ça, c’est ridicule. Tu vas le regretter.

DEAN: Peut-être pas.

SAM: Tu vas te tuer si tu fais ça. Arrête !

Dean lève le couteau et Sam recule.

DEAN: C’est l’un ou l’autre.

SAM: Dean, il ne s’agit pas d’un rêve. Je me trouve ici, avec toi, en cet instant même. Si tu fais ça, tu vas te tuer.

DEAN: Je suis sûr de moi. [Il réfléchit] A 90% sûr. Je prends le risque.

Il va pour se poignarder.

SAM: Fais pas ça !

Dean stoppe son geste. Tout à coup, Mary apparaît, en chemise de nuit. Carmen et Jessica sont là aussi. Le visage de Sam se fait plus doux.

SAM: Pourquoi tu t’es débattu ? Pourquoi tu n’as pas accepté tout ça ? T’étais heureux ; tout allait bien.

MARY: Pose le couteau, mon chéri.

DEAN [triste] : Vous n’êtes pas réels. Aucun de vous n’est réel.

MARY: Quelle importance ? C’est cent fois mieux que tout ce que tu as eu.

DEAN: Quoi ?

MARY: C’est tout ce que tu voulais. Une vraie famille unie. Rentrons chez nous.

DEAN: J’en mourrais. Si je fais ça, le Djinn aura bu mon sang dans très peu de temps.

MARY: Mais si tu viens avec nous, ça semblera être une éternité, une vie entière. [Sam acquiesce.] Je te le promets. Plus de souffrances, ni de peur. Seulement l’amour, l’affection et le confort. Dean , reste avec nous. Viens te reposer.

JESSICA: Tu n’auras plus à t’inquiéter pour Sam. Tu pourras le regarder vivre sa vie.

Carmen s’approche et l’embrasse longuement.

CARMEN: On aura un avenir ensemble. On fondera une famille. Je t’aime tellement, Dean. Je t’en prie.

SAM [proche des larmes] : Pourquoi c’est à nous de sauver tout le monde ? On en a déjà assez fait. Je t’en prie, Dean. Donne-moi le couteau.

Dean regarde chacun d’entre eux. Il est très ému et est très partagé. Puis, au bout d’un instant, il se recule et lève le couteau.

DEAN: Je suis désolé.

Il se poignarde dans le ventre.

SAM: Dean ! Dean !

Dean est pendu par les poignets dans le repaire du Djinn. Il est livide. Sam vient de le retrouver.

SAM : Attends. Dean. Dean, réveille-toi, tu m’entends ? Mais réponds-moi, bordel !

Dean finit par se réveiller.

SAM : Réponds-moi. Oh !

DEAN: Tante Emma ? Et bein, t’as été long.

SAM: Seigneur, j’ai cru au pire une seconde.

DEAN: C’était pas loin.

Sam retire l’aiguille du coup de Dean.

SAM: Attends. Attends, je vais te descendre de là.

Il est en train de couper les liens de Dean quand celui-ci voit le Djinn approcher.

DEAN: Sam !

Sam se retourne et engage le combat. Dean parvient à se libérer. Le Djinn immobilise Sam et est sur le point de lui faire perdre connaissance, mais Dean est plus rapide. Il poignarde le Djinn dans le dos et le tue. Une fois qu’ils ont repris leurs esprits, les frères s’approchent de la fille, qui semble morte. Mais Dean remarque une larme qui coule sur sa joue.

DEAN: Elle est encore en vie. Sam.

Dean retire l’aiguille de son cou pendant que Sam la détache. Dean prend la fille dans ses bras alors qu’elle se réveille.

DEAN: Je suis là. C’est fini. On t’a sortie de là. C’est fini. C’est fini.

 

Chambre de motel. Sam est au téléphone et Dean feuillette un magazine. Il tombe sur une publicité pour El Sol, la bière qu’il buvait dans son autre vie. La fille de la publicité est Carmen, un mannequin, qui est étendue sur la plage, souriant au photographe. Dean ricaine.

SAM: Oui. Merci d’avoir appelé. Au revoir. [Il raccroche.] C’était l’hôpital. L’état de la fille s’est stabilisé. Elle devrait s’en sortir.

DEAN: Ouais ? Tant mieux.

SAM: Ouais. Et toi ? Comment te sens-tu ?

DEAN: Ca peut aller. [Silence] T’aurais du voir ça. Voir nos vies. T’avais l’air si nunuche.

SAM [riant] : C’était pas l’entente cordiale entre nous ?

DEAN: Non.

SAM: Je pensais que ça devait être totalement idyllique.

DEAN: C’était pas le cas. C’était qu’un vœu, où je voulais que Maman vive. Si Maman n’était pas morte, on n’aurait pas chassé et toi et moi, on ne serait pas … Tu vois ce que je veux dire.

SAM: Oui. Je suis content qu’on le soit. Et je suis très content que tu aies réussi à t’en sortir. Y’a pas beaucoup de gens qui auraient eu ta force. Ils y seraient restés.

DEAN: J’ai eu de la chance. Il faut aussi que je te dise ... T’étais avec Jess. Maman allait avoir des petits-enfants.

SAM: Non, Dean. S’il te plaît, tout était faux.

DEAN [ému] : Oui, je sais. J’aurais tellement aimé que ce soit vrai. J’aurais tellement aimé. Depuis la mort de Papa, je réfléchis souvent au prix qu’on paie pour ce job de dingues. A tout ce qu’on a perdu. On a fait des sacrifices sur presque tout.

SAM: Mais pense aux gens qu’on sauve. Ca vaut le coup, Dean. C’est vrai, c’est pas juste pour nous. C’est souvent très douloureux mais ça vaut le coup.

Dean ne répond pas.

 
FIN

 

Ecrit par Luinel.

[FADE IN: INT. IMPALA. DEAN is driving alone when his phone rings. He answers.]

DEAN: Yeah?

SAM: [from a motel room] There's a cop car outside.

DEAN: You think it's for us?

SAM: I don't know.

DEAN: I don't see how. I mean, we ditched the plates, the credit cards. [The cop car pulls away.]

SAM: They're leaving. False alarm.

DEAN: See? Nothing to worry about.

SAM: Yeah, being fugitives is a friggin' dance party.

DEAN: [chuckling] Hey, man, chicks dig the danger vibe.

[It is revealed that SAM is poring over research, with at least three huge books open on the table.]

SAM: So, you got anything yet?

DEAN: Are you kidding me? How could I? You've got me sifting through, like, fifty square miles of real estate here.

SAM: Well, that's where all the victims disappeared.

DEAN: Yeah, well, I've got diddly-squat. What about you?

SAM: Just one thing. I'm pretty sure of it now: we're hunting a Djinn.

DEAN: A freakin' genie?

SAM: Yup.

DEAN: So, what, you think that these suckers can really grant wishes?

SAM: I don't know. I guess they're powerful enough. Not exactly like Barbara Eden in harem pants. I mean, Djinn have been feeding off people for centuries. They're all over the Koran.

DEAN: My God. Barbara Eden was hot, wasn't she? Way hotter than that Bewitched chick.

SAM: Are you even listening to me?

DEAN: Yeah. So, where do the Djinns lair up?

SAM: Ruins, usually -- the bigger, the better. More places to hide.

DEAN: Yeah, I think I saw a place a couple miles back. I'm gonna go check it out.

SAM: Wait, no, no, no. Come pick me up first.

DEAN: No, I'm sure it's nothing. I just wanna take a look around. [hangs up]

[DEAN drives to an eerie-looking building and steps inside. In one of the rooms, there are objects strewn everywhere. It is dark, silent, and very creepy. The audience can see that someone else is there with him, though DEAN is oblivious. Then, he stops, as if he senses something. He grips his knife and turns the corner, but nothing is there. Suddenly, the Djinn appears, slamming DEAN against the wall and knocking the knife out of his hand. The Djinn is covered in tattoos and has electric blue eyes. He raises one hand, which is emitting a blue glow, and puts it to DEAN'S forehead. DEAN immediately goes unconscious.]

TITLE CARD

[FADE IN: UNKNOWN LOCATION. DEAN suddenly wakes up in a bedroom he doesn't recognize. Next to him, an attractive woman, CARMEN PORTER, is asleep. She is clearly naked, covered only by the sheets.]

[DEAN puts on a shirt and wanders into the living room. He calls SAM, who answers at his apartment.]

SAM: Dean?

DEAN: Sam?

SAM: What's going on?

DEAN: I don't know. I don't know where I am.

SAM: What? What happened?

DEAN: The Djinn -- it attacked me.

SAM: The gin? You're drinking gin?

DEAN: No, asshat, the Djinn. The scary creature, remember? It put its hand on me, and then I woke up next to some hot chick.

SAM: Who, Carmen?

DEAN: Who?

SAM: Dean, you're drunk. You're drunk-dialing me.

DEAN: I am not drunk. Quit screwing around!

SAM: Look, it's late, all right? Just get some sleep and I'll see you tomorrow.

DEAN: Wait, Sam. Sam!

[SAM hangs up and chuckles. He closes the textbook he was looking at, titled "Criminal Law and Procedure".]

[DEAN goes to the kitchen counter and picks up the mail. All the letters are addressed to him and CARMEN, at their apartment in Lawrence, Kansas.]

DEAN: Lawrence? What the hell? [CARMEN enters, now in her bathrobe.]

CARMEN: Honey? What are you doing up?

DEAN: Hey...Carmen. I just, uh...

CARMEN: Aw, you can't sleep, huh?

DEAN: Yeah. [She wraps her arms around his neck.]

CARMEN: Well, why don't you come back to bed, and let's see if I can do anything to help.

DEAN: Sure, yeah. In a minute. You go ahead.

CARMEN: Okay. Don't stay up too long.

DEAN: No.

[She kisses him and heads to the bedroom. DEAN takes the opportunity to look at photos in the living room. There are pictures of Carmen lying on the beach, DEAN and CARMEN at dinner, the two of them at the park. DEAN suddenly spots another picture. Though the audience cannot see what it is, DEAN looks at it, stunned, before dropping the frame and leaving the apartment.]

[DEAN drives to another house and approaches the front door. He knocks and rings the doorbell frantically. When the door opens, DEAN is face-to-face with his mother, MARY WINCHESTER.]

MARY: Dean?

DEAN: [shocked] Mom?

MARY: What are you doing here? Are you all right?

DEAN: I don't know.

MARY: Well, come inside. [She leads him into the living room.] Carmen just called and said you just took off all of a sudden.

DEAN: Carmen? Right. Let me ask you a question: when I was a kid, what did you always tell me when you put me to bed?

MARY: Dean, I don't understand-

DEAN: Just answer the question.

MARY: I told you angels were watching over you. [Near tears, DEAN wraps her in a huge hug.]

DEAN: I don't believe it.

MARY: Honey, you're scaring me. Just tell me what's going on.

DEAN: You don't think that wishes can really...

MARY: What?

DEAN: Forget it. [He hugs her again.] Forget it. I'm just happy to see you, that's all. You're beautiful.

MARY: What? [DEAN begins looking at photos in the room.]

DEAN: Hey, when I was young, was there ever a fire here?

MARY: No, never.

DEAN: I thought there was. I guess I was wrong.

[He sees photos of the entire Winchester family throughout the years: DEAN during college, his prom, SAM'S high school graduation. He then picks up a photo of JOHN WINCHESTER in a softball uniform, holding a bat.]

DEAN: Dad's on a softball team. [MARY gives him a weird look.] Dad's softball team -- that's funny to me.

MARY: [wistful] He loved that stupid team.

DEAN: Dad's dead? [Again, she looks at him strangely.] And the thing that killed him was a...

MARY: A stroke. He died in his sleep, you know that.

DEAN: That's great.

MARY: Excuse me?

DEAN: That's great that he went peacefully. It sure beats the alternative.

MARY: [becoming sad] You've been drinking.

DEAN: No. I haven't, Mom.

MARY: I'm just gonna call Carmen and have her come pick you up, okay?

DEAN: Wait, no, no. Don't do that. I wanna stay here.

MARY: Why?

DEAN: Because I miss the place. It's okay, you go to bed. Okay? [He sits on the couch.]

MARY: Are you sure you're all right?

DEAN:  I think so.

MARY: Okay. [She kisses his forehead, and he leans into her touch.] Get some rest. I love you.

DEAN: Me, too. [She leaves and heads upstairs.]

[The next morning, DEAN wakes up on the couch, facing a picture of the Winchesters at Christmas. He sits up abruptly and realizes he's still at his childhood home. He calls SAM, but only gets his voicemail.]

[CUT TO: COLLEGE BUILDING. DEAN is talking to one of the professors in his office.]

PROFESSOR: Well, I don't think I've seen you in my class before.

DEAN: Are you kidding me? I love your lectures. You make learning fun.

PROFESSOR: [chuckles] So, what can I do for you?

DEAN: What can you tell me about Djinns?

PROFESSOR: Well, a lot of Muslims believe the Djinn are very real. They're mentioned in the Koran-

DEAN: Yeah, I know. Get to the wish part.

PROFESSOR: What about it?

DEAN: Do you think they can really do it?

PROFESSOR: Um...no. No, I don't think they can really do it. You understand these are mythic creatures?

DEAN: Yeah, I know. But I mean in the stories. Say you had a wish, but you never even said it out loud. Like, that a loved one never died or that something awful never happened.

PROFESSOR: Supposedly, yes. They have god-like power. They can alter reality however they want -- past, present, future.

DEAN: Why would the Djinn do it? Self-defense? Or maybe it's not really evil.

PROFESSOR: Son?

DEAN: Mm?

PROFESSOR: Have you been drinking?

DEAN: Everybody keeps asking me that. But no.

[CUT TO: EXT. COLLEGE BUILDING. DEAN opens the trunk of his car and instead of weapons, he sees only food wrappers and magazines.]

DEAN: [to the car] Well, who would've thought, baby? We're civilians.

[Across the street, DEAN suddenly sees a mysterious girl in a white dress, staring at him. He begins walking towards her, transfixed, but is distracted when a car nearly hits him. When he looks back, the girl is gone.]

[CUT TO: INT. WINCHESTER RESIDENCE. DEAN is at the kitchen table, taking a huge bite out of a sandwich.]

DEAN: [mouth full] This is the best sandwich ever!

MARY: [OS] Thank you!

DEAN: I tried getting a hold of Sam earlier. Where's he?

MARY: [entering the room] He'll be here soon.

DEAN: Good. I'm dying to see him.

MARY: Sweetie...don't get me wrong. I am thrilled you are hanging out here all of a sudden. But shouldn't you be at work?

DEAN: Work?

MARY: At the garage.

DEAN: Right. The garage. That's where I work. I, uh...I've got the day off. [looking out the window] That lawn looks like it could use some mowing.

MARY: You wanna mow the lawn?

DEAN: Are you kidding me? I'd love to mow the lawn.

MARY: [confused] Knock yourself out. You'd think you'd never mowed a lawn in your life.

[Later, DEAN is, in fact, mowing the lawn. He looks absolutely elated while he does it. He sees a neighbor across the street taking out his garbage. He waves cheerfully. The neighbor, confused, waves back.]

[Once the job is done, he sits on the front steps with a beer, looking very content. A car pulls up in front of the house, and his expression becomes stunned.]

DEAN: I don't believe it.

[SAM gets out of the car first. He is dressed in very preppy clothes, and his hair isn't quite so disheveled. His girlfriend, JESSICA MOORE, gets out of the passenger seat, looking beautiful as ever. DEAN rushes up to her, pulling her into a gigantic hug.]

DEAN: Jessica.

JESSICA: Good to see you, too, Dean. Can't breathe. [He lets her go.]

DEAN: Sammy!

SAM: Hey.

DEAN: Look at you. You're with Jessica, I don't believe it.

SAM: Yeah.

DEAN: Where'd you guys come from?

SAM: [puzzled] We just flew in from California.

DEAN: California! Stanford, huh? Law school, I bet.

SAM: [gesturing to the beer] I see you started off Mom's birthday with a bang, as usual.

DEAN: Wait, Mom's birthday? That's today?

SAM: Yeah, Dean. That's today. That's why we're here. Don't tell me you forgot.

[CUT TO: INT. RESTAURANT. NIGHT. The Winchester brothers, along with MARY, JESSICA, and CARMEN, are all dressed elegantly. The waiter brings DEAN a very strange-looking meal.]

DEAN: Wow. That...looks awesome. [Everyone laughs.]

SAM: All right. To Mom -- happy birthday.

MARY: Thank you.

[Everyone raises their glass in a toast. DEAN smiles as SAM and JESSICA kiss. CARMEN leans in to talk to him.]

CARMEN: I was really worried about you last night.

DEAN: Oh, I'm good. I'm really good.

CARMEN: Okay. What do you say later, we get you a cheeseburger?

DEAN: Oh, God, yes. How did I end up with such a cool chick?

CARMEN: I've just got low standards. [He laughs and kisses her.]

SAM: All right, Jess and I actually have another surprise for Mom's birthday. [to Jessica] You wanna tell them?

JESSICA: They're your family.

MARY: What? Tell me, what?

[SAM grabs JESSICA'S left hand and shows the sparkling engagement ring on her finger.]

MARY: Oh my God! Congratulations!

[They all stand to hug and congratulate the couple. DEAN looks absolutely thrilled.]

MARY: [hugging Sam] I just wish your dad was here.

SAM: Yeah. Me, too.

DEAN: [shaking Sam's hand] Congratulations, Sammy.

SAM: Thanks.

DEAN: I'm really glad you're happy.

[SAM looks a bit uncomfortable. Suddenly, DEAN spots the mysterious girl in white, standing at the corner of the restaurant. He leaves the table and goes to her, but she is gone before he gets there. He turns back around to see his family looking at him, concerned.]

[CUT TO: WINCHESTER RESIDENCE. The five of them return to the house.]

SAM: So, Dean, what was all that back at the restaurant?

DEAN: Oh, I thought I saw someone. I'm sure it's nothing.

MARY: Well, I had a lovely birthday. Thank you. Good night. [She leaves to go upstairs.]

SAM: Yeah, well, I'm beat. [to Jessica] Ready to turn in?

JESSICA: Sure.

SAM: All right. Night, guys.

DEAN: Wait a second, it's not even nine o'clock yet. Let's go have a drink or something.

SAM: Yeah, maybe another time.

DEAN: Come on, man, look at us. We both have beautiful women on our arms, you're engaged. Let's go celebrate!

SAM: [to the girls] Guys, can you excuse us? I just wanna talk to my brother for a sec. Thanks. [The girls leave.] Come here.

DEAN: What?

SAM: Okay, what's gotten into you? 

DEAN: What do you mean?

SAM: I mean this whole warm, fuzzy, ecstasy-trip thing.

DEAN: I'm just happy for you, Sammy.

SAM: Right, that's another thing. Since when do you call me "Sammy"? Dean, come on. We don't talk outside of holidays.

DEAN: We don't? Well, we should. You're my brother.

SAM: "You're my brother"?

DEAN: Yeah.

SAM: You know, that's what you said when you snaked my ATM card. Or when you bailed on my graduation. Or when you hooked up with Rachel Nave.

DEAN: Who?

SAM: My prom date. On prom night.

DEAN: Yeah, that does kind of sound like me. Well, hey, man, I'm sorry about all that.

SAM: No, look, it's all right. I'm not asking you to change. I just thought...I don't know. I guess we just don't really have anything in common, you know? [He goes to leave.]

DEAN: Whoa, whoa. Yes, we do. Yes, we do.

SAM: What?

DEAN: Hunting.

SAM: Hunting? I've never been hunting in my life, Dean.

DEAN: Yeah, well...we should go sometime. I think you'd be great at it.

SAM: [after a long pause] Get some rest. [He leaves the room.]

[CUT TO: DEAN and CARMEN'S APARTMENT. CARMEN brings him a beer.]

DEAN: My favorite. I guess you know me pretty well.

CARMEN: Afraid so. You all right?

DEAN: Sammy and I -- we don't get along.

CARMEN: Well, you don't really spend a lot of time together. I just think you don't know each other all that well. For the record, he doesn't know what he's missing.

DEAN: I can fix things with Sam. I can make it up to him. To everyone.

CARMEN: Okay...what's gotten into you lately?

DEAN: This isn't gonna make a lick of sense to you. But I kind of feel like I've been given a second chance. And I don't wanna waste it.

CARMEN: You're right. That doesn't make any sense-[He cuts her off by kissing her.]

DEAN: You know, I get it.

CARMEN: Get what?

DEAN: Why you're the one. [He kisses her again.]

CARMEN: Whatever's gotten into you -- I like it. [Just as their make-out session gets hot and heavy, she pulls away.] Oh, come on. Don't do this to me now. I've gotta get ready for work.

DEAN: You've gotta work now?

CARMEN: [heading to the closet] Yeah, I told you. I've got the night shifts on Thursday.

DEAN: You work nights at the, uh...

[He follows her to see she is picking out scrubs from the closet.]

DEAN: The hospital. I'm dating a nurse. That is so...respectable.

[Later, after CARMEN has left, DEAN is watching TV by himself. He flips through the channels until he comes to a news program.]

REPORTER: And today marks the anniversary of the crash of United Britannia Flight 424. Indianapolis residents held a candlelight vigil in memory of the 108 passengers who lost their lives.

DEAN: [sitting up] No, no. I stopped that crash.

[Later still, DEAN is researching at the computer. He comes across countless tragic headlines. In DEAN'S new life, all the cases that he and SAM have solved over the years were never taken care of. Everyone they have saved has ended up dying without the brothers' help.]

[Suddenly, DEAN sees someone walk past the room. He follows the movement into his bedroom. When he opens the closet, there are three rotting corpses hanging from the ceiling. He turns around and comes face-to-face with the girl in white. This time, however, her face is bruised and dirty. She flickers after a moment and vanishes. When DEAN looks back at the closet, the corpses are gone.]

[CUT TO: CEMETERY. DEAN is by himself, talking out loud to JOHN WINCHESTER'S grave.]

DEAN: All of them. Everyone that you saved, everyone Sammy and I saved -- they're all dead. And there's this woman that's haunting me and I don't know why. I don't know what the connection is. Not yet, anyway. It's like my old life is coming after me or something, like it doesn't want me to be happy. Of course, I know what you'd say. Well, not the "you" that played softball, but you'd say, "Go hunt the Djinn. It put you here, it can put you back. Your happiness over all those people's lives? No contest." Right? But why? [voice breaking] Why is it my job to save these people? Why do I have to be some kind of hero? What about us, huh? Mom's not supposed to live her life? Sammy's not supposed to get married? Why do we have to sacrifice everything, Dad?

[He stops, tears streaming down his face, letting everything sink in.]

DEAN: [sadly] Yeah. [He walks away.]

[CUT TO: WINCHESTER RESIDENCE. NIGHT. SAM wakes from his sleep when he hears someone in the house. He grabs a baseball bat and heads downstairs. He turns the corner, ready to swing, when DEAN grabs him and immediately pins him to the ground without a fight.]

DEAN: That was so easy, I'm embarrassed for you.

SAM: Dean? What the hell are you doing here?

DEAN: [standing] I was looking for a beer.

SAM: In the china cabinet? [He turns on the lights and sees a drawer of silver wide open.] That's Mom's silver.

DEAN: Sam-

SAM: Wait, you broke into the house to steal Mom's silver?

DEAN: It's not what it looks like, okay? I didn't have a choice.

SAM: Oh, really? Why? What's so damn important that you've gotta steal from your own mother?

DEAN: You want the truth?

SAM: Yeah. Yeah, I do.

DEAN: [after a pause] I owe somebody money.

SAM: Who?

DEAN: A bookie. I lost big on a game. I've gotta bring him the cash tonight.

SAM: I can't believe we're even related.

DEAN: Sam, I'm sorry. I'm sorry that we don't get along. And I wish to hell that I could stay and fix it. But I've gotta do this. People's lives depend on it. [He grabs a knife from the drawer.]

SAM: What are you talking about, Dean?

DEAN: Nothing. Forget it. Just, uh...hey, tell Mom I love her. [He goes to leave.]

SAM: Dean.

DEAN: I'll see you, Sammy.

[Outside the house, DEAN is sitting in his Impala, looking thoughtful. SAM enters the passenger side.]

DEAN: Get out of the car.

SAM: I'm going with you.

DEAN: You're just gonna slow me down.

SAM: Tough.

DEAN: This is dangerous, and you could get hurt.

SAM: Yeah, and so could you, Dean.

DEAN: Sam-

SAM: Look, whatever stupid thing you're about to do, you're not doing it alone. And that's that.

DEAN: I don't understand. Why are you doing this?

SAM: Because you're still my brother.

DEAN: [after a pause] Bitch.

SAM: What are you calling me a bitch for?

DEAN: You're supposed to say, "Jerk".

SAM: What?

DEAN: Never mind.

[They begin driving. SAM takes notice of a brown paper bag near the seat.]

SAM: What's in the bag?

DEAN: Nothing.

SAM: Nothing?

DEAN: Yeah, nothing.

SAM: Fine. [He begins opening it.]

DEAN: You don't wanna do that.

SAM: Oh, really? [He pulls out a jar of blood and immediately looks disgusted.] What the hell is this?

DEAN: Blood.

SAM: Yeah, I can see that it's blood, Dean. What the hell is it doing in here?

DEAN: You don't really wanna know.

SAM: No, I do really wanna know. I really, really do.

DEAN: Yeah, well, you're gonna find out sooner or later. I needed a silver knife dipped in lamb's blood.

SAM: And you needed a silver knife dipped in lamb's blood, why?

DEAN: Because there's this creature -- a Djinn -- and I have to hunt it.

SAM: Okay, stop the car.

DEAN: I know how it sounds.

SAM: Great. Just stop the car.

DEAN: It's the truth, Sam. There are things out there in the dark. There are bad things, there are nightmare things. And people have to be saved, and if we don't save them, nobody will.

SAM: I wanna help you, all right? I really, really do. But you're having some kind of psychotic breakdown.

DEAN: I wish.

[SAM begins dialing a number on his phone. DEAN lowers his window, grabs the phone from SAM, and tosses it outside.]

SAM: What the hell was that, Dean? That was my phone!

DEAN: I'm not going to a rubber room, Sammy. We've got work to do.

SAM: But I was just trying to help you out, Dean! I don't want you to get yourself hurt!

DEAN: What, you protect me?

SAM: Yeah!

DEAN: Oh, that's hilarious. Why don't you just sit tight and try not to get us both killed?

[Later, they arrive at the Djinn's hideout. SAM is asleep in the passenger seat. DEAN shines his flashlight in SAM'S face to wake him.]

SAM: Where are we?

DEAN: Well, we're not in Kansas anymore. [SAM doesn't laugh.] Illinois.

SAM: And you think something's in there?

DEAN: I know it is.

[They enter the building. The first room is empty, except for a few junk objects.]

SAM: See? There's nothing here, Dean. Look, Carmen's gotta be worried sick about you, Dean. Come on, let's just go.

DEAN: Shh. [They stop walking and hear a girl crying from somewhere in the building.]

SAM: What the hell is that?

DEAN: Stay behind me and keep your mouth shut.

[They continue searching, with SAM looking absolutely petrified. Entering another room, they come across the three corpses that DEAN had seen in his closet, all hanging by their wrists.]

SAM: What the hell?

[Across the room, also hanging by her wrists, is the mysterious girl that DEAN has been seeing. She is pale and her dress is covered with blood and dirt.]

DEAN: That's her.

[There is a needle jabbed in the girl's neck, leading to an IV bag that is draining her blood. The girl jerks awake, crying.]

SAM: Dean, what's going on?

DEAN: Shh!

[They run to hide behind a wall as they hear the Djinn coming. The Djinn approaches the girl, who is now awake and crying.]

GIRL: Where's my dad? Please, no...don't...where's my dad?

DJINN: Sleep...sleep.

[He puts a hand to her face, and she immediately goes unconscious. The Djinn takes the nozzle from the IV bag and squirts the girl's blood into his mouth. SAM makes a disgusted noise, which the Djinn hears. He looks around for the brothers but doesn't find them. The Djinn returns back upstairs.]

SAM: This is real? You're not crazy?

DEAN: She didn't know where she was. She thought she was with her father. [They approach the girl.] What if that's what the Djinn does? It doesn't grant you a wish, it just makes you think it has.

SAM: Look, man, that thing could come back, all right?

[Ignoring his brother, DEAN looks around, and realization dawns upon him.]

SAM: Dean, please.

DEAN: What if I'm like her? What if I'm tied up in here someplace? What if all this is in my head? I mean...maybe it gives us some kind of supernatural acid and then just feeds on us, slow.

SAM: No, Dean, that doesn't make sense, okay?

DEAN: What if that's why she keeps appearing to me? She's not a spirit, but it's like more and more, I'm catching flashes of reality. You know, like I'm in here somewhere and I'm catatonic and I'm taking all this stuff in but I can't snap out of it.

SAM: Yeah, okay. Yeah, yeah, you were right, I was wrong. You're not crazy, but we need to get out of here fast. [DEAN pushes him away.]

DEAN: I don't think you're real. [SAM, frustrated, grabs at DEAN'S clothing.]

SAM: Dean, you feel that? You feel this? I'm real. This is not an acid trip. I'm real, and that thing is gonna come down here and kill us for real. Now, please-

DEAN: There's one way to be sure. [He pulls out a knife.]

SAM: Whoa, whoa. What are you doing?

DEAN: It's an old wives' tale. If you're about to die in a dream, you wake up.

SAM: No, no, no. That's crazy, all right?

DEAN: Maybe.

SAM: You're gonna kill yourself! [DEAN holds out the knife and he backs away.] Okay.

DEAN: Or I'm gonna wake up -- one or the other.

SAM: Look...this isn't a dream, all right? I am here with you now, and you are about to kill yourself, Dean.

DEAN: No, I'm pretty sure. [beat] Like, ninety-percent sure. But I'm sure enough. [He goes to stab himself.]

SAM: Wait!

[DEAN stops. Suddenly, MARY enters the room, dressed in her white nightgown. She is joined by CARMEN and JESSICA. SAM'S expression softens.]

SAM: Why'd you have to keep digging? Why couldn't you have left well enough alone? You were happy.

MARY: Put the knife down, honey.

DEAN: [sadly] You're not real. None of it is.

MARY: It doesn't matter. It's still better than anything you had.

DEAN: What?

MARY: It's everything you want. We're a family again. Let's go home.

DEAN: I'll die. The Djinn will drain the life out of me in a couple of days.

MARY: But in here, with us, it'll feel like years -- like a lifetime. I promise. No more pain, no more fear. Just love and comfort and safety. Dean, stay with us. Get some rest.

JESSICA: You don't have to worry about Sam anymore. You'll get to watch him live a full life.

[CARMEN approaches and gives him a loving, lingering kiss.]

CARMEN: We can have a future together...have our own family. I love you, Dean. Please.

SAM: [near tears] Why is it our job to save everyone? Haven't we done enough? I'm begging you. Give me the knife.

[DEAN looks around at everyone. He is very emotional, clearly having an internal battle. Then, after a moment, he steps back and raises the knife.]

DEAN: I'm sorry.

[He stabs himself in the chest and jolts himself awake. He is hanging by his wrists in the Djinn's chamber, drained of all his life and color. SAM has come to find him.]

SAM: Dean! Dean! Oh, god. Come on, hey. Wake up. Wake up, damn it. [DEAN finally begins to come out of his sleep.] Hey.

DEAN: Auntie Em...there's no place like home.

SAM: Oh, thank God. I thought I lost you for a second.

DEAN: You almost did. [SAM takes the needle out of DEAN'S neck.]

SAM: Let's get you down. [He is in the middle of cutting DEAN'S ropes when DEAN spots the Djinn.]

DEAN: Sam!

[SAM turns and immediately begins fighting the Djinn. DEAN is able to get himself down from his ropes. The Djinn pins SAM down and nearly knocks him unconscious, but DEAN is quicker. He stabs the Djinn in the back, killing him. Once the boys recover, they approach the girl, who seems dead. Then, DEAN sees a tear fall down her cheek.]

DEAN: She's still alive. Sam.

[DEAN takes the needle from her neck while SAM cuts her ropes down. DEAN cradles the girl in his arms while she wakes up.]

DEAN: I've got you. We're gonna get you out of here, okay? I've got you...I've got you.

[CUT TO: MOTEL ROOM. SAM is on the phone while DEAN is flipping through a magazine. He comes across an ad for El Sol, the beer he had been drinking in his other life. The girl in the ad is CARMEN, merely a model who is lying on the beach, smiling at the camera. DEAN scoffs.]

SAM: Okay. Thank you so much for the update. Okay, bye. [hangs up] That was the hospital. The girl's been stabilized. Good chance she's gonna pull through.

DEAN: That's good.

SAM: Yeah. How about you? You all right?

DEAN: Yeah, I'm all right. [pause] You should've seen it, Sam. Our lives...you were such a wussy.

SAM: [laughs] So, we didn't get along then, huh?

DEAN: No.

SAM: I thought it was supposed to be this perfect fantasy.

DEAN: It wasn't. It was just a wish. I wished for Mom to live. And Mom never died, we never went hunting, and you and me just never...you know.

SAM: Yeah. Well, I'm glad we do. And I'm glad you dug yourself out, Dean. Most people wouldn't have had the strength, they would've just stayed.

DEAN: Yeah, lucky me. I gotta tell you though, man -- you had Jess, Mom was gonna have grandkids.

SAM: Yeah, but, Dean...it wasn't real.

DEAN: I know. But I wanted to stay. I wanted to stay so bad. I mean, ever since Dad...all I can think about is how much this job has cost us. [tearing up] We've lost so much. We've sacrificed so much.

SAM: But people are alive because of you. It's worth it, Dean. It is. It's not fair, and it hurts like hell, but it's worth it.

[DEAN doesn't respond. The brothers sit in an emotional silence.]

 
END

 

Ecrit par Luinel.

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