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#215 : Frères Ennemis


Réalisé par: Brad May
Ecrit par: John Shiban




Une suite d'évênements étranges se produit au même endroit et font perdre la tête à Sam et à Dean.
Ils appellent Bobby à leur rescousse en racontant le fil des évênements.

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Titre VO
Tall Tales

Titre VF
Frères Ennemis

Première diffusion
15.02.2007

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Un homme arrive à son bureau, tard le soir. Une jeune femme l’attend devant l’entrée. Elle lui dit qu’elle est l’une de ses élèves, et il accepte de la laisser entrer avec lui. Une fois dans le bureau, elle lui avoue qu’elle n’est pas l’une de ses élèves, mais ça ne semble pas gêner le professeur, au contraire. Il l’attire vers lui, et l’embrasse. On voit alors le visage de la jeune fille se transformer et devenir horrible. Le professeur se recule et découvre cette transformation avec horreur. Il recule jusqu’à la fenêtre.

Dehors, un homme qui semble être le concierge du bâtiment ferme les portes à clé. Il commence à partir, et on voit le corps du professeur s’écraser sur les marches derrière lui. Il se retourne et découvre le cadavre du professeur, dans une mare de sang.

 

Une semaine plus tard. Dans une chambre d’hôtel, Sam fait des recherches dans des vieux livres pendant que Dean mange sur son lit. Il lui demande s’il trouve quelque chose, mais Sam répond qu’il n’avance pas vite puisqu’il n’a pas son ordinateur. Mais Dean a l’air de s’en moquer. Sam lui demande d’éteindre la musique, et son frère monte le volume encore plus fort à la place, ce qui agace Sam au plus haut point. Il lui dit qu’il n’a qu’à aller faire un tour quelque part, et Dean réplique qu’il aimerait bien mais que quelqu’un a bousillé sa voiture. A ce moment quelqu’un frappe à la porte. C’est Bobby. Les garçons ont besoin d’aide pour un travail sur lequel ils sont, et Bobby leur propose de lui raconter toute l’histoire depuis le début. Sam lui raconte qu’ils ont entendu parler d’un homme qui a fait le grand plongeon du quatrième étage, et que le bâtiment est soit disant hanté. Ils se sont donc fait passer pour des journalistes locaux, et sont partis interroger des élèves de la victime.

 

Sam est assis avec une fille et un garçon. Elle lui raconte l’histoire d’une jeune femme qui sortait avec son professeur. Un jour, il a rompu avec elle, et elle s’est suicidée en sautant par la fenêtre. Elle ajoute que maintenant elle hante le bâtiment, et que ceux qui la voient ne vivent pas assez longtemps pour le raconter. Le garçon l’interrompt et lui demande comment il peut y avoir une légende s’il n’y a personne pour la connaître. Il est plutôt sceptique quand à cette histoire de légende. Sam les remercie et s’en va. Un peu plus loin, Dean est en train de boire quelques verres cul sec comme un vieil alcoolo. Sam lui propose d’aller fouiller au bureau du professeur, mais Dean refuse et lui présente une jeune femme qu’il vient de rencontrer, et qui est totalement saoul elle aussi. Il ajoute avec un grand sourire plein de sous-entendus qu’elle a une sœur.

A ce moment, Dean arrête son frère dans son histoire. Il dit à Bobby que ce n’est pas de cette façon que ça s’est passé.

Dans sa version de l’histoire, la jeune femme avec qui Dean boit un verre est habillée très classe, et ils ne se comportent pas comme des alcooliques. Au contraire, et elle n’arrête pas de faire pleins de compliments à Dean qui reste cependant très professionnel. Mais elle s’approche quand même de lui et l’embrasse passionnément. Sam arrive derrière eux, et il les interrompt. De la manière dont raconte Dean ce passage, on dirait que Sam se prend pour sa mère et qu’il joue les rabat-joie. Et pendant qu’il lui parle, tout ce qu’entend Dean c’est blablabla... pendant qu’il embrasse la jolie blonde.

C’est au tour de Sam de lui couper la parole, et de critiquer sa version des faits. Bobby les compare à un vieux couple, et Dean réplique qu’au moins les couples peuvent divorcer, mais que eux ressemblent plus à des frères siamois. Sam ajoute qu’ils ont été tous les deux sur la route pendant trop longtemps c’est tout. Puis il continue de raconter:

 

Ils sont ensuite allés sur les lieux du crime, c’est-à-dire dans le bureau du professeur. Le concierge qui a trouvé le corps leur ouvre la porte. Il leur dit qu’il travaille là depuis six ans, et qu’il voyait fréquemment le professeur amener des filles dans son bureau. Dean trouve quelque chose à grignoter, et il se remplit la bouche au point de ne plus pouvoir parler.

A ce moment, Dean coupe encore la parole à son frère, car ce n’est pas vrai qu’il s’empiffrait autant, mais Sam continue quand même.

Sam lui demande si il aurait vu la jeune femme ressortir du bâtiment, et le concierge répond que maintenant qu’il y pense, il ne l'a jamais revue.

 

Sam raconte qu’ils sont ensuite retournés dans leur chambre d’hôtel. Il n’y avait pas la moindre trace de spectre trouvé par leur EMF, et la légende qu’a racontée la fille à Sam n’est pas fondée. Dean leur sert deux bières et il propose de vérifier l’histoire du bâtiment. Sam ouvre son ordinateur, et il s’aperçoit qu’il est resté bloqué sur un site porno, que son frère a du visiter. Il s’énerve et lui demande de ne plus toucher à ses affaires.

Bobby lui coupe la parole pour revenir à leur enquête. Sam lui dit qu’ils n’ont rien trouvé sur le passé du bâtiment, mais que la suite s’est avérée très étrange, même pour eux. C’est au tour de Dean de raconter:

 

Le garçon avec qui Sam avait parlé un peu plus tôt passe devant le bâtiment où est mort le professeur. Il entend un bruit bizarre, mais il n’y a rien ni personne autour de lui. Il est alors éclairé par une forte lumière qui vient du ciel. Il essaye de s’échapper, mais il est entraîné dans les airs dans le rayon de lumière.

 

Bobby ne veut pas croire qu’il s’agit d’aliens. Sam continue leur histoire:

 

Ils sont dans un bar avec Curtis, le garçon qui s’est fait enlever par des aliens. Il leur parle de la lumière, du fait qu’il ait perdu la notion du temps, et qu’il a vu des aliens qui ont fait des tests sur lui. Puis il raconte qu’ils l’ont forcé à danser un slow. Sam et Dean ne savent pas quoi dire.

 

Bobby leur recoupe la parole, en leur disant qu’ils sont encore en train d’exagérer, mais les deux frères lui disent que non. C’est la première fois qu’ils arrivent à être d’accord sur un point de l’histoire. Dean continue de raconter:

 

Ils sont retournés devant le bâtiment, et il y a un grand cercle à l’endroit où Curtis prétend s’être fait enlever. Malgré le manque de connection entre la mort du professeur et les aliens, les Winchester poursuivent leur enquête.

Ils interrogent un ami de Curtis. Il ne semble pas trop croire à l’histoire de son ami. Sam commence alors à lui dire qu’il sait ce qu’il ressent, et il le prend dans ses bras.

Sam interrompt Dean une nouvelle fois, en lui disant qu’il n’a jamais rien dit de tel, mais Dean réplique qu’il dit toujours ce genre de choses. Bobby les regarde, consterné, et Dean continue.

On en revient au moment où Sam serre le garçon dans ses bras. Mais ils n’apprennent rien de plus de lui.

Ils rentrent donc à leur chambre d’hôtel, et Dean cherche une connection entre les deux cas. Pendant ce temps, Sam cherche son ordinateur, mais il a disparu. Il accuse son frère de l’avoir caché, mais comme Dean nie l’avoir pris, il se met en colère. Il l’engueule à cause de ses mauvaises habitudes, comme laisser ses chaussettes sales dans le lavabo, ou encore laisser moisir sa nourriture dans le frigo.

 

Bobby demande à Dean si il a pris son ordinateur, et celui-ci soutient que c’est Sam qui l'a perdu. Bobby leur demande de continuer. Ils lui expliquent qu’il y a eu une troisième victime, dont ils n’ont pas été témoins, mais qu’ils ont quand même pris en compte.

 

Sam raconte qu’un homme est sorti du bâtiment, quand il a vu quelque chose briller dans la bouche d'égout. Il s’est approché et a vu que c’était une montre. Il a glissé son bras dans l’égout pour l’attraper, mais quelque chose a agrippé son bras et l’a dévoré.

La police n’a jamais trouvé ce qui avait fait ça, alors Dean et Sam se sont introduits dans la morgue pour inspecter les restes de l’homme. Et il ne restait pas grand-chose, à part un bras, un bout de jambe, et quelques morceaux de chair. En regardant de plus près, Sam remarque une écaille incrustée dans la peau du bras. Il pense à un alligator. C’est à ce moment que Sam a proposé l’idée d’appeler Bobby à l’aide.

 

Bobby leur demande s’ils ont trouvé autre chose. Dean lui dit qu’il a fait un tour dans les égouts, mais sans résultat.

 

Dean sort des égouts, puis va à sa voiture. Là il s’aperçoit que ses quatre pneus sont crevés. Il trouve l’argent de Sam à coté de la voiture. Il rentre à la chambre d’hôtel en colère, et Sam lui assure qu’il ne s’est pas approché de sa voiture. Puis Dean lui montre son argent, et Sam lui demande de le lui rendre. Mais Dean ne veut pas, il lui dit que ça sera pour les réparations et les dommages émotionnels que ça lui a causé de voir sa voiture comme ça. Les deux garçons commencent à se battre.

Bobby interrompt leur histoire. Il est arrivé environ une heure après leur dispute. Bobby s’adresse à Sam, et lui assure que Dean n’a pas touché à son ordinateur. Sam tente de répliquer, mais Bobby ne le laisse pas parler. Puis il s’adresse à Dean et lui dit que ce n’est pas Sam qui a fait ça à sa voiture. Il ajoute que s’ils arrêtaient enfin de jouer les gamins, tout deviendrait clair, et ils auraient compris qu’ils ont affaire à une espèce de magicien. Il leur explique que ce sont eux deux qui l’ont mis sur la piste, car ces créatures peuvent créer le chaos et tout ce qu’elles veulent, et elle les a bien roulés, leur faisant croire que l’un était responsable du problème de l’autre. Bobby leur dit que ce sont des demi-dieux, et qu’il en existe dans beaucoup de croyances un peu partout dans le monde, qu’ils sont immortels et ont souvent l’apparence d’humains. Dean réfléchit et il demande à son frère quelle personne était présente depuis le début. Sam finit lui aussi par comprendre.

 

Quelqu’un est en train de lire un magazine, dont le gros titre est l’histoire d’une femme qui prétend avoir été l’esclave d’un alien. Il y a aussi une histoire d’un policier qui a découvert un alligator dans un égout. On voit alors qu’il s’agit du concierge qui a trouvé le premier le corps du professeur. Il se lève et va vers sa table de cuisine, couverte de gâteaux et de chocolats, et il trouve que quelque chose manque. Il fait alors apparaître deux femmes à coté de lui pour lui donner à manger.

 

Sam et Dean rendent une petite visite au concierge. Sam prétend avoir oublié quelque chose dans leur coffre, et il leur fausse compagnie. Il va fouiller dans les affaires du concierge, et il trouve le magazine parlant des histoires d’alligator et d’aliens.

 

Sam et Dean repartent de leur visite, et Sam pense qu’ils n’ont pas encore assez de preuves pour accuser le concierge. Dean lui dit que Bobby a mentionné le fait qu’il devait manger beaucoup de sucreries, mais Sam lui dit qu’il n’a rien trouvé de tel. Son frère lui dit que c’est parce qu’il a du oublier quelque chose, et Sam rétorque qu’il n’oublie jamais rien. Ils se disputent encore. Du haut du bâtiment, le concierge les regarde partir chacun de leur coté.

 

La nuit, Dean traîne toujours du coté du bâtiment. Sam lui a demandé de l’attendre, mais il en a marre, et il rentre à l’intérieur, seul. Il inspecte les étages, mais ne voit rien d’inhabituel. Puis il entend une chanson de Barry White. Il s’en rapproche et arrive dans un grand amphithéâtre. Sur l’estrade se trouve un grand lit, avec les deux femmes qu’avait fait apparaître le concierge dans sa cuisine. Dean se rapproche d’elles et leurs demande si elles sont réelles, mais elles ne répondent pas à la question. Puis le concierge se manifeste derrière Dean. Il lui dit qu’il sait ce que font son frère et lui, et il lui propose de rester avec les deux filles assez longtemps pour qu’il ait le temps de partir dans une autre ville. Dean reste sur le ton de la plaisanterie en lui disant que c’est très tentant, et que le coup du slow avec un alien c’était très fort, mais qu’il ne peut pas le laisser partir. Le concierge lui dit alors que Sam avait raison, il n’aurait pas du venir seul. Dean réplique qu’il n’est pas venu seul. Sam et Bobby arrivent alors dans l’amphithéâtre. Le concierge comprend alors que les deux frères ont fait semblant de se disputer pour le piéger. Dean sort alors un pieu de sa veste. Le concierge lui dit qu’il va alors voir un vrai tour. Un homme avec une tronçonneuse apparaît alors derrière Sam, qui se baisse juste à temps. Dean se précipite vers le concierge pour lui planter le pieu dans le cœur, mais l’une des deux filles l’en empêche. Les deux filles s’attaquent à Dean pendant que Bobby et Sam luttent contre l’homme à la tronçonneuse. Et alors que ça se termine mal pour eux, Sam lance son pieu à Dean qui le plante dans la poitrine du concierge, pris par surprise. L’homme à la tronçonneuse et les deux filles disparaissent alors que l’homme s’effondre sur un siège, mort. Ils s’en vont tous, et Sam tente de dire à son frère qu’il est désolé, mais les mots ne veulent pas sortir. Dean lui dit qu’il comprend, et que lui aussi il est désolé. Bobby les interrompt dans ce petit moment émotion, et ils repartent dans l’Impala.

 

Dans l’amphithéâtre, le concierge arrive à côté de son double, qui est mort, et il le fait disparaître. Les deux frères n’ont pas tué le bon.

 

Ecrit par Blackrose.

Frères ennemis

 

A l’extérieur d’un campus, le professeur Arthur Cox s’approche du bâtiment. Il s’arrête quand il aperçoit une jeune fille posée sur des marches.

Arthur : Excusez-moi. Vous êtes perdue ?

La fille se tourne vers lui et sourit.

Jeune fille : Euh, non. J’espérais bien vous voir, professeur.
Arthur
 : Vous êtes l’une de mes étudiantes ?
Jeune fille
 : Alors, vous ne me reconnaissez pas ?
Arthur
 : Bien, non. J’ai beaucoup de classes. De toute manière, je reçois les mardis et les jeudis matins.
Jeune fille
 : Oh, c’est dommage. J’espérais vous voir tout de suite.

Arthur la regarde et remarque qu’elle est très jolie.

Arthur : Bon, d’accord. Puisque vous insistez. Venez.

 

                                              **************

 

Dans le bureau du professeur, la jeune fille regarde un des travaux du professeur, intitulé « Modern Morality ». Elle tourne le livre et regarde sa photo à l’arrière.

Jeune fille : Vous êtes très séduisant sur cette photo.
Arthur
 : C’est un vieux cliché. Alors, qu’est-ce qui vous amène ? Des précisions à me demander ?
Jeune fille
 : Euh… Professeur, j’ai… Je vais vous surprendre.
Arthur
 : Ah ! Et, pourquoi ?
Jeune fille
 : Je ne suis pas l’une de vos étudiantes.
Arthur
 : C’est vrai ? Alors, pourquoi êtes-vous là ?

Elle lui lance un regard.

Jeune fille : Mais, peut-être que je devrais partir.
Arthur
 : Attendez. Restez. Je comprends ce que vous ressentez. C’est très naturel. Vous êtes jeune. Vous êtes curieuse. Et, je suis ce qu’on peut appeler une célébrité dans les environs. Elle sourit et s’approche de lui. Il commence à lui caresser les cheveux. Vous êtes très belle. Ça, je ne peux pas le nier. Mais, ce serait immoral de ma part de profiter de vous. Et, je… Je vous respecte trop pour abuser de la situation.

Ils s’embrassent. Tout à coup, le visage de la fille commence à changer. Sa peau devient violette avec des plaques. Le professeur ouvre les yeux et se recule, choqué.

Arthur : Oh, mon Dieu !
Jeune fille
 : Quoi ? Vous ne voulez plus de moi ? Vous ne voulez plus de moi ?

Le professeur continue à se reculer de la jeune fille tandis qu’elle s’avance vers lui.

 

                                              **************

 

Dehors, le gardien verrouille le bâtiment pour la nuit. Il commence à s’éloigner de l’école quand il entend un bruit derrière lui. Il se retourne et s’aperçoit que le professeur est tombé depuis la fenêtre de son bureau. Son corps est allongé sur les marches.

 

                                              **************

 

“Une semaine plus tard”

Dans une chambre de motel, Sam feuille plusieurs livres, très fatigué. Dean est allongé sur le lit à écouter de la musique et à manger une assiette de frites grasses.

Sam : Ça va, là ? T’es bien installé sur mon lit en train de manger ?
Dean
 : Oui, très bien. Sam soupire. Comment avancent les recherches ?
Sam
 : Trop lentement. Oui. Tu vois, c’est dommage parce que j’ai pas mon ordinateur. Sans ça, j’avancerai beaucoup plus vite. Dean acquiesce. Bon, tu peux baisser, s’il te plaît ?
Dean
 : Ouais, bien sûr.

Dean augmente le volume.

Sam : Tu sais ce que je me dis ? Je crois que tu devrais aller faire un petit tour.

Dean éteint la radio.

Dean : Oh, j’aimerais bien. C’est une bonne idée. Seulement, il y a un os. Ma voiture est hors d’état de rouler.
Sam
 : Attends, je te l’ai dit. Je n’ai rien à voir avec… Quelqu’un frappe à la porte. Sam va ouvrir. Salut, Bobby.
Bobby
: Bonjour.

Ils le laissent entrer.

Dean : Salut Bobby.
Bobby
: Je suis content de vous revoir tous les deux.
Sam
 : Oui, merci d’être venu. Viens par ici.
Dean
 : Content que tu sois là.
Bobby
: Alors… Qu’est-ce que vous avez de si important à me dire.
Sam
 : C’est au sujet de l’affaire sur laquelle on travaille. Tu voudras jamais nous croire.
Bobby
: Oh, vous savez que j’ai pourtant l’esprit ouvert.
Sam
 : Oui, ça, on le sait. Mais, on n’avait jamais rien vu de ce style-là.
Dean
 : Ni rien qui…
Sam
 : On s’est dit qu’il nous fallait un regard neuf.
Bobby
: Eh bien, pourquoi vous me racontez pas tout ça ?
Sam
 : Oui. Ils s’assoient tous. Assied-toi, je t’en prie. Tout a commencé quand on a entendu parler d’un fait divers tragique. Un professeur un plongé dans le vide du quatrième étage d’un bâtiment. Et, une vieille légende du campus dit que ce bâtiment est hanté. Alors, on s’est déplacés jusqu’ici pour en apprendre un peu plus.

 

                                              **************

 

Flashback. Sam est au bar. Il parle avec un jeune étudiant, Curtis, et sa petite amie, Jen.

Curtis : Oui, on l’avait comme prof au cours d’éthique et de moralité.
Sam
 : Oui. Et, alors, pourquoi est-ce qu’il a fait ça ?
Jen
 : Allez savoir. Il avait du succès, une femme, des enfants. Son bouquin était respecté. Mais, entre nous, qui dit que c’était un suicide ?
Curtis
 : Jen, dis pas ça.
Sam
 : Qu’est-ce que ça pourrait être d’autre ?
Jen
 : On a dû vous parler de Crawford Hall.
Sam
 : Non. Qu’est-ce qu’il y a à savoir ?
Curtis
 : Oh, c’est rien que des rumeurs. Une légende idiote.
Jen
 : Oui, mais, en tout cas, la mère de Heather a bien connu la fille.
Sam
 : Mais, quelle fille ?
Jen
 : C’était il y a trente ans. Cette fille avait une liaison avec un professeur. Il a rompu. Et, la pauvre fille s’est jetée dans le vide.
Sam
 : Vous connaissez son nom ?
Jen
 : Non. Mais, elle a sauté de la pièce 669. C’est clair ? Il suffit de renverser le neuf. Sam acquiesce et Curtis sourit. Et aujourd’hui, elle hante l’immeuble. Et, si jamais vous la croisez, vous ne pouvez pas le raconter.
Curtis
 : Et, si on peut pas le raconter ensuite, qu’est-ce qui fait durer la légende aussi longtemps ?
Jen
 : Curtis, la ferme !
Sam
 : Vous savez ? Mon journal va adorer. Excusez-moi.

Sam laisse les deux jeunes étudiants et rejoint Dean, buvant de nombreux verres au bar.

Sam : Dean ! Arrête-toi. Mais, qu’est-ce que tu fais, là ?
Dean
 : J’en sais rien. Mais, ça s’appelle passion pourpre.
Sam
 : Je crois que c’est le moment de fouiller chez le prof qui s’est tué.
Dean
 : Non, non, non, non, non, non. J’ai autre chose à faire pour l’instant. Je peux pas. J’ai levé un joli lot chaud de la braise. Et, ça se passe plutôt bien. Viens, je vais te présenter.
Sam
 : Attend.
Dean
 : Starla ? Starla, eh ? Une blonde se retourne et boit un verre. Voilà mon copilote sur la navette, le Major Tom. Major Tom, voilà Starla.
Starla
 : Eh ! Enchantée !

Elle met ses bras autour de Dean et sourit.

Sam : Salut.

Tout à coup, Starla se couvre la bouche, comme si elle allait vomir.

Starla : J’essaie de pas gâcher tout cet alcool.
Dean
 : Riant. Oui, ça, c’est très bien. A Sam. Et, attend. Bonne nouvelle. Elle a une sœur.

Dean sourit. Fin du flashback.

 

                                              **************

 

Dans la chambre de motel, dans le présent, Dean, Bobby et Sam sont assis.

Dean : Non, non, non, non, non, attends. Pas si vite, une minute.
Sam
 : Quoi ?
Dean
 : Ça s’est pas du tout passé comme ça.
Sam
 : Non ? Tu reconnais quand même avoir bu des passions pourpres ?
Dean
 : Oui, peut-être bien ça. Mais, j’ai pas dit qu’elle était chaude comme la braise et elle s’appelait pas Starla.
Sam
 : Comment elle s’appelait ?
Dean
 : J’en sais rien. Mais, elle avait de la classe. Elle était en dernière année d’Anthropologie et Civilisation. Et, on se parlait d’histoires de fantômes.

 

                                              **************

 

Flashback. Version de Dean. Au bar, Dean est avec une fille beaucoup plus sophistiquée, vêtue d’une élégante robe noire. Ils lèvent leurs verres pleins.

Fille : Alors, trinquons à…
Dean
 : A nous.

Ils boivent.

Fille : Mais, c’est dingue ce que vous êtes séduisant, Dean.
Dean
 : Oui, je sais. Mais, je n’ai pas le temps pour ça. Vous devez me parler de cette fameuse légende. S’il vous plaît. Des vies sont en jeu.
Fille
: Non. Pour l’instant, je regrette. C’est trop difficile de résister et de me concentrer. Je suis éblouie. C’est comme si je regardais un astre.

Il commence à l’embrasser passionnément. Sam s’approche alors et il semble ennuyé.

Sam : Dean. Je pourrais savoir ce que tu fous, là ?
Dean
 : S’il te plaît. Ça ne t’ennuie pas de nous oublier cinq minutes, Sam.
Sam : Je te signale que c’est une enquête sérieuse. On n’a pas de temps pour faire du bla, bla, bla, bla, bla. Bla, bla, bla, bla ! Bla, bla, bla, bla ! Bla, bla, bla, bla, bla ! Dean et la fille se remettent à s’embrasser. Bla !

Fin du flashback.

 

                                              **************

 

Dans la chambre de motel, dans le présent.

Sam : Ah bon ? C’est comme ça que ça s’est passé, d’après toi ? Je suis pas du tout comme ça.
Dean
 : C’est vrai. T’es encore pire.
Bobby
: Ça suffit ! Mais, qu’est-ce que vous avez ?
Sam
 : Rien du tout. Non, rien du tout.
Bobby
: Tu parles. Vous êtes pires que les vieux couples mariés qui se disputent.
Dean
 : Non, les couples qui sont mariés peuvent divorcer. Moi et Sam, nous sommes liés à vie comme des frères siamois.

Dean se lève et s’éloigne.

Sam : Oui, on est condamnés à vie.
Dean
 : Tu vois ce que je veux dire.
Sam
 : A Bobby. Bon, écoute. Ça va faire beaucoup trop longtemps qu’on est sur les routes à chasser les esprits. Il faut pas s’inquiéter.
Bobby
: D’accord.
Sam
 : Pour revenir à notre histoire, on pensait que l’immeuble était hanté. Alors, on a voulu voir la scène du crime.

 

                                              **************

 

Flashback. Dans le bureau du professeur Cox, le gardien laisse Sam et Dean entrer.

Sam : Il y a combien de temps que vous travaillez ici.
Gardien
: Ça va faire six ans que je balaie ses vieux planchers. Il allume les lumières. Voilà, vous y êtes. Sam sort son détecteur EMF. A quoi ça vous sert, ça ?
Sam
 : A trouver les fils dans les murs.
Gardien
: Oh, je vois. Il y a longtemps qu’il aurait fallu faire ses travaux-là. Ça arrive trop tard pour le professeur.
Dean
 : Pourquoi ça ?
Gardien
: Il est mort.
Dean
 : Oh. Qu’est-ce qui s’est passé ?
Gardien
: Il est passé par cette fenêtre. Celle qui est là.
Sam
 : Ah oui ? Et, vous travailliez ce soir-là ?
Gardien
: C’est moi qui l’ai trouvé.

Dean commence à manger des bonbons d’un plat dans le bureau.

Sam : Vous l’avez vu tomber ?
Gardien
: Non. Mais, je l’ai vu rentrer chez lui un peu plus tôt, et…
Sam
 : Quoi ?
Gardien
: Il était pas seul.

Dean les rejoint. Ses joues sont énormes car remplies de bonbons.

Dean : Avec qui était-il ?

Fin du flashback.

 

                                              **************

 

L’image de Dean avec la bouche remplie se fige. Dean et Sam dans le présent parlent.

Dean : N’exagère pas. J’en ai mangé qu’un ou deux.
Sam
 : Bon, c’est moi qui raconte, d’accord ?

 

                                              **************

 

Flashback. La scène reprend.

Gardien : Il était avec une jeune femme. Je l’ai raconté aux policiers, mais aucun d’eux ne l’a vu.
Sam
 : Vous avez vu cette fille entrer, c’est ça ? Mais, pas ressortir ?
Gardien
: Je l’ai pas vu, non.
Sam
 : Vous l’aviez déjà remarqué avant ça ?
Gardien
: Pas elle, non.
Dean
 : La bouche pleine. Mais, comment ça ?
Gardien
: J’aime pas dire du mal d’un mort. C’est très gênant, mais… Monsieur Moralité, là, il ramenait des tas de filles chez lui. Elles prenaient leur numéro au guichet.

Dean se met à rire.

Sam : Elle est bonne, oui. Une dernière chose, encore. Ce bâtiment compte seulement quatre étages, c’est ça ?
Gardien
: Oui.
Sam
 : Bah alors, il n’existe pas de pièce 669 ?
Gardien
: Bien sûr que non. Pourquoi ça ?
Sam
 : Oh, par curiosité. Merci.
Gardien
: De rien.

Dean continue à regarder autour de lui, les joues toujours bien remplies.

 

                                              **************

 

Sam et Dean entrent dans une chambre de motel.

Sam : Bon. Il y avait aucune trace électromagnétique.
Dean
 : Et, cette pièce 669 n’existe pas.

Dean pose ses affaires tandis que Sam s’assoit. Dean prend deux bières et en sert une à Sam.

Sam : Qu’est-ce que t’en dis ? Le professeur en avait vraiment marre ? La légende n’est qu’une légende ?
Dean
 : J’en sais rien. Et puis, la fille qu’a vue le gardien me paraît bizarre.
Sam
 : Oui.
Dean
 : On va enquêter sur l’histoire de l’immeuble. Et, voir si des filles s’y sont suicidées.
Sam
 : Oui, t’as raison. Il ouvre son ordinateur et semble frustré. Non, mais… T’as touché à mon ordinateur ?
Dean
 : Non.
Sam
 : Ah oui ? C’est curieux parce qu’il est bloqué sur perverssedesmersdusud.com. L’expression de Dean devient celle de la culpabilité et il préfère partir. Dean ! Je te l’ai dit. Ne… Ne touche plus à mon ordinateur, s’il te plaît.
Dean
 : Pourquoi tu accuses toujours les autres ?

Fin du flashback.

 

                                              **************

 

Dans le présent, au motel.

Bobby : Rien d’intéressant sur le bâtiment ? Ni sur d’autres éventuels suicides ?
Sam
 : Non. Rien à signaler.
Bobby
: Alors, il n’est pas hanté.
Dean
 : Peut-être pas, non. Pour tout dire, on n’est sûrs de rien.
Bobby
: Et, pour quelle raison ?
Sam
 : Parce que… c’est bizarre.
Bobby
: Pourquoi c’est bizarre ?
Dean
 : Ce qu’on a découvert, sans l’avoir vu de nos yeux, hélas. C’est plutôt dur à avaler. Même pour nous.

 

                                              **************

 

Flashback. A l’extérieur du campus, Curtis marche vers le bâtiment quand il entend un bruit derrière lui. Il s’arrête de marcher et lève les yeux au ciel. Tout à coup, une aveuglante lumière blanche apparaît du ciel et illumine Curtis. Elle l’emprisonne alors et l’emmène vers le ciel. Fin du flashback. Puis, l’écran devient noir.

 

                                              **************

 

Au motel dans le présent.

Bobby : Les extraterrestres ?
Sam
 : Oui.
Bobby
: Et, c’est sérieux ?
Dean
 : Oui.
Bobby
: Ecoutez. Même s’ils existent, ils ne viennent pas sur Terre pour enlever des humains au hasard.
Dean
 : Bobby. On pense comme toi.
Bobby
: Pendant toute ma vie, j’ai rêvé de voir des traces d’extraterrestres sans jamais en trouver. Cette histoire n’est qu’un tissu de mensonge.
Sam
 : Oui, c’est ce qu’on a pensé. Mais, on a préféré voir l’intéressé.

 

                                              **************

 

Flashback. Dans un bar, Sam et Dean sont assis à une table avec Curtis. Il semble très bouleversé.

Dean : Vous verrez. Ces passions pourpres, ça donne la pêche.

Dean se met à rire. Curtis le fixe, sans trouver ça amusant.

Sam : Alors, qu’est-ce qui s’est passé, Curtis ?
Curtis
 : Vous allez pas me croire. Non, personne ne le croit.
Sam
 : Laissez-nous une chance.
Curtis
 : Attendez. Je veux pas que votre journal le publie.
Dean
 : D’accord. Comme vous voudrez.
Curtis
 : J’ai… J’ai perdu connaissance. Je sais pas combien de temps mais, quand je me suis réveillé, je savais pas où j’étais.

Tandis qu’il parle, des images de Curtis allongé sur une table d’examen apparaissent. Un alien blanc avec les yeux noirs le regarde.

Sam : Et après ?
Curtis
 : Ils ont fait des tests sur moi. Et… Il boit une gorgée. Ils m’ont palpé.

Dean et Sam essaient de ne pas se mettre à rire.

Dean : Ils vous ont palpé ?
Curtis
 : Ouais. Ils m’ont palpé. Ils m’ont sondé et encore et encore et… Il prend une autre gorgée. Et encore et encore et encore. Vous ne vous imaginez pas.
Dean
 : Non.
Curtis
 : Mais, le pire était encore à venir.
Dean
 : Qu’est-ce qui pourrait être pire ? A part qu’un extraterrestre abuse de vous.

Curtis lève les yeux vers Dean.

Curtis : Ils… Ils m’ont demandé… de danser !

Il y a une image d’un alien dansant un slow avec Curtis. L’alien a ses bras autour de la taille de Curtis, qui semble très mal à l’aise. Fin du flashback.

 

                                              **************

 

Dans le présent au motel.

Bobby : Allez. Avouez que vous exagérez.
Sam & Dean
: Non.
Bobby
: Ou alors, ce jeune type est quelqu’un de cinglé.
Dean
 : C’est pas sûr.

 

                                              **************

 

Flashback. A l’extérieur du campus, Sam et Dean regarde un large cercle au sol.

Sam : Regardez ces traces. Elles ont été faites par le réacteur d’un appareil.
Dean
 : Quoi ? Tu veux dire le réacteur d’une soucoupe volante ?
Sam
 : Quoi d’autre, d’après toi ?
Dean
 : Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?
Sam
 : J’en sais rien.
Dean
 : Mais, qu’est-ce que ça peut bien être ?
Sam
 : J’en sais rien ! Le bâtiment hanté et puis ça. C’est pas un hasard. D’après moi, il y a un lien.
Dean
 : Tu parles bien de l’esprit en colère et de l’ET amoureuse ? Et bien, moi, tu vois, je crois pas qu’il y ait un lien.
Dean (présent)
 : Mais, qu’est-ce qu’on pouvait faire ? On a continué à chercher.

Sam et Dean interrogent un des étudiants.

Sam : Alors, je crois que vous et Curtis, vous logez dans le même bâtiment ?
Étudiant
 : Ouais.
Dean
 : Et, vous savez ce qui lui est arrivé ?
Étudiant
 : Oui, le coup des extraterrestres. Mais, moi, j’y crois pas.
Sam
 : Ecoutez-moi, euh… Je sais que c’est une épreuve très dure.
Étudiant
 : Non, pas tellement, non.
Sam
 : Mais, rassurez-vous, je suis là. Et, je peux vous aider.
Étudiant
 : Oui.
Sam
 : J’admire les gens courageux. Et, vous l’êtes sûrement. Oh, dans mes bras ! Il prend l’étudiant dans ses bras. L’étudiant est choqué et ne comprend pas. Oh ! Je compatis à vos souffrances.

Fin du flashback.

 

                                              **************

 

Au motel dans le présent.

Sam : J’ai jamais dit ça !
Dean
 : Bien sûr que si. D’ailleurs, tu dis toujours des trucs comme ça.

 

                                              **************

 

Flashback. L’étudiant tape Sam dans le dos.

Etudiant : Bon euh… Oui, merci. C’est très gentil, mais… ça va. Sam lui tape plusieurs fois sur l’épaule. Ça va. Je sais pas ce qui lui est vraiment arrivé mais, en tout cas, ça lui fait les pieds.
Dean
 : Pourquoi vous dites ça ?
Etudiant
: Il l’a bien mérité. C’est le maître de la fratrie ce semestre. Il nous en a fait baver. Alors maintenant, c’est à son tour.
Dean
 : C’est clair.

Dean tape Sam sur l’épaule.

 

                                              **************

 

Sam et Dean entrent dans leur chambre de motel.

Dean : Ce qui se passe n’a toujours aucun sens. Mais, on a quand même trouvé un lien.
Sam
 : Entre qui ?
Dean
 : Entre les victimes. Le prof et l’étudiant de la fratrie. Ce sont des pervers tous les deux.
Sam
 : Ah, c’est ça ton lien ?
Dean
 : Si t’en as un meilleur que celui-là, vas-y. Je t’écoute.
Sam
 : Cherchant dans son sac. T’as vu mon ordinateur portable ?
Dean
 : Non. Sam continue à chercher. Réfléchis une petite minute. Un maître d’une fratrie étudiante est enlevé. Un prof pervers est fenêtré.
Sam
 : Je l’avais laissé ici.
Dean
 : Tu vois bien que non. Je trouve que ces châtiments ont un côté un peu poétique. Ou alors, on peut presque dire comique.
Sam
 : C’est ça. C’est à hurler de rire. Où tu l’as caché ?
Dean
 : De quoi tu parles ?
Sam
 : De l’ordinateur.
Dean
 : Mais, pourquoi est-ce que tu m’accuses ?
Sam
 : Parce que c’est forcément toi. La porte est restée fermée et on a laissé personne entrer.
Dean
 : T’es jeune pour être atteint d’Alzheimer.
Sam
 : Ça suffit. Je peux plus. J’en ai marre. Je peux plus te supporter.
Dean
 : Mais, de quoi tu parles ? T’es bien content de m’avoir.
Sam
 : Ah oui ? Tu laisses tes chaussettes sales sur les oreillers. Ta bouffe qui pue dans le frigo.
Dean
 : Mais, tu peux en manger.
Sam
 : Elle est tellement décomposée que c’est du darwinisme !
Dean
 : J’adore ça, moi.
Sam
 : Je te demande une chose. Une seule chose. C’est de ne pas toucher à mes affaires.
Dean
 : C’est tout ?
Sam
 : Et, dis-moi. Qu’est-ce que tu dirais si j’esquintais ta bagnole ?
Dean
 : Je te ferais bouffer mes chaussettes.

Fin du flashback.

 

                                              **************

 

Dans le présent au motel.

Bobby : Tu as touché son ordinateur ou pas ?
Dean
 : Ah, ça l’arrangerait, mais non.
Sam
 : Pourtant, c’est toi. Parce que je perds jamais rien.
Dean
 : Ouais, c’est ça. C’est vrai. T’es Monsieur Parfait, toi.
Bobby
: D’accord, d’accord. Pourquoi vous me dites pas ce qui s’est passé ensuite ?
Dean
 : Il y a eu une autre victime.
Sam
 : Oui. Ce qui est arrivé ensuite, on l’a pas vu de nos yeux. On en a seulement tiré les conclusions évidentes. Cette fois-là, c’était un chercheur qui fait des tests sur des animaux… qui s’avéraient fatals.
Dean
 : Ouais, un autre pervers. Ça colle avec les autres.

 

                                              **************

 

Flashback. A l’extérieur du campus, le chercheur scientifique quitte le bâtiment. Il s’arrête de marcher quand il aperçoit une montre étincelante qui brille dans un égout. Il se met au sol et tend sa main à travers la grille pour essayer d’attraper la montre. Tout à coup, une créature attrape la main de l’homme et l’attaque. Puis, l’écran devient noir.

 

                                              **************

 

A la morgue, Dean force le verrou de la fenêtre et ils l’ouvrent afin d’aller voir le corps.

Dean (présent) : La police n’a pas parlé de la cause de la mort parce qu’elle n’en a aucune idée.
Sam (présent)
: Alors, on a décidé d’aller voir ça nous-mêmes.

Ils entrent et Dean ferme la fenêtre derrière lui.

Sam : Eh !
Dean
 : Ça a dû être rapide. Ils retirent le drap et découvrent plusieurs morceaux de corps. D’accord. C’est dégueulasse.
Sam
 : Oui. Il a été mutilé. On dirait bien qu’un monstre avait faim.
Dean
 : Ils l’ont identifié ?
Sam
 : Oui. Il paraît que c’était un chercheur à la fac. Tu sais où se trouve son laboratoire ? A Crawford Hall, comme le professeur.
Dean
 : Là où le maître de la fratrie a fait sa rencontre ?
Sam
 : Examinant les morceaux de corps. Oui. Euh, tu peux me passer la loupe qui est juste là ? Il pointe son doigt vers un microscope que Dean amène. Merci.

Sam commence à observer les morceaux de corps et découvre quelque chose.

Dean : Qu’est-ce que c’est ?
Sam
 : On dirait une… une grosse écaille.
Dean
 : Une écaille ? Ça viendrait de quoi ?
Sam
 : Euh… Un alligator ?
Dean
 : Un alligator dans les égouts ? T’exagère pas, non ?
Sam
 : Quoi ? T’as jamais entendu cette histoire ? Quelqu’un jette un bébé alligator dans les toilettes pour s’en débarrasser et celui-ci va grandir dans les égouts.
Dean
 : Mais, qu’est-ce que tu racontes ? On n’a jamais vu d’alligator dans les égouts. C’est une légende.
Sam
 : Oui, comme les extraterrestres. Mais, ce type a pourtant été tué.
Dean
 : Cette fois, on est bien largués.
Sam
 : Je me demande si on ne devrait pas faire signe à Bobby. Il a peut-être déjà vu quelque chose comme ça.
Dean
 : Ouais, bien sûr. Ça, j’en doute pas. Des restes humains laissés par un alligator et des extraterrestres, on voit ça tous les jours.

Fin du flashback.

 

                                              **************

 

Au motel dans le présent.

Sam : On a décidé de fouiller les égouts. On s’est séparé et on s’est occupé chacun de la moitié du campus.
Bobby
: Vous avez trouvé quelque chose ?
Dean
 : Quelque chose de surprenant. Mais, pas dans les égouts.

 

                                              **************

 

Flashback. Dans la rue devant le campus, Dean sort du sol par une plaque dégout. Alors qu’il atteint sa voiture, il remarque que tous les pneus de l’Impala ont été crevés.

Dean : Merde ! C’est pas vrai. Il s’accroupit près d’un des pneus et trouve des billets avec un objet portant les initiales S.W. Sam !

 

                                              **************

 

Au motel, Dean entre et trouve Sam qui lit.

Dean : Tu trouves ça drôle ?
Sam
 : Ça dépend. Quoi ?
Dean
 : Tu le sais très bien. La voiture !
Sam
 : Quoi, la voiture ?
Dean
 : Tu sais très bien que ça esquinte les jantes quand les pneus sont à plats.
Sam
 : Whoa ! Eh, une minute. J’ai rien à voir avec ça, moi.
Dean
 : Ah oui ? Il sort l’objet avec ses initiales. Et, tu crois que j’ai trouvé ça où ?
Sam
 : Se levant. Eh ! Rends-moi mon pognon.
Dean
 : Oh, non, non, non. Je garde cet argent pour réparer le préjudice moral et matériel.
Sam
 : Ouais, très amusant ! Rends-moi ça tout de suite.

Sam essaie d’attraper son argent mais Dean l’en empêche.

Dean : Non.
Sam
 : Bon, cette fois-ci, il y en a marre. J’en ai par-dessus la tête.
Dean
 : Oui. Eh ben, t’es pas le seul !

Sam essaie à nouveau de récupérer son argent, mais Dean le garde hors de portée. Sam continue à essayer jusqu’à ce qu’ils tombent tous deux sur le lit, se battant pour l’argent.

Dean : Laisse-moi ! Oh, mais lâche-moi !
Sam
 : Rends-moi mon pognon !

 

                                              **************

 

Dans le présent au motel.

Bobby : Bon allez. Cette fois, ça suffit.
Dean
 : Et, tu t’es pointé une heure après.
Bobby
: Ça me surprend beaucoup de vous deux. Oui, vraiment. Sam, pour commencer, Dean n’a pas touché ton ordinateur.
Sam
 : Mais, alors, qui a… ?
Bobby
: Chut ! Et Dean, Sam n’a pas touché à ta voiture.
Sam
 : Ah ! Tu vois ?
Bobby
: Et, si vous vous étiez calmés au lieu de vous engueuler de cette façon-là, vous auriez sûrement pu le deviner.
Dean
 : Quoi ?
Bobby
: Ce qui se trouve en face de vous.
Sam
 : Euh…
Dean
 : Je te suis pas là.
Sam
 : Non, moi non plus.
Bobby
: Vous avez affaire à un embrouilleur.
Dean
 : Claquant des doigts. C’est ce que je dis.
Sam
 : Quoi ? Jamais de la vie ! T’as rien dit.
Bobby
: Et, vous étiez pourtant des indices vivants.
Sam
 : Ah bon ? Pourquoi ?
Bobby
: Ces créatures créent le chaos et l’incompréhension sans la moindre difficulté. Et, elles nous énervent les uns contre les autres au point qu’on devient incapable de raisonner correctement.
Sam
 : Mon ordinateur.
Dean
 : Les pneus.
Bobby
: Il sait que vous le traquez. Et, il joue avec vous comme il jouerait du violon.
Dean
 : Dis-nous. Qui c’est exactement ce petit malin ? Un esprit ? Un démon ? Quoi ?
Bobby
: Et ben, je dirais que c’est un demi-dieu, plutôt. Il y a Loki en Scandinavie, il y a Anansi en Afrique de l’Ouest et des douzaines d’autres. Ils sont immortels. Ils ont le don de créer des choses à partir de rien, qui sont aussi réelles que vous et moi, et les faire disparaître.
Dean
 : Comme par exemple, un esprit vengeur, un extraterrestre ou un alligator.
Bobby
: C’est leur façon de procéder en tout cas. Ces créatures s’attaquent aux plus puissants et s’amusent à les abaisser avec un sens de l’humour certain. A les humilier. Des choses comme ça.
Dean
 : Bobby, de quoi ont-elles l’air ?
Bobby
: A un tas de choses. D’humains le plus souvent.
Dean
 : Se tournant vers Sam. Et quel est l’humain qu’on connaît par ici et qui était tout le temps là ?

Sam semble confus un instant, puis réalise soudain de qui il s’agit.

 

                                              **************

 

Dans le repaire de l’embrouilleur, ce dernier regard plusieurs numéros du Weekly World News, dont des articles sur les extraterrestres, les alligators et les cannibales avec des tronçonneuses.

Embrouilleur : Oh ! Ça, c’est pas mal du tout. L’embrouilleur est en réalité le concierge de l’université. Il pose le magazine et siffle pour appeler son chien. Viens là ! Le chien court vers lui. Il est tard. T’as faim ? Allez, viens.

L’embrouilleur et le chien vont à la cuisine où toutes sortes de gâteaux et de bonbons sont.

Embrouilleur : Il manque le meilleur.

Il sourit et deux femmes très belles, une blonde et une brune, se matérialisent à partir de rien. Ils se mettent à rire tandis qu’il les nourrit. Puis, l’écran devient noir.

 

                                              **************

 

Le lendemain matin au Crawford Hall, le concierge mène les garçons à l’étage qui sont à nouveau vêtus en hommes du câble.

Embrouilleur : Excusez-moi d’afficher cet air épuisé. Je dois dire que j’ai eu une sacrée nuit. Un délire sexuel, vous imaginez même pas.
Dean
 : Oh, on imagine très bien. Ecoutez, on sera pas longs. On voudrait voir deux bureaux au troisième étage.
Embrouilleur
 : Aucun problème.
Sam
 : Oh, quel imbécile. J’ai laissé l’appareil dans la voiture. Vous n’avez qu’à continuer sans moi et je vous rejoindrai.
Dean
 : Oui.

Dean monte les escaliers avec l’embrouilleur. Pendant ce temps, Sam descend et va aux vestiaires. Il vérifie tous les casiers et trouve un numéro du Weekly World News dans un casier à propos des extraterrestres qui abusent des pom-pom-girls.

 

                                              **************

 

Les garçons sortent de Crawford Hall.

Sam : C’est pas parce qu’il lit ce magazine que c’est forcément lui.
Dean
 : C’est lui.
Sam
 : Je le lis, moi aussi.
Dean
 : Je te parie que c’est lui.
Sam
 : Ecoute. Avant d’accuser, il nous faut des preuves, c’est tout.
Dean
 : Un autre détail. Bobby a mentionné que ces trucs avaient le métabolisme d’un insecte et qu’ils adoraient les sucreries.
Sam
 : Mais, j’ai pas vu de chocolats ou de glaces. Aucune friandise.
Dean
 : Je te parie que t’as mal cherché.
Sam
 : Non, j’ai bien regardé.
Dean
 : Oh, c’est vrai J’oubliais. T’es Monsieur Parfait.
Sam
 : Quoi ? T’es encore furieux contre moi après ce que t’as fait l’embrouilleur ?

L’embrouilleur apparaît à la fenêtre, les écoutant.

Dean : Mais, arrête ! Tu me les casser bien avant l’arrivée de l’embrouilleur.
Sam
 : Très bien. Voilà, ce qu’on va faire. Tu vas rester ici pour surveiller le gardien. Et, pendant ce temps, j’irai fouiller chez lui avant que tu passes à l’action sans aucune preuve. Dean acquiesce. Attends-moi ici, c’est tout ce que je te demande. D’accord ?
Dean
 : D’accord !

Sam s’éloigne. L’embrouilleur regarde Dean, suspicieusement.

 

                                              **************

 

La nuit au Crawford Hall, Dean marche dehors et attend Sam.

Dean : Oh, j’en ai assez.

Dean se dirige vers le bâtiment et entre.

 

                                              **************

 

Dans le bâtiment, Dean descend les escaliers et allume sa lampe de poche. Il vérifie chaque étage, mais ne trouve rien. Il remonte alors. Tout à coup, il entend la musique de Barry White émanant d’une pièce. Il entre et remarque une boule de disco sur la scène, ainsi que deux belles femmes, assises sur un lit. Dean s’approche d’elles, ravi.

Brune : On se demandait ce que tu attendais, Dean.
Dean
 : Salivant. Ah ! Quel dommage que vous soyez pas réelles.
Brune
 : Crois-moi, tu vas vite sentir qu’on est réelles.
Dean
 : Ah, oui ?
Brune
 : Approche. On va te faire un massage très spécial.
Dean
 : Dieu sait que j’adore les massages, surtout à trois, ça alors oui, mais… Je pense que j’accepterais pas cette offre.
Embrouilleur
 : C’est une offre amicale, pourtant. Dean se retourne et aperçoit l’embrouilleur assis dans l’auditorium. Je sais qui vous êtes ton frère et toi. J’ai pas mal vécu, tu sais. J’ai vu des gens comme vous deux.
Dean
 : Eh bah alors, tu sais ce qui t’attend. On va essayer de t’empêcher de faire du mal aux autres.
Embrouilleur
 : Oh ! Non, pas ça ! Je ne m’en prends qu’à des ordures qui le méritent. Et, je devrais être remercié. Je vous aime beaucoup Sam et toi. Je suis sincère. Ouais, crois-moi. Allez, vas-y, fais-toi plaisir. Autant que tu voudras. Juste… le temps que je parte habiter une autre ville.

Il sort une barre chocolatée.

Dean : J’ai pas le droit de te laisser faire.
Embrouilleur
 : Je veux pas te tuer. Ça serait facile.
Dean
 : Ecoute-moi, j’ai… Je dois t’avouer que j’aime assez ton style. C’est vrai. J’apprécie l’accueil et l’offre qui m’a été faite. Il se retourne vers les filles et montre qu’il est impressionné. Surtout le coup de la danse avec les extra-terrestres.
Embrouilleur
 : Riant. Ouais ! C’est mon préféré, personnellement.
Dean
 : Oui… Je te laisserai pas t’en aller.
Embrouilleur
 : Dommage. Comme je te l’ai dit, je t’aime bien. Mais, Sam a raison. Tout seul, tu peux rien.
Dean
 : Ouais, je suis d’accord avec lui.

Les portes s’ouvrent et Sam et Bobby entrent, armés de pieux.

Embrouilleur : Cette dispute que vous avez eu devant mes fenêtres, c’était bidon ? Dean sourit. Pas mal. Dean sort son propre pieu. Mais, moi aussi, je connais des tours.

Sam se retourne tout à coup et aperçoit un homme portant une tronçonneuse juste derrière lui. Alors que Dean tente d’enfoncer le pieu dans l’embrouiller, la brune attrape son bras et le retourne, puis l’envoie dans le lit. L’homme à la tronçonneuse pousse Sam à sauter sur un panneau d’affichage pour l’éviter. L’embrouiller, toujours assis, rit du spectacle. Bobby fonce vers l’homme et ce dernier lui tronçonne son pieu. Les filles relèvent Dean et le giflent. Tandis que l’homme à la tronçonneuse attaque Bobby, Sam lui saute dessus et le fait tomber à terre. Les filles continuent à gifler Dean et l’une d’elles l’envoie sur un siège.

Embrouilleur : Applaudissant. Ah ! Bravo ! Joli travail, mesdames. Joli travail !

Sam remarque le pieu de Dean. Dean lui fait signe et Sam le lui lance.

Embrouilleur : Dean… Dean, Dean, Dean. Je regrette de devoir en arriver là.

Dean le plante avec son pieu.

Dean : Moi aussi.

Dean tourne le pieu et l’homme à la tronçonneuse disparaît ainsi que les deux jeunes femmes. Il retire le pieu du corps et laisse l’embrouilleur tomber sur un siège. Puis, l’écran devient noir.

 

                                              **************

 

Au Crawford Hall la nuit, Sam et Bobby s’approchent de Dean et du corps de l’embrouilleur.

Dean : Ça ira, vous deux ?
Sam
 : Oui. Oui, je crois.
Dean
 : On doit le reconnaitre. Il avait du style.

Les trois s’en vont, fatigués.

 

                                              **************

 

Bobby, Sam et Dean sortent du bâtiment et marchent vers la voiture.

Sam : Bobby, merci beaucoup. Sans toi, on aurait pas réussi.
Bobby
: Eh, ça va, ça va. On va vite filer d’ici avant que quelqu’un découvre le cadavre.
Sam
 : Oui. Ils atteignent la voiture. Eh, Dean, je voulais… Je voulais te dire que… j’étais… euh…
Dean
 : Sam… Moi aussi.
Bobby
: Eh, vous allez me faire pleurer. Est-ce qu’on pourrait vite dégager ?

Ils acquiescent. Sam sourit. Ils montent en voiture et s’en vont.

 

                                              **************

 

Pendant ce temps, dans l’auditorium, quelqu’un approche le cadavre de l’embrouilleur, qui disparaît dans les airs. La personne se retourne et se révèle être l’embrouilleur, vivant et mangeant un barre chocolatée. Puis, l’écran devient noir.

 

                                                 ****FIN****

 

Ecrit par brucas59.

[FADE IN: EXT. COLLEGE CAMPUS. A middle-aged man, PROFESSOR ARTHUR COX, is approaching the building. He stops when he sees a young co-ed girl by the stairs.]

PROF. COX: Excuse me, are you lost? [The girl turns to him, smiling.]

CO-ED: No. I’ve been waiting for you, Professor.

PROF. COX: Huh. Are you in one of my classes?

CO-ED: Don’t you recognize me?

PROF. COX: Well, they’re big classes. Anyway, my office hours are Tuesday and Thursday mornings.

CO-ED: Really? I was hoping I could see you now. [He looks at her, seeing that she is very pretty.]

PROF. COX: Um…well, since you asked so nicely, come on.

[CUT TO: INT. PROFESSOR COX’S OFFICE. The girl is looking at one of the professor’s works, “Modern Morality”. She turns the book over to look at his picture on the back.]

CO-ED: Such a handsome photo.

PROF. COX: [chuckling] Oh, that old thing. So, what can I do for you? How’s the Anscombe paper coming? [She grins coyly.]

CO-ED: Professor, um…I have a confession to make.

PROF. COX: Oh? What’s that?

CO-ED: I’m not really one of your students.

PROF. COX: Really? Then why are you here? [She gives him a knowing look. His grin fades.]

CO-ED: Maybe I should just go.

PROF. COX: Wait. I get it. I understand how you’re feeling, and it’s only natural. You are young and wide-eyed. And I’m somewhat of a celebrity around here. [She smiles and approaches him. He begins stroking her hair.] Don’t get me wrong, you’re a very beautiful girl. But it would be wrong of me to take advantage of you. I just respect you too much.

[They lean in to kiss each other. They continue kissing for a long time when suddenly, the girl’s face begins to change. Her skin becomes purple and mottled. The professor opens his eyes and pulls away, shocked.]

PROF. COX: Oh, my God.

CO-ED: What? Don’t you like me anymore? Don’t you want me? [The professor continues backing away from her.]

[Outside, the janitor is locking the building for the night. He begins to walk away from the school when he hears a thump behind him. He turns and sees the professor has fallen from his office window. His corpse is lying on the front steps.]

TITLE CARD

[FADE IN: MOTEL ROOM. ONE WEEK LATER. SAM is looking through a stack of books, seeming very tired. DEAN is lying on the bed, listening to music and eating a plate of greasy fries.]

SAM: Dude, you mind not eating those on my bed?

DEAN: [taking another handful] No, I don’t mind. [SAM sighs.] How’s the research going?

SAM: You know how it’s going? Slow. You know how it would go a heck of a lot faster? If I had my computer.

DEAN: Mm.

SAM: Can you turn that down, please?

DEAN: Yeah, absolutely. [He raises the volume louder.]

SAM: You know what? Maybe you should just go somewhere for a while, huh?

DEAN: [turning the music off] Hey, I’d love to. That’s a great idea. Unfortunately, my car’s all screwed to hell.

SAM: Dean, I told you, I have nothing to do with—[A knock on the door interrupts them. SAM answers it to see BOBBY.] Hey, Bobby.

BOBBY: Boys.

DEAN: Hey, Bobby. [They let him in.]

BOBBY: It’s good to see you again so soon.

SAM: Yeah, thanks for coming. Come on in.

DEAN: Thank God you’re here.

BOBBY: So…what didn’t you wanna talk to me on the phone about?

SAM: It’s this job we’re working. We weren’t sure you’d believe us.

BOBBY: Well, I can believe a lot.

SAM: Yeah, I know. It’s just, we’ve never seen anything like it.

DEAN: Not even close.

SAM: And we thought we could use some fresh eyes.

BOBBY: [shrugging] Why don’t you begin at the beginning?

SAM: Yeah. [They all take a seat.] So, it all started when we caught wind of an obit. See, a professor took a nosedive from a fourth-story window, only there’s a campus legend that the building is haunted. So, we pre-texted as reporters from the local paper.

[FLASHBACK. SAM is at a bar, talking to a frat boy, CURTIS, and his girlfriend, JEN.]

CURTIS: Yeah, we both had that professor for Ethics and Morality.

SAM: Yeah? So, why do you think he did it?

JEN: Who knows? He was tenured, wife and kids. His book was, like, a really big deal. Then again, who’s to say it was suicide?

CURTIS: Jen, come on.

SAM: Well, what else could it be?

JEN: Well, you know about Crawford Hall.

SAM: No. I don’t, actually.

CURTIS: It’s a bunch of crap. It’s a total urban legend.

JEN: Yeah, well, Heather’s mom went to school here, and she knew the girl.

SAM: Wait, what girl?

JEN: Like, thirty years ago, this girl was having an affair with some professor. He broke it off. She jumped out the window and killed herself.

SAM: You know her name?

JEN: No. But they say she jumped from Room 669. Get it? You turn the nine upside down…[SAM nods.] So, now she haunts the building. And anyone who sees her –- they don’t live to tell the tale.

CURTIS: Well, if no one lives to tell the tale, then how does the tale get told?

JEN: Curtis! Shut up!

SAM: You know what, thanks a lot, guys. Excuse me.

[He leaves to find DEAN, taking shots at the bar.]

SAM: Dean, what are you drinking? [DEAN burps, looking dizzy.]

DEAN: I don’t know, man. I think they’re called purple nurples. [laughs]

SAM: Listen, I think maybe we should go check out the professor’s office.

DEAN: Oh, no, no. I can’t right now, because I’ve got a feisty little wildcat on the hook, and I’m about to reel her in. I’ll introduce you.

SAM: Dean.

DEAN: [to the girl] Starla! Starla, hey. [The girl, a blonde in fishnets and heels, turns around, taking a shot.] This is my shuttle co-pilot, Major Tom. Major Tom, Starla.

STARLA: [tipsy] Mm, enchanté. [She puts her arm around DEAN, giggling.]

SAM: Hi. [STARLA suddenly covers her mouth, looking like she’s about to vomit.]

STARLA: Sorry. Just trying to keep my liquor down.

DEAN: [laughing] Yeah, good job. [to Sam] Hey, good news. She’s got a sister. [grins]

[CUT TO: MOTEL ROOM. PRESENT TIME.]

DEAN: Whoa, whoa, whoa. Hold on a minute.

SAM: What?

DEAN: Come on, dude, that’s not how it happened.

SAM: No? So, you never drank a purple nurple?

DEAN: Yeah, maybe that. But I don’t say things like “feisty little wildcat". And her name wasn’t Starla.

SAM: Then what was it?

DEAN: I don’t know. But she was a classy chick. She was a grad student -- Anthropology and Folklore. We were talking about local ghost stories.

[FLASHBACK –- DEAN’S VERSION. At the bar, DEAN is with a much more sophisticated girl, in an elegant black dress. They raise their shot glasses.]

GIRL: Here’s to…

DEAN: Here’s to us. [They drink.]

GIRL: My God, you are attractive.

DEAN: Thanks. But no time for that now. You need to tell me about this urban legend. Please…lives are at stake.

GIRL: I’m sorry, I just…I can’t even concentrate. It’s like staring…into the sun. [He leans down to kiss her passionately. While they are kissing, SAM approaches, looking thoroughly annoyed.]

SAM: Dean, what do you think you’re doing?!

DEAN: Sam, please. If you wouldn’t mind just giving me five minutes here.

SAM: Dean, this is a very serious investigation. We don’t have time for any of your blah blah blah blah. Blah blah blah blah! Blah blah blah blah blah! Blah blah blah blah blah! [DEAN and the girl resume kissing.] Blah blah blah!

[CUT TO: MOTEL ROOM. PRESENT TIME.]

SAM: Right. And that’s how it really happened. [DEAN shrugs.] I don’t sound like that, Dean!

DEAN: That’s what you sound like to me.

BOBBY: Okay, what’s going on with you two?

SAM: Nothing, it’s nothing.

BOBBY: Come on. You’re bickering like an old married couple.

DEAN: No, see, married couples can get divorced. Me and him? We’re like Siamese twins.

SAM: It’s conjoined twins.

DEAN: See what I mean?

SAM: [to Bobby] Look, we’ve just been on the road for too long, tight quarters, all that. Don’t worry about it.

BOBBY: Okay.

SAM: So, anyway. We figured it might be a haunting, so we went to check out the scene of the crime.

[CUT TO: PROFESSOR COX’S OFFICE. The janitor lets the boys in, posing as DSL installers.]

SAM: So, how long you been working here?

JANITOR: I’ve been mopping this floor for six years. [turning on the lights] There you go, guys. [SAM takes out his EMF meter.] What the heck’s that for?

SAM: Just finding wires in the walls.

JANITOR: Huh. Well, not sure why you’re wiring up this office. Not gonna do the professor much good.

DEAN: Why’s that?

JANITOR: He’s dead.

DEAN: Oh, what happened?

JANITOR: He went out that window, right there.

SAM: Yeah?

JANITOR: Mm-hmm.

SAM: Were you working that night?

JANITOR: I’m the one who found him. [DEAN begins eating candies from a jar in the office.]

SAM: You see it happen?

JANITOR: Nope. I just saw him come up here and, uh...

SAM: What?

JANITOR: He wasn’t alone. [DEAN joins them. His cheeks are stuffed abnormally large with candies.]

DEAN: [mouth full] Who was he with?

[The scene freezes.]

DEAN: [VO] Come on! I ate one, maybe two.

SAM: [VO] Just let me tell it, okay?

[The scene unfreezes.]

JANITOR: He was with a young lady. I told the cops about it, but I guess they never found her.

SAM: You saw this girl go in, huh? But did you ever see her come out?

JANITOR: Now that you mention it, no.

SAM: You ever see her before, or around?

JANITOR: Not her.

DEAN: [still eating] What do you mean?

JANITOR: I don’t mean to cast aspersions on a dead guy, but, uh…Mister Morality here? He brought a lot of girls up here. Got more ass than a toilet seat. [DEAN, face stuffed, laughs.]

SAM: One more thing. This building –- it only has four stories, right?

JANITOR: Yeah.

SAM: So, there wouldn’t be a Room 669?

JANITOR: Of course not. Why do you ask?

SAM: Just curious. Thanks.

JANITOR: Sure. [DEAN continues to look around, with his cheeks positively full to bursting.]

[CUT TO: MOTEL ROOM. FLASHBACK CONTINUED. The boys enter.]

SAM: Well, no traces of EMF, that’s for sure.

DEAN: Yeah, and that Room 669 is a load of crap.

SAM: So, what do you think? Professor’s just a jumper? The legend’s just a legend?

DEAN: I don’t know. I mean, the girl the janitor described –- that’s pretty weird.

SAM: Yeah.

DEAN: We ought to check out the history of the building. See if any co-ed ganked herself there.

SAM: Yeah, you’re right. [He opens his laptop, looking frustrated.] Dude, were you on my computer?

DEAN: No.

SAM: Oh, really? ‘Cause it’s frozen now, on…bustyasianbeauties.com? [DEAN’S expression turns guilty, and he walks away.] Dean! Would you just –- don’t touch my stuff anymore, okay?

DEAN: Why don’t you control your OCD?

[CUT TO: MOTEL ROOM. PRESENT TIME.]

BOBBY: But did you dig up anything about the building? Or on the suicidal co-ed?

SAM: No. The history’s clean.

BOBBY: Then it’s not a haunting.

DEAN: Maybe not. To tell you the truth, we’re not really sure.

BOBBY: What do you mean, you’re not sure?

SAM: Well…it’s weird.

BOBBY: What’s weird?

DEAN: This next part –- we didn’t see it happen ourselves, exactly, but…it’s pretty friggin’ weird. Even for us.

[FLASHBACK –- EXT. COLLEGE CAMPUS. The frat boy, CURTIS, is walking to the building when he hears a noise behind him. He stops walking and looks up. Suddenly, a brilliant white beam of light appears from the sky. The light traps a screaming CURTIS and sucks him up into the sky.]

[CUT TO: MOTEL ROOM. PRESENT TIME.]

BOBBY: Aliens?

SAM: Yeah.

BOBBY: Aliens?

DEAN: Yeah.

BOBBY: Look, even if they are real, they’re sure as hell not coming to Earth and swiping people.

DEAN: Hey, believe me, we know.

BOBBY: My whole life, I’ve never found evidence of an honest-to-God abduction. It’s all just cranks and pranks.

SAM: Yeah, that’s what we thought. But we figured we’d at least talk to the guy.

[FLASHBACK –- BAR. SAM and DEAN are sitting at a table with CURTIS, who is taking shots. He seems very distressed.]

DEAN: You’ve gotta give those purple nurples a shot. [He chuckles. CURTIS glares at him, unamused.]

SAM: So, what happened, Curtis?

CURTIS: You won’t believe me, nobody does.

SAM: Give us a chance.

CURTIS: I do not want this in the papers.

DEAN: Off the record, then.

CURTIS: [after a long pause] I, uh…I blacked out and…I lost time, and when I woke up…I don’t know where I was.

[There is a quick shot of CURTIS lying on an exam table. A white alien with black eyes is looking down at him.]

SAM: Then what?

CURTIS: They did tests on me, and um…[he takes a shot] –- they, uh…they probed me. [DEAN and SAM try not to laugh.]

DEAN: They probed you?

CURTIS: Yeah. They probed me. Again and again and again and –- [takes a shot] –- and again and again and again and then one more time.

DEAN: [deadpan] Yikes.

CURTIS: And that’s not even the worst of it.

DEAN: How could it get any worse? Some alien made you his bitch! [CURTIS glares again.]

CURTIS: They…they made me…slow dance!

[There is a quick shot of the alien slow-dancing with CURTIS to “Lady in Red”. The alien wraps its arms around CURTIS’ waist. He looks incredibly uncomfortable.]

[CUT TO: MOTEL ROOM. PRESENT TIME.]

BOBBY: You guys are exaggerating again, huh?

DEAN and SAM: No.

BOBBY: Then this frat boy’s just nuts.

DEAN: We’re not so sure.

[FLASHBACK –- EXT. COLLEGE CAMPUS. DEAN and SAM are looking at a large crater in the ground.]

SAM: I’m telling you, Dean. This was made by some kind of jet engine.

DEAN: You mean some saucer-shaped jet engine?

SAM: Well, what else could it be?

DEAN: What the hell?

SAM: I don’t know.

DEAN: No, seriously, dude, what the hell?

SAM: I don’t know! I mean, first the haunting, now this? The timing alone –- there’s gotta be some kind of connection here.

DEAN: You mean, between the angry spirit and the sexed-up E.T.? What could the connection possibly be?

[The scene freezes.]

DEAN: [VO] What could we do? So, we just kept on digging.

[The scene unfreezes. The boys are now talking to one of the college students.]

SAM: So, you and this guy, Curtis –- you were in the same house?

STUDENT: Yeah.

DEAN: You heard of what happened to him, right?

STUDENT: Yeah, he said there was aliens, but, you know –- whatever.

SAM: Look, man…I know this all has to be so hard.

STUDENT: Not so much.

SAM: [emotional] But I want you to know…I’m here for you. You brave little soldier! [pouts] I acknowledge your pain. Come here. [He engulfs the boy in a tight hug.] You’re too precious for this world!

[CUT TO: MOTEL ROOM. PRESENT TIME.]

SAM: I never said that!

DEAN: You’re always saying pansy stuff like that!

[CUT TO: FLASHBACK. The student pats SAM on the back.]

STUDENT: Well, um…thanks. Thanks for the hug. But I’m okay, really. [SAM pats him on the shoulder several times.] To tell you the truth, whatever happened to Curtis, he had it coming.

DEAN: Why’s that?

STUDENT: He’s our pledge master. He put us through hell this semester and got off on it. So, now he knows how we feel.

DEAN: Hm. [to Sam] It’s okay. [He pats SAM on the shoulder while SAM pouts.]

[CUT TO: MOTEL ROOM. FLASHBACK CONTINUED. The boys enter.]

DEAN: This still doesn’t make a lick of sense. But hey, at least there’s one connection.

SAM: Between what?

DEAN: The victims. The professor and the frat guy –- they’re both dicks.

SAM: That’s a connection?

DEAN: You got anything better to go on, I’d love to hear it.

SAM: [looking through his bag] Where’s my laptop?

DEAN: I don’t know. [SAM continues looking.] I mean, think about it. A philandering professor gets a dead girl, a pledge master gets hazed—

SAM: I left it in here.

DEAN: Well, you obviously didn’t. [changing subject] I mean, these punishments –- they’re almost poetic. Actually, it’d be more like a limerick, but still—

SAM: Okay. Hilarious. Where’d you hide it?

DEAN: What, your computer?

SAM: Yeah. Where’d you hide it?

DEAN: Why would I take your computer?

SAM: Because no one else could have, Dean. We keep the door locked, we never let any maids in.

DEAN: [smirking] Looks like you lost it, Poindexter.

SAM: Dude, you know something? I’ve put up with a lot from you.

DEAN: What are you talking about? I’m a joy to be around.

SAM: Yeah? Your dirty socks in the sink? Your food in the fridge?

DEAN: What’s wrong with my food?

SAM: It’s not food anymore, Dean! It’s Darwinism!

DEAN: I like it.

SAM: And you know what, all I ask from you, the one thing is that you don’t mess with my stuff.

DEAN: You done?

SAM: You know, how would you feel if I screwed with the Impala?

DEAN: It’d be the last thing you ever did.

[CUT TO: MOTEL ROOM. PRESENT TIME.]

BOBBY: Did you take his computer?

DEAN: It serves him right, but no.

SAM: Well, I didn’t lose it. ‘Cause I don’t lose things.

DEAN: Oh, that’s right. Yeah, ‘cause he’s Mister Perfect.

BOBBY: Okay, okay. Why don’t you just tell me what happened next?

DEAN: There was one more victim.

SAM: Right. Now, we didn’t see this one ourselves, either. We kind of put it together from the evidence. But this guy –- he was a research scientist. Animal testing.

DEAN: Yeah, you know, a dick. Which fits the pattern.

[FLASHBACK –- EXT. COLLEGE CAMPUS. The research scientist is leaving the building. He stops walking when he sees a shiny watch glinting at him from the sewer. He gets on the ground and sticks his hand through the grate, trying to grab the watch. Suddenly, a creature dwelling in the sewer grabs the man’s hand, attacking him.]

[CUT TO: INT. MORGUE. FLASHBACK CONTINUED.]

DEAN: [VO] The cops didn’t release a cause of death because they had no clue what the cause was.

SAM: [VO] So, we checked it out ourselves.

[The boys sneak in through the window and open the drawer containing the scientist’s corpse.]

DEAN: Well, this ought to be quick. [They take off the cover and reveal several limbs, all of which have been severed from the man’s body.] Okay, that is just nasty.

SAM: Yeah. Mutilated –- looks to me like something was hungry.

DEAN: They identify him yet?

SAM: Yeah, a research scientist at the college. Guess where his office was, by the way.

DEAN: Hm?

SAM: Crawford Hall, same as the professor.

DEAN: That’s right where the frat boy had his close encounter.

SAM: [examining the limbs] Yeah. Hey, grab me that thing, would you? [He points to a microscope, which DEAN wheels over to him.] Thanks. [He looks at the limbs and finds something.]

DEAN: What is it?

SAM: It looks like a…a belly scale?

DEAN: A belly scale? From what?

SAM: Uh…an alligator?

DEAN: An alligator in the sewer? Come on.

SAM: What? Dean, it’s a classic urban legend. A kid flushes a baby gator down the toilet, and it grows huge in the tunnels.

DEAN: Yeah, but no one’s really ever found one. They’re not real.

SAM: Well, neither is alien abduction. But something jumped on this guy.

DEAN: This couldn’t get any weirder.

SAM: Yeah, maybe we should get some help. I’ll call Bobby. Maybe he’s run into something like this before.

DEAN: Oh, I’m sure he has. It’s just your typical haunted campus, alien abduction, alligator-in-the-sewer gig. Yeah, it’s simple.

[CUT TO: MOTEL ROOM. PRESENT TIME.]

SAM: We decided to search the sewer anyway. So, we split up, each taking one end of campus.

BOBBY: Did you find anything?

DEAN: Yeah, I found something. Just not in the sewer.

[FLASHBACK –- STREET OUTSIDE CAMPUS. DEAN exits the ground through a manhole and covers it. When he reaches the car, he sees that all of the Impala’s tires have been flattened.]

DEAN: Son of a bitch! [He bends down near one of the tires and finds a money clip, engraved with the initials S.W.] Sam!

[CUT TO: MOTEL ROOM. FLASHBACK CONTINUED. DEAN enters to find SAM reading.]

DEAN: You think this is funny?

SAM: Depends. What?

DEAN: The car!

SAM: What about the car?

DEAN: You can’t let the air out of the tires, you idiot! You’re gonna bend the rims!

SAM: Whoa, wait a minute. I didn’t go near your car.

DEAN: Oh, yeah? [taking out the money clip] Huh. Then how’d I find this?

SAM: [standing] Hey, give me back my money.

DEAN: Oh, no. Consider it reparations for emotional trauma.

SAM: Yeah, very funny. Now give it back. [He tries to grab it, but DEAN swipes it away.]

DEAN: No.

SAM: Dean, I have had it up to here with you.

DEAN: Yeah, right back at ya.

[SAM tries again to grab the money, but DEAN keeps it out of reach. SAM keeps grabbing until they both fall onto the bed, wrestling for the money.]

DEAN: Get off me!

SAM: Give it back!

[CUT TO: MOTEL ROOM. PRESENT TIME.]

BOBBY: Okay, I’ve heard enough.

DEAN: Anyway, you showed up about an hour after that.

BOBBY: I’m surprised at you two. I really am. Sam, first off –- Dean did not steal your computer.

SAM: But I—

BOBBY: Shh! And Dean, Sam did not touch your car.

SAM: Yeah!

BOBBY: And if you two bothered to pull your heads out of your asses, it all would’ve been pretty clear.

DEAN: What?

BOBBY: What you’re dealing with.

SAM: Uh…

DEAN: I’ve got nothing.

SAM: Me neither.

BOBBY: You’ve got a Trickster on your hands.

DEAN: [snapping his fingers] That’s what I thought.

SAM: What? No, you didn’t!

BOBBY: But I’ve gotta tell you –- you guys were the biggest clue.

SAM: What do you mean?

BOBBY: These things create chaos and mischief as easy as breathing. And it’s got you so turned around and at each other’s throats, you can’t even think straight.

SAM: The laptop.

DEAN: The tires.

BOBBY: It knows you’re onto him. And it’s been playing you like fiddles.

DEAN: So, what is it? A spirit? Demon? What?

BOBBY: Well, more like demigods, really. There’s Loki in Scandinavia, there’s Anansi in West Africa –- dozens of them. They’re immortal, and they can create things out of thin air. Things as real as you and me. Make them vanish just as quick.

DEAN: You mean, like an angry spirit or an alien or an alligator?

BOBBY: The victims fit the M.O., too. Tricksters target the high and the mighty –- knock ‘em down a peg, usually with a sense of humor. Deadly pranks, things like that.

DEAN: Bobby, what do these things look like?

BOBBY: Lots of things. But human, mostly.

DEAN: [turning to Sam] And what human do we know who’s been at ground zero this whole time? [SAM looks confused for a minute, but his expression suddenly turns to realization.]

[CUT TO: TRICKSTER’S LAIR. The Trickster is looking at several issues of Weekly World News, with articles written about aliens, alligators, and cannibals wielding chainsaws.]

TRICKSTER: Ooh, that’s a good one. [The camera pans to reveal that the Trickster is the janitor from the college. He puts down the magazine and whistles to his dog.] Come here! [The dog runs to him.] Could you eat? I could eat. Come on.

[The TRICKSTER and the dog go to the kitchen, where all kinds of cakes and candies sit on the table.]

TRICKSTER: Something’s missing. [He smirks, and two beautiful women, a blonde and a brunette, materialize out of thin air. They laugh while he feeds them.]

[CUT TO: INT. CRAWFORD HALL. NEXT MORNING. The Trickster, back in his janitor outfit, is leading the boys upstairs, again dressed as DSL cable men.]

TRICKSTER: Sorry I’m dragging a little ass today, boys. Had quite the night last night. [beat] Lots of sex, if you catch my drift.

DEAN: Yeah, hard not to. Listen, we won’t be long. We just need to check a couple of offices up on three.

TRICKSTER: No problem.

SAM: Oh, damn. I forgot something in the truck. You know what, I’ll catch up with you guys.

DEAN: Okay.

[He goes upstairs with the Trickster. SAM, meanwhile, returns downstairs and heads to the locker room, checking all the lockers. He finally finds an issue of Weekly World News inside a locker, with the headline reading, “Aliens Abduct Cheerleaders!”]

[CUT TO: EXT. CRAWFORD HALL. The boys are leaving.]

SAM: Just because he reads the Weekly World News doesn’t mean he’s our guy. I mean, you read it, too.

DEAN: I’m telling you, it’s him.

SAM: Look, I just think we need some hard proof, that’s all.

DEAN: Okay, another thing Bobby mentioned was that these suckers have a metabolism like an insect, a real sweet tooth.

SAM: Well, I didn’t find any candy bars or sugar. Not even Equal.

DEAN: Yeah, it’s probably ‘cause you missed something.

SAM: I don’t miss things.

DEAN: Oh, right, ‘cause you’re Mister Perfect.

SAM: What? Are you really still pissed at me because of what the Trickster did? [The Trickster appears at the school window, overhearing them.]

DEAN: Oh, come on, man. You’ve been a tight-ass long before that Trickster showed up.

SAM: Look, just stay here, keep an eye on the janitor. I’ll go to his place, see if I can find any actual evidence before you go barging in and staking the man. [DEAN shrugs.] Just wait till I get back, okay?

DEAN: Mm.

SAM: Okay?

DEAN: Okay! [SAM leaves. The Trickster eyes DEAN suspiciously.]

[CUT TO: CRAWFORD HALL. NIGHT. DEAN is walking around outside, waiting for SAM.]

DEAN: Oh, screw this.

[He goes inside the building and searches the stairwells, finding nothing. On his way back upstairs, he suddenly hears the music of Barry White coming from another room. He enters one of the lecture halls, where “Can’t Get Enough of Your Love, Babe” is blasting. On the stage, under a disco ball, the Trickster's two beautiful women are sitting on a bed. DEAN walks towards them, pleased.]

BRUNETTE: We’ve been waiting for you, Dean.

DEAN: [salivating] You guys aren’t real.

BRUNETTE: Trust me, sugar, it’s gonna feel real. [DEAN lets out an excited sound.]

BLONDE: Come on. Let us give you a massage.

DEAN: You know, I’m a sucker for a happy ending. Really, I am. But…I’m gonna have to pass.

TRICKSTER: They’re a peace offering. [DEAN turns to see the Trickster sitting in the audience.] I know what you and your brother do. I’ve been around awhile. I’ve run into your kind before.

DEAN: Well, then you know that I can’t let you just keep hurting people.

TRICKSTER: Come on! Those people got what was coming to them. Hoisted on their own petards. But you and Sam? I like you. I do. So, treat yourself, as long as you want. Just long enough for me to move onto the next town. [He takes out a candy bar.]

DEAN: Yeah, I don’t think I can let you do that.

TRICKSTER: I don’t wanna hurt you. And you know that I can.

DEAN: Look, man, I gotta tell you. I dig your style. I do. [He gestures to the girls, looking impressed.] And the slow-dancing alien?

TRICKSTER: [laughing] One of my personal favorites.

DEAN: But, uh…I can’t let you go.

TRICKSTER: Too bad. Like I said, I liked you. But Sam was right. You shouldn’t have come alone.

DEAN: Well, I’ll agree with you there.

[The doors to the lecture hall open, and BOBBY and SAM enter, armed with stakes.]

TRICKSTER: That fight you guys had outside –- that was a trick? [DEAN shrugs, smirking.] Hm…not bad. [DEAN takes out his own stake.] But you wanna see a real trick?

[SAM suddenly turns to see a man wielding a chainsaw standing behind him. He barely dodges the man’s chainsaw. The brunette grabs DEAN’S arm and twists the stake out of his hand, throwing him into the bed. The chainsaw man cuts through BOBBY’S stake, making it useless. The girls continue to fight with DEAN, throwing him into one of the audience seats.]

TRICKSTER: Nice toss, ladies! Nice show!

[SAM notices DEAN’S stake on the floor. DEAN nods, and SAM throws it to him.]

TRICKSTER: Dean…Dean, Dean, Dean. I did not wanna have to do this. [DEAN stabs him with the stake.]

DEAN: Me neither.

[He twists the stake, and the chainsaw man disappears, along with the beautiful women. He pulls the stake out, letting the Trickster’s body fall into a seat. BOBBY and SAM approach.]

DEAN: You guys okay? [BOBBY nods.]

SAM: Yeah. I guess.

DEAN: Well, I’ve gotta say –- he had style. [He walks away, groaning. The three men exit the building, walking to the Impala.]

SAM: Bobby, thanks a lot, we really couldn’t—

BOBBY: Hey, save it. Let’s just get the hell out of Dodge before somebody finds that body.

SAM: Yeah. [They reach the car.] Look, Dean, um…I just wanna say that I’m…um…

DEAN: Hey. Me, too.

BOBBY: You guys are breaking my heart. Could we please just leave? [They nod, getting in the car and driving away.]

[Meanwhile, inside the lecture hall, somebody approaches the Trickster’s corpse, and it vanishes into thin air. The camera pans to reveal the real Trickster, very much alive, eating a candy bar. The screen goes black.]


 
END OF EPISODE

 

Ecrit par Alexx12.

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128 au départ. Seule une personnalité gagnera. A vous de choisir "Quelle personnalité inviter ?" sur le quartier The L Word...

choup37, Hier à 23:11

Nouveaux designs sur Kaamelott, Merlin, Doctor Who

grims, Aujourd'hui à 08:57

Nouvelle série de photos du mois sur le quartier Sons of Anarchy ! venez départager les tenues de Maggie Siff !

choup37, Aujourd'hui à 10:04

Calendrier, pdm, jeux, nouveau sondage sur Doctor Who! Quel écrivain(e) aimeriez-vous rencontrer?

Viens chatter !

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