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#207 : La Main de la Justice


Réalisé par: Mike Rohl
Ecrit par: Cathryn Humphris


Alors que Sam et Dean font des recherches sur le meurtre d'un juge et de sa femme qui déclarent avoir vu un fantôme quelques temps avant de mourrir, des policiers locaux reconnaissent Dean et arrêtent les 2 frères avant qu'ils puissent arrêter le démon.
Mais lorsque le démon commence à s'en prendre à une des femmes-flics chargée de l'enquète, elle se demande si l'histoire des frères n'est pas vraie et si elle ne serait pas la prochaine à mourir.

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Titre VO
The Usual Suspects

Titre VF
La Main de la Justice

Première diffusion
09.11.2006

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Baltimore, Maryland, dans un poste de police. Un inspecteur de police parle au téléphone avec quelqu’un lorsqu’il reçoit un fax. Il raccroche précipitamment.

 

Une unité de police arrive à un motel, prêt à intervenir.

 

Une personne est menottée dans une salle d’interrogatoire du poste de police. L’inspecteur entre dans la pièce, et il fait la liste des délits qu’à commis la personne assise en face de lui : arnaque de carte bleue, introduction par effraction, profanation de tombe, et meurtre. Il dit ensuite qu’il a reçu un fax de St Louis, où il a été suspecté d’avoir torturé et agressé une jeune femme. Mais que personne ne pouvait rien trouver car il était censé être mort là-bas. Puis le policier se lève et on voit enfin le visage de l’autre personne. C’est Dean.

 

Dans un même temps, on voit l’unité de police se rapprocher de la chambre. Ils défonces la porte, et arrête l’homme à l’intérieur. C’est Sam.

 

Sam est dans une salle d’interrogation. L’officier Diana Ballard lui apporte un café, alors Sam lui dit qu’il est tombé avec le gentil policier, et il lui demande où est le méchant policier. Diana répond qu’il est avec son frère, car il est suspecté de meurtre, quand à Sam, ils ne savent pas encore. Elle semble en savoir beaucoup sur lui, notamment qu’il était étudiant en droit, qu’il a souvent déménagé étant petit, que le décès de son frère Dean a été un peu exagéré, et qu’il y a un peu plus d’un an, il y a eu un incendie dans son appartement, et que sa petite amie Jessica est morte cette nuit là. Puis elle lui dit qu’ils ont déjà de quoi accuser son frère, car il a été retrouvé les mains pleines de sang sur le lieu du crime de Giles. Elle lui demande de coopérer avec la police pour qu’il ne soit pas poursuivi à son tour. Après un moment d’hésitation, il lui raconte que Anthony Giles et son père étaient de vieux amis, donc ils sont arrivés en ville dès qu’ils ont appris sa mort. On voit ensuite ce qu’ont vraiment fait les deux frères pendant que Sam raconte son histoire à l’agent Ballard.

 

Sam et Dean sont assis à la terrasse d’un café. Dean lit l’article sur la mort de Anthony Giles dans un journal. L’homme a été retrouvé la gorge tranchée dans son bureau, et la police n’a trouvé aucune empreinte, ni aucun autre indice, et les caméras vidéo n’ont enregistré aucun suspect. Dean pense qu’il s’agit d’un tueur invisible.

 

Sam dit à Diana que Dean ne pouvait pas tuer Anthony Giles, puisqu’ils étaient ensemble en ville à ce moment là. Elle lui demande de continuer son histoire. Il lui dit qu’ils sont allés voir Karen Giles, pour voir comment elle allait.

 

Chez Karen, Dean et Sam se font passer pour des gens de la compagnie d’assurance. Ils lui posent quelques questions. Elle leur dit que la nuit où son mari est mort, il disait avoir des problèmes d’ordinateurs, c’est pour ça qu’il est resté tard au travail. Dean lui demande si Anthony avait un comportement étrange avant de mourir, ou s’il avait des visions, ce genre de chose. Elle se souvient qu’il disait avoir vu une femme au pied de son lit en plein milieu de la nuit. Karen commence à devenir suspicieuse envers les deux garçons.

 

Sam termine son histoire en disant qu’il a serré Karen (comme s’ils étaient vraiment de vieux amis) et qu’ils sont partis. Il ne semble pas donner la même version de l’histoire à Diana que ce que l’on voit. L’agent Ballard ne croit pas trop à ce qu’il raconte, et elle lui dit qu’ils ont un témoin ayant vu deux hommes correspondant à la description des deux frères entrant par effraction dans le bureau de Giles. Sam lui ment une nouvelle fois et lui dit que Karen les a appelée une peu plus tard car elle voulait récupérer quelques affaires de Tony restées à son  travail. Il ajoute qu’elle leur avait donné les clés.

 

On voit alors ce qui s’est vraiment passé. Dean force la serrure du bureau de Giles, et les deux Winchester commencent à fouiller un peu partout. Ils trouvent une feuille sur laquelle est écrit « Dana Shulps » à la suite sur toute la page. Ils passent quelques temps à chercher d’autres choses d’étranges ou d’inhabituelles qui pourraient leur être utile, mais ils ne trouvent rien d’autre. Sam est entrain de chercher le mot de passe du l’ordinateur de Giles, et Dean commence à s’impatienter. Il s’assoit dans un fauteuil et commence à faire du bruit avec sa bouche, ce qui agace Sam. Dean décide de retourner voir Karen, pour voir si elle ne connaît pas de Dana Shulps.

 

Sam raconte à Diana que son frère est parti pendant qu’il retournait au motel, puis il lui demande comment ils ont su qu’il était là-bas quand ils l’ont arrêté, et Diana répond qu’ils ont trouvé une boite d’allumette du motel sur son frère. L’agent Ballard commence à s’énerver contre lui car elle ne croit pas un mot de son histoire. Elle lui dit qu’ils se sont séparés à ce moment pour que Dean puisse aller tuer Karen, et Sam soutient que son frère n’a tué personne. Mais ce qu’il ignore c’est que Karen a appelé la police ce soir là, car elle était terrifiée.

 

Karen est dans son salon, assise sur son divan. Elle regarde la télévision, quand elle a l’impression qu’il y a quelqu’un d’autre dans la maison. C’est là qu’elle voit une femme debout de l’autre coté de la pièce. Elle crie et se retourne pour allumer la lumière. La seconde d’après, il n’y a plus personne. Karen monte à l’étage, dans sa chambre, et elle appelle la police. L’imprimante derrière elle se met en route, et une feuille remplie du nom de Dana Shulps en sort. Elle va dans son placard prendre une lampe de poche, et quand elle se retourne elle voit la femme debout devant elle. Elle crie.

 

Dean arrive chez Karen, mais personne ne répond à la porte. Il force la serrure et entre. La maison semble vide, et l’électricité ne fonctionne plus. Il monte à l’étage, et découvre le corps de Karen, la gorge coupée comme son mari. Puis il voit la feuille sortie de l’imprimante. Il se penche vers le corps et remarque que les poignés de Karen sont couverts de bleu. La police entrent à ce moment dans la chambre, et Dean se fait arrêter.

 

Dean est toujours en salle de détention. L’inspecteur Peter Sheridan, qui s’occupe de son affaire, le regarde à travers la vitre de la pièce. Diana Ballard vient le voir et lui demande s’il avance avec Dean, mais il répond que non. Diana lui fait remarquer que les histoires de Sam et Dean se ressemblent en tous points. Sheridan lui dit que les deux jeunes hommes sont doués, mais elle lui rappelle que si aucun des deux ne parlent, ils n’auront rien de solide contre eux. Ils partent dans le couloir du commissariat, et Peter insiste sur le fait qu’il croit Dean coupable, notamment à cause de l’histoire de St Louis. Il regarde autour de lui mais il n’y a personne d’autre, et il en profite pour embrasser Diana. Puis elle s’en va.

 

Dans la salle de détention, Dean réfléchit à ce que pourrait signifier Dana Shulps.

 

Dans l’autre pièce, Sam fait la même chose. Il prend une feuille et commence à écrire des anagrammes possibles avec le nom de Dana Shulps.

 

Un homme du nom de Jeff Crouse vient voir Dean. Il lui dit qu’il est son avocat. Dean lui demande s’il peut lui emprunter un crayon et du papier. L’avocat lui sort son baratin habiuel, mais Dean l’écoute à peine. Il écrit des anagrammes possibles de Dana Shulps, et il demande à l’autre homme s’il reconnaît certains de ses noms. Jeff Crouse lui dit que SUP ne lui semble pas familier mais Ashland est une rue pas très loin d’ici. Dean écrit un mot pour son frère, et il demande à son avocat de le donner à Sam.

 

A son bureau, Diana est entrain de taper son rapport à l’ordinateur, quand le nom de Dan Shulps commence à s’écrire tout seul sans s’arrêter. Elle regarde tout autour d’elle, mais personne d’autre ne semble rien remarquer. Puis tout s’arrête d’un coup.

 

Sam lit le mot de Dean. Puis l’avocat lui dit qu’il aimerait qu’ils discutent de son cas un petit peu. Il lui pose quelques questions, mais l’agent Ballard arrive à ce moment et elle dit à Jeff Crouse qu’ils ont besoin de lui au sujet de Dean.

 

Des hommes sont entrain de préparer une caméra vidéo dans la salle où se trouve Dean. Il a décidé d’avouer. Son avocat essaye de l’en empêcher, mais Dean ne l’écoute pas. Peter Sheridan est là aussi. Dean regarde la caméra, et commence son discours. Il dit qu’il s’appelle Dean Winchester, qu’il est du signe Poisson, qu’il aime les couchers de soleil et les longues balades sur la plage, mais qu’il n’a tué personne. Il ajoute qu’il sait qui l’a fait, ou plutôt quoi, mais qu’il n’en est pas encore sûr car leur enquête a été interrompue. On voit que Sheridan commence à perdre patience. Il dit à la caméra que leur théorie serait un esprit vengeur, et que Anthony Giles l’aurait vu avant de mourir. Il leur dit aussi que cet esprit cherche à leur dire quelque chose, et qu’il laisse des mots derrière lui. Il leur montre alors la feuille où il a écrit les anagrammes de Dana Shulps. A ce moment, Diana Ballard le regarde bizarrement. Puis Dean finit en disant qu’il parie tout ce qu’ils veulent sur le fait que tout a commencé à Ashland, un grand sourire aux lèvres. Peter Sheridan s’énerve contre lui, et il lui rappelle qu’il a torturé des jeunes femmes à St Louis. Dean se retourne alors vers la caméra et dit que ce n’était pas lui non plus à St Louis, mais un voleur d’apparence. S’en est trop pour Sheridan qui attrape Dean par le col et le plaque contre le mur. Diana intervient et Peter le lâche avant de partir.

 

Peter et Diana vont voir Sam, mais quand ils arrivent dans la pièce où ils le retenaient, ils ne trouvent personne, et la fenêtre est ouverte.

 

Diana va aux toilettes du commissariat. La lumière marche mal. Elle se place devant l’un des lavabos, et l’eau commence à couler toute seule. De la vapeur monte des lavabos, et forme de la buée sur les vitres. Les mots Dana Shulps se dessinent alors comme par magie, et Diana les efface avec sa main, révélant l’esprit d’une jeune femme derrière elle, la même qui se trouvait chez Karen le soir de son meurtre. Elle s’avance vers Diana, qui reste pétrifiée.

 

Diana retourne voir Dean. Elle lui demande de lui parler plus en détail de ce qu’il sait sur les esprits et toutes les choses qu’il disait devant la caméra. A la place, Dean lui donne le nom du livre. Elle insiste et lui demande pourquoi un esprit reviendrait et s’il serait capable de tuer des gens. A ce moment, Dean remarque des bleus sur les poignées de Diana. Il comprend qu’elle a vu l’esprit, car il y avait les mêmes marques sur les poignées de Karen. Il lui dit qu’elle doit aller voir Sam, car elle est en danger de mort et il lui explique comment le retrouver.

 

Sam est dans un motel, entrain de regarder des documents, quand quelqu’un frappe à la porte. Il ouvre et voit l’agent Ballard. Elle lui montre ces poignées, et lui raconte ce qu’elle a vu. Elle lui dit qu’elle avait l’impression que l’esprit de la jeune femme voulait lui parler, mais qu’elle n’y arrivait pas. Sam lui montre les recherches qu’il a fait, sur toutes les jeunes femmes qui sont mortes ou qui ont disparues à Ashland. Diana reconnaît l’esprit sur l’une des photos que lui montre Sam. Il s’agit d’une certaine Claire Becker, qui a disparue il y a huit mois de ça, après avoir été arrêtée deux fois pour trafic de drogue. Il ajoute qu’ils vont aller à l’endroit où elle a été vu pour la dernière fois, pour chercher le corps, le saler et le brûler pour faire disparaître l’esprit. Elle n’est pas très emballée par cette idée.

 

Ils arrivent dans un immeuble désaffecté, et fouillent un peu les lieux et Sam monte à l’étage pendant que Diana part de son coté. Elle entend du bruit, mais il n’y a personne. Puis l’esprit de Claire apparaît devant elle, et Diana appelle Sam. Quand le jeune homme arrive, l’esprit a disparut. Ils déplacent l’étagère devant la fenêtre, et découvrent une inscription sur la vitre; Ashland et SUP. Sam sort son EMF, qui émet du bruit lorsqu’il s’approche du mur. Il défonce le mur, et avec l’aide de Diana, il sort le corps de Claire du mur. Il trouve étrange cependant que l’esprit de Claire souhaite que son corps soit retrouvé, surtout si elle est un esprit vengeur. Sam voit que les poignets du cadavre ont été contusionnés comme ceux des victimes et de l’agent Ballard. Diana remarque un pendentif autour du cou de Claire, et elle montre alors à Sam qu’elle porte le même. Elle lui dit que Peter Sheridan le lui a donné.

Tout devient claire pour Sam. Claire n’est pas un esprit vengeur, mais un présage de mort. Elle ne tue personne, mais tente de les alerter. Puis il demande à Diana a quel point est-ce qu’elle connaît son partenaire. Elle réalise alors que Sam a raison, et elle lui raconte qu’il y a environs un an, de l’héroïne a disparu de prison, et que seul un policier pouvait le faire. Elle en déduit que Peter était le coupable, et qu’il s’est servit de Claire Becker pour dealer sa drogue.

 

L’inspecteur Sheridan emmène Dean, sous prétexte qu’il est extradé à St Louis. Ils sont dans un fourgon, quelque part.

 

Diana est au volant de sa voiture. Elle vient d’appeler le commissariat et a apprit que Peter avait emmené Dean. Sam lui dit alors qu’ils peuvent suivre la voiture grâce au localisateur.

 

Peter arrête la voiture au milieu de nul part. Il fait sortir Dean de la voiture, et pointe son arme vers lui. Diana et Sam arrivent juste à ce moment. Elle lui dit qu’ils sont au courant pour Claire, et elle lui demande pourquoi il a fait ça. Il répond qu’elle allait le dénoncer, tout comme Anthony, car c’est lui qui a blanchi l’argent, et qu’il l’a dit à Karen. Il ajoute que tout ça va bientôt être finit, qu’il compte faire porter le chapeau à Dean. Puis il lui dit qu’il l’aime, et elle baisse son arme. Il se prépare à tirer sur Dean, mais Diana est plus rapide et elle tire sur lui. Peter fait tomber Diana et lui prend son arme. Il pointe son arme vers Diana, et l’esprit de Claire apparaît alors derrière lui. Il se retourne surprit, et un coup de feu part. Diana le tue.

 

Diana demande ce qui va se passer maintenant, au sujet su présage de mort, Claire. Sam lui dit qu’elle n’apparaîtra plus, qu’elle est en paix maintenant. Dean lui demande ce qui se passe pour eux, et Diana répond que Peter lui a tout confessé donc que les accusations retenues contre eux seront abandonnées. Elle ajoute qu’elle n’aura qu’à dire qu’ils se sont enfuit, comme ça ils pourront continuer à faire ce qu’ils font le mieux, et qu’elle pourra dormir sur ses deux oreilles. Elle leur conseille juste de faire attention car ils seront recherchés à partir de maintenant.

 

Ecrit par Blackrose.

Script VF de l’épisode 2x07 : La main de la justice

 

Intérieur d’un commissariat de police. Baltimore, Maryland. L’inspecteur Pete Sheridan est au téléphone.

SHERIDAN: Quel nom il avait pris ? […] Ah, oui, c’est mon préféré jusqu’à maintenant. C’est le troisième état dans lequel il a été vu et identifié. [Il récupère un document sur le fax et le lit.] Attends, je te rappelle.


City Center Motor Hotel. L’inspecteur Diana Ballard se dirige vers l’une des chambres avec une équipe du SWAT.


Salle d’interrogatoire. Sheridan entre et s’asseoit en face de quelqu’un qui est menotté à la table. On ne distingue pas qui est cette personne.

SHERIDAN [lisant des papiers] : Bien. Au début,  j’ai cru que vous vouliez corser un peu votre jeu. [Alors que Sheridan continue à parler, on continue de voir l’avancée du SWAT  et de l’inspecteur Ballard vers la chambre.] Fausse carte de crédit, entrée avec effraction, violation de tombe et exhumation de cadavre. Ca, c’est très rare. Mais, tout ça, c’était encore loin d’en arriver au meurtre. Et puis on a reçu un fax de Saint Louis. Là, vous étiez soupçonné d’avoir torturé et finalement tué une jeune femme. Ils n’ont trouvé aucune preuve ni quoi que ce soit, bien sûr, parce qu’ils ont pensé que vous aviez aussi été tué. Mais, je vais vous faire un aveu …

 

City Centre Motor Hotel. Le SWAT enfonce la porte avec un bélier et entre.

SWAT : Ne bougez pas, police ! Les mains en l’air , vite !

 

Salle d’interrogatoire.

SHERIDAN : … Vous paraissez vivant à mes yeux.

 

City Centre Motor Hotel. L’inspecteur Ballard entre dans la chambre.

 

Salle d’interrogatoire.

SHERIDAN : On sait aujourd’hui que Karen Giles n’est pas votre première victime. 

 

City Centre Motor Hotel.

BALLARD: Vous allez quelque part, Sam?

L’inspecteur Ballard trouve Sam, les mains en l’air.

 

Salle d’interrogatoire.

SHERIDAN: Mais je vous le garantis, c’est la dernière.

Il se lève et sort de la pièce. On se rend compte qu’il parlait à Dean.


Supernatural


Salle d’interrogatoire. Sam est seul, puis Ballard entre et pose un mug de café sur la table.

BALLARD: Tenez, buvez si vous avez soif.

SAM: Vous êtes le gentil flic, je suppose. Et, où est le méchant flic ?

BALLARD: Il est avec votre frère.

SAM: D’accord. Et, qu’est-ce que vous nous voulez ?

BALLARD: On l’interroge parce qu’il est soupçonné de meurtre. Et vous, on verra.

SAM: De meurtre ?

BALLARD: Ca a vraiment l’air de vous surprendre. Ou alors, vous êtes un excellent acteur.

SAM: Mais de quel meurtre vous parlez ?

BALLARD: On y viendra tout à l’heure.

SAM: Vous n’avez pas le droit de nous garder sans qu’on soit officiellement accusé.

BALLARD: On a le droit de vous garder pendant quarante-huit heures, mais on peut penser qu’un étudiant en droit le sait parfaitement. Oui, j’en sais beaucoup sur vous. [Lisant un dossier.] : Vous avez vingt-trois ans. Sans emploi, ni même d’adresse. [Titre de l’épisode : La main de la justice.] Votre mère est morte quand vous étiez encore bébé. Les occupations de votre père nous sont inconnues. Et, naturellement, on en vient au cas de votre frère, Dean, dont la mort a été annoncée d’une façon un peu trop active. Vous êtes libre de commenter quand vous vous déciderez. [Il reste silencieux.] Rien ? Aucun problème. Alors, je poursuis. Votre famille bougeait tout le temps quand vous étiez tout jeune ; et, malgré ça, vous avez été un excellent étudiant. Vous êtes entré à Stanford sans aucune difficulté. Et puis, il y a un an, il y a eu le feu dans votre appartement. Et une victime, Jessica Moore, votre petite amie. A partir de là, votre vie a changé de façon radicale. Vous avez tout laissé tomber.

SAM: Oui, j’ai eu besoin de partir. De réfléchir. Alors, je suis parti vadrouiller à travers le pays avec mon frère Dean.

BALLARD: Et comment ça va, aujourd’hui ?

SAM: Bien. Enfin, on a vu la deuxième plus grosse pelote de laine du continent nord. Formidable.

BALLARD: On a envoyé tout de suite les empreintes de Dean à nos collègues.

SAM: Ouais.

BALLARD: On a découvert qu’il est peut-être l’auteur de plusieurs crimes.

SAM: Mais si y’a pas de preuve, ça n’a pas la moindre valeur.

BALLARD: Mais ça pousse à réfléchir. Qu’arrivera-t-il quand on trouvera aussi vos empreintes ?

Il rit.

SAM: C’est amusant. [Il tape du poing sur la table.] Je suis certain que vous ne manquerez pas de me prévenir ? [Désignant le café] : Je peux ?

BALLARD: Bien sûr.

SAM: Merci.

Il boit.

BALLARD: Sam, vous semblez très intelligent. Vous n’y pouvez rien si Dean est votre frère. On ne choisit pas sa famille. En cet instant même, à Saint Louis, des policiers exhument un cadavre, et vont essayer de découvrir comment votre frère a fait croire à sa propre mort, après avoir torturé toutes ces jeunes femmes. Dean est un criminel. Sa vie est fichue. Mais la vôtre ne l’est pas.

SAM: Vous voulez me faire témoigner contre mon propre frère ?

BALLARD: Non. Son cas est pratiquement réglé. On l’a arrêté chez Karen Giles avec son sang sur les mains. Et ce qu’on attend encore de vous, c’est de fournir les pièces manquantes.

SAM: Et pourquoi je ferais ça ?

BALLARD: Parce qu’on s’arrangera dans ce cas là. Le juge vous proposera un marché. Vous pourrez continuer votre vie. Dean est condamné.

SAM [après un long silence] : Mon père et Tony Giles étaient de vieux amis. Ils étaient à l’armée en même temps. On le connaissait bien depuis qu’on était tout gosses. Alors, on est venu dès qu’on a appris qu’il était mort.


Terrasse d’un café. Le jour. Flashback. Sam apporte deux cafés et s’asseoit face à Dean. Dean lit dans le journal un article intitulé “Man’s Throat Slit Without a Trace”.

SAM: Tiens, du café.

DEAN [montrant le journal] : Anthony Giles.

SAM: Qui est Anthony Giles ?

DEAN: Un avocat de Baltimore. Il a eu tort de travailler tard.

SAM [lisant] : Ah, attends. On l’a trouvé la gorge ouverte mais il n’y avait aucun indice. Ni ADN, ni empreintes.

DEAN: C’est encore mieux après.

SAM: “Les différentes caméras vidéos n’ont pas réussi à fournir une seule image de l’agresseur.”

DEAN: Ou le meurtrier a su manipuler les cassettes …

SAM: … Ou le tueur est invisible.

DEAN: Mon type de tueur préféré. Qu’est-ce que tu en dis, Scully ? On va voir ?

SAM: Non, mais s’te plaît. C’est toi Scully.

DEAN: Non, je suis Mulder. C’est toi la petite blonde.


Salle d’interrogatoire.

SAM: Alors, je vois très mal de quelle façon Dean aurait tué Tony sachant qu’on était loin de la ville à cette heure là.

BALLARD: Alors, dites-moi ce qui s’est passé ensuite.

SAM: Eh bien, on a rendu visite à Karen. Elle était très bouleversée. On voulait la soutenir, vous comprenez ?


Chez les Giles. Flashback. Dean et Sam sont assis à la table de la cuisine avec Karen Giles. Ils sont en costumes et se présentent comme des agents d’assurance. Karen pleure.

KAREN [consultant des papiers] : L’assurance. J’ai complètement oublié l’assurance.

SAM: Nous sommes navrés de venir vous importuner aussi tôt après ce drame, mais la compagnie est obligée de mener aussi une enquête de son côté. Vous comprenez ?

KAREN: Bien sûr.

SAM: Très bien. Essayez de nous raconter très précisément ce que vous avez fait ce fameux soir.

KAREN: On devait dîner ensemble ce soir-là. Tony a téléphoné pour dire qu’il avait des problèmes informatiques et qu’il travaillait tard. Et c’est tout.

SAM: Avez –vous une idée de qui aurait pu l’agresser ?

KAREN: Non. Non. Je l’ai dit à la police. J’en ai aucune idée.

DEAN: Tony a-t-il mentionné des évènements inhabituels les jours qui ont précédé l’assassinat ?

KAREN: Inhabituels ?

DEAN: Oui, disons, des choses étranges.

KAREN: Etranges ?

DEAN: Oui, Karen, bizarres. Comme des bruits bizarres, des visions, ce genre de choses.

Sam se racle la gorge et lance un regard appuyé à Dean.

KAREN: Il a fait un cauchemar la nuit précédant le drame.

SAM: Un cauchemar ? C'est-à-dire ?

KAREN: Il a dit qu’il s’était réveillé en pleine nuit et qu’il y avait une femme qui se tenait là, au pied du lit. L’instant d’après, elle avait disparu. C’était qu’un cauchemar.

DEAN: Il a dit de quoi elle avait l’air ?

KAREN: Quelle différence ça fait de savoir de quoi elle avait l’air ?

DEAN: Eh bien … notre compagnie est très pointilleuse, vous savez.

KAREN: Elle était très pâle et elle avait les yeux d’un rouge foncé.


Salle d’interrogatoire.

SAM: Ensuite, on a pris congé de Karen en lui disant de nous appeler en cas de besoin. Et on est parti. Voilà, c’est tout.

BALLARD: Sam, je m’efforce de vous sortir d’un mauvais pas, mais alors, vous devez vous montrer franc avec moi. Ecoutez, vous êtes dans une situation très délicate. Nos inspecteurs ont trouvé un témoin. Il a vu deux jeunes correspondant à votre description pénétrer dans le cabinet de Giles ce fameux soir.

SAM: Oui, évidemment. Karen nous a téléphoné en disant qu’elle aimerait récupérer des affaires dans le cabinet de Tony, mais que la police ne voulait pas la laisser entrer. Elle a parlé d’une photo du couple à Paris et d’autres objets auxquels elle tenait. [On les voit  crocheter la serrure du cabinet.] Oui, on a eu tort d’aller sur les lieux du crime mais elle nous avait donné la clef.


Intérieur du cabinet d’Anthony Giles. Flashback. Sam et Dean pénètre dans le cabinet en passant sous les scellés de la police. Ils inspectent les lieux avec leurs torches et trouvent une mare de sang sur le sol.

SAM: Hé. Le cadavre de Giles a été trouvé par ici. [Lisant un papier] : « La gorge tranchée avec une telle force qu’on voyait la moëlle épinière. »

DEAN [après un sifflement]: Qu’est-ce que t’en dis ? Si on n’a vu personne entrer, c’est peut-être la vengeance d’un esprit ?

SAM: Oui, possible. Après tout, il avait vu cette femme au pied de son lit.

Dean prend un papier sur le bureau et le lit.

DEAN: Hé, regarde ça.

Il tend la feuille à Sam. “Dana Shulps” est écrit de haut en bas de la feuille.

SAM: Dana Shulps. Qui c’est ? Une femme ?

Dean trouve une autre feuille sur laquelle la même chose est écrit.

DEAN: J’en sais rien mais y’en a des pages. Giles était peut-être un rigolo contrairement à ce qu’on pensait.

Il rigole. Sam remarque que quelque chose est écrit sur le bureau en verre de Giles. Il souffle sur le verre, et découvre “Dana Shulps” écrit dans la condensation.

SAM: Ah, cette fois, je crois qu’on rentre officiellement dans le bizarre.

DEAN: Je me demande qui c’est.

SAM: Et si c’était la mystérieuse fille aux beaux yeux rouges.

DEAN: Ouais … il faut l’identifier.

Ils commencent à fouiller dans les dossiers qui se trouvent dans le cabinet.

Plus tard, Dean termine ses recherches alors que Sam est sur l’ordinateur.

DEAN: C’est incroyable. Aucune trace de Dana Shulps nulle part. Pas même un D. Shulps. Pas le moindre péquin au nom de Shulps.

SAM: Super.

DEAN: Et de ton côté ?

SAM: Rien non plus. Aucune Dana Shulps n’a vécu ou n’est décédée à Baltimore au cours des cinquante dernières années.

DEAN: Qu’est-ce qu’on fait ?

SAM: Bin, je crois bien que je suis pas loin de trouver le mot de passe. J’espère que ses documents personnels vont nous éclairer.

DEAN: Ca va demander longtemps ?

SAM: Vingt minutes, à peu près ?

Dean regarde sa montre.

DEAN: Formidable. Alors, tout ce que j’ai à faire, c’est attendre, hein ?

Il s’asseoit face à Sam. Il a tout de suite l’air de s’ennuyer. Il fait toutes sortes de bruits avec sa bouche, ce qui énerve Sam.

SAM: Oh ! Arrête ! Sois gentil !

DEAN: D’accord, je préfère retourner voir Karen chez elle et lui demander si elle connaît cette Dana Shulps.

SAM: Voilà, très bien.

DEAN: Amuse-toi bien, Scully.

Il s’en va.


Salle d’interrogatoire.

SAM: Et il est parti chez Karen pour aller lui parler. Vous vous rappelez, je vous avais dit qu’elle était complètement bouleversée.

BALLARD: Pourquoi avez-vous laissé Dean seul ?

Il hausse les épaules.

SAM: J’ai préféré rentrer au motel. Il était tard. Et comment vous savez que j’étais là-bas, au fait ?

BALLARD: On a trouvé une pochette d’allumettes du motel sur votre frère quand on l’a arrêté. [Elle lui montre la pochette d’allumettes emballée dans un sac pour les preuves.] Ne racontez plus d’histoires. Vous ne vous étiez pas quittés depuis votre arrivée à Baltimore. Alors pourquoi vous êtes-vous séparés ? Parce que votre frère a décidé de vous laisser tout seul pour aller tuer Karen ?

SAM: Il n’a tué personne.

BALLARD [en colère] : J’ai écouté le coup de fil de Karen ce soir-là ! [On voit Karen chez elle, pleurant sur son canapé.] Elle était terrifiée ! Elle disait qu’il y a avait quelqu’un chez elle !


Chez les Giles. La nuit. Flashback. Karen pleure devant la télé lorsqu’elle voit une ombre passer. Elle sursaute, enlève ses lunettes et voit flou. Elle sourit pensant qu’elle a rêvé.

KAREN : J’suis folle.

Elle remet ses lunettes et voit une femme pâle, aux yeux rouges, de l’autre côté de la pièce. Karen est effrayée et a un mouvement de recul. Quand elle allume la lumière, la femme a disparu. Elle se lève du canap, inspecte le couloir, et monte dans sa chambre appeler la police.

OPERATOR: Police Secours,  j’écoute.

KAREN: Allo. Je crois qu’il y a quelqu’un chez moi.

OPERATOR: Quelle est votre adresse, Madame ?

KAREN: C’est le 421 Clinton Avenue. [On raccroche.] Mais… Allo ?

Tout à coup, la lumière s’éteint. L’imprimante s’allume seule et imprime une feuille sur laquelle est inscrit “Dana Shulps” sur toute la page. Karen ouvre son placard et trouve une lampe torche. Quand elle se retroune, elle voit la femme pâle, aux yeux rouges, en face d’elle. Karen hurle et l’écran devient noir.


Devant chez les Giles. Flashback. Dean frappe à la porte.

DEAN: Karen, vous êtes là ? [Il n’a aucune réponse. Il crochette la serrure et entre. Il essaie d’allumer la lumières mais il n’y a pas de courant. Il monte les escaliers, pousse la porte de la chambre de Karen et découvre son corps sur le sol. Il entre.] Oh, non. [Il prend la feuille sur laquelle est écrit “Dana Shulps”.] Mais qu’est-ce que ça veut dire ? [Il s’accroupit pour examiner le corps. Elle a été égorgée, et elle a des marques sombres sur ses poignets. Il saisit un de ses poignets quand deux policiers font irruption dans la pièce.]

POLICIERE: Ne bougez pas ! Restez à genoux. Les mains en l’air, bien visibles. Allez !

Dean s’agenouille et met les mains en l’air.

POLICIERE : Les menottes !

Elle le menotte.


Commissariat de police. Dean est seul dans la salle d’interrogatoire. Sheridan l’observe derrière le miroir sans teint. Ballard entre.

BALLARD: Tu as tiré quelque chose de lui ?

SHERIDAN: Non. Il se croit drôle, il essaie de plaisanter. Et toi ?

BALLARD: Sam nous confirme la version de Dean jusqu’au dernier détail.  

SHERIDAN : Ouais. Ces garçons sont intelligents, il le faut le reconnaître.

Ils sortent de la pièce et marchent dans le couloir.

BALLARD : Si on ne fait pas craquer Sam, tout ce qu’on aura pour le juge, ce sera des présomptions de preuves.

SHERIDAN : On a arrêté Dean sur les lieux du crime avec les mains couvertes de sang. Certains jurés seront convaincus avec ça.

BALLARD : Oui, mais, c’est pas suffisant. Où est l’arme du crime ? Et, quel est le mobile ? Il ne faut pas avoir l’ombre d’un doute.

Ils arrêtent de marcher.

SHERIDAN [lui caressant le visage]: Diana, franchement, tu as l’ombre d’un doute ? On va poursuivre nos interrogatoires. L’un d’eux finira par avouer. Et il ne faut surtout pas oublier Saint Louis. Non, crois-moi, c’est Dean le tueur. J’en suis certain.

Ils se remettent en marche.

BALLARD: Je sais que Tony Giles était l’un de tes amis.

SHERIDAN: Ouais, c’est vrai. Un vieil ami.

BALLARD: Et je sais que tu voudrais régler ça très rapidement. Mais, après tout, Tony connaissait un tas de types du milieu et on peut penser que c’est l’un d’eux qui …

SHERIDAN: Oh, attends un peu. [Il rit.] C’était un avocat ; il défendait des truands, alors il en fréquentait, c’est bien normal.

BALLARD: D’accord. On retourne auprès des suspects.

SHERIDAN: Non. Tu sais quoi ? On devrait les laisser mijoter un peu. [Ils vérifient que personne ne les regarde.] Viens ici. [Elle sourit puis l’embrasse et s’en va.]


Salle d’interrogatoire où se trouve Dean. Dean parle tout seul.

DEAN: Dana Shulps…Dana Shulps…Dana Shulps.


Salle d’interrogatoire où se trouve Sam. Sam écrit “Dana Shulps” sur la couverture d’un dossier.]


Salle d’interrogatoire où se trouve Dean.

DEAN: C’est peut-être pas un nom. C’est vrai, c’est peut-être pas un nom.

Salle d’interrogatoire où se trouve Sam.

SAM: Un anagramme, peut-être ?

Il écrit plusieurs mots sur le dossier, en utilisant les lettres de “Dana Shulps”.


Salle d’interrogatoire où se trouve Dean.

DEAN : Non, ça donne rien comme ça. Non, là non plus.

On tape à la porte. Un avocat, Jeff Krause, entre.

JEFF: M. Winchester ?

DEAN: Oui ?

JEFF [fermant la porte] : Je suis Jeff Krause. On m’a commis d’office pour vous défendre. Je suis votre avocat.

DEAN: Oh, Dieu soit loué, mon sauveur. Est-ce que vous avez un stylo à me prêter ? Et du papier ?

JEFF: Oui. [He tend à Dean un stylo et un bloc-notes.] Eh bien, la police n’a trouvé aucune arme encore. Et ça, c’est bon. Mais … elle a vos empreintes. Et vous aviez les mains couvertes de sang, paraît-il. Et puis votre casier est … euh. [Il remarque que Dean écrit des combinaisons de lettres sur le bloc-notes.] M. Winchester ? Que faites-vous ?

DEAN: Je crois que c’est un anagramme.

JEFF: Un quoi ?

DEAN: Un anagramme. Les mêmes lettres mais des mots différents.

JEFF: Oh !

DEAN: Vous voulez me rendre un service ? [Il tend le bloc-notes à Jeff.] Lisez ça et regardez si ça vous fait penser à quelque chose. Des noms d’endroits peut-être, ou des choses de ce genre là.

JEFF: Vous savez qu’il s’agit d’une accusation très sérieuse ?

DEAN ricane.

DEAN: On m’a enchaîné à cette table. Oui, je’l sais. Alors, faites-moi plaisir, regardez cette liste.

Jeff sélectionne une des combinaisons : “Supash Land”. Il barre “Sup”, et laisse seulement le mot “Ashland”.

JEFF: Eh bien, S-U-P, ça me dit rien du tout. Mais Ashland, c’est … c’est le nom d’une rue. Et c’est d’ailleurs tout près d’ici.

DEAN: Une rue ?

Jeff acquiesse.

JEFF: On va établir d’abord où vous étiez le soir où Anthony Giles a été tué.

DEAN [écrivant quelque chose] : Vous allez sûrement voir mon frère ?

JEFF: M. Winchester. C’est la peine capitale que vous risquez.

DEAN: Merci de me préciser la loi, Matlock. [Il tend un mot à Jeff.] Mais, si vous voulez vraiment m’aider … allez tout de suite voir mon frère.


Bureau de l’inspecteur Ballard. Elle écrit un e-mail sur son ordinateur. Tout à coup, les mots  “Dana Shulps” apparaissent sur son écran. Elle essaie d’arrêter le processus, en vain. Au bout d’un moment, ça stoppe, et l’e-mail réapparaît. Ballard regarde autour d’elle, déroutée.


Salle d’interrogatoire où se trouve Sam. Jeff  lui a remis le mot de Dean sur lequel il est écrit : “Hilts — It’s a street. Ashland. –McQueen”

SAM [en voix off]: C’est une rue.

JEFF: Je suppose que c’est clair pour vous. Mais je crois qu’il serait temps de discuter de votre cas.

SAM [désignant la chaise vide] : Asseyez-vous, Matlock.

JEFF: Vous êtes deux frères très proches à ce que je vois. Alors, comme vous le savez, c’est tout d’abord le procureur qui va s’intéresser …

Il est interrompu par Ballard.

BALLARD: Venez vite. Y a du nouveau.


Salle d’interrogatoire où se trouve Dean. Sheridan a fait installer une caméra devant Dean. Ballard et Jeff entrent.

SHERIDAN: Entrez. Le suspect a décidé d’avouer.  

JEFF: M. Winchester, je vous conseille fortement d’y renoncer.

SHERIDAN [à Dean] : Parlez en regardant la caméra. Commencez par dire votre nom pour nos fichiers.

Dean s’éclaircit la voix et regarde la caméra.

DEAN: Je m’appelle Dean Winchester. Un pur verseau. J’aime les couchers de soleil, les ballades sur la plage et les grosses gourmandes. Et je vous dis que je n’ai tué personne. Mais je sais qui l’a fait. Où plutôt, ce qui l’a fait.  Je n’en suis pas encore certain, parce que notre enquête s’est trouvée interrompue, mais notre théorie actuelle est que ce qui est arrivé pourrait être la vengeance d’un esprit.

BALLARD: Je vous demande pardon ?

DEAN: Vous savez, Casper, le gentil fantôme. Giles en a rencontré un méchant. Et je parie que la pauvre Karen en a fait autant. Mais ce qui est interessant, c’est le mot qu’il a laissé. Il veut nous dire quelque chose, et on dirait qu’il a du mal. La communication entre nos deux mondes est difficile. Certains esprits aiment bien tout compliquer. Ils parlent par énigmes. Il y a plusieurs méthodes : écrire à l’envers, ne mettre que des bouts de mots, et quelquefois, faire des anagrammes. [Il sort de sa veste la feuille sur laquelle il a écrit les différentes combinaisons de lettres]. On a d’abord cru qu’il s’agissait d’un dénommée Dana Shulps. [Ballard est troublée.] Et maintenant, nous pensons que c’est la rue Ashland. Et si on trouve quelque chose, je parie que ce sera là. [Il sourit et écarte les mains en signe de conclusion.]

SHERIDAN: Tu te crois très malin. Tony et Karen étaient des gens vraiment biens et tu te permets de plaisanter.

DEAN: Mais je ne plaisante pas du tout.

SHERIDAN: Je sais bien que tu les as froidement assassinés, comme cette fille à Saint Louis !

Dean se tourne vers la caméra.

DEAN: Oh, non, ce n’était déjà pas moi. C’était une créature qui avait pris mon apparence.

Sheridan l’attrape et le plaque contre le mur.

JEFF : Oh, calmez-vous, calmez-vous !

BALLARD: Arrête, Pete, ça suffit !

DEAN: Vous vouliez la vérité.

Sheridan le lache.

SHERIDAN: Enfermez cette ordure.

Il sort. Un officier retourne Dean et le menotte.


Salle d’interrogatoire où se trouve Sam. Ballard et Sheridan entre et trouvent la pièce vide. Sam s’est enfuit.

SHERIDAN: Non, c’est pas vrai. Où il est passé ? Il regarde par la fenêtre mais ne voit que des voitures de police dans la rue. Comment il a fait ? A une hauteur pareille, il a fallu que … [Ballard a trouvé le mot de Dean.] Quoi ?

 BALLARD : Regarde ça. [Elle lui tend le mot.]

SHERIDAN: Hilts, McQueen? Qui c’est ça ?

BALLARD: Hilts, c’est le nom de McQueen dans la « Grande évasion ».

 

Intérieur des toilettes pour femmes. Ballard entre et remarque que la lumière ne fonctionne pas correctement. Elle va vers le lavabo, et le robinet d’eau chaude s’ouvre seul. Le lavabo se remplit d’eau. Les miroirs s’embuent. Les mots “Dana Shulps” apparaissent sur le miroir. Ballard essuie la buée et voit l’esprit pâle aux yeux rouges qui se tient devant elle. L’esprit essaie de parler, mais du sang gicle de sa gorge coupée. L’écran devient noir.


Salle d’interrogatoire où se trouve Sam. Ballard entre.

DEAN: Vous voulez bien faire vite ? Je tombe de fatigue. C’était plutôt une longue journée à cause de votre co-équipier qui n’arrêtait pas de m’agresser.

BALLARD: Je veux en savoir plus sur ces créatures dont vous avez parlé tout à l’heure.

DEAN: Il y a un bon livre. “Les mystères de l’inconnu”. Lisez-le.

BALLARD: On va prétendre pendant un moment … qu’il vous reste des lueurs de lucidité. Qu’est-ce que l’une des ces choses pourraient faire ici ?

DEAN: Vous parlez des esprits ? [Elle acquiesse.] Ils sont issus de morts violentes, souvent. Et certains réapparaissent un jour pour de mauvaises raisons … pour se venger de quelqu’un et apaiser leur âme.  

BALLARD: Et, euh … ces esprits … ils sont capables de tuer des humains ?

Elle se passe la main sur la nuque. Dean remarque des traces sombres sur ses poignets.

DEAN: Qui vous a fait ça ?

Elle tire sur ses manches pour regarder.

BALLARD: Je ne sais pas. Je n’avais pas ça il y a un instant.

DEAN: Vous l’avez rencontré, n’est-ce pas ? L’esprit.

BALLARD: Comment vous  le savez ?

DEAN: Parce que Karen avait les mêmes traces sur les poignets. Et je vous parie que si on regarde les photos d’autopsie de Giles, il y a les mêmes. C’est un signe spécifique de cet esprit. Je ne sais pas ce qu’il veut dire. [Elle se détourne.] Je sais. Vous croyez devenir cinglée. Mais oubliez cette pensée pour l’instant. Parce que les deux dernières personnes à avoir eu ces traces … sont mortes un peu après. Vous avez compris ?

BALLARD: Vous croyez que je vais mourir, alors.

DEAN: Vous devez aller voir Sam. Il vous aidera.

BALLARD: Vous savez où se planque Sam ?

DEAN: Allez au premier motel de l’annuaire dans les pages jaunes. Cherchez Jim Rockford. C’est comme ça qu’on se retrouve quand on est séparé. Vous pouvez l’arrêter si vous voulez. Ou lui demander de vous sauver.


Intérieur d’une chambre de motel. Sam entend qu’on frappe à la porte. Il ouvre ; c’est Ballard. Elle entre et lui montre ses marques.

SAM: Ca cous est arrivé après l’avoir rencontré ?

BALLARD: Oui, je crois.

SAM: D’accord. Racontez-moi exactement tout ce que vous avez vu.

BALLARD: Je suis complètement folle, ma parole. Vous êtes un fugitif et je devrais plutôt vous arrêter.

SAM: Oui, très bien. C’est d’accord. Vous m’arrêterez mais … quand tout ça sera fini. Pour l’instant, vous allez tout me dire. D’accord ? [Elle acquiesse.] Bon, très bien. Cet esprit … c’est celui d’une femme ?

BALLARD: Oui. Elle est … très pâle. Elle a la gorge ouverte et ses yeux sont d’une couleur rouge foncé. Et le plus fou dans tout ça, c’est qu’elle essayait de parler. Mais sans réussir. Et puis … elle était … pleine de sang, partout.

SAM: Venez voir. J’ai pensé que ça nous servirait de chercher des filles mortes ou disparues dans Ashland Street.

BALLARD [montrant les photos] : Où avez-vous eu ça ? Ce sont des équipes de la police qui ont pris ces photos sur les lieux du crime.

SAM: Vous avez votre travail, j’ai le mien. Tenez, regardez ces photos et dites-moi si vous reconnaissez quelqu’un.

Elle regarde les photos et s’arrête sur le portrait d’identité judiciaire d’une femme.

BALLARD: C’est celle-la. Y’a pas de doutes.

Elle rend les photos à Sam.

SAM: Claire Becker. Agée de vingt-huit ans, signalée disparue depuis huit à neuf mois.

BALLARD: Mais, je ne la connais pas. Alors, pourquoi elle voudrait s’en prendre à moi ?

SAM: Bien. Je vois qu’il y a quelques années, elle a été arrêtée deux fois pour vente d’héroïne. Vous avez travaillé aux stups ?

BALLARD: Oui. Pete aussi. Avant la criminelle.

SAM [montrant la photo] : Vous l’avez jamais coincée ?

BALLARD: Non, je ne m’en souviens pas.

SAM: La dernière fois qu’on l’a vue, elle entrait au 2911 Ashland Street. La police a fouillé partout … sans trouver d’indices. [Il lui tend le rapport de police.] Il faut aller vérifier ça nous-mêmes. Voir si le corps est là.

BALLARD: Quoi ?

SAM [Il se lève et met sa veste] : Oui, pour trouver les ossements et les brûler. C’est le seul moyen d’éliminer un esprit.

BALLARD: Oh, ça va de soi. 


Intérieur du 2911 Ashland Street. Sous sol. Sam et Ballard inspectent les lieux avec des lampes torches.

BALLARD: J’aimerais savoir ce qu’on cherche exactement.

SAM: Je vous le dirai quand on l’aura trouvé.

Il monte des escaliers alors qu’elle reste au sous sol. Au bout d’un moment, elle se retourne et voit Claire en face d’elle. Claire s’approche et essaie de parler. En vain.

BALLARD [effrayée et reculant] : Sam ! Sam ! [Claire s’approche et tend le bras vers elle.] Sam !

Sam redescend l’escalier en courant.

SAM: Oui ! Oui ! Me voilà ! Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

Claire a disparu.

BALLARD: Claire.

SAM: Où ça ?

BALLARD: Elle était là.

SAM: Elle vous a attaquée ?

BALLARD: Non. Elle s’avançait lentement en tendant le bras. Elle était là-bas, devant les fenêtres. [Ils s’avancent vers les fenêtres et trouvent une grosse étagère qui en bloque l’accès.] Tenez, venez m’aider à bouger ça.

SAM : Oui.

Ils déplacent l’étagère et voient  l’inscription “Ashland Supplies” sur la fenêtre. Le mot “Supplies” est partiellement effacé, et on ne distingue que les lettres “S-U-P”.

BALLARD : Et voilà le mystère résolu.

SAM: Ouais, y a toutes les lettres maintenant.

Il sort son appareil pour détecter les esprits.

BALLARD: Qu’est-ce que c’est ?

SAM: Les esprits et certains ossements dégagent une fréquence électromagnétique.

BALLARD: Alors, si le corps de Claire est bien caché ici, ça nous l’indiquera ?

SAM: Oui. En théorie, en tout cas.

Il avance vers le mur opposé à la fenêtre, et le détecteur emet un son. Il échange un regard avec Ballard.

Quelques minutes plus tard, Sam fait un trou dans le mur de briques avec une barre de fer. Il regarde dans le trou avec sa lampe.

SAM: Oui, oui. Cette fois, c’est certain, il y a bien quelque chose.

Ballard s’avance vers lui.

SAM : [cassant le reste du mur avec son coude.] : Oui, vous voyez, y’a une chose qui me préoccupe.

BALLARD: Oui, déterrer un cadavre est très préoccupant.

SAM: Non, pas ça. C’est … c’est pas le première fois que je le fais.

Il rit.  

BALLARD: Alors quoi ?

SAM: C’est simplement … c’est bizarre. J’avais encore jamais vu d’esprit vengeur qui était prêt à se faire trouver et liquider.  Mais Claire nous a guidés jusqu’à elle pourtant. C’est pas très logique, tout ça. [Il finit de démolir le mur.] C’est bon, aidez-moi.

BALLARD : Oui. Allons-y.

Ils sortent un sac de derrière le mur et le pose sur le sol. Sam coupe la corde et ouvre le sac. Le squelette de Claire est à l’intérieur. Ballard remarque que les poignets de Claire sont attachés.

SAM: Ses poignets. Y’a les mêmes marques que sur les vôtres. Regardez ! [Ballard remarque aussi un pendentif autour du cou de Claire.] Ca vous fait penser à quelque chose ?

BALLARD: J’ai déjà vu le même. C’est un collier assez rare, fabriqué par un joaillier qui est dans Carson Street. [Elle montre à Sam qu’elle porte le même pendentif.] J’ai le même qu’elle. Regardez ! C’est un cadeau de Pete.


Ashland Supplies.

SAM: Et cette fois, tout me paraît logique.

BALLARD: Comment ça ?

SAM: Et oui ! Claire n’a rien d’un esprit dangereux. C’est un annonciateur de la mort.

BALLARD: Je vous demande pardon ?

SAM: Claire ne veut tuer personne. Elle essaie d’avertir les personnes menacées. On rencontre pas mal d’esprits qui ne cherchent pas la vengeance. Ils veulent la justice. C’est pour ça que celui de Claire nous a conduits ici. Il veut qu’on découvre qui l’a tuée. [Silence.] Vous le connaissez bien votre copain inspecteur ?

BALLARD: Oh, mon Dieu.

SAM: Quoi ?

BALLARD: Il y a maintenant un an, on a volé de l’héroïne dans une armoire où elle était enfermée. Et c’était un flic, forcément. On n’a jamais trouvé le coupable. Mais celui qui a fait ça avait besoin de quelqu’un pour écouler le produit.

SAM: Un petit dealer d’héroïne. Il a pensé à Claire.


Intérieur d’un fourgon de police. La nuit. Sheridan conduit et Dean est à l’arrière.


DEAN: Alors, comme ça, je suis transféré à Saint Louis ? Et vous avez tout à coup décidé de faire plus de 1200 bornes à deux heures du matin ? [Sheridan ne répond pas.] [Pour lui-même] : Ca sent pas bon.


Intérieur d’une voiture de police. Ballard est au téléphone. Sam est sur le siège passager.

BALLARD: D’accord. Merci.

Elle raccroche.

SAM: Qu’est-ce qu’il y a ?

BALLARD: Pete vient juste de partir. Avec Dean.

SAM: Quoi ?

BALLARD: Il a dit que le prisonnier devait absolument être transferré et il l’a emmené. Le standard a essayé de le joindre mais il refuse de répondre.

SAM: La radio ? C’est une voiture de chez vous ?

BALLARD: Oui.

SAM: Alors, elle a une balise qui vous indique l’endroit où elle est.  


Intérieur du fourgon de police. Sheridan se gare dans une clairière.

DEAN: Pipi ? Déjà ? Vous avez des problèmes de prostate, à votre âge ? [Sheridan sort du fourgon et va à l’arrière.] Oh, le salaud. [Sheridan ouvre les portes arrière.] Je suis bien dans le fourgon. Est-ce que je dois vraiment ... [Sheridan fait descendre Dean et le jette sur le sol.]

SHERIDAN: Tu te crois sans doute très malin. Tu penses que les policiers de Saint Louis goberont tes bobards. C’est pas grave. T’arriveras jamais jusqu’à Saint Louis. Tu vas être tué … en voulant t’échapper.

Il sort son arme et la pointe sur Dean.

DEAN: Attendez un peu ! Attendez ! Et si on parlait de tout ça au lieu de vous laisser commettre un acte que vous allez regretter. [Sheridan charge le pistolet.] Et moi, encore plus.

Sam et Ballard arrivent.

BALLARD: Pete ! Baisse ton arme !

SHERIDAN: Diana ? Comment tu m’as trouvé ?

BALLARD: Je sais tout pour Claire.

SHERIDAN: De quoi est-ce que tu veux me parler ?

BALLARD: Baisse ton arme, tu entends !

SHERIDAN: Non, hors de question. Tu tires vite mais je tire encore plus vite que toi.

BALLARD: Pourquoi tu as fait ça ?

SHERIDAN: J’ai rien fait du tout, Diana.

BALLARD: Oh, ne raconte pas d’histoires.

SHERIDAN: C’était pas ma faute. Claire voulait aller me dénoncer. J’avais pas le choix.

BALLARD: Et Tony ? Et Karen ?

SHERIDAN: C’était pareil ! Tony avait dépensé son pognon, alors il a eu une crise. Il voulait tout avouer à la police. [Dean échange un regard avec Sam  et secoue la tête.] J’parie qu’il avait tout raconté à Karen. C’était la débandade. J’ai dû y mettre de l’ordre. Mais, j’ai paniqué.

BALLARD: Combien de morts tu penses qu’il faudra avant d’arrêter ?

SHERIDAN: Il y a une solution. Ce Dean machin chose est envoyé par le ciel. On peut lui coller tout ça sur les bras. Et il y aura pas de procès, rien du tout. Il suffit d’abattre ce connard et c’est bon.

DEAN: Hé !

SHERIDAN [à Ballard] : Y aura pas de questions. Diana, je t’en prie. Tu sais que je t’aime, hein ? [Après un moment, elle baisse son arme.] Merci, Diana. Merci.

Il met Dean en joue. A cet instant, Ballard lève son arme et lui tire dessus. Sheridan s’effondre.

BALLARD [s’approchant de lui] : Tu comptais certainement m’acheter un autre collier après ça !

Sheridan attrape sa jambe et la fait tomber par terre. Il ramasse son arme, se relève et la pointe sur Sam et Dean..

SHERIDAN: Bougez pas ! Bougez pas !

Il les tient tous les trois en joue. Au bout d’un instant, Claire apparaît près du fourgon de police. Alors que Sheridan la regarde avec étonnement, Ballard lui tire dessus. Il s’effondre.

 


Le lendemain matin. Ballard contemple le corps de Sheridan puis s’approche de Sam et Dean.

SAM: Ca va ?

BALLARD: Pas trop, non. L’annonciateur de mort, Claire, où est-elle passée maintenant ?

SAM: C’est terminé, cette fois. Claire repose en paix.

DEAN: Alors, euh…qu’allez-vous faire ?

BALLARD: Pete m’a avoué tous ses crimes. Il s’était débrouillé pour vous faire accuser, mais, je crois qu’il existe une véritable chance de vous faire disculper.

SAM: Vous croyez que vous y arriverez ?

BALLARD: J’espère. Mais au sujet du meurtre de Saint Louis, ça c’est une autre histoire. Je ne peux rien faire pour vous. Ou bien alors, je pourrais me tourner un instant et vous en profiteriez pour filer. Je dirais que mes deux suspects se sont échappés.

SAM: Vous en êtes sûrs ?

DEAN: Evidemment, elle en est sûre.

SAM: Attends, on pourrait avoir de sérieux ennuis.

Dean secoue la tête.

BALLARD: Je préfère vous savoir en liberté à poursuivre votre combat. Croyez-moi, je dormirais mieux la nuit. Je vous conseille de rester très prudents. Vous êtes maintenant deux suspects au lieu d’un. Fichez le camp. Je contacte notre standard.

DEAN: Hé, euh … Vous ne sauriez pas où se trouve ma voiture, par hasard.

BALLARD: Elle a été emmenée à la fourrière de Robertson. [Dean réfléchit une seconde avant d'acquiescer de la tête.]

SAM : Très bien.

BALLARD : Ah non ! Ne faites pas ça !

SAM: C’est rien, soyez tranquille. On sait improviser. On est même très fort à ce jeu là.

BALLARD: Ouais. Je crois que j’avais remarqué.

Elle leur sourit puis ils partent.

SAM: Elle est chouette.

DEAN: Ouais, pour un flic. Tu l’avais déjà vu avant, toi ?

SAM: Non, pourquoi ?

Sam le bouscule gentiment.

DEAN: Non, pour rien. T’as pas faim ?

SAM: Non.

DEAN: C’est bizarre, je mangerais bien un steak tartare.

Ils marchent et l’écran devient noir.
 
FIN.

 

 

Ecrit par do2105.


[FADE IN: INT. POLICE STATION. BALTIMORE, MARYLAND. DETECTIVE PETE SHERIDAN is talking on the phone.]


SHERIDAN: Under what name? […] Oh, yeah, that’s my favorite so far. Possible IDs in three states that we know of. [He pulls a fax from the fax machine and reads it.] I’ve gotta call you back.


[CUT TO: CITY CENTRE MOTOR HOTEL. There is a shot of DETECTIVE DIANA BALLARD approaching one of the rooms with a S.W.A.T. team.]


[CUT TO: INTERROGATION ROOM. SHERIDAN enters and sits down across from somebody, although the audience cannot see the other person.]

SHERIDAN: [looking through papers] Wow. First I thought you were just stepping up your game. Credit card fraud, breaking and entering. This one puzzled me  grave desecration. But still, these are a long way from murder. Then we get a fax from St. Louis…where you’re suspected of torturing and murdering a young woman. However, no one could prove anything, of course, because supposedly, you died there. But I’ve got to tell you something. You look pretty healthy to me. So, now we know Karen Giles wasn’t the first person you murdered.

[CUT TO: CITY CENTRE MOTOR HOTEL. The S.W.A.T. team breaks down the door and enters. DETECTIVE BALLARD also enters to find SAM with his hands in the air.]

BALLARD: Going somewhere, Sam?


[CUT TO: INTERROGATION ROOM.]

SHERIDAN: But I guarantee you she’s the last. [He leaves. The audience sees that he has been talking to DEAN. The screen goes black.]


TITLE CARD


[FADE IN: INTERROGATION ROOM. SAM is alone until BALLARD enters, setting a cup of coffee on the table.]

BALLARD: Thought you might be thirsty.

SAM: Okay, so, you’re the good cop. Where’s the bad cop?

BALLARD: Oh, he’s with your brother.

SAM: Okay. And you’re holding us why?

BALLARD: Well, he’s being held on suspicion of murder. And you? We’ll see.

SAM: Murder?

BALLARD: You sound genuinely surprised. Or are you that good of an actor?

SAM: Who is he supposed to have murdered?

BALLARD: We’ll get around to that.

SAM: Well, you can’t just hold us here without formal charges.

BALLARD: Actually, we can, for forty-eight hours, but you being a pre-law student would know that. I know all about you, Sam. [reading from a file] You’re twenty-three years old. No job, no home address. Your mother died when you were a baby, your father’s whereabouts are unknown. And then there’s the case of your brother, Dean, whose demise was, well, just a little bit exaggerated. Feel free to jump in whenever you like. [He doesn’t answer.] Shy? No problem. I’ll keep going. Your family moved around a lot when you were a kid. Despite that, you were a straight A student. You got into Stanford with a full ride. Then about a year ago, there was a fire in your apartment. One fatality –- Jessica Moore, your girlfriend. After she died, you fell off the grid. Left behind everything.

SAM: I needed some time off. To deal. So, I’m taking a road trip with my brother.

BALLARD: How’s that going for you?

SAM: Great. I mean, we saw the second largest ball of twine in the continental U.S. Awesome.

BALLARD: We ran Dean’s fingerprints through IAFIS.

SAM: Okay.

BALLARD: Got over a dozen possible hits.

SAM: Possible hits. Which makes them worthless.

BALLARD: But it makes you wonder. What are we gonna find when we run your prints? [He laughs.]

SAM: Yeah, well, you be sure to let me know, all right? [pointing to the coffee] May I?

BALLARD: Please.

SAM: Great. [He drinks.]

BALLARD: Sam, you seem like a good kid. It’s not your fault Dean’s your brother. We can’t pick our family. Right now, detectives in St. Louis are exhuming a corpse. They’re trying to figure out how your brother faked his own death after torturing all those young women. Dean’s a bad guy. His life is over. Yours doesn’t have to be.

SAM: You want me to turn against my own brother?

BALLARD: No. We already caught him cold, red-handed at the Karen Giles murder scene. We just need you to fill in some missing pieces.

SAM: Why would I do that?

BALLARD: Because I can talk to the D.A., make a deal for you. You can get on with your life. Dean’s as good as gone.

SAM: [after a long pause] My dad and Tony Giles were old friends. They were in the service together. We’ve known him since we were kids, you know? So, we came as soon as we heard about his death.


[CUT TO: EXT. CAFÉ. DAY. FLASHBACK. SAM sits down with DEAN, holding two cups of coffee. DEAN is reading the newspaper, looking at an article with the headline, “Man’s Throat Slit Without a Trace”.]

SAM: Here you go.

DEAN: [handing him the newspaper] Anthony Giles.

SAM: Who’s Anthony Giles?

DEAN: The Baltimore lawyer. Working late at his office, check it out.

SAM: [reading] His throat was slit but the room was clean. Huh. No DNA, no prints.

DEAN: Keep reading, it gets better.

SAM: “Security cameras failed to capture footage of the assailant.”

DEAN: So I’m thinking either somebody tampered with the tapes…

SAM: Or it’s an invisible killer.

DEAN: My favorite kind. What do you think, Scully? We’ll check it out?

SAM: I’m not Scully, you’re Scully.

DEAN: No, I’m Mulder. You’re a red-headed woman.


[CUT TO: INTERROGATION ROOM.]

SAM: So, it would’ve been kind of hard for Dean to kill Tony, considering we weren’t in town at the time.

BALLARD: So, tell me what happened next.

SAM: Okay, uh, that’s when we went to see Karen. She was barely holding it together. We just wanted to be there for her, you know?


[CUT TO: INT. GILES RESIDENCE. FLASHBACK. DEAN and SAM are sitting at the kitchen table with KAREN GILES, dressed in suits and posing as insurance agents. KAREN is crying.]

KAREN: [looking at paperwork] Insurance. I totally forgot about the insurance.

SAM: We’re very sorry to bother you right now. But the company is required to conduct its own investigation.

KAREN: Sure.

SAM: Well, if you could just tell us anything you remember about the night your husband died.

KAREN: Tony and I were just supposed to have dinner. He called and said that he was having computer troubles and that he had to work late. And that was it.

SAM: Do you have any idea who could’ve done this to him?

KAREN: No. No. It’s like I told the police. I –- I have no idea.

DEAN: Did Tony mention anything unusual to you in the days before his death?

KAREN: Unusual?

DEAN: Yeah, like, strange.

KAREN: Strange?

DEAN: You know, Karen, weird. Weird noises, visions, anything like that? [SAM clears his throat and glares at DEAN from across the table.]

KAREN: He had a nightmare the day before he died.

SAM: What kind of a nightmare?

KAREN: Uh, he said that he woke up in the middle of the night and there was a woman standing at the foot of the bed. He blinked. She was gone. I mean, it was just a nightmare.

DEAN: Did he say what she looked like?

KAREN: What the hell difference does it make what she looked like?

DEAN: Uh, it’s just…our company is very thorough.

KAREN: He said she was pale, and she had dark, red eyes.


[CUT TO: INTERROGATION ROOM.]

SAM: So I gave Karen a hug, told her to call me if she needed anything, and that was it. End of story.

BALLARD: Sam, I am trying to help you here, but you have got to be honest with me. Now, we have an eyewitness, someone who saw two men fitting your and your brother’s description, breaking into Giles’ office.

SAM: Okay, look. Karen called us later, said that there was some stuff that she wanted from Tony’s office, but the police weren’t letting her in. Like, a picture of the two of them in Paris, and some other stuff. Look, it was wrong to enter a crime scene, but she gave us the key.


[CUT TO: INT. ANTHONY GILES’ OFFICE. FLASHBACK. SAM and DEAN pick the lock and enter. They look around and find a pool of blood on the floor.]

SAM: Hey. Anthony Giles’ body was found right about here. [reading from a paper] Throat slit so deep, part of his spinal cord was visible.

DEAN: What do you think? Vengeful spirit? Underline “vengeful”?

SAM: Yeah, maybe. He did see that woman at the foot of his bed. [DEAN picks up a paper and reads it.]

DEAN: Take a look at this. [He hands it to SAM. The paper has the words “Dana Shulps” written on it over and over.]

SAM: Dana Shulps. What’s that? A name? [DEAN picks up another similar paper.]

DEAN: I don’t know, but it’s everywhere. “All work and no play makes Jack a dull boy.” [He chuckles. At Giles’ desk, SAM notices something written on it. He breathes on the glass, and he sees “Dana Shulps” written in the condensation.]

SAM: Wow. I’d say we’ve officially crossed over into weird.

DEAN: Maybe Giles knew her.

SAM: Maybe it’s the name of our pale, red-eyed mystery girl.

DEAN: Well, let’s see what we can see. [They begin searching files around the office.]

[Later, DEAN has finished his searching while SAM is on the computer.]

DEAN: There’s not a single mention of a Dana Shulps anywhere. There’s not a D. Shulps. Or any other kind of friggin’ Shulps.

SAM: Great.

DEAN: What do you got?

SAM: Nothing. No Dana Shulps has ever lived or died in Baltimore in the last fifty years, at least.

DEAN: So, what now?

SAM: Well, I think I’m pretty close to cracking Giles’ password. Maybe there’s something in his personal files, you know?

DEAN: By “close”, you mean…

SAM: Thirty minutes, maybe? [DEAN checks his watch.]

DEAN: Awesome. [He sits down across from SAM.] So, I guess I just get to hang out. That’s awesome. [He immediately looks bored. He begins annoying SAM by clicking his tongue against the roof of his mouth and making other weird sounds.]

SAM: Dude, seriously.

DEAN: All right, I’m gonna go talk to Karen again, see if she knows anything about this Dana Shulps, huh?

SAM: Great.

DEAN: Keep going, Sparky. [He leaves.]


[CUT TO: INTERROGATION ROOM.]

SAM: Then Dean went back to Karen’s place to check up on her. I mean, she had been pretty upset earlier.

BALLARD: So, why didn’t you go with him? [He shrugs.]

SAM: I just went back to the motel. How did you know I was there, by the way?

BALLARD: We found the motel matchbook on your brother when we arrested him. [She shows him the matchbook in a plastic bag for evidence.] Let’s quit fooling around. Now, you were with your brother the whole time you were in Baltimore. Why separate now? Because your brother left you to go murder Karen.

SAM: He didn’t kill anyone.

BALLARD: I heard the 911 call! Karen was terrified! She said someone was in the house!


[CUT TO: INT. GILES’ RESIDENCE. NIGHT. FLASHBACK. KAREN is watching TV, crying, when she sees a shadow pass by. She jumps and takes off her glasses, but doesn’t see anything. When she puts them back on, she sees a pale, red-eyed woman at the other end of the room. KAREN screams. When she turns on the light, the woman is gone. She goes upstairs to her bedroom and calls 911.]

OPERATOR: Emergency services.

KAREN: Hello? I think I saw somebody in my house.

OPERATOR: What is your address, ma’am?

KAREN: It’s 421 Clinton Avenue. Please—[The call drops.] Hello?

[The lights suddenly turn off. The printer turns on by itself and begins printing a paper with the words “Dana Shulps” written on it over and over. KAREN goes into her closet and finds a flashlight. When she turns around, she sees the pale, red-eyed woman standing in front of her. KAREN screams as the screen goes black.]


[FADE IN: EXT. GILES’ RESIDENCE. FLASHBACK. DEAN is knocking on the door.]

DEAN: Karen, you in there? [He gets no answer. He picks the lock on the door and goe inside. He tries using the light switch, but the power is out. He goes upstairs to KAREN’S bedroom and sees her dead body on the floor.] Oh, God. [He sees the paper with “Dana Shulps” written on it.] Seriously, what the hell? [He bends down to examine the body. Her throat has been slit, and there are dark bruises on her wrists. He takes one of her wrists in his hands as two cops enter.]

POLICEWOMAN: Freeze! Stay on your knees. Hands where I can see them. Now! [DEAN puts his hands up while he is handcuffed.]


[CUT TO: POLICE STATION. DEAN is alone in his interrogation room while SHERIDAN watches him through the two-way mirror. BALLARD enters.]

BALLARD: You getting anywhere with him?

SHERIDAN: No. Just a lot of wise-ass remarks. You?

BALLARD: Sam’s story matches Dean’s to the last detail.

SHERIDAN: Yep. Well, these guys are good. I’ll give ‘em that. [They leave the room and start walking down a hallway.]

BALLARD: If we don’t get Sam to flip, we have nothing but a lot of circumstantial evidence.

SHERIDAN: Hey, we’ve got Dean at the crime scene with blood on his hands. Juries have convicted for less.

BALLARD: Yeah, but where’s the murder weapon? What’s the motive? You talk about reasonable doubt. [They stop walking.]

SHERIDAN: Diana…do you have reasonable doubt? We keep leaning on these guys, one of them will tumble. And don’t forget about St. Louis. I’m telling you, this Dean guy is our guy. [They resume walking.]

BALLARD: I know Tony Giles was a friend of yours.

SHERIDAN: Yeah, he was. He was a good friend.

BALLARD: And I know you wanna clean this mess up quick. But come on, Tony knew a lot of criminal types, and maybe we just—

SHERIDAN: Criminal types? [He laughs.] He was a defense lawyer, for God's sake, of course he knew criminal types. [She rolls her eyes playfully.]

BALLARD: All right. Let’s get back at ‘em.

SHERIDAN: No, you know what, let them stew in their juices for a bit. [They check to make sure no one is looking.] Come here. [She smiles and kisses him before walking away.]


[CUT TO: DEAN’S INTERROGATION ROOM. DEAN is talking to himself, thinking.]

DEAN: Dana Shulps…Dana Shulps…Dana Shulps.


[CUT TO: SAM’S INTERROGATION ROOM. SAM writes “Dana Shulps” on a file folder.]


[CUT TO: DEAN’S INTERROGATION ROOM.]

DEAN: Maybe it’s not a name. Maybe it’s not a name.
 

[CUT TO: SAM’S INTERROGATION ROOM.]

SAM: Anagram, maybe? [He begins writing different word combinations on the folder, all using the letters in “Dana Shulps”.]


[CUT TO: DEAN’S INTERROGATION ROOM. There is a knock on the door, and an attorney, JEFF KRAUSE, enters.]

JEFF: Mr. Winchester?

DEAN: Yeah?

JEFF: [closing the door] I’m Jeff Krause. I’m with the Public Defender’s Office. I’m your lawyer.

DEAN: Oh. Thank God. I’m saved. Hey, can I steal a pen from you? Some paper?

JEFF: Sure. [He hands DEAN a pen and a notepad.] Well, the police haven’t found a weapon yet, so that’s good. But they got your prints and, literally, blood on your hands. And your police record. [He notices DEAN making word combinations on the notepad.] Mr. Winchester? What are you doing?

DEAN: I think it’s an anagram.

JEFF: A what?

DEAN: An anagram. Same letters, different words.

JEFF: Oh.

DEAN: Could you do me a favor? [He hands the notepad to JEFF.] See if you recognize any of these words, you know, local names, places, anything like that.

JEFF: Do you understand how serious these charges are? [DEAN chuckles.]

DEAN: I’m handcuffed to a table. Yeah. I get it. Humor me. Take a quick look. [JEFF sees one of the word combinations, “Supash Land”. He crosses out the “Sup”, leaving just the word “Ashland”.]

JEFF: Well, S-U-P, I don’t know about that. But Ashland is a street name. It’s not far from here.

DEAN: A street? [JEFF nods.]

JEFF: Let’s start with where you were the night that Anthony Giles died.

DEAN: [writing something down] Can you get in to see my brother?

JEFF: Mr. Winchester, you could be facing the death penalty here.

DEAN: Yeah, thanks for the law review, Matlock. [He hands JEFF a note.] But if you wanna help me, I need you to see my brother.


[CUT TO: DETECTIVE BALLARD’S OFFICE. She is at her computer, writing an e-mail. Suddenly, the words “Dana Shulps” begin to show up on her computer over and over. She tries to stop them, but they keep filling up the page. After a moment, they stop, and the e-mail returns to normal. BALLARD looks around, confused.]


[CUT TO: SAM’S INTERROGATION ROOM. JEFF has given him the note from DEAN. It reads, “Hilts—It’s a street. Ashland. –McQueen”]

JEFF: I hope that was meaningful. But I’d like to discuss your case now.

SAM: [pointing to the empty chair] Sure thing, Matlock.

JEFF: You two really are brothers, aren’t you? Now, as you know, the D.A. might be interested in—[He is interrupted when BALLARD opens the door.]

BALLARD: We need you. With the other one.


[CUT TO: DEAN’S INTERROGATION ROOM. SHERIDAN has set up a camera across from DEAN. BALLARD and JEFF enter.]

SHERIDAN: Counselor, your boy decided to confess.

JEFF: Mr. Winchester, I advise against that strongly.

SHERIDAN: [to Dean] Talk directly into the camera. Start by stating your name for the record. [DEAN clears his throat and looks into the camera.]

DEAN: My name is Dean Winchester. I’m an Aquarius. I enjoy sunsets, long walks on the beach, and frisky women. [beat] And I did not kill anyone. But I know who did. Or, rather, what did. Of course, it can’t be for sure, because our investigation was interrupted. But our working theory is that we’re looking for some kind of vengeful spirit.

BALLARD: Excuse me?

DEAN: You know, Casper the bloodthirsty ghost? Tony Giles saw it. I’ll bet you cash money Karen did, too. But the interesting thing is the word it leaves behind. For some reason, it’s trying to tell us something. But communicating across the veil ain’t easy. Sometimes the spirits –- they get things jumbled. You remember “redrum”? Same concept. It can be word fragments, and other times…[He pulls out the piece of paper with his word combinations on it.]…it’s anagrams. See, at first, we thought this was a name –- Dana Shulps. [BALLARD is stunned.] But now, we think it’s a street –- Ashland. Whatever’s going on, I bet it started there. [He smiles.]

SHERIDAN: You arrogant bastard. Tony and Karen were good people, and you’re making jokes.

DEAN: I’m not joking, Ponch.

SHERIDAN: You murdered them in cold blood just like that girl in St. Louis. [DEAN looks back at the camera.]

DEAN: Oh, yeah, that wasn’t me either. That was a shapeshifter creature that only looked like me. [SHERIDAN grabs him and slams him against the wall.]

BALLARD: Pete, that is enough!

DEAN: You asked for the truth. [SHERIDAN lets him go.]

SHERIDAN: Lock his ass up. [He leaves. Another officer turns DEAN around to handcuff him.]


[CUT TO: SAM’S INTERROGATION ROOM. BALLARD and SHERIDAN enter to find that SAM is gone.]

SHERIDAN: What the hell? Where is he? [He looks out the window but only sees cop cars outside. BALLARD finds the note from DEAN.] What’d he do? The fire escape’s way over…what?

BALLARD: These two guys. [She hands him the note.]

SHERIDAN: Hilts and McQueen? What’s that?

BALLARD: Hilts is Steve McQueen’s character on “The Great Escape”. [SHERIDAN scoffs.]


[CUT TO: INT. WOMEN’S BATHROOM. BALLARD enters and finds that the lights are barely working. She goes over to the sink, and the hot water tap turns on by itself. All the sinks begin to fill up with water. The mirrors fog up. The words “Dana Shulps” begin to appear on the mirror. BALLARD wipes away the fog and sees the pale, red-eyed spirit standing behind her. The spirit tries to talk, but more blood from her slit throat begins to pour out. The screen goes black.]


[FADE IN: DEAN’S INTERROGATION ROOM. BALLARD enters.]

DEAN: Can we make this quick? I’m a little tired. It’s been a long day, you know, with your partner assaulting me and all.

BALLARD: I wanna know more about that stuff you were talking about earlier.

DEAN: Time Life. “Mysteries of the Unknown”. Look it up.

BALLARD: Let’s pretend for the moment you’re not entirely insane. What would one of these…things be doing here?

DEAN: A vengeful spirit? [She nods.] Well, they’re created by violent deaths. And then they come back for a reason, usually a nasty one. Like revenge on the people that hurt ‘em.

BALLARD: And, uh…these spirits –- they’re capable of killing people? [She brings her hand up to scratch her neck. DEAN notices dark marks on her wrists.]

DEAN: Where did you get that? [She pulls her sleeve up to look at them.]

BALLARD: I don’t know. It wasn’t there before.

DEAN: You’ve seen it, haven’t you? The spirit.

BALLARD: How did you know?

DEAN: Because Karen had the same bruises on her wrists. And I’m willing to bet that if you look at Giles’ autopsy photos, he’s got them, too. It’s got something to do with the spirit. I don’t know what. [She turns away from him.] I know. You think you’re going crazy. But let’s skip that part, shall we? Because the last two people who saw this thing died pretty soon after. You hear me?

BALLARD: You think I’m gonna die.

DEAN: You need to go to Sam. He’ll help.

BALLARD: You’re giving your brother up.

DEAN: Go to the first motel listed in the yellow pages. Look for Jim Rockford. It’s how we find each other when we’re separated. You can arrest him if you want. Or you can let him save your life.


[CUT TO: INT. MOTEL ROOM. SAM hears a knock on the door and opens the door to see BALLARD. She comes inside and shows him her bruises.]

SAM: These showed up after you saw it?

BALLARD: Yeah, I guess.

SAM: All right. Then you’re gonna have to tell me exactly what you saw.

BALLARD: You know, I must be losing my mind. You’re a fugitive. I should be arresting you.

SAM: All right, well, you know what? You can arrest me later, after you live through this. But right now, you’ve gotta talk to me. Okay? [She nods.] Okay, great. Now, this spirit –- what did it look like?

BALLARD: She was, um…really pale, and her throat was cut. And her eyes, they were this deep, dark red. It appeared like she was trying to talk to me, but she couldn’t. There was just…a lot of blood.

SAM: You know what, here. I’ve been researching every girl who’s ever died or gone missing from Ashland Street.

BALLARD: [pointing to photos] How’d you get those? Those are from crime scenes and booking photos.

SAM: You have your job, I have mine. Here, I need you to look through these. Tell me if you recognize anyone. [She looks through the photos until she comes across the mugshot of the woman.]

BALLARD: This is her. I’m sure of it. [She hands the photos back to him.]

SAM: Claire Becker? Twenty-eight years old, disappeared about eight or nine months ago?

BALLARD: But I don’t even know her. Why would she come after me?

SAM: Well, before her death, she was arrested twice for dealing heroin. You ever work narcotics?

BALLARD: Yeah. Pete and I did, before homicide.

SAM: [holding up her photo] You ever bust her?

BALLARD: Not that I remember.

SAM: It says she was last seen entering 2911 Ashland Street. The police searched the place, didn’t find anything. Guess we’ve gotta check it out ourselves. See if we can find a body.

BALLARD: What?

SAM: Well, we’ve gotta salt and burn her bones. It’s the only way to put her spirit to rest.

BALLARD: Of course it is. 


[CUT TO: INT. 2911 ASHLAND STREET. BASEMENT. SAM and BALLARD are looking around with flashlights.]

BALLARD: So, what exactly are we looking for?

SAM: I’ll let you know when we find it. [He goes up a flight of stairs while she stays in the basement. After looking around for a bit, she turns around and sees CLAIRE standing across the room.]

BALLARD: Sam! Sam! [CLAIRE approaches her and reaches out her arm.] Sam! [SAM runs downstairs.]

SAM: Hey! Hey, I’m here. What is it? What happened? [Claire is gone.]

BALLARD: Claire.

SAM: Where?

BALLARD: She was here.

SAM: Did she attack you?

BALLARD: No. She was just reaching out to me. She was over there, by the window. [They move over to the window and see a large shelving unit in front of it.] Hey, help me move this. [They move it, and on the window are the words “Ashland Supplies”. However, some of the letters in “Supplies” have been scratched away, and only the “S-U-P” is visible.] Our little mystery word.

SAM: Now the extra letters make sense. [He takes out his EMF meter.]

BALLARD: What is that?

SAM: Spirits and certain remains give off electromagnetic frequencies.

BALLARD: So, if Claire’s body was here, that would indicate that?

SAM: Yeah. Well, that’s a theory. [He moves over to the wall opposite the window, and the EMF detector begins beeping. He exchanges a glance with BALLARD.]

[A few minutes later, SAM has gotten a pole and is using it to break through the brick wall.]

SAM: Yeah. Yeah, there’s definitely something in there. [He begins breaking the rest of the brick with his elbow.] You know, this is bothering me.

BALLARD: Well, you are digging up a corpse.

SAM: No, not that. That’s pretty par for the course, actually. [He laughs.]

BALLARD: Then what?

SAM: It’s just…no vengeful spirit I’ve ever tussled with wanted to be wasted, so why the hell would Claire lead us to her remains? It doesn’t make any sense. [He finishes breaking through the wall.] Give me a hand.

[The two of them take out the bag inside the wall and set it on the ground. SAM breaks the rope, and they open the bag to see Claire’s skeleton inside. BALLARD notices that Claire’s wrists are bound together.]

SAM: Her wrists. Yeah, they’d be bruised just like yours. [BALLARD also notices a necklace that Claire is wearing.] That necklace mean something to you?

BALLARD: I’ve seen it before. It’s rare. It was custom-made over on Carson Street. [She shows SAM the same necklace she has around her neck.] I have one just like it. Pete gave it to me. [The screen goes black.]


[FADE IN: ASHLAND SUPPLIES.]

SAM: Now this all makes perfect sense.

BALLARD: I’m sorry?

SAM: Yeah. You see, Claire’s not a vengeful spirit. She’s a death omen.

BALLARD: Excuse me?

SAM: Claire’s not killing anyone. She’s trying to warn them. You see, sometimes spirits –- they don’t want vengeance, they want justice, which is why she led us here in the first place. She wants us to know who her killer is. [pause] Detective, how much do you know about your partner?

BALLARD: Oh, my God.

SAM: What?

BALLARD: About a year ago, some heroin went missing from lock-up. Obviously, it was a cop. We never found out who did it. But whoever did it would need someone to fence their product.

SAM: Somebody like a heroin dealer. Somebody like Claire.


[CUT TO: INT. POLICE VAN. SHERIDAN is driving while DEAN rides in the backseat.]


DEAN: So, I’m being extradited to St. Louis, huh? You just decided to transfer me yourself, eight hundred miles at two in the morning? [SHERIDAN doesn’t answer.] This can’t be good.


[CUT TO: INT. POLICE CAR. BALLARD is on the phone while SAM is in the passenger seat.]

BALLARD: All right, thanks. [She hangs up.]

SAM: What is it?

BALLARD: Pete just left the precinct. With Dean.

SAM: What?

BALLARD: He said the prisoner had to be transferred, and he just took him. Dispatch has been calling, but he won’t answer the radio.

SAM: Radio? He took a county vehicle?

BALLARD: Yeah.

SAM: Then it should have a LoJack. You’ve just gotta get it turned on.


[CUT TO: INT. POLICE VAN. SHERIDAN brings the van into a forested area and stops the vehicle.]

DEAN: Pee break? So soon? You know, you might wanna get your prostate checked. [SHERIDAN gets out of the van and goes to get DEAN.] Son of a bitch. [SHERIDAN opens the doors.] Hey, I’m cool in the van, you go do what you gotta do. [SHERIDAN grabs DEAN and throws him onto the ground.]

SHERIDAN: You’re a cocky son of a bitch. You think those people in St. Louis are gonna buy that crap you’re peddling? Here’s the thing. You’re not gonna make it to St. Louis. You’re gonna die trying to escape. [He takes out his gun and aims it at DEAN.]

DEAN: Wait! Wait! Let’s talk about this. You wouldn’t wanna do something you’re gonna regret. [SHERIDAN cocks the gun.] Or maybe you do. [SAM and BALLARD show up.]

BALLARD: Pete! Put the gun down!

SHERIDAN: Diana? How’d you find me?

BALLARD: I know about Claire.

SHERIDAN: I don’t know what you’re talking about.

BALLARD: Put the gun down!

SHERIDAN: No, I don’t think so. You’re fast. Pretty sure I’m faster.

BALLARD: Why are you doing this?

SHERIDAN: I didn’t do anything, Diana.

BALLARD: It’s a little late for that.

SHERIDAN: It wasn’t my fault. Claire was gonna turn me in, I had no choice.

BALLARD: And Tony? Karen?

SHERIDAN: Same thing! Tony scrubbed the money, then he got skittish, and then he wanted to come clean. [DEAN exchanges a look with SAM and shakes his head.] I’m sure he told Karen everything. It was a mess. I had to clean it up. I just panicked.

BALLARD: How many more people are gonna die over this, Pete?

SHERIDAN: There’s a way out. This Dean kid’s a friggin’ gift. We can pin the whole thing on him, okay? No trial, nothing. Just one more dead scumbag.

DEAN: Hey!

SHERIDAN: [to Ballard] No one will question it. Diana, please. I still love you. [After a moment, she lowers her gun.] Thank you. Thank you. [He aims at DEAN just as BALLARD raises her gun again to shoot him. SHERIDAN falls to the ground.]

BALLARD: [approaching him] Then why don’t you buy me another necklace, you ass! [He grabs her leg, and she falls to the ground. SHERIDAN grabs his gun and stands up, pointing it at DEAN and SAM.]

SHERIDAN: Don’t do it! Don’t do it! [He points the gun at all three of them. After a second, they see CLAIRE appear by the police van. While SHERIDAN watches her, in shock, BALLARD grabs her gun and shoots him. He falls to the ground. BALLARD looks stunned. The screen goes black.]


[FADE IN: THE NEXT MORNING. BALLARD approaches SAM and DEAN after looking at SHERIDAN’S body.]

SAM: You doing all right?

BALLARD: Not really. The death omen, Claire –- what happens to her now?

SAM: It should be over. She should be at rest.

DEAN: So, uh…what now, Officer?

BALLARD: Pete did confess to me. He screwed up both your cases royally. I’d say there’s a good chance that we can get your cases dismissed.

SAM: You could take care of that for us?

BALLARD: I hope so. But the St. Louis murder charges – that’s another story. I can’t help you. Unless…I just happened to turn my back, and you walked away, I could tell them that the suspects escaped.

SAM: Wait, are you sure?

DEAN: Yeah, she’s sure, Sam.

SAM: No, it’s just you could lose your job over something like that. [DEAN shakes his head.]

BALLARD: I just want you guys out there, doing what you do best. Trust me. I’ll sleep better at night. Listen, you need to watch your back. They’re gonna be looking for both of you right now. Get out of here. I’ve got to radio this in.

DEAN: Hey, you wouldn’t happen to know where my car is by chance.

BALLARD: It’s at the impound yard on Robertson. [DEAN thinks a second before nodding.] Don’t even think about it.

SAM: It’s okay, don’t worry. We’ll just improvise. We’re pretty good at that.

BALLARD: Yeah. I’ve noticed. [She smiles at them before they walk away.]

SAM: Nice lady.

DEAN: Yeah, for a cop. Did she look familiar to you?

SAM: No, why? [SAM shoves him playfully.]

DEAN: I don’t know. Anyway, are you hungry?

SAM: No.

DEAN: For some reason, I could really go for some pea soup. [They walk away as the screen fades to black.]
 
END

 

Ecrit par Luinel.

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arween  (07.04.2016 à 11:07)

Super épisode, un de mes préférés depuis le début de la série. C'était top de voir l'histoire racontée par Sam et la vraie histoire juste après, ça a donné pas mal de scènes rigolotes !

Et puis, pour une fois l'esprit est pas méchant, ça change :-)

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