VOTE | 646 fans

#118 : L'épidémie


Réalisé par: Whitney Ransick
Ecrit par: Daniel Knauf 


Plusieurs enfants tombent dans le coma sans que personne ne puisse dire de quoi ils souffrent. Sam finit par découvrir une empreinte gigantesque qui semble appartenir à la créature qui fait du mal aux enfants, mais il ne sait pas à quoi elle correspond. Dean lui la reconnaît, et il se remémore le jour où cette même créature avait faillit tuer Sam, alors qu'ils n'étaient que des enfants.

Popularité


4.33 - 9 votes

Titre VO
Something Wicked

Titre VF
L'épidémie

Première diffusion
06.04.2006

Première diffusion en France
19.05.2007

Vidéos

Plus de détails

 

 

 

 

 

 

Fitchburg, Wisconsin.

Une fillette, Bethany, récite sa prière avant de se coucher. Elle se met au lit et son père vient lui dire bonsoir. Elle lui demande si sa mère va bientôt rentrer et il répond qu’elle reste à l’hôpital avec sa sœur. Au milieu de la nuit, la petite est assise sur son lit. Les branches claquent contre sa fenêtre. Elle a peur. Elle se lève et tire les rideaux, puis se couche dans son lit et tire les draps sur sa tête. On voit alors une énorme main griffue ouvrir la fenêtre, et quelque chose rentre dans la chambre, se penche sur le lit de la fillette, et Bethany se met à crier.

 

Sam et Dean sont sur a route en direction de Fitchburg. John leur avait laissé les coordonnées de cette ville pour qu’ils aillent découvrir se qui s’y passe. Sam ne comprend pas pourquoi parce qu’il n’a rien trouvé qui cloche à propos de cette ville.

Ils arrivent en ville et se garent pour acheter un café. En face d’eux il y a un parc pour les enfants, avec des jeux. Mais il n’y a qu’une petite fille qui s’amuse sous la surveillance de sa mère, et pourtant l’école est déjà terminée. Les garçons trouvent ça bizarre qu’il n’y ai pas plus d’enfants et Dean va parler avec la femme.

Elle lui dit que depuis que les enfants tombent malades, les parents se méfient. Il n’y a que cinq ou six enfants malades, mais il sont dans un état critique.

 

Ils se rendent à l’hôpital de la ville et se font passer pour des médecins. En passant dans les étages, Dean remarque une vieille femme dans une chambre. Elle le regarde d’un air menaçant. Sur le mur est accrochée une croix renversée.

Ils rencontrent le docteur Hedecker, qui s’occupe des six enfants malades. Une infirmière leur dit que se ne sont que les enfants qui sont touchés, par le reste de la famille. Dean demande à parler aux parents des enfants.

Ils vont donc voir le père de Bethany, qui pense que sa fille est tombée malade parce que la fenêtre de sa chambre était ouverte. Il trouve d’ailleurs cela étrange parce qu’il est persuadé l’avoir fermée avant de coucher sa fille.

 

Sam pense qu’il n’y a rien de surnaturel dans le fait que les enfants soient tombés malades, et qu’il ne s’agit peut-être que de pneumonies, mais Dean pense que quelque chose à ouvert les fenêtres, et que leur père ne les aurait pas envoyé ici sans raisons. Ils profitent de l’absence du père de Bethany chez lui pour aller fouiller dans la chambre de la fillette. Ils ne détecte rien avec leurs appareils, mais Sam découvre une gigantesque empreinte sur le rebord de la fenêtre. Ils sont maintenant sûr qu’il ne s’agit pas de cas grave de pneumonie.

 

Flash-back. Dean a environs dix ans. John est entrain de lui laisser des instructions parce qu’il part chasser une créature surnaturelle. Dean regarde une photo d’une empreinte étrange. John part.

 

Retour au présent. Dean dit à Sam qu’il sait se qui laisse une empreinte pareille, et que leur père a déjà eu affaire à une telle chose, et qu’il veut que Sam et Dean finissent son travail.

 

Le soir, les deux frères arrivent dans un motel pour louer une chambre. Dean est entrain d’expliquer à Sam ce qu’est un Shtriga (la créature à qui appartient les empreintes). A la réception, Dean rencontre Michael, le fils de la propriétaire du motel, qui lui rappelle lui-même lorsqu’il était enfant.

 

Flash-back. Dean s’occupe du petit Sam, il lui prépare à manger. Leur père est partit chasser.

 

Retour au présent. Sam est sur le net à la recherche d’informations sur les Shtrigas, et il découvre que ce sont des sortes de sorcières qui se nourrissent de la force vital des êtres vivants, mais qu’ils ont une préférence pour les enfants. Il dit aussi qu’il n’y a pas de moyen pour les tuer, mais Dean le contredit, et rajoute que leur père lui a dit comment les éliminer. Sam commence à soupçonner que son frère lui cache quelque chose. Puis Sam lui dit que ces créatures prennent la plupart du temps l’apparence d’une vieille femme, et Dean se souvient de la personne âgée qu’il a vu à l’hôpital.

 

Dans un couloir de l’hôpital, ils croisent le docteur Hedecker qui rentre chez lui. Puis ils arrivent à la chambre de la vieille femme et entrent. Elle est assise dans un fauteuil et ne bouge pas. Dean s’approche, mais elle était en fait endormie, et elle se réveille en sursaut et crie après les deux garçons. Puis elle demande à Dean de remettre la croix en place. La vieille femme est inoffensive.

 

Le soir au motel, Michael et son frère, Arthur, dorment dans la même chambre, quand une main monstrueuse ouvre la fenêtre.

 

Le lendemain matin, Sam et Dean arrivent au motel. Sam est entrain de se moquer de Dean à cause de la femme de l’hôpital. Puis Dean aperçoit Michael assis seul devant la réception. Il va le voir et lui demande ce qui ne va pas. Michael lui dit que son frère est malade, qu’il a la pneumonie, et que c’est de sa faute parce qu’il pense avoir oublié de fermer la fenêtre. Sa mère, Joanna, arrive à son tour et lui demande de garder le motel pendant qu’elle part à l’hôpital voir Arthur. Dean propose de la conduire à l’hôpital parce qu’elle à l’air très stressée.

 

Pendant que Dean est à l’hôpital, Sam fait des recherches à la bibliothèque. Il découvre que Fitchburg n’est pas la première ville à être touchée, et qu’à chaque fois le Shtriga s’en prenait à une douzaine d’enfants puis partait, laissant les enfants tomber dans le coma puis mourir. Puis Sam tombe sur une photo montrant le docteur Hedecker penché sur l’un des enfants malade, alors que la photo avait été prise en 1893. Il raconte tout à Dean par téléphone.

Quand Dean raccroche, il voit le docteur Hedecker penché sur Arthur, et il l’entend dire à Joanna que son fils est entre bonnes mains.

 

Revenu dans leur chambre, Sam et Dean cherche un plan. Dean dit que la dernière fois, le Shtriga est revenu pour la sœur de sa précédente victime, donc cette fois il va sûrement revenir pour Michael. Sam propose de le mettre en lieu sûr, mais Dean veut se servir du garçon comme appât. Sam n’est pas d’accord, mais Dean insiste et lui dit que leur père l’a envoyé ici parce qu’il avait tout fichu par terre la première fois et qu’il ne veut pas que d’autres enfants soient blessés par sa faute. Sam ne comprend pas de quoi il parle et Dean lui raconte alors se qui c’était passé alors qu’ils étaient enfants.

 

Flash-back. Dean regarde la télévision dans la petite chambre de motel. Sam est entrain de dormir dans la pièce à coté et leur père n’est toujours pas rentré. Le jeune Dean décide alors d’aller prendre l’air et il part jouer aux jeux vidéos. Mais lorsqu’il retourne dans la chambre, il découvre le Shtriga penché sur le petit Sam. Il prend alors une arme et se prépare à tirer mais la créature l’entend. John Winchester arrive à se moment là et tire sur le Shtriga qui s’enfuit. Sam est sauvé, mais John se met quand même en colère contre Dean et lui reproche d’avoir laissé son frère seul.

 

Retour au présent. Dean et Sam vont trouver Michael pour lui parler de leur plan. Mais le garçon refuse.

Alors qu’ils cherchent une autre solution, Michael frappe à leur porte et il semble avoir changé d’avis.

 

La nuit, Michael est dans sa chambre et Dean installe des caméras. Puis il retourne avec Sam et attendent l’arrivée du Shtriga. Lorsqu’il arrive enfin, les deux frères attendent le dernier moment pour intervenir, puis ils rentrent dans la chambre et lui tire dessus. Une fois la créature à terre, Dean s’approche, mais le Shtriga se relève et balance Dean contre un mur, puis s’attaque à Sam qui perd son arme. Sam commence à perdre sa force vital quand Dean tire une balle entre les deux yeux du Shtriga, le tuant définitivement.

 

Le lendemain matin, Joanna rentre de l’hôpital et annonce à Michael que Arthur et les autres enfants vont mieux.

 

Ecrit par Blackrose.

L’épidémie

 



L’épisode démarre par un plan sur une maison, on peut légèrement distinguer les ombres des branches d’arbres à l‘écran, le tout sur un fond de musique calme.


Fitchburg, Wisconsin

 



**********



On entend les paroles d’un enfant, en effet dans une chambre, une petite fille Bethany, brune coiffée de deux nattes récite sa prière avant d’aller se coucher. Elle est agenouillée devant son lit, ses bras posés sur la couette et les mains croisées, son père l’observe appuyé dans l’entrebâillement de la porte.


Bethany : Que le Bon Dieu me protège, pendant mon sommeil, pour que les Anges veillent sur moi, jusqu’au matin et à l’apparition du soleil, Amen.

Le père : Amen.


Une fois les derniers mots prononcés la fillette se lève rapidement, s’assoit sur son lit en rabattant sa couette pendant que son père s’approche d’elle.

 


Le père : Dort bien mon poussin. (En embrassant sa fille sur le front)


Bethany : Papa, est-ce que Maman dormira chez nous ? (En se redressant légèrement)


Le père : Non chérie (en levant les yeux sur une photo de famille) Elle passera la nuit à l’hôpital … Avec ta sœur (En regardant sa fille).


Bethany fait un petit sourire à son père avant de s’installer confortablement dans son lit. Celui-ci s’éloigne, éteint la lumière et ferme la porte de la chambre.

Dans sa chambre lumière éteinte, Bethany, assise sur son lit, regarde un peu partout dans la pièce. Son regard se détourne vers la fenêtre lorsque les branches se cognent aux carreaux à cause du vent. Elle se lève rapidement pour aller fermer les rideaux et ressaute dans son lit, la couette tirée jusqu’à son visage.

Retour sur la fenêtre, une sorte de grande et longue main crochue se fond au milieu des branches de l’arbre. La fenêtre s’ouvre subitement, le courant d’air entre dans la pièce, un ombre s’approche lentement de Bethany qui est apeurée en ayant la main crochue sur son épaule. La petite fille pousse un cri perçant avant que l’horrible personnage ne s’attaque à elle.




**********




Le lendemain, sur une route perdue l’Impala noire surgit à la sortie d’un virage. Dans la voiture les deux frères discutent.


Dean : Ouais, je suppose que tu l’as raté, c’est tout !


Sam : Ecoutes, j’ai lu tous les journaux, les informations locales et les rapports de police et j’ai absolument rien trouvé d’anormal. T’es sûr des coordonnées que t’as ? (En regardant son frère)


Dean : Ouais j’ai re-vérifié, c’est Fitchburg, Wisconsin. Et si Papa nous a envoyé ces coordonnées, c’est important Sammy. (En restant concentré sur la route sans dévier son regard)


Sam : Mais pourtant j’ai tout lu et je n’ai rien trouvé, mis à part un paquet d’inepties. J’ai aucune idée de ce qu’on peut chasser là-bas.


Dean : Peut-être que Papa nous l’expliquera.


Sam : Ouais (Pas très convaincu par ce qu’a dit son frère il laisse échapper un rire) On sait bien que chaque fois qu’on arrive quelque part, il se montre.


Dean : (Hochant la tête vers Sam) Pourquoi tu fais du mauvais esprit ! Tu verras, j’ parie qu’une fois arrivés là-bas on va trouver.


Sam : Ouais et pourquoi tu crois ça ?


Dean : Parce que je suis l’aîné et que par conséquent j’ai raison. (En hochant la tête vers son frère et faisant un sourire en coin)


Sam : T’es sérieux ?


Dean : Très sérieux (En regardant son frère avant de se tourner avec un air moqueur)


Ils arrivent enfin à destination, on voit le panneau : Fitchburg, Pop 20.501.




**********

 



Dean sort du Glasow’lunch, deux cafés dans les mains et rejoint son frère appuyé contre la voiture.


Dean : Et ben … La serveuse a l’air de croire que les francs-maçons sont de plus en plus nombreux, mais … Personne ne semble avoir vu de choses bizarres dans l’coin. (En donnant le café à Sam)


Sam : Est-ce que t’as l’heure ? (Demanda t’il soudainement en fixant droit devant lui)


Dean : 4h10 … Pourquoi ? (En relevant sa manche pour regarder l’heure, il regarde Sam en fronçant les sourcils)


Sam : Tu vois rien de bizarre ? (Fixant toujours devant lui un parc avec des jeux pour enfants)


Dean : Les écoliers sont sortis ?!! (En observant les alentours)


Sam : Ouais … Et où sont-ils passés ? Normalement çà devrait grouiller d’enfants !

 




***********



Dean se dirige vers le parc presque désert, son gobelet de café à la main. Une petite fille brune, avec un manteau rose escalade un jeu pendant que sa mère lit tranquillement assise sur un banc.


Dean : C’est tranquille aujourd’hui (S’approchant du banc)


La mère : Oui (Relevant la tête une seconde) Quel drame !


Dean : Pourquoi çà ?


La mère : Euh, vous savez pas, à cause de la maladie des enfants. (Elle regarde Dean un instant)


Dean : Oh ! Y en a beaucoup ?


La mère : Y en a que 5 ou 6 mais c’est grave. Ils sont soignés à l’hôpital, tous les parents s’inquiètent pour leurs enfants, à cause de la contagion.


Dean : Mmm !


La petite fille descend du jeu, Dean la regarde et semble avoir le regard perdu.




**********



Plan de l’hôpital de la ville, il y a quelques passants et une ambulance garée juste devant l’entrée. De l’intérieur, les deux frères rentrent dans le bâtiment, Dean en premier, tandis que Sam qui le suit semble un peu contrarié par une carte qu’il tient dans sa main. Ils marchent rapidement dans le couloir.


Sam : Dean, je n’vais sûrement pas utiliser cette carte là !


Dean : Pourquoi ? (Avec un air faussement surpris et en fronçant les sourcils)


Sam : Parce que il y a marqué Inspecteur Débikinis dessus. (De plus en plus gêné)


Dean : (Faisant un grand sourire et répliquant tout de suite) Arrêtes, elle va pas s’intéresser à çà, elle va p’être même pas la regarder! Tu dois respirer. Confiance Sammy ! (Il pousse son frère vers l’accueil)


Sam : (Restant figé 2 secondes face à la secrétaire) Ah … Bonjour, Docteur Larsson du bureau d’ contrôle de la santé. (Dit-il avec un sourire)


La secrétaire : Puis-je voir votre carte ? (Demanda t’elle sur un ton doux)


En entendant la question de la secrétaire, Dean étouffe un rire moqueur et tourne la tête de l’autre côté sans doute pour éviter le regard noir que son frère lui lance avant de sortir la fameuse carte. C’est avec un sourire crispé que le cadet montre la carte à la secrétaire.


Sam : Oui, bien sûr. (il range sa carte rapidement et reprend) Pouvez-vous m’indiquer le service pédiatrique s’il vous plait.


La secrétaire : Bien sûr, au fond du couloir, à gauche au premier.


Dean observe la scène avec un petit sourire en coin. Quant au sourire crispé du cadet il s’évapore dès que Sam tourne le dos à l’accueil, laissant place à un regard plein de colère.


Dean : Tu vois, j’ te l’avais dit. (Triomphant et visiblement satisfait d’avoir mis son frère dans l’embarras)


Sam : Suis-moi c’est au premier. (Sur un ton grave)


Ils se dirigent alors dans le couloir d’un pas rapide, Dean s’arrête soudainement devant la chambre d’une vielle femme aux cheveux grisonnants, alors que son frère continue d’avancer. Celle-ci est sur un fauteuil roulant, seule dans sa chambre. Se sentant épiée par Dean, elle tourne doucement sa tête en direction du jeune homme et lui jette un regard terriblement méchant avant de se retourner. Dean plongé dans ses pensées ne réagit que lorsqu’une voix l’interpelle.


Sam : T’arrive ! (En faisant un signe de la tête)


Direction le service de pédiatrie et rencontre avec le docteur Hydecker au service. Les trois hommes se dirigent vers une chambre où se trouvent les enfants malades.


Dean : Merci de nous recevoir docteur Hydecker.


Docteur : Non c’est moi qui suis content de vous voir, j’avais l’intention de vous demander de l’aide, mais comment avez-vous su ?


Dean : Heu ! C’est par un médecin d’ici, j’ai oublié son nom, il a téléphoné à Atlanta et …Il paraissait plutôt anxieux.


Sam : Vous dites que vous avez 6 cas, c’est bien ça ?


Docteur : Oui … Oui en 5 semaines … Au début on pensait que c’était une forme de pneumonie. Rien d’inquiétant. (Sam et Dean se tournent un instant vers la cloison vitrée de la chambre où l’on voit un des enfants, le médecin reprend) … Mais aujourd’hui …


Sam : Oui, quoi ?


Docteur : Les antibiotiques ne font plus d’effets, les enfants ont une forte baisse de leurs globules blancs. Leurs systèmes immunitaires ne font plus leur travail. Ils ont peu d’ chances de vivre … Malheureusement.


Infirmière : Excusez-moi monsieur Hydecker !(En rejoignant les trois hommes et tendant un dossier au docteur)


Sam : Est-ce que vous aviez déjà vu ça avant ? (Presque en même temps que l’infirmière)


Docteur : Non, jamais avant ça.


L’infirmière : Le plus surprenant, c’est sa façon de s’ propager …


Sam : C’est à dire ? (En regardant l’infirmière)


L’infirmière : Et bien quand ça frappe une famille, ça touche seulement les enfants et ça les prend l’un après l’autre, pas en même temps.


Dean : Vous permettez que l’on interroge les enfants ? (En hochant la tête en direction de la chambre)


L’infirmière : Ils sont inconscients.


Sam : Aucun ne parle !


L’infirmière : Non (En hochant la tête)


Dean : Pourrions-nous rencontrer les parents ?


Docteur : (Il soupire) Oui, bien sûr s’ils acceptent.


Dean : Oui, quelle est la plus récente admission ? (Termina t’il)


Un peu plus loin dans un couloir les deux frères interrogent le père de la petite Bethany qui est assis sur un banc.


Le père de Bethany : Il faut que je retourne auprès d’ mes filles. (En regardant les deux frères et tournant la tête vers le bout du couloir)


Sam : Nous comprenons bien, merci d’accepter de coopérer … Vous disiez que Mary était l’aînée …


Le père : Oui, elle a 13 ans.


Sam : D’accord, alors elle aurait été malade la première et ensuite …


Le père : Bethany, la nuit suivante …


Sam : Au bout de 24 heures ?!


Le père : Ouais (en soupirant) C’est ça … Ecoutez, j’ai déjà parlé d’tout ça avec le docteur


Dean : Juste encore quelques p’tites questions s’il vous plait … A votre avis où ont-elles attrapé ça, elles ont eu froid ou quelque chose de c’genre.


Le père : On croit que c’est à cause d’une fenêtre ouverte … (Dean le coupa)


Dean : Expliquez un peu.


Le père : Très franchement … Je dois l’avouer, la première fois j’avais pas bien fait attention mais la seconde fois, je sais avoir bien vérifié que la fenêtre était fermée.


Sam : Donc se serait votre fille qui l’aurait ouverte.


Le père : La fenêtre est à plusieurs mètres du sol, c’est très haut. Qui d’autre l’aurait ouverte ? (Termina t’il)


Les deux frères marchent dans les couloirs de l’hôpital, se dirigeant vers la sortie. Sam suit son frère.


Sam : C’est peut-être tout simplement naturel, ils sont malades c’est tout. (se voulant convainquant)


Dean : C’est possible, (haussant les sourcils). Ça n’explique pas comment on a pu ouvrir la fenêtre … (hochant légèrement la tête) J’crois que Papa avait ses raisons en nous envoyant ici, alors commences pas à m’expliquer que c’est naturel.


Sam : Y a une chose à faire ! (Sûr de lui)


Ils arrivent bientôt à une intersection de couloirs, Sam s’arrête et son frère se retourne vers lui.


Dean : Quoi ? (sur un ton légèrement agacé)


Sam : Le type qu’on vient de quitter, apparemment il est pas prêt de rentrer chez lui !

 

**********

 



Plan sur la maison de Bethany, à l’intérieur, dans la chambre des enfants, les deux frères s’activent à la recherche du moindre indice. Ils passent la pièce au peigne fin, mais sans grand succès au début.


Sam : T’as trouvé quelque chose ?


Dean : Non rien du tout. (Agacé)


Sam : Moi non plus.


Sam se dirige alors à l’autre bout de la chambre et s’arrête devant la fenêtre, attiré par un détail.


Sam : Hé ! Dean ! (en ouvrant la fenêtre)


Dean : Ouais ?


Sam : … T’avais raison … (Secouant légèrement sa tête) C’est pas la pneumonie.


Il se tourne son frère qui s’approche de la fenêtre et vient s’appuyer sur le rebord de celle-ci.


Sam : Ça fait presque peur … … Qu’est ce qui laisse une empreinte de c’genre ?


Dean semble troublé et reste immobile, fixant la trace noire, allongée qui pourrait ressembler à une main crochue.




**********



Flash Back :


Le visage de Dean adulte, passe à celui de Dean enfant.

Dans une chambre d’hôtel, John est sur le départ pour une chasse, fusil et sac en main qu’il pose un instant sur la petite table. Il donne à son fils aîné les indications et précautions à prendre durant son absence. Le jeune Dean regarde une photo de la trace de la créature, posée sur la table. En bruit de fond on entend le son de la télévision.


John : Bon très bien, tu as compris Dean, s’il y a un appel, tu n’le prends pas. Si c’est moi je fais sonner une fois et je rappelle. C’est d’accord ?


Dean : Je réponds pas au téléphone s’il a pas sonné une fois. (En acquiesçant d’un signe de tête)


John : C’est bien ça, oui soit très prudent, c’est important. (se retournant et se dirigeant vers la porte d’entrée)


Dean : Je sais, mais on l’a déjà fait un bon million d’fois et tu sais que j’ne suis pas idiot.


John : Non tu n’es pas idiot, mais il suffit d’une petite erreur, tu l’sais … … Bien si je n’suis pas revenu dimanche soir … (En prenant son sac sur ses épaules)


Dean : J’appelle le père Jim.


John : Tu fermes tout, les fenêtres et aussi les volets et le plus important …et surtout tu n’ouvres à personne …


Dean : Je veille sur Sammy (En jetant un œil sur son frère en train de regarder la télé)


John : Ok.


Dean : Je sais.


John : Et si quelqu’un enfonce la porte …


Dean : Je tire tout d’suite et je questionne après.


John : C’est parfait !


Sam est tranquillement assis sur le canapé regardant les dessins animés. John sort de la chambre et Dean ferme la porte en prenant soin de la verrouiller, il se retourne alors vers Sam.

**********




 

Retour dans le présent :


L’image du visage de Dean enfant repasse à celle de Dean adulte.


Dean : Je sais pourquoi Papa nous a envoyés ici (en se redressant) … Il a déjà vu ce monstre, il a affronté (fixant toujours l’empreinte. Sam fronce les sourcils) … Il veut qu’on finisse ce qu’il a commencé.


Troublé par l’empreinte, Dean fait face à son frère un moment puis son regard se focalise de nouveau vers le rebord de la fenêtre.



**********

 



Le soir, la nuit semble être tombée depuis un bon moment, l’impala des deux frères se gare sur un parking d’un motel. Sam et Dean descendent de la voiture.


Sam : Et qu’est-ce que c’est une … Strige. (En sortant de la voiture)


Dean : Une sorte de vielle sorcière, je crois, j’n’connais pas bien.


Sam : Je savais pas que ça existait, y a rien là-dessus dans l’agenda.


Dean : Euh Papa en a affronté une à Fort Douglas, en tous cas, il y a maintenant environ 16 ou 17 ans … T’étais là ! Tu t’en souviens pas ? (En farfouillant dans le coffre de l’impala)


Sam : Non (en faisant un mouvement de tête)


Dean : Il a su que cette chose était à Fitchburg, c’est pour ça qu’il nous a envoyé ici


Sam : Alors attends cette euh …


Dean : Strige !


Sam : Que c’est la même qu’il avait affronté.


Dean : Ouais peut-être bien … (En refermant le coffre et se dirigeant vers l’entrée du motel)


Sam : Mais si Papa l’a trouvé, pourquoi elle est toujours là ?


Dean : Parce qu’elle s’est enfuie.


Sam : Elle s’est enfuie ???!!!!


Dean : Oui Sammy, ça arrive ! (En se retournant vers son frère)


Sam : Pas très souvent (En étouffant un rire)


Dean : Je sais pas quoi te dire, Sammy, Papa devait certainement manquer de vitamines ce jour-là !!!


Sam : Et que t’as dit Papa ? (Relevant la tête, un air un brin soupçonneux sur le visage)


Dean : Rien du tout, j’étais gosse tu sais ! (Ouvrant la porte du motel)




**********




A l’intérieur du motel. Dean actionne la sonnette du comptoir, un jeune garçon (Michael) arrive.

 

Michael : Un ou deux lits ? (Posant ses coudes sur le comptoir)


Dean : Deux lits. (Se retournant une seconde vers son frère encore dehors appuyé contre la voiture)


Michael : Normal ! (Regardant dehors et voyant Sam)

Dean : Pardon ?!


Michael : Chouette caisse !


La porte d’entrée s’ouvre, Dean se retourne pour apercevoir la propriétaire du motel entrer des feuilles à la main (c’est la mère de Michael, Joanna).


Joanna : Bonsoir


Dean : Bonjour

 

Joanna : Une chambre ?


Dean : Ouais


Joanna : Tu veux m’aider, (fixant son fils) occupe-toi un peu d’ton frère !


Michael : J’m’occupe des clients ! (En levant les mains et observant sa mère, puis se retournant vers Dean, il reprit) … Deux lits (En insistant, avant de se passer dans la pièce à côté)


Dean : Il est plutôt drôle !(Souriant)


Joanna : En tous cas c’est c’qu’il croit … Vous comptez payer comment ?

Dean : Vous acceptez les cartes ?


Joanna : mumm !


Dean : Parfait ! (Sortant la carte de sa poche et la posant sur le comptoir)… Et voilà !


Dean s’apprête à signer le reçu quand il aperçoit dans la pièce en face de lui qui n’est autre que la cuisine, Michael servir du lait à son frère. En les observant il replonge dans ses souvenirs.



**********



Flash Back :


La même scène est en train de se dérouler mais cette fois, les deux enfants sont Sam et Dean.

Dans la cuisine d’un motel, Sam est assis devant une table, un bol devant lui. Dean lui sert un verre de lait avant de se retourner pour attraper une casserole.


Sam : Il revient quand Papa ?


Dean : Demain.


Sam : Quand ? (Insistant)


Dean : J’en sais rien, il revient jamais très tôt ! (En versant le contenu de la casserole dans le bol de son frère) … Allez mange ton dîner.


Sam : J’ai pas envie de manger ça !


Dean : Quoi ?!!! Mais je te les ai faits exprès !


Sam : C’est les autres que j’aime !


Dean : C’est dommage, il n’en reste plus !


Sam : J’ai vu la boîte !


Dean : Beh ! Peut-être qu’y en a encore, mais y en reste que pour un seul bol et j’en ai pas encore eu !


Sam fixe son frère avec son regard de chien battu, le suppliant. Alors vaincu, Dean récupère le bol de son frère, jette son contenu et sort une boîte de céréales. Il la dépose fermement juste devant Sam et se recule. Le plus jeune des Winchester attrape alors le paquet et fouille à l’intérieur, ressortant la seconde d’après quelque chose. Il temps alors son bras vers Dean.


Sam : Tu veux la surprise ?


**********

Retour dans le présent :


On retrouve un Dean adulte, observant toujours les deux enfants et surtout : encore perdu dans ses pensées. Il ne refait surface que lorsque la propriétaire l’interpelle en lui tendant sa carte de crédit.


Joanna : Monsieur


Dean : (Arraché à ses pensées) Merci. (Il signe alors le reçu)





**********

Dans la chambre Sam fait des recherches sur son ordinateur tandis que Dean, au fond de la pièce se sert probablement une tasse de café.


Sam : Bon. T’avais raison, (ce frottant le côté de la tête) c’n’est pas facile à trouver ! Mais c’est bien ça, une Strige est une sorte de sorcière, elles viennent d’Albanie. Mais les légendes à leurs propos remontent à la Rome Antique ! Elles se nourrissent de Spiritus Vitae.


Dean : (Accoudé à une table, un crayon dans la main) Spiritus quoi ? (En hochant la tête)


Sam : Vitae ! C’est du latin et ça se traduit par Souffle de Vie, c’est un peu comme la Force Vitale ou l’Essence.


Dean : Le docteur nous a dit que les enfants se laissaient partir …


Sam : C’est exact ! Sans leur Force Vitale, leur système immunitaire s’évanouit et la Pneumonie prend le dessus … Et c’n’est pas tout, les Striges se nourrissent de n’importe qui mais elles préfèrent … (Il est coupé par son frère)


Dean : Les enfants !


Sam : Ouais … On peut penser que leur Force Vitale est plus grande, et écoutes ça ! Une Strige est invulnérable à toutes les armes crées par Dieu et par l’homme.


Dean : Non c’est pas vrai ! (Se dirigeant vers son sac posé sur le lit) On la tue pendant qu’elle se nourrit (Il attrape un carnet).


Sam : Quoi ? (Visiblement étonné)


Dean : Si tu la coinces pendant qu’elle se nourrit, tu peux la tuer avec des munitions bénites, des balles d’acier sont idéales.


Sam : Comment tu sais ça ?


Dean : J’ai toujours bien écouté Papa ! (Repartant à la même place où il se trouvait quelques minutes plus tôt)


Sam : … Ahhh ! (Avec un ton ironique et ne lâchant pas son frère du regard) … Et t’es sûr que tu n’as rien de plus à m’apprendre ??!!! (Se doutant de plus en plus que Dean lui cache la vérité)


Dean : Non c’est tout ! (Sentant le regard de Sam peser sur lui, il se retourne vers lui) Quoi ?!


Sam : Non rien (Abandonnant) … D’accord, alors, on sait maintenant qu’on peut la tuer mais c’ qu’il faut c’est pouvoir la trouver (Se levant pour aller vers son frère) C’qui va pas être facile, les Striges ont une apparence humaine quand elles ne chassent pas.


Dean : Et quels humains elles choisissent ?


Sam : Historiquement, il n’y a rien d’particulier, y a pas d’indication mais en général se sont des vielles femmes et j’pense que c’est de là, (Prenant une tasse) que viennent toutes ces histoires de vielles sorcières.


Dean : Attends ! (Se redressant subitement pour aller prendre des feuilles sur un meuble)


Sam : Quoi ?


Dean : Regardes ça ! (Posant une carte sur la table) J’ai mis une croix sur l’adresse des victimes, et elles sont toutes à égales distances d’un seul et unique endroit (Montrant de sa main le point sur la carte puis regardant Sam)
 

Sam : L’hôpital ?!!


Dean : L’hôpital, quand on y est allé, j’ai vu une malade, une vieille femme.


Sam : Une femme âgée ?!!


Dean : Ouais !


Sam : A l’hôpital ?!! Whouah !!!!. Ça fout les j’tons !!! (Se payant légèrement la tête de son frère)


Dean : Plutôt que de faire l’idiot, écoutes-moi ! Il y avait une croix à l’envers sur son mur.


En entendant cela, le cadet reprit son sérieux.




**********

 




A l’hôpital, les deux frères avancent discrètement dans les couloirs déserts. Cependant dans un couloir perpendiculaire ils sont surpris de voir un docteur et une infirmière. En l’espace d’une seconde, ils se plaquent contre le mur.


Infirmière : Bonne nuit docteur Hydecker


Docteur : Merci, à demain Betsy


Infirmière : Essayez de dormir un peu.


Le médecin passe alors tout près d’eux sans les apercevoir. N’ayant pas été démasqués, les deux frangins continuent leurs chemins. Arrivés devant la porte de la chambre de la vieille dame, ils jettent un dernier regard sur les alentours pour s’assurer qu’ils n’ont pas été remarqués. Dean sort alors son arme tandis que son frère ouvre la porte.


La chambre est plongée dans l’obscurité, la vieille dame est assise dans un fauteuil, immobile et face à la fenêtre. Sam a sorti également son arme, Dean a contourné le fauteuil pour se trouver face à la dame âgée. Ils se tiennent prêt en cas d’attaque.


La vielle dame : (Presque en hurlant) Qui êtes-vous ? Qui est là ?


Sam fait un mouvement de recul, tandis que Dean, tellement surpris sursaute et se retrouve plaqué contre le mur. Son frère cadet allume la lumière.


La vielle dame : Vous avez l’intention de me voler ? Il y a toujours quelqu’un qui vient vous voler …


Sam : Non, non Madame, on est de la maintenance. Excusez-nous on croyait que vous dormiez …


La vieille dame : Mais oui c’est ça ! C’est vrai qu’on dort mieux en ouvrant bien les paupières !


Dean toujours sous le choc, se passe une main sur le visage.


La vieille dame : Ah ah ah ah ah ah ! Arrangez ce Crucifix, vous voulez bien, ça fait 25 fois que je le demande !


Dean fronce les sourcils, remet en place la croix et se tourne vers son frère.




**********

 




Pendant ce temps là, dans la chambre de Michael et de son petit frère, au motel. Le vent souffle fort dehors, les ombres des branches se révèlent sur les murs de la pièce plongée dans le noir. Les branches de l’arbre frappent sur la fenêtre, jusque-là rien d’anormal mais une main crochue apparaît soudainement. Celle-ci ouvre alors la fenêtre dans un silence effrayant.

Le lendemain matin, l’impala arrive sur le parking du motel et se gare, Sam en sort plié de rire et claque la portière.


Sam : Ah Ah Ah ! C’est vrai qu’on dort mieux en ouvrant bien les paupières.


Dean : J’ai bien failli la flinguer cette vieille, j’te jure (Secouant la tête) C’est pas drôle !


Sam : C’est à mourir de rire, il fallait voir ta tête ! (S’apprêtant à ouvrir la porte)


Dean : Ouais c’est ça, rigoles ! J’te signale qu’on est revenus à zéro.


Sam est toujours en train de rigoler. Dean déporte son regard sur le côté et fronce soudainement les sourcils, affichant un regard inquiet. Il s’éloigne de son frère pour partir en direction de l’endroit qu’il observait quelques instants plus tôt. Michael est assis sur un banc, l’air triste en silence. Dean s’accroupit alors devant lui.


Dean : Hey ! Qu’est ce qui y a ?


Michael : Mon frère est malade.


Dean : C’est grave ?


Michael : (Il affirme d’un mouvement de tête) Pneumonie, il est à l’hôpital. Puis c’est ma faute.


Dean : Non, dis pas ça. Racontes.


Michael : J’aurais dû m’assurer que la fenêtre était verrouillée, il aurait pas eu de pneumonie si la fenêtre avait été verrouillée.


Dean : (Se retournant une seconde vers son frère) Ecoutes-moi, je te promets que ce n’est pas ta faute. D’accord ?! (Avec un ton doux)


Michael : C’est mon job de le surveiller.


Joanna sort précipitamment du motel complétement bouleversée, dans ses mains un oreiller, une couverture, quelques autres petites affaires un nounours.


Joanna : Michael ! (Ouvrant la portière de sa voiture) Tu allumeras le panneau complet en mon absence. Donnie se charge du service des chambres alors tu n’auras pas à t’en occuper.


Michael : Je viens avec toi.


Joanna : Non pas maintenant


Michael : Mais je veux voir Ascher.


Dean : Hé Michael ! … Hé, je sais qu’un frère aîné est responsable de son cadet mais pour l’instant ta Maman a besoin de calme.


Joanna laisse tomber son sac à main en refermant la portière, Sam s’empresse de le lui ramasser.


Sam : Laissez … Tenez


Joanna : Merci


Sam : De rien.


Dean : Vous n’êtes pas en état de conduire, je vais prendre le volant et vous accompagner là-bas.


Joanna : Non, merci c’est inutile.


Dean : Ça ne me dérange pas, j’insiste.


Joanna : Merci (Tendant les clefs à Dean) … (Elle embrasse alors son fils) A plus tard.


Dean : On va tuer cette chose, je veux la voir morte Sam. (Doucement à son frère, avec de la colère dans le regard)




**********




Un peu plus tard, à la bibliothèque, Sam surfe sur le net, dénichant la moindre info qui pourrait les aider à démasquer la Strige. Il téléphone à Dean qui lui se trouve encore à l’hôpital avec Joanna.
 

Dean : Allo !


Sam : Hey ! Comment va le gosse ?


Dean : Pas très fort, où es-tu ?


Sam : A la bibliothèque, j’essaie de trouver plus de renseignements sur les Striges.


Dean : Ouais. Et le résultat ?


Sam : Euhh … Pas terrible. Je suis allé voir d’abord à Fort Douglas, à l’époque où Papa était là-bas.


Dean : Et ?


Sam : C’est la même histoire, bien avant ça, il y a eu la même chose à Hodgenville, à North Haverbroock et Brockway, enfin, tous les 15 ans une nouvelle ville est touchée … Et je n’crois pas que ça va s’améliorer à Fitchburg. Dans chaque ville l’épidémie a duré plusieurs mois et a touché des dizaines d’enfants avant que la Strige s’en aille. Les enfants … Plongent dans le coma et ils s’éteignent.


Dean : Et ça remonte loin dans le temps.


Sam : Euh … Dans le temps … On commence à en parler avec l’histoire de Black River Falls en 1890. C’était l’horreur … (Attiré par une page du web ‘’ The Fitchburg Chronicles ‘’) Wouah


Dean : Sam ?


Sam : Attend, je viens de trouver une vieille photo qui montre les médecins à l’œuvre et parmi ces médecins, il y a Hydecker


Dean : Et alors ?


Sam : Je te parle d’une photo prise en 1893.


Dean : T’es sûr ?


Sam : Ouais … Ouais, c’est bien lui.


Dean raccroche et referme lentement le clapet de son portable. Le regard plein de haine mais se maîtrisant il se retourne vers Hydecker qui passe une main dans les cheveux de Ascher. Hydecker se lève et se poste devant Joanna.


Docteur Hydecker : Ne vous inquiétez pas, votre fils sera bien soigné. Je vais m’en occuper.


Joanna acquiesce d’un mouvement de tête, faisant confiance à la personne qui se tient devant elle.


Docteur Hydecker : (S’éloignant et se plaçant devant Dean) Comment avez-vous été prévenus aussi vite ?


Dean : Et bien nous travaillons sur certaines théories, nous devrions avoir bientôt les réponses.


Docteur Hydecker : Bien. Rien n’est plus important pour moi que ces enfants. Je vous aiderais, si je peux. (Il sort de la chambre)


Dean : Je n’en doute pas.




**********

 




De retour au motel, où l’on retrouve les deux frères en pleine discussion.


Sam : On aurait dû y penser plus tôt. (Levant les bras) Médecin c’est le poste parfait, on vous croit et vous contrôlez tout c’qui s’passe.


Dean : (Se débarrassant de son blouson en cuir et le jetant sur le fauteuil) Qu’elle espèce d’ordure !


Sam : Ça me surprend que tu ne l’aies pas tué !


Dean : Ah ouais ! (Revenant de la salle de bain) J’ai failli, et puis j’ai pensé que c’était pas l’endroit idéal pour ça.


Sam : Oui. C’est vrai !

Dean
: Et ensuite ça n’aurait servi à rien parce qu’on peut seulement le tuer quand il est en train de manger et puis … J’étais pas suffisamment armé pour être efficace, j’pouvais que l’blesser alors j’ai préféré me calmer et attendre. (Il continue de faire les 100 pas dans la pièce)


Sam : J’vois que tu deviens sage avec le temps.


Dean : T’en fais pas, j’ai pas dit mon dernier mot.


Sam : Comment ça ? (Etonné par la réponse de son frère il se retourne vers lui)


Dean : Une Strige s’attaque aux frères et aux sœurs.


Sam : Ouais


Dean : Et la nuit dernière elle s’en ait pris à Ascher. Alors je pense qu’elle reviendra pour s’en prendre à Michael.


Sam : Il faut le faire partir d’ici


Dean : Non ! Non ça mettrait tout en l’air.


Sam : Quoi ?


Dean : Oui.


Sam : Quoi ???!!!! Tu veux qu’il serve d’appas ?


Dean acquiesce d’un mouvement de tête alors qu’il est maintenant immobile, appuyé contre une table.


Sam : Tu dérailles, non pas question (Haussant le ton) Oublis ça …. (Coupé par son frère)


Dean : (Très énervé) Essaies de réfléchir un peu, c’est le seul moyen avant qu’elle disparaisse, elle ne reviendra pas sinon, avant des années.


Sam : Michael est un gosse, je veux pas l’agiter devant ce monstre, comme un ver au bout de l’hameçon. (S’opposant à son frère)


Dean : J’ai été envoyé ici pour régler cette affaire …


Sam : Attend une seconde, on a été envoyé tous les deux j’te signale …


Dean : (En se retournant) Mais c’est pas la question, écoutes c’est moi le responsable, c’est ma faute, c’est à cause de moi si tant d’enfants sont morts après ça.


Sam : Qu’est-ce que tu me racontes encore, en quoi ça serait ta faute ? (Toujours agacé)


Un moment de silence s’installe, Dean tourne le dos à son cadet et plus la conversation avance plus il semble bouleversé Sam reprend finalement la conversation mais cette fois avec un ton beaucoup plus calme


Sam
: … Dean … Tu me caches quelque chose depuis le début, depuis que Papa est parti à la chasse, depuis qu’il a laissé un esprit s’enfuir, alors vas-y parles je t’écoute. (Semblant encourager son frère à se confier) Dis-moi la vérité.


Dean : (Partant s’asseoir sur le lit, gardant le silence un long moment) …

C’était à Fort Douglas, y a longtemps. C’était la troisième nuit qu’on passait dans cette affreuse chambre d’hôtel et … J’ai eu besoin d’aller respirer un peu.




**********



Flash Back :


Dans une chambre d’hôtel, le jeune Dean est en train de regarder la télé. Il finit par se lever et se dirige vers la porte d’entrée. Un dernier coup d’œil sur son petit frère avant de sortir de la pièce et le voilà quelques minutes plus tard au bar d’à côté jouant à un jeu vidéo. L’endroit est quasiment désert, les derniers clients ont plié bagage à cette heure si tardive ! D’ailleurs le propriétaire du bar va vite le rappeler à Dean.


Le propriétaire du bar : Hé ! (Pas vraiment amical) J’voudrais bien fermer.


Dean n’insiste pas et sort du bâtiment pour retourner à la chambre du motel. Mais dès l’instant où il ouvre la porte, il repère quelque chose d’anormal. La lumière de la chambre de Sam est allumée et une personne est penchée juste au-dessus de lui. Prudemment, l’aîné des Winchester s’avance dans la pièce, sans aucun bruit, il pousse la porte de la chambre du bout des doigts. Dean saisit le fusil mais lorsqu’il s’apprête à tirer la créature l’entend. Voyant le regard du monstre, Dean tarde à faire feu mais la seconde d’après, la porte d’entrée s’ouvre dans un fracas, laissant apparaître John, le fusil en main.

 

John : Pousses-toi ! (S’adressant à Dean)


Des coups de feu retentissent mais la créature parvient à s’enfuir par la fenêtre. Comme tout père inquiet John se rend au chevet de Sam qui se réveille.
 

John : Sammy, Sammy, Sammy (Attrapant son fils)


Sam : (A moitié endormi) Qu’est qu’y a Papa ?


Dean apparaît lentement dans l’ouverture de la porte, l’appréhension de la réaction de son père qui ne tarde pas à venir.


John : Où étais-tu passé ? (avec un ton dur)


Dean : J’étais parti faire un p’tit tour


John : Quoi ??


Dean : J’suis pas resté longtemps, j’suis désolé.


John : J’avais dit de ne pas sortir de cette chambre. J’avais dit qu’il ne devait surtout pas rester seul. (Lançant un regard plein de rancœur à son fil)

**********



 

Retour dans le présent :

L’image de Dean enfant passe sur celui de Dean adulte.

 

Dean : Ensuite, on est vite partis. Papa nous a déposés chez le Père Jim à presque trois heures de là. Et il est vite reparti à … … à Fort Douglas essayer de trouver la Strige mais … Trop tard, elle n’a refait surface qu’aujourd’hui. Et tout c’temps là Papa ne m’a rien dit sur elle … Et sur ce soir là … … Mais … Il était un peu différent … … Après … Il m’en voulait …, je l’comprends très bien, je n’ai pas suivi ses ordres à la lettre et tu as failli être tué.


Sam : T’étais qu’un enfant … (Assis à côté de son frère)


Dean : Non … Non. Il sait que c’est à moi de finir se travail et il m’a envoyé ici pour ça.


Sam : Mais utiliser Michael … Non, Je suis contre Dean … J’pense … Oui j’pense que c’est l’un de nous deux qui devrait prendre sa place.


Dean : Ça n’marcherait pas, elle s’en rendrait compte avant d’se nourrir. Ça m’enchante pas non plus mais ça doit être lui. (Il se lève)




**********



A la réception du motel

Michael : (Enervé, le téléphone à la main) Vous êtes malades ??!!! J’appelle les flics si vous m’laissez pas.


Dean : Attend une seconde et écoutes-moi. Tu vas devoir me croire d’accord. Cette chose est passée par la fenêtre et a attaqué ton frère … Je l’ai vu, je sais de quoi elle a l’air. Elle s’est attaquée à mon frère, dans l’temps.


Michael repose le téléphone.


Michael : Cette chose (Hésitant) … Elle a … Une sorte de robe avec un capuchon … Comme certains moines ?!!


Dean : Tu l’as vue la nuit dernière ?!


Michael : J’croyais qu’c’était un cauchemar


Dean : J’suis désolé d’avoir à te dire ça, mais parfois les cauchemars sont réels.
 

Michael : Dites ? Pourquoi vous m’en parlez ?


Dean : Parce qu’on a besoin de toi.


Michael : Mais pourquoi moi ?


Dean : On veut la tuer … Mon frère et moi on va la tuer mais on pourra pas sans toi


Michael : Moi ? … Non


Dean : Michael écoutes-moi. Cette chose s’en ai pris à Ascher et elle va continuer avec d’autres enfants, sauf si on l’en empêche. Est-ce que tu comprends ?


Michael affiche un regard suppliant et plein d’inquiétudes.




**********



De retour dans leur chambre les deux frères discutent, Dean tourne en rond dans la pièce tandis que son frère est assis sur un lit.
 

Dean : Bon, j’ai fait d’mon mieux et maintenant ?


Sam : Qu’est-ce que tu croyais ? Déjà avec un adulte c’n’est pas gagné alors imagines avec un enfant !!


Quelqu’un frappe soudainement à la porte, Dean va ouvrir.


Michael : Si vous la tuez, Ascher ira mieux ?


Dean : Je serais franc, on en sait rien.


Michael : Vous êtes l’aîné d’après c’que vous dites ?


Dean : Ouais


Michael : Vous veillez sur votre p’tit frère, vous feriez tout pour lui.


Dean : Oui Michael.


Michael : Moi aussi. J’accepte. (Dean se retourne vers Sam)



 

**********



Dans la chambre de Michael, les garçons se mettent en place pour tendre le piège à la Strige. Dean règle une caméra tandis que Sam est dans la pièce à côté, son portable allumé.

 

Dean : (Réglant une caméra) Cette caméra est à infra-rouge, ça va permettre d’y voir comme en plein jour. (S’adressant à son frère) Comment c’est là ?


Sam : Tourne vers la droite … Voilà c’est bon.


Dean : (Se rapprochant de Michael) Toi, tu restes dans ton lit.


Michael : Et si elle arrive ?


Dean : Et bien on sera juste à côté, on sera armés jusqu’aux dents. Dès qu’on entrera, tu roules sous le lit pour te cacher dessous.


Michael : Et si j’reçois une balle ?


Dean : Tu n’as rien à craindre on est des as. On ne tirera que lorsque tu seras caché. T’as déjà entendu des coups de feu ?
 

Michael : C’est un peu comme au ciné ?!!


Dean : Oh je peux te dire que sera beaucoup plus fort. Alors je veux que tu te bouches les oreilles, que tu restes sous le lit et que tu ne te montres pas avant qu’on te l’dise. D’accord ? … Tu es bien sûr de vouloir le faire ? Je te le dis encore une fois, on t’y oblige pas


Michael : Je suis bien d’accord. J’ai juste un peu peur.


Dean : Rassures-toi, tout s’passera bien. Promis




**********



Un peu plus tard, dans la pièce à côté, Dean a rejoint son frère, ils sont tous les deux postés devant l’ordinateur.


Dean : Il est drôlement tard, il est au moins 3 heures, non ?


Sam : Oui (Regardant sa montre) Tu es sûr d’avoir bien choisis tes balles ?


Dean : Oui des balles consacrées en acier, c’est ce que papa avait utilisé.


Sam : J’suis vraiment navré.


Dean : De quoi ? (Un air étonné sur le visage)


Sam : Tu sais … Pour toutes les réflexions que j’t’ai faites, le fait que tu obéisses toujours à Papa … (Regardant Dean) Maintenant je sais pourquoi.


Dean : Oh arrête tu vas m’faire pleurer (Avec un ton exaspéré)


Sam affiche un p’tit sourire en coin face à la réplique de son frère. Tout d’un coup Dean aperçoit quelque chose sur l’écran.


Dean : Hé ! Regardes !


Sur l’écran, une main crochue derrière la fenêtre se mêle aux branches des arbres. La Strige entre dans la chambre de Michael, elle s’approche du lit. Les deux frères préparent leurs armes et se tiennent prêts.


Sam : On y va !


Dean : Attend


Pendant ce temps dans la chambre Michael regarde le monstre s’avancer vers lui avec une certaine inquiétude. Les mains crochues de la créature sont presque au niveau de Michael et une lumière bleutée apparaît alors que la Strige commence à se nourrir.



**********



Dans la chambre de Michael, la porte s’ouvre dans un énorme fracas, les deux frères apparaissent. Dean en premier et armes en mains.


Dean : Michael, caches-toi (En hurlant)


Le jeune garçon roule sous le lit, et les balles commencent à pleuvoir. La Strige est touchée de plein fouet et ne tarde pas à s’écrouler sur le sol, complétement inerte. Le calme plat, revient alors quand les deux frères stoppent les tirs.


Dean : Michael, ça va ?


Michael : (Cramponné au sol) Oui …


Dean : Restes où tu es !


Les Winchester ne relâchent pas leur vigilance et s’approchent du monstre, prêts à tirer à la moindre alerte. Dean s’avance, alors que Sam reste en retrait. Mais d’un bond, la créature se relève et agrippe Dean au coup pour l’envoyer valsé contre une armoire.


Sam : Deannn !!!


L’armoire se brise sous le poids de Dean qui s’effondre au sol, la Strige jette alors son dévolu sur Sam. Elle parvient à le maîtriser, Sam essaie d’attraper son arme, qu’il a lâchée sous le coup de la surprise mais il n’y parvient pas. Le monstre commence alors à aspirer la Force vitale de Sam.


Dean : Hé !!!!!!


Le monstre relève la tête en direction de la voix. Dean fait feu, la balle fini sa course en plein dans le front de la Strige qui s’écroule dans un grognement.


Dean : Ça va p’tit frère ?


Sam reprend difficilement son souffle et lève ses deux pousses pour répondre à la question de son frère. Michael sort doucement de son abri de fortune et Sam se relève. Quand à Dean il tire une nouvelle fois sur le cadavre de la créature.


Dean : Ça y est Michael, tu peux sortir.


Le silence demeure dans la pièce, Dean a obtenu sa vengeance.

 

**********



Le lendemain matin, devant la réception du motel. Les deux frères sont sur le départ et chargent les derniers sacs dans le coffre de l’impala lorsque Joanna arrive.


Dean : Ah Joanna ! Comment va Ascher ?


Joanna : Vous avez vu Michael ?


Michael : Maman, Maman !!! (Sa mère le prend dans ses bras) Et Ascher ?


Joanna : J’ai de bonnes nouvelles, ton frère va bien mieux.


Michael : C’est vrai ?


Joanna : Oui c’est vrai. Les docteurs n’ont pas d’explications … C’est un Miracle !


Dean lance un regard satisfait à son cadet, juste derrière lui.


Joanna : Ils vont le garder encore une nuit en observation mais il doit sortir demain.


Dean : Génial.


Sam : Et comment vont tous les autres ?


Joanna : Bien … Eux aussi, il paraît qu’ils vont tous sortir dans quelques jours. Le docteur Travis dit que son service va bientôt être désert.


Sam : Le docteur Travis ? Où est le docteur Hydecker ?


Joanna : Il était absent aujourd’hui, il est possible qu’il soit malade.


Dean : Oui, c’est sûrement ça ! (Connaissant la vérité)


Joanna : (Se tournant vers son fils) Alors ! Rien à signaler en mon absence ?


Michael : Non. La routine !


Joanna : D’accord … On va voir Ascher ?


Michael : Maintenant ?


Joanna : Si t’en a envie.


Michael se tourne un instant vers Dean en souriant, puis fonce vers la voiture.
 

Joanna : (Voyant l’empressement de Michael, rigole) Je ferais mieux d’y aller avant qu’il ne prenne le volant et me laisse toute seule.


Celle-ci part rejoindre son fils pour aller à l’hôpital. Les deux frères se retournent alors vers l’impala et Dean ferme le coffre.


Sam : C’est moche tout ça !


Dean : Ne t’inquiètes pas pour eux …


Sam : (Posant les main sur le toit de l’impala) C’est pas de ça que je parle, j’pense à Michael, il sait maintenant que ces êtres là, existent. Il ne sera plus jamais comme avant … Il m’arrive de vouloir …


Dean : Quoi ?


Sam : (Secouant la tête) De vouloir retrouver mon innocence.
 

Dean : (Regardant la voiture de Joanna s’éloigner) Moi aussi, parfois j’aimerais ne rien savoir.


Sur cette phrase, Dean monte dans la voiture et son frère en fait autant. Le bruit du moteur de l’impala ne tarde pas à se faire entendre et les frères prennent la route pour une nouvelle destination.


FIN

 

Ecrit par Celyn6414.

(FADE IN: Fitchburg, Wisconsin. Bedroom. A young girl, BETHANY TARNOWER, is praying at her bedside. Her father, MILES, is watching her from the doorway.)

BETHANY: Now I lay me down to sleep, I pray the Lord my soul to keep. My angels watch me through the night, and keep me safe ‘til morning light. Amen.

MILES: Amen. (BETHANY climbs into bed. Her father comes over to tuck her in.) ‘Night, monkeypuss. (He kisses her forehead.)

BETHANY: Daddy, is Mommy coming home? (MILES sadly glances at a framed photo of himself, his wife, and his two daughters.)

MILES: No, honey. She’s spending the night at the hospital with your sister. Hey, you sleep tight now. (She slides under the covers. MILES shuts off the light in the bedroom and closes the door behind him.)

(CUT TO: Bedroom. Later. The trees are tapping against the window. BETHANY is sitting up in her bed, unable to fall asleep. She gets up and shuts the curtains, then goes back to bed and buries herself under the covers. A moment later, the shadow of a long, bony hand can be seen through the window. The hand unlocks the window. BETHANY is scared. The shadow of a tall figure is seen walking to her bed. The hand pulls down the comforter. BETHANY turns and sees a hooded creature hovering over her. The creature takes a deep breath and its mouth fills with a white light. BETHANY screams. The screen goes black.)

(FADE IN: INT. – Car. DEAN and SAM are driving.)

DEAN: Yeah, you probably missed somethin’, that’s why.

SAM: Dude, I ran LexisNexis, local police reports, newspapers—I couldn’t find a single red flag. Are you sure you got the coordinates right?

DEAN: Yeah, I double-checked. It’s Fitchburg, Wisconsin. Look, Dad wouldn’t have sent us coordinates if it wasn’t important, Sammy.

SAM: Well, I’m tellin’ you, I looked, and all I could find was a big, steaming pile of nothin’. If Dad’s sending us hunting for something, I don’t know what.

DEAN: Well, maybe he’s gonna meet us there.

SAM: Yeah, ‘cause he’s been so easy to find up to this point.

DEAN: You’re a real smartass, you know that? Don’t worry, I’m sure there’s somethin’ in Fitchburg worth killin’.

SAM: Yeah? What makes you so sure?

DEAN: Well, because I’m the oldest, which means I’m always right.

SAM: No, it doesn’t.

DEAN: Yeah, it totally does. (He grins. They drive past a sign that reads, “Fitchburg. Population 20,501.”)

(CUT TO: Street. SAM is leaning against the car. DEAN comes up to him, carrying two cups of coffee. He hands one to SAM.)

DEAN: Well, the waitress thinks that the local freemasons are up to somethin’ sneaky, but, uh, other than that, nobody’s heard about anything weird goin’ on.

SAM: Dean, you got the time? (DEAN checks his watch.)

DEAN: Ten after four. Why?

SAM: What’s wrong with this picture? (DEAN looks where SAM is looking. Across the street, there is a playground. It is almost deserted, with the exception of a young girl playing. Her mother is watching her from a nearby bench.)

DEAN: School’s out, isn’t it?

SAM: Yeah. So, where is everybody? This place should be crawlin’ with kids right now.

(CUT TO: Playground. DEAN walks up to the girl’s mother.)

DEAN: It sure is quiet out here.

WOMAN: Yeah, it’s a shame.

DEAN: Why is that?

WOMAN: You know, kids getting sick. It’s a terrible thing.

DEAN: How many?

WOMAN: Just five or six, but serious—hospital serious. A lot of parents are getting pretty anxious. They think it’s catching.

DEAN: Hm. (He watches the woman’s daughter on the monkey bars.)

(CUT TO: INT. – Hospital. DEAN and SAM enter, dressed in suits.)

SAM: Dude, dude, I am not using this ID.

DEAN: Why not?

SAM: Because it says “bikini inspector” on it. (DEAN laughs.)

DEAN: Don’t worry, she won’t look that close. Hell, she won’t even ask to see it. It’s all about confidence, Sam. (He turns SAM to the front desk.)

SAM: Hi, I’m Dr. Jerry Kaplan, Center for Disease Control.

RECEPTIONIST: Can I see some ID? (DEAN, who is watching a few feet away, tries not to laugh. SAM glares at him.)

SAM: Yeah, of course. (He takes the ID out of his jacket and quickly shows it to her, then puts it away.) Now, could you direct me to the pediatrics ward, please?

RECEPTIONIST: Okay, just go down that hall, turn left, and up the stairs. (SAM smiles at her. He turns to DEAN and glares at him again.)

DEAN: See? I told you it’d work. (SAM shakes his head.)

SAM: (quietly) Follow me. It’s upstairs. (They walk away.)

(CUT TO: Hallway. DEAN and SAM are walking. They pass a room whose door is open. DEAN stops and looks inside. An old woman is sitting in a wheelchair. She turns to look at DEAN with cold, steely eyes. DEAN notices an inverted cross on her wall. The woman turns away from him.)

SAM: Dean. (DEAN looks at SAM. SAM nods his head towards the end of the hallway. DEAN follows him.)

(CUT TO: Second Hallway. DEAN and SAM are talking with DR. HYDECKER.)

DEAN: Well, thanks for seein’ us, Dr. Hydecker.

DR. HYDECKER: Oh, I’m glad you guys are here. I was just about to call the CDC myself. How’d you find out, anyway?

DEAN: Oh, some GP, I forget his name, he called Atlanta, and, uh, must have beat you to the punch.

SAM: So, you say you got six cases so far?

DR. HYDECKER: Yeah, in five weeks. (They watch a young boy who is in a coma.) At first, we thought it was garden-variety bacterial pneumonia—not that newsworthy. But now….

SAM: Now what?

DR. HYDECKER: The kids aren’t responding to antibiotics. Their white cell counts keep goin’ down. Their immune systems just aren’t doin’ their job. It’s like their bodies are wearing out. (A nurse, BETTY, walks up to them.)

BETTY: Excuse me, Dr. Hydecker.

SAM: You ever see anything like this before?

DR. HYDECKER: Never this severe. (The nurse hands him a clipboard, which he signs.)

BETTY: The way it spreads—that’s a new one for me.

SAM: What do you mean?

BETTY: It works its way through families, but only the children—one sibling after another.

DEAN: Do you mind if we interview a few of the kids?

BETTY: They’re not conscious.

SAM: None of them?

BETTY: No.

DEAN: Can we, uh—can we talk to the parents?

DR. HYDECKER: If you think it’ll help.

DEAN: Yeah. Who was your most recent admission?

(CUT TO: Hallway. DEAN and SAM are speaking with MILES TARNOWER.)

MILES: I should get back to my girls.

SAM: We understand that, and we really appreciate you talkin’ to us. Now, you say Mary’s the oldest?

MILES: Thirteen.

SAM: Okay. And she came down with it first, right? And then….

MILES: Bethany the next night.

SAM: Within twenty-four hours?

MILES: I guess. Look, I already went through all this with the doctor.

DEAN: All right, now, just a few more questions, if you don’t mind. How do you think they caught pneumonia? Were they out in the cold, anything like that?

MILES: No, we think it was an open window.

DEAN: Both times?

MILES: The first time, I don’t really remember. But the second time, for sure. I know I closed it before I put Bethany to bed.

SAM: So, you think she opened it?

MILES: It’s a second-story window with a ledge. No one else could have.

(CUT TO: Separate Hallway. DEAN and SAM are walking.)

SAM: You know, this might not be anything supernatural. It might just be pneumonia.

DEAN: Maybe. Or maybe somethin’ opened that window. I don’t know, man, look, Dad sent us down here for a reason. I think we might be barkin’ up the right tree.

SAM: I’ll tell you one thing.

DEAN: What?

SAM: That guy we just talked to? I’m bettin’ it’ll be a while before he goes home. (He and DEAN exchange a knowing look and leave the hospital.)

(CUT TO: INT. – BETHANY’s Bedroom. DEAN and SAM are searching the room with different equipment.)

SAM: You got anything over there?

DEAN: No, nothin’.

SAM: Yeah, me neither. (He goes to search by the window and seems to notice something.) Hey, Dean?

DEAN: Yeah? (SAM opens the window.)

SAM: You were right. It’s not pneumonia. (DEAN comes over to look at the window. On the window ledge is a long, black handprint.) It’s rotted. What the hell leaves a handprint like that? (DEAN stares intently at the handprint.)

(FADE TO: Flashback. Motel Room. YOUNG DEAN is looking at photos of the same handprint. JOHN enters the room with a rifle and a bag full of weapons.)

JOHN: All right. You know the drill, Dean. If anybody calls, you don’t pick up. If it’s me, I’ll ring once and then call back. You got that?

YOUNG DEAN: Mmhmm. Don’t answer the phone unless it rings once first.

JOHN: Come on, dude, look alive. This stuff’s important.

YOUNG DEAN: I know, it’s just—we’ve gone over it, like, a million times, and you know I’m not stupid.

JOHN: I know you’re not. But it only takes one mistake, you got that? (DEAN nods.) All right, if I’m not back Sunday night?

YOUNG DEAN: Call Pastor Jim.

JOHN: Lock the doors and windows, close the shades, and most important—

YOUNG DEAN: Watch out for Sammy. (He looks at YOUNG SAM, who is watching television.) I know.

JOHN: All right, if somethin’ tries to bust in?

YOUNG DEAN: Shoot first, ask questions later. (JOHN puts a hand on his son’s shoulder.)

JOHN: That’s my man. (He leaves the motel room. DEAN shuts the door behind him and locks it. He continues to watch SAM.)

(FADE TO: Present Day. Bedroom.)

DEAN: I know why Dad sent us here. He’s faced this thing before. (SAM looks confused.) He wants us to finish the job. (The screen goes black.)

(FADE IN: EXT. – Motel. DEAN and SAM park the car and get out.)

SAM: So, what the hell is a shtriga?

DEAN: It’s kind of like a witch, I think. I don’t know much about ‘em. (He gets a few things out of the trunk.)

SAM: Well, I’ve never heard of it. And it’s not in Dad’s journal.

DEAN: Dad hunted one in Fort Douglas, Wisconsin about sixteen, seventeen years ago. You were there, you don’t remember?

SAM: No.

DEAN: Yeah, I guess he caught wind that the thing’s in Fitchburg now and kicked us the coordinates.

SAM: So, wait, this….

DEAN: Shtriga.

SAM: Right. You think it’s the same one Dad hunted before? (DEAN shuts the trunk and they walk to the motel.)

DEAN: Yeah, maybe.

SAM: But if Dad went after it, why is it still breathing air?

DEAN: ‘Cause it got away.

SAM: Got away?

DEAN: Yeah, Sammy, it happens.

SAM: Not very often.

DEAN: Well, I don’t know what to tell you, I mean, maybe Dad didn’t have his Wheaties that morning.

SAM: What else do you remember?

DEAN: Nothin’, I was a kid, all right? (He goes inside by himself.)

(CUT TO: INT. – Motel. DEAN walks up to the front desk and rings the bell. An adolescent boy, MICHAEL, comes out from the back.)

MICHAEL: King or two queens?

DEAN: Two queens. (MICHAEL sees SAM standing outside.)

MICHAEL: (under his breath) Yeah, I bet.

DEAN: What’d you say?

MICHAEL: Nice car. (He smiles. A second later, his mother, JOANNA, enters.)

JOANNA: Hi.

DEAN: Hi.

JOANNA: Checking in?

DEAN: Yeah.

JOANNA: (to MICHAEL) Do me a favor, go get your brother some dinner.

MICHAEL: I’m helpin’ a guest. (She glares at him and comes behind the desk. MICHAEL nods towards DEAN.) Two queens. (He goes in the back.)

DEAN: Funny kid.

JOANNA: Oh, yeah, he thinks so. Will that be cash or credit?

DEAN: You take MasterCard?

JOANNA: Mmhmm.

DEAN: Perfect. (He takes a MasterCard out of his wallet and places it on the desk.) Here ya go. (JOANNA takes the card and hands DEAN a notepad to sign in on. DEAN looks up and sees MICHAEL pouring milk for his younger brother, ASHER, in the kitchen in the back. DEAN watches them intently.)

(CUT TO: Flashback. Motel Room. YOUNG DEAN is pouring milk for YOUNG SAM.)

YOUNG SAM: When’s Dad gonna get back?

YOUNG DEAN: Tomorrow. (He puts the milk carton down and picks up a pot from the stove.)

YOUNG SAM: When? (DEAN begins to pour Spaghetti O’s into SAM’s bowl.)

YOUNG DEAN: I don’t know. He usually comes in late, though. Now, eat your dinner.

YOUNG SAM: I’m sick of Scabetti O’s.

YOUNG DEAN: Well, you’re the one who wanted ‘em.

YOUNG SAM: I want Lucky Charms.

YOUNG DEAN: There’s no more Lucky Charms.

YOUNG SAM: I saw the box.

YOUNG DEAN: Okay, maybe there is, but there’s only enough left for one bowl, and I haven’t had any yet. (SAM looks at him sadly. DEAN gives in and takes the bowl of Spaghetti O’s from SAM. He dumps them in the garbage and takes a new bowl. He grabs the box of Lucky Charms and slams them on the table. SAM looks in the box, takes out the prize inside, and holds it out to DEAN.)

YOUNG SAM: Do you want the prize?

(CUT TO: Present. Motel.)

JOANNA: Sir? (DEAN comes out of his thoughts and sees JOANNA holding out his credit card.)

DEAN: Thanks. (She hands him another form, and he begins writing.)

(CUT TO: INT. – Motel Room. SAM is sitting on the bed, researching.)

SAM: Well, you were right. It wasn’t very easy to find, but you were right. A shtriga is a kind of witch. They’re Albanian, but legends about ‘em date back to ancient Rome. They feed off of spiritus vitae.

DEAN: Spiri-what?

SAM: Vitae. It’s Latin—it translates to “breath of life”. Kind of like your life force or essence.

DEAN: Didn’t the doctor say the kids’ bodies were wearin’ out?

SAM: It’s a thought. You know, she takes your vitality, maybe your immunity goes to hell, pneumonia takes hold. Anyway, shtrigas can feed off anyone, but they prefer—

DEAN: Children.

SAM: Yeah. Probably because they have stronger life force. And get this—shtrigas are invulnerable to all weapons devised by God and man.

DEAN: No. That’s not right. She’s vulnerable when she feeds.

SAM: What?

DEAN: If you catch her when she’s eating, you can blast her with consecrated wrought irons, buckshots, or rounds, I think.

SAM: How do you know that?

DEAN: Dad told me. I remember.

SAM: Oh. So, uh, anything else Dad might have mentioned?

DEAN: No. That’s it. (SAM stares at him.) What?

SAM: Nothin’. Okay, so, assuming we can kill it when it eats, we still gotta find the thing first, which ain’t gonna be a cakewalk. Shtrigas take on a human disguise when they’re not hunting.

DEAN: What kind of human disguise?

SAM: Historically, something innocuous—it could be anything. But it’s usually a feeble old woman, which may be how the whole witches-as-old-crones legend got started. (DEAN, looking interested, takes a map from his bag.)

DEAN: Hang on.

SAM: What?

DEAN: Check this out. (SAM comes over to look at the map.) I marked down all the addresses of the victims. Now, these are the houses that have been hit so far, and dead center?

SAM: The hospital.

DEAN: The hospital. When we were there, I saw a patient—an old woman.

SAM: An old person, huh?

DEAN: Yeah.

SAM: In the hospital? Whew. Better call the coast guard. (He laughs.)

DEAN: Well, listen, smartass, she had an inverted cross hangin’ on her wall. (SAM’s smile fades.)

(CUT TO: INT. – Hospital. Hallway. Night. DEAN and SAM are walking.)

BETTY: Good night, Dr. Hydecker. (SAM and DEAN stay close to the wall.)

DR. HYDECKER: See you tomorrow, Betty.

BETTY: Try to get some sleep. (DR. HYDECKER walks down another hallway. When he and BETTY have left, DEAN and SAM continue walking. They reach the elderly woman’s room. Her door is closed. DEAN takes out a gun. SAM looks at him, confused, and DEAN shrugs. SAM opens the door and they enter the room. SAM also takes out his gun. The woman does not move. SAM stays behind her, while DEAN leans in closer. They watch her intently. Suddenly, the woman jumps.)

WOMAN: Who the hell are you?! (DEAN jumps, scared, into a cabinet. SAM jumps also, and lowers his gun.) Who’s there? (SAM turns on the light.) You tryin’ to steal my stuff?! They’re always stealin’ around here.

SAM: No, ma’am, we’re maintenance. We’re sorry, we thought you were sleepin’. (DEAN, still shaken, tries to calm himself down.)

WOMAN: Oh, nonsense. I was sleepin’ with my peepers open! (She laughs.) And fix that crucifix, would ya? I’ve asked four damn times already. (DEAN turns and sees the cross on the wall behind him. He moves it back to its upright position. He and SAM exchange an amused but scared look.)

(CUT TO: INT. – Bedroom. MICHAEL and ASHER are sleeping. A long, bony hand is seen unlocking and opening the window. The screen goes black.)

(FADE IN: EXT. – Motel. Morning. DEAN and SAM park the car and get out. SAM is laughing hysterically.)

SAM: “I was sleepin’ with my peepers open”? (He continues to laugh.)

DEAN: I almost smoked that old gal, I swear. It’s not funny.

SAM: Oh, man, you should’ve seen your face, Dean. (He starts to unlock the door to their room.)

DEAN: Yeah, well, laugh it up, man. We’re back to square one. (He sees MICHAEL sitting alone on a bench nearby.) Hang on. (He and SAM walk over to MICHAEL, who is crying. DEAN crouches down next to him.) Hey, what’s wrong?

MICHAEL: My brother’s sick.

DEAN: The little guy? (MICHAEL nods.)

MICHAEL: Pneumonia. He’s in the hospital. It’s my fault.

DEAN: Oh, come on, how?

MICHAEL: I should’ve made sure the window was latched. He wouldn’t have gotten pneumonia if the window was latched. (DEAN listens to him sadly.)

DEAN: Listen to me. I can promise you that this is not your fault, okay?

MICHAEL: It’s my job to look after him. (DEAN nods, understanding completely. A moment later, JOANNA comes outside, her arms full with blankets and a pillow.)

JOANNA: Michael. (They walk up to her as she puts the items in the passenger seat of her car.) I want you to turn on the “No Vacancy” sign while I’m gone. I’ve got Denise covering room service, so don’t bother with any of the rooms.

MICHAEL: I’m going with you.

JOANNA: Not now, Michael.

MICHAEL: But I gotta see Asher!

DEAN: Hey, Michael. Hey, I know how you feel, okay? I’m a big brother, too. But you gotta go easy on your mom right now, okay? (MICHAEL nods. JOANNA shuts the car door and drops her purse.)

JOANNA: Dammit!

SAM: I got it. (He picks it up and hands it to her.) Here.

JOANNA: Thanks.

DEAN: Hey, listen, you’re in no condition to drive. Why don’t you let me give you a lift to the hospital, huh?

JOANNA: No, I couldn’t possibly—

DEAN: No, it’s no trouble. I insist. (She thinks for a moment, then hands him the keys.)

JOANNA: Thanks. (She kisses MICHAEL’s forehead.) Be good. (She gets in the car and DEAN shuts her door. He leans closer to SAM.)

DEAN: We’re gonna kill this thing. I want it dead, you hear me? (He walks away.)

(CUT TO: INT. – A.W. Stowe Public Library. SAM is doing research on the computer. He picks up his phone and calls DEAN. The scene alternates between the library and the hospital room.)

DEAN: Hey.

SAM: Hey. How’s the kid?

DEAN: He’s not good. Where you at?

SAM: At the library, tryin’ to find out as much as I can about this shtriga.

DEAN: Yeah? What do you got?

SAM: Well, bad news. I started with Fort Douglas, around the time you said Dad was there.

DEAN: And?

SAM: Same deal. Before that, there was Ogdenville. Before that, North Haverbrook and Brockway. Every fifteen to twenty years, it hits a new town. Dean, this thing is just gettin’ started in Fitchburg. In all these other places, it goes on for months—dozens of kids, before the shtriga finally moves on. Kids just languish in comas, and then they die.

DEAN: How far back does this thing go?

SAM: I don’t know. The earliest mention I could find was this place called Black River Falls back in the 1890s. Talk about a horror show. (He brings up a page from an old issue of The Fitchburg Chronicle. The picture features a group of doctors crowded around a patient’s bed.) Whoa.

DEAN: Sam?

SAM: Hold on. I’m lookin’ at a photograph right now of a bunch of doctors standing around a kid’s bed. One of the doctors is Hydecker.

DEAN: And?

SAM: And this picture was taken in 1893. (DEAN is stunned.)

DEAN: You sure?

SAM: Yeah. Yeah, absolutely. (DEAN hangs up. He turns around, infuriated, and looks at DR. HYDECKER, who has his hand on Asher’s forehead.)

DR. HYDECKER: (to JOANNA) Don’t worry. Your son’s in good hands. I’m gonna take care of him. (He walks over to DEAN.) So, what’s the CDC come up with so far?

DEAN: (trying to remain calm) Well, we’re still workin’ on a few theories. You’ll know something as soon as we do.

DR. HYDECKER: Well, nothing’s more important to me than these kids.

DEAN: Mm.

DR. HYDECKER: Just let me know if I can help. (He walks away.)

DEAN: I’ll do that. (He is furious.)

(CUT TO: INT. – Motel Room. DEAN and SAM are talking.)

SAM: We should have thought of this before. A doctor’s a perfect disguise. You’re trusted, you can control the whole thing.

DEAN: Huh. That son of a bitch.

SAM: I’m surprised you didn’t draw on him right there.

DEAN: Yeah, well, first of all, I’m not gonna open fire in a freakin’ pediatrics ward.

SAM: Good call.

DEAN: Second, it wouldn’t have done any good because the bastard’s bulletproof unless he’s chowin’ down on somethin’. And third, I wasn’t packin’, which is probably a really good thing ‘cause I probably would’ve just burned a clip in him off of principle alone.

SAM: Gettin’ wise in your old age, Dean.

DEAN: Damn right. So now I know how we’re gonna get it.

SAM: What do you mean?

DEAN: This shtriga—it works through siblings, right?

SAM: Right.

DEAN: Well, last night….

SAM: It went after Asher.

DEAN: So I’m thinkin’ tonight, it’s probably gonna come after Michael.

SAM: Then, we gotta get him outta here.

DEAN: No. No, that’d blow the whole deal.

SAM: What?

DEAN: Yeah.

SAM: Then you wanna use the kid as bait? (DEAN raises his eyebrows in agreement.) Are you nuts? No! Forget it, that’s out of the question.

DEAN: It’s not out of the question, Sam, it’s the only way. If this thing disappears, it could be years before we get another chance.

SAM: Michael’s a kid. And I’m not gonna dangle him in front of that thing like a worm on a hook.

DEAN: Dad did not send me here to walk away.

SAM: Send you here? He didn’t send you here, he sent us here.

DEAN: This isn’t about you, Sam! (He turns away.) All right, I’m the one that screwed up. It’s my fault. There’s no tellin’ how many kids have gotten hurt because of me.

SAM: What are you saying, Dean? How is it your fault? (DEAN is silent. SAM sighs.) Dean, you’ve been hiding something from the get-go. Since when does Dad bail on a hunt? Since when does he let something get away? (DEAN sits down.) Now, talk to me, man. Tell me what’s goin’ on. (DEAN does not speak for a moment.)

DEAN: Fort Douglas, Wisconsin.

(CUT TO: Flashback. Motel Room. YOUNG DEAN is watching TV.)

DEAN: (VO) It was the third night in this crap room, and I was climbin’ the walls, man. I needed to get some air. (YOUNG DEAN shuts off the television and heads for the door. He takes one last glance at YOUNG SAM, who is asleep in the bedroom. DEAN leaves the room and heads across the street.)

(CUT TO: Arcade. YOUNG DEAN is playing a game when the shopkeeper enters.)

SHOPKEEPER: Kid. (DEAN turns to look at him.) We’re closin’ up. (He leaves.)

(CUT TO: Street. YOUNG DEAN is walking back to the motel.)

(CUT TO: INT. – Motel Room. YOUNG DEAN enters and turns around. He freezes when he sees a white light coming from the bedroom. He cautiously enters the room. The shtriga is hovering over SAM, sucking out his life force. DEAN quietly grabs the rifle by the doorway and aims it at the shtriga. He cocks the gun, and the shtriga turns to him. A second later, JOHN enters the motel room.)

JOHN: Get out of the way! (He shoots at the shtriga with his own gun, but the shtriga gets away and escapes out the bedroom window. JOHN rushes over to SAM, who wakes up.) Sammy. Sammy. Sammy! Are you okay?

YOUNG SAM: Dad, what’s goin’ on?

JOHN: You all right? (He hugs SAM tightly. DEAN enters the room.) What happened?

YOUNG DEAN: I-I just went out. (JOHN looks horrified.)

JOHN: What?

YOUNG DEAN: J-just for a second. I’m sorry.

JOHN: I told you not to leave this room. I told you not to let him out of your sight! (He holds SAM close, tearfully, as DEAN watches sadly.)

(FADE TO: Present. Motel Room. DEAN reminisces, with tears in his eyes. SAM is now sitting next to him.)

DEAN: Dad just grabbed us and booked—dropped us off at Pastor Jim’s about three hours away. By the time we got back to Fort Douglas, the shtriga disappeared. It was just gone. It never resurfaced until now. Dad never spoke about it again. I didn't ask. But he, uh—he looked at me different, you know—which was worse. Not that I blame him. He gave me an order, and I didn’t listen. I almost got you killed.

SAM: You were just a kid.

DEAN: Don’t—don’t. Dad knew this was unfinished business for me. And he sent me here to finish it. (They are silent for a few seconds.)

SAM: But using Michael? I don’t know, Dean. I mean, how about one of us hides under the cover, you know, we’ll be the bait?

DEAN: No, that won’t work. It’s gotta get close enough to feed. It’ll see us. Believe me, I don’t like it. But it’s gotta be the kid. (He stands up and walks away, with tears in his eyes.)

(CUT TO: INT. – Motel. Front Desk. DEAN and SAM are talking to MICHAEL, who is holding the phone in his hand.)

MICHAEL: You’re crazy! Just go away, or I’m calling the cops.

DEAN: Hang on a second. Just listen to me. You have to believe me, okay? This thing came through your window, and it attacked your brother. Now, I’ve seen it. I know what it looks like. ‘Cause it attacked my brother once, too. (MICHAEL puts the phone down.)

MICHAEL: This thing—is it, like….it has this long, black robe?

DEAN: You saw it last night, didn’t you?

MICHAEL: I thought I was havin’ a nightmare.

DEAN: I’d give anything not to tell you this, but sometimes, nightmares are real.

MICHAEL: So, why are you telling me?

DEAN: Because we need your help.

MICHAEL: My help?

DEAN: We can kill it. (He nods towards SAM.) Me and him, it’s what we do. But we can’t do it without you.

MICHAEL: What? No!

DEAN: Michael, listen to me. This thing hurt Asher, and it’s gonna keep hurting kids unless we stop it, you understand me? (MICHAEL says nothing.)

(CUT TO: INT. – Motel Room. DEAN and SAM are talking.)

DEAN: Well, that went crappy. Now what?

SAM: What'd you expect? You can’t ask an adult to do something like that, much less a kid. (There is a knock at the door. DEAN answers it. It is MICHAEL.)

MICHAEL: If you kill it, will Asher get better? (DEAN turns and glances at SAM.)

DEAN: Honestly, we don’t know.

MICHAEL: You said you’re a big brother?

DEAN: Yeah.

MICHAEL: You’d take care of your little brother? You’d do anything for him?

DEAN: (in a very heartfelt way) Yeah, I would. (SAM looks touched.)

MICHAEL: Me, too. I’ll help. (DEAN and SAM look at him proudly. The screen goes black.)

(CUT TO: INT. – Motel Room. SAM is watching a live feed from MICHAEL’s bedroom, where DEAN is setting up the camera.)

DEAN: Now, this camera has night vision on it, so we’ll be able to see as clear as day. (to SAM) Are we good?

SAM: Hair to the right. (DEAN adjusts the camera so it is focused on MICHAEL’s bed.) There, there. (DEAN sits down on MICHAEL’s bed.)

MICHAEL: What do I do?

DEAN: You just stay under the covers.

MICHAEL: And if it shows up?

DEAN: Well, we’ll be right in the next room. We’re gonna come in with guns. So, as soon as we do, you roll off this bed and you crawl under it.

MICHAEL: What if you shoot me?

DEAN: We won’t shoot you. We’re good shots. We’re not gonna fire until you’re clear, okay? (MICHAEL nods.) Have you heard a gunshot before?

MICHAEL: Like, in the movies?

DEAN: It’s gonna be a lot louder than in the movies. So, I want you to stay under the bed, cover your ears, and do not come out until we say so, you understand? (MICHAEL nods.) Michael, you sure you wanna do this? You don’t have to, it’s okay. I won’t be mad.

MICHAEL: No, I’m okay. Just don’t shoot me.

DEAN: I’m not gonna let anything happen to you. I promise.

(CUT TO: Motel Room. Later. SAM and DEAN are watching the live feed of MICHAEL’s bedroom.)

DEAN: What time is it? (SAM checks his watch.)

SAM: Three. You sure these iron rounds are gonna work?

DEAN: Consecrated iron rounds. And, yeah, it’s what Dad used last time. (SAM says nothing for a minute.)

SAM: Hey, Dean, I’m sorry. (DEAN is confused.)

DEAN: For what? (SAM sighs.)

SAM: Well, you know….I’ve really given you a lot of crap for always followin’ Dad’s orders. But I know why you do it.

DEAN: Oh, God, kill me now. (SAM smiles. DEAN notices something on the feed.) Wait, look. (They can see the shtriga unlocking the window and entering the bedroom. They quietly pick up their guns. In the bedroom, the shtriga stands by the bed for a moment.)

SAM: Now?

DEAN: Not yet. (The shtriga moves closer to the bed and bends down over MICHAEL, beginning to suck out his life force. A second later, DEAN and SAM burst into the bedroom.) Hey! (The shtriga turns to them.) Michael, down! (MICHAEL rolls off the bed and crawls under it. SAM and DEAN shoot the shtriga many times before it falls to the ground.) Mike, you all right?

MICHAEL: Yeah.

DEAN: Sit tight. (He and SAM walk over to the shtriga and look at the bullet holes in its robe. DEAN looks at SAM, who lowers his gun. Suddenly, the shtriga bolts upright and throws DEAN into the closet across the room.)

SAM: Dean! (In an instant, the shtriga comes over to SAM and pushes him to the ground, choking him. SAM tries to pick up his gun, but he cannot reach it. The shtriga lowers its head and begins to suck out SAM’s life force. His face begins to lose its color.)

DEAN: Hey! (The shtriga turns and DEAN shoots it between its eyes. It falls to the ground again.) You okay, little brother? (Breathing heavily, SAM gives DEAN a thumbs-up sign. DEAN stands up with SAM and they look at the shtriga. DEAN shoots it three more times, and it disappears into nothing. All that remains is a pile of robes on the floor.) It’s okay, Michael, you can come on out. (MICHAEL comes out from under the bed and walks over to them. SAM places a hand on MICHAEL’s shoulder. MICHAEL smiles gratefully at DEAN, and he smiles back. DEAN continues to look at the robes on the carpet. The screen goes black.)

(FADE IN: EXT. – Motel. Morning. DEAN and SAM are loading the trunk. JOANNA comes outside.)

DEAN: Hey, Joanna. How’s Asher doin’?

JOANNA: Have you seen Michael? (MICHAEL comes outside.)

MICHAEL: Mom, Mom!

JOANNA: Hey! (She hugs him.)

MICHAEL: How’s Ash?

JOANNA: I’ve got some good news. Your brother’s gonna be fine.

MICHAEL: Really?

JOANNA: Yeah, really. No one can explain it. It’s a miracle. (DEAN and SAM exchange a look.) They’re gonna keep him in overnight for observation, but after that, he’s comin’ home.

DEAN: That’s great.

SAM: How are all the other kids doin’?

JOANNA: Good. Real good. A bunch of them should be checkin’ out in a few days. Dr. Travis says the ward’s gonna be like a ghost town.

SAM: Dr. Travis? What about Dr. Hydecker?

JOANNA: Oh, he wasn’t in today—must’ve been sick or something.

DEAN: Yeah. Yeah, must have.

JOANNA: Mm. (to MICHAEL) So, did anything happen while I was gone?

MICHAEL: No. Same old stuff.

JOANNA: Okay. You can go see Ash.

MICHAEL: Now?

JOANNA: Only if you want to. (MICHAEL smiles and looks at DEAN, who nods knowingly at him. MICHAEL runs to the car.) I better get going before he hotwires the car and drives himself. (They smile, and she walks away. DEAN closes the trunk.)

SAM: It’s too bad.

DEAN: Oh, they’ll be fine.

SAM: No, that’s not what I meant. I meant Michael. He will always know there are things out there in the dark. He’ll never be the same, you know? (DEAN nods.) Sometimes I wish that….

DEAN: What?

SAM: I wish I could have that kind of innocence. (DEAN turns and watches JOANNA and MICHAEL drive away, then turns back to SAM.)

DEAN: If it means anything, sometimes I wish you could, too. (He gets in the car. SAM follows a moment later. They drive away as the screen fades to black.)

THE END

 

Ecrit par kaylia.

Kikavu ?

Au total, 127 membres ont visionné cet épisode ! Ci-dessous les derniers à l'avoir vu...

Terilynn 
06.01.2019 vers 15h

melou2121 
30.12.2018 vers 17h

luxy3 
05.08.2018 vers 23h

Havenina 
02.08.2018 vers 15h

SDCC0121 
24.06.2018 vers 23h

deanlilith 
12.05.2018 vers 07h

Vu sur BetaSeries

Derniers commentaires

Avant de poster un commentaire, clique ici pour t'identifier.

Sois le premier à poster un commentaire sur cet épisode !

Contributeurs

Merci aux 4 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

Ne manque pas...

On recrute et on recherche des volontaires pour rédiger des news pour l'Accueil d'Hypnoweb !
On recrute ! | Plus d'infos

Activité récente

Le Roadhouse 28
Aujourd'hui à 11:39

Petit jeu (suite)
Hier à 13:45

Staff
05.01.2019

S01E03 L'esprit du lac
Aujourd'hui à 10:28

Partie Episodes
Aujourd'hui à 09:46

S14E06 Optimism
Aujourd'hui à 09:45

S14E09 The Spear
Aujourd'hui à 09:43

S14E07 Unhuman Nature
Aujourd'hui à 09:40

Mag Anglophone
Aujourd'hui à 08:49

Prochaines diffusions
Logo de la chaîne The CW

14.10 : Nihilism (inédit)
Jeudi 17 janvier à 20:00

Logo de la chaîne Série club

14.10 : Nihilism (inédit)
Vendredi 18 janvier à 23:15

Dernières audiences
Logo de la chaîne The CW

14.09 : The Spear (inédit)
Jeudi 13 décembre à 20:00
1.43m / 0.4% (18-49)

Logo de la chaîne The CW

14.08 : Byzantium (inédit)
Jeudi 6 décembre à 20:00
1.53m / 0.5% (18-49)

Logo de la chaîne The CW

14.07 : Unhuman Nature (inédit)
Jeudi 29 novembre à 20:00
1.49m / 0.4% (18-49)

Logo de la chaîne The CW

14.06 : Optimism (inédit)
Jeudi 15 novembre à 20:00
1.48m / 0.4% (18-49)

Logo de la chaîne The CW

14.05 : Nightmare Logic (inédit)
Jeudi 8 novembre à 20:00
1.43m / 0.3% (18-49)

Logo de la chaîne The CW

14.04 : Mint Condition (inédit)
Jeudi 1 novembre à 20:00
1.46m / 0.4% (18-49)

Toutes les audiences

Actualités
Interview de Jeffrey Dean Morgan par EW

Interview de Jeffrey Dean Morgan par EW
S'il y a des semaines où c'est très très calme, ce n'est pas le cas actuellement, après l'interview,...

Entertainment Weekly a interviewé le cast concernant le 300e

Entertainment Weekly a interviewé le cast concernant le 300e
épisode de Supernatural, avec vidéos et sessions photos. Interview à retrouver dans notre section...

Nouvelle Photo de la Quinzaine/Mois

Nouvelle Photo de la Quinzaine/Mois
Crowley et Rowena version Noël sortent grands gagnants de la dernière photo du mois. Encore...

Synopsis des épisodes à venir

Synopsis des épisodes à venir
L'épisode 14.10 "Nihilism" ainsi que l'épisode 14.11 "Damaged Goods" à retrouver dans le guide des...

Bon anniversaire Genevieve Padalecki

Bon anniversaire Genevieve Padalecki
Elle fête ses 38 ans. Bon anniversaire à elle.  ...

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage
Téléchargement
HypnoRooms

quimper, Hier à 01:13

Le quartier Engrenages vous propose de découvrir son calendrier de janvier et de participer à sa PDM.

quimper, Hier à 01:18

Vous pouvez aussi prendre connaissance de la date de diffusion de la saison 7 et commenter l'annonce de la saison 8.

quimper, Hier à 01:20

Et commenter l'annonce de la saison 8. Avec tous les mots c'est mieux !!! [

serieserie, Hier à 14:32

Supergirl vous attend pour fêter ces deux ans d'ouverture! Si vous savez cliquer, c'est pour vous!

Sas1608, Aujourd'hui à 10:01

Plusieurs nouvelles informations concernant la saison 15 de Grey's Anatomy à lire sur le quartier !!

Viens chatter !

Change tes préférences pour afficher la barre HypnoChat sur les pages du site