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#119 : Le tableau hanté


Réalisé par: Phil Sgriccia
Ecrit par: David Ehrman


Un couple achête un vieux tableau représentant une famille dans une vente aux enchères. Mais le tableau semble s'animer, et le couple est assassiné. Sam et Dean découvre que chaque personne ayant un jour possédé ce tableau, est morte peu de temps aprés l'avoir achetée. Commence alors une course contre la montre avant qu'il n'y ai une autre victime, pour découvrir et détruire ce qui hante la peinture.

 

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Titre VO
Provenance

Titre VF
Le tableau hanté

Première diffusion
13.04.2006

Première diffusion en France
26.05.2007

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Un homme accroche un tableau au mur. Sa femme et lui viennent de l’acheter dans une vente aux enchères. Le tableau représente une famille dans un salon, dont le père à la tête tournée vers sa fille et tous les autres ont le visage bien droit. On voit aussi que sur une table est posé un rasoir.

Le mari demande à sa femme de monter se changer pendant qu’il ferme les portes à clef, et on voit que la tête du père sur le tableau bouge. Quand l’homme repasse devant le tableau, le rasoir a disparu de la peinture. La femme s’allonge dans son lit. Quelqu’un monte les escaliers, et une ombre apparaît sur le pas de la porte de la chambre et les bougies s’éteignent. L’homme monte à son tour et arrive dans la chambre mais ne voit rien car il fait noir. Quand il allume la lumière, il découvre sa femme couverte de sang, puis il voit son meurtrier et il crie.

 

Dean est dans un bar, en train de prendre le numéro de téléphone d’une fille, pendant que Sam lit des journaux. Il fait signe à Dean de venir. Celui-ci essaye de le convaincre de sortir avec l’une des deux filles avec qui il parlait, mais Sam répond qu’il peut inviter une fille à sortir sans son aide, et Dean rétorque que non. La discussion s’arrête là, puis Sam parle à son frère du meurtre d’un couple qui lui paraît suspect car la police n’a trouvait aucune empreinte, aucune arme et que la maison était verrouillée de l’intérieur. Il ajoute que trois histoires identiques sont écrites dans le journal de John.

 

Le lendemain, Sam inspecte la maison pendant que Dean dort. Mais il ne détecte rien de surnaturel, et la maison est entièrement vide.

Ils vont donc dans une salle de vente aux enchères pour retrouver tous les objets appartenant au couple. Ils font la connaissance de Daniel Blake, qui est le propriétaire de la salle des ventes, et qui leur dit que la réception est privée et qu’ils ne font pas partie des invités. Ils partent donc un peu plus loin et finissent par voir le tableau. A ce moment arrive Sarah Blake, qui discute un peu avec Sam, mais son père arrive et demande aux deux garçons de partir.

 

Les deux frères arrivent à leur chambre de motel. Dean dit à Sam que le seul moyen d’avoir plus d’informations serait grâce à Sarah. Il tend son téléphone à Sam et lui dit de l’appeler.

 

Au restaurant, Sam et Sarah sont en train de dîner. Sam n’est pas très à l’aise au début, mais il finit par profiter de la soirée et ils font plus ample connaissance tous les deux.

 

De retour au motel, Dean demande à Sam comment ça s’est passé et s’il veut rester plus longtemps dans cette ville pour encore inviter Sarah à sortir. Mais Sam répond que non. Puis il lui dit qu’il a découvert que les dates de vente du tableau correspondaient aux dates des meurtres répertoriés dans le journal de John. Ils décident donc d’aller vérifier si le tableau est maudit ou non.

 

La nuit ils s’introduisent dans la salle des ventes et cherchent le tableau. Une fois qu’ils l’ont trouvé, ils prennent la toile, laissent le cadre sur place, et ressortent pour brûler la peinture, mais alors qu’elle prend feu, on la voit se reconstituer dans le cadre dans la salle des ventes.

 

Le lendemain matin, Dean dit à Sam qu’ils ont un gros problème, parce qu’il pense avoir perdu son porte-feuille la nuit dernière dans la salle des ventes pendant qu’ils volaient la toile. Ils sont donc obligés de retourner le chercher, et alors qu’ils fouillent un peu partout, Sarah les surprend. Sam lui dit alors qu’ils sont venu lui dire au revoir parce qu’ils doivent partir mais Dean rétorque qu’ils vont encore rester un jour ou deux et qu’ils peuvent en profiter pour aller quelque part tous les deux, Sam et Sarah. Dean sort alors son porte-feuille de sa poche et Sam comprend qu’il est tombé dans le piège de son frère! Mais alors qu’il discute avec la jeune femme, il voit le tableau, en parfait état. Il va voir Dean et le lui dit.

Ils vont donc faire des recherches à la bibliothèque, et le bibliothécaire leur apprend que la famille représentée sur le tableau avait été assassiné par le père de famille, qui s’était ensuite suicidé, et qu’il avait tranché les têtes de ses enfants avec un rasoir. Puis il leur montre une photographie de la toile, et Sam remarque alors que le visage du père est droit, alors que sur la toile il regarde sa fille.

 

A la salle des ventes, Daniel Blake parle avec sa fille, car il a décidé de revendre la peinture, mais elle le lui déconseille.

 

Sam et Dean sont au motel entrain de parler de la peinture. Dean propose alors à Sam d’appeler Sarah pour avoir d’autres renseignements, mais il lui reproche de tout faire pour que Sarah et lui sortent ensemble. Dean pense que ça lui ferait du bien d’avoir une petite amie pendant un temps, mais Sam ne veut pas, entre autre à cause de la mort de Jessica. Mais Dean finit par le convaincre que Jessica aurait voulu son bonheur et qu’il doit essayer d’aller de l’avant. Sam appelle donc Sarah et il apprend que son père a vendu la peinture.

 

Une vieille femme, Evelyne, lit un livre dans son fauteuil, quand le tableau s’anime et le père de famille tourne la tête. La femme se tourne alors et crie.

 

Sam et Dean arrivent à l’adresse que leur a indiqué Sarah, qui est déjà sur les lieux. Ils rentrent tous les trois chez Evelyne, qui est toujours assise dans son fauteuil. Sarah s’approche alors et la tête de la vieille femme part en arrière, la gorge tranchée.

 

Au motel. Sarah vient voir Sam et Dean, qui lui disent que la peinture est hantée et que c’est à cause de ça que toutes ces personnes sont tuées. Elle insiste pour aller avec eux résoudre cette affaire.

Ils vont donc tous les trois chez Evelyne récupérer la peinture. Ils cherchent tous les détails qui auraient changés par rapport à la toile d’origine, et Sam remarque que derrière le père de famille est accroché un tableau qui représente un paysage sur la toile d’origine, et une crypte sur celle qu’ils ont. Sur cette crypte est écrit le mot «Merchant».

Ils se retrouvent dans un cimetière à chercher cette crypte. A l’intérieur, les corps des différents membres de la famille sont enterrés, et les jouets des enfants sont enfermés à coté des tombes, où il manque celle du père.

 

Pendant que Dean fait des recherches pour trouver la tombe du père, Sam avoue à Sarh qu’il l’aime bien, mais qu’il a peur d’être proche d’elle parce que les gens qu’il aime meurt. Dean arrive et interrompt leur conversation pour leur dire qu’il a retrouvé la tombe.

La nuit ils vont donc déterrer le corps, et ils le brûlent. Puis ils retournent chez Evelyne pour la toile. Dean préfère rester dans sa voiture pendant que Sam et Sarah rentrent dans la maison. Mais quand ils arrivent devant le tableau, il n’y a plus la petite fille de représentée, ni le rasoir. Ils entendent alors des rires d’enfants, et la porte se ferme. Dean essaye alors d’entrer mais la porte refuse de s’ouvrir. Il appelle Sam sur son téléphone qui lui dit que la petite fille a disparu du tableau et que ça doit être elle qui tue toutes ces personnes, et que son père devait la regarder comme pour chercher à prévenir que c’était elle qui commettait les meurtres.

L’esprit de la fillette arrive alors, le rasoir à la main. Sam s’empare d’une arme de fortune, et frappe le fantôme qui disparaît. Mais ça n’est pas encore fini.

Sarah explique à Sam qu’autrefois, les jouets préférés des enfants pouvaient être fabriqués à leur image, avec par exemple les vrais cheveux des enfants. Sam le dit à Dean qui part à la crypte. Mais l’esprit de la fillette revient et les attaque.

Dean fonce à la crypte, et met le feu aux cheveux de la poupée, ce qui a pour effet de détruire le fantôme juste avant qu’il ne s’en prenne à Sarah. Le tableau reprend alors son apparence initial.

 

A la salle des ventes. Sarah demande à deux employés d’emmener le tableau et de la brûler. Puis Dean lui dit au revoir. Sam lui dit aussi au revoir, et qu’il reviendra la voir, et il part. Mais il fait demi tour et embrasse Sarah.

 

Ecrit par Blackrose.

 

Le tableau hanté

 

L'épisode commence dans le salon de la résidence des Telesca. Mark Telesca tient une peinture d'une famille qu'il place au dessus de la cheminée, tandis qu'Anne, sa femme, regarde. La peinture est composée d'un père regardant sa fille qui tient une poupée. La mère est assise avec ses deux garçons à ses côtés. Sur la table de la peinture, il y a un rasoir.

Mark : Et, ça y est. Le voilà accroché à sa place.
Anne
: Riant. J'arrive toujours pas à croire qu'on ait pu acheter ça.
Mark
: C'était une vente de charité, ne l'oublie pas.
Anne
: Regarde-le. Quand on le détaille, je trouve que... qu'il fait peur.
Mark
: Rassure-toi. Il déplace lentement sa main sur son dos tandis qu'elle rit. Je veillerai sur toi.
Anne
: Mais, peut-être que c'est toi qui est en danger, ici. Ils s'embrassent passionnément. On sera mieux là-haut.
Mark
: Laisse-moi deux minutes pour tout fermer. Ils s'embrassent à nouveau. Non, seulement une minute.

Elle rit et se dirige vers les escaliers. Mark reste et éteint les lumières. Tandis qu'il est retourné, le père de la peinture bouge légèrement la tête. Anne monte les escaliers et la tête du père bouge à nouveau. Mark marche vers la porte d'entrée. Tandis qu'il la verrouille, il sent une présence dans l'air et regarde autour de lui, mal à l'aise. Ne voyant personne, il éteint le reste des lumières.

 

                                              **************

 

Anne sort de la salle de bain, vêtue d'une chemise de nuit et d'une robe de chambre. Elle entre dans sa chambre avec une petite bougie dans sa main. Elle retire sa robe et pose la bougie sur la table de nuit.

 

                                              **************

 

Dans le salon, Mark fait le code du système d'alarme de la porte d'entrée.

 

                                              **************

 

Quelqu'un monte les escaliers lentement.

 

                                              **************

 

Dans la chambre, Anne se met dans le lit.

Anne : Dépêche-toi ! Sinon, je vais commence sans toi.

 

                                              **************

 

Dans le salon, Mark se dirige vers les escaliers. Tandis qu'il passe devant la peinture, le rasoir sur la table a disparu.

 

                                              **************

 

Dans la chambre, la porte s'ouvre et l'ombre de quelqu'un entre. La flamme de la bougie s'éteint.

 

                                              **************

 

Mark monte les escaliers.

 

                                              **************

 

Mark entre dans la chambre et retire sa chemise et son pantalon.

Mark : Mais, je n'y vois rien. Tu veux pas allumer ? Il s'apprête à embrasser Anne, mais s'arrête. Mais, c'est mouillé. Il allume une lampe proche et voit sa main pleine de sang. Anne ? Anne est allongée dans le lit, la gorge tranchée. Elle et le lit sont complètement recouverts de sang. Anne ! Anne !

Il recule brusquement et fait tomber la lampe. Il tombe alors au sol. Une ombre s'approche de lui. Mark l'aperçoit et se met à crier. Puis, l'écran devient noir.

 

                                              **************

 

Dans un bar, la nuit, Dean entre le numéro d'une jeune fille sur son téléphone.

Fille : 74-38.
Dean
: 74 et 38. Très bien, c'est enregistré. Parfait. Mais, au fait, c'est Brandy avec un « y » ou avec un « i » ?

Assis à une table voisine, Sam feuillette le journal de son père. Il prend un journal à côté de lui et remarque le gros titre 'Les gorges tranchées d'un couple dans leur propre maison'. Il fait signe à Dean, qui l'ignore. Sam lui fait à nouveau signe et Dean roule des yeux.

Dean : Oui. Je dois vous laissez un instant. Alors, surtout, ne partez pas, d'accord ?

Dean prend deux bières et rejoint Sam à sa table.

Sam : Eh ! Je crois que j'ai trouvé quelque chose.
Dean
: Oui, moi aussi. Je trouve qu'on a travaillé dur et qu'on devrait se détendre un peu. Non, qu'est-ce que t'en dis ? Je pense avoir la côté avec la fille au bar ?

Il indique la fille au bar, qui est rejointe par son amie.

Sam : Ah. Et, qu'est-ce qu'on est ce soir ? Des stars du rock ? Des commandos spéciaux ?
Dean
: Disons qu'on cherche des cas intéressants pour une émission à la télévision. Sam et Dean rient. On a l'habitude. C'est ce qu'on fait tous les jours. Mais, au fait, sa copine aussi est canon. A mon avis, c'est dans la poche.
Sam
: Dean. Je choisis moi-même mes nanas.
Dean
: Eh, bien, ça t'arrive pas souvent.
Sam
: Il y a quelque chose qui t'ennuie ?
Dean
: Non, rien. Qu'est-ce que t'as ?
Sam
: Mark et Anne Telesca de New Paltz dans l'état de New York ont été tous les deux trouvés sans vie chez eux il y a quelques jours. Tandis que Sam continue à parler, Dean fixe les filles du bar. Ils avaient la gorge tranchée. Il n'y a ni empreinte, ni arme du crime, et les... Dean ! Dean se retourne vers lui. Ni empreinte, ni arme du crime, toutes les portes et les fenêtres étaient fermées de l'intérieur.
Dean
: C'est une affaire criminelle classique qui nous regarde pas du tout.
Sam
: Non. Non, non. Regarde ce qu'en dit papa.
Dean
: Papa ? Comment ça ?
Sam
: Regarde. Il tourne le journal vers Dean. Il a note là trois meurtres qui se sont passés dans le même coin de l'état. Il indique quelques notes sur une page. Le premier, c'est écrit là, en 1912. Le deuxième en 1945. Et, le troisième en 1970. Même manière d'agir que pour les Telesca. La gorge tranchée et tout était fermé de l'intérieur. Et, comme il s'est passé pas mal d'années entre temps, personne n'a fait de rapprochement, sauf papa, qui aime bien remonter dans le temps.
Dean
: Ce serait un nouveau cas ?
Sam
: Eh, oui.
Dean
: Je suis d'accord avec toi. Il faut vérifier ça. Sam acquiesce. Dès demain, à l'aube, on fonce là-dessus.
Sam
: Oui.
Dean
: D'accord.

Dean se lève et retourne au bar.

Sam : Dean ?
Dean
: Alors, vous avez dit du mal de moi ?
Fille
: Pas du tout.
Dean
: Riant. Je plaisante. J'ai parlé à mon producteur. Il se dit très intéressé.
Fille
 : Bravo !

Sam rigole tandis qu'il regarde Dean.

 

                                              **************

 

Le jour, devant la maison des Telesca, Dean est assis côté passager dans sa voiture, garée, et il dort. Sam, qui vient de quitter la maison des Telesca, retourne à la voiture et fait aller le klaxonne. Dean sursaute et se réveille. Sam rit et rentre en voiture.

Dean : Tu trouves ça drôle ?
Sam
: Le scanner électromagnétique n'a rien donné dans la maison. Il y a rien. Et, cette nuit, pendant que Monsieur... Il roule des yeux. ...rigolait...
Dean
: Souriant. C'était une bonne soirée.
Sam
: J'ai lu l'histoire de la maison. Ni fantôme, ni violence, ni crime. Il n'ya rien de spécial sur les Telesca eux-mêmes, d'ailleurs.
Dean
: Ça vient pas des personnes, ni de l'endroit, alors... Peut-être de son contenu. Un objet maudit ou quelque chose, non ?
Sam
: Secouant la tête. Non. Il y a rien.
Dean
: Ouais, tu l'as déjà dit.
Sam
: Non, la maison est vide. Il y a plus rien du tout à l'intérieur.
Dean
: Où sont les affaires ?

 

                                              **************

 

Dans une salle des ventes, le propriétaire, Daniel Blake, parle à une femme âgée. Il aperçoit Sam et Dean entrer et semble irrité.

Daniel : Je vous prie de m'excuser.
Femme
 : Bien sûr.

Daniel s'en va. Dans une autre partie de la pièce, Sam et Dean regarde quelques objets autour d'eux.

Dean : Regarde-moi un peu ça. On trouve de tout. C'est autant le bazar qu'un vide-grenier dans mon quartier.

Dean prend de la nourriture d'un plateau et la met dans sa bouche. Daniel s'approche d'eux.

Daniel : Vous désirez quelque chose, messieurs ?

Sam et Dean se retournent vers lui.

Dean : La bouche remplie. Oui, je veux bien du champagne, s'il vous plaît.

Daniel est offusqué.

Sam : Euh, excusez-le. Dean semble légèrement embarrassé. Je suis Sam Connors. Il tend sa main à Daniel, qui la regarde sans la serrer. Sam la baisse et indique Dean. Et, voici mon frère, Dean. On tient une galerie d'œuvre d'art.
Daniel
 : Vous vendez des œuvres d'art ?
Sam
 : Oui.
Daniel
: Je suis Daniel Blake. Ceci est ma salle de vente. Nous organisons une exposition privée aujourd'hui, et je ne crois pas vous avoir vu sur la liste des invités.

Sam est sur le point de parler, mais Dean s'exprime avant lui.

Dean : On n'allait pas rester. On jette juste un dernier petit coup d'œil. Sam est choqué. Un serveur portant un plateau avec des coups de champagne passe devant eux. Dean prend un verre. Oh, enfin ! Voilà.

Dean se retourne vers Daniel et renifle le champagne avant de s'en aller.

Sam : On s'en va.

Toujours frustré, Sam suit Dean.

 

                                              **************

 

Dans une partie différente de la salle des ventes, Sam et Dean continuent à regarder par-ci, par-là. Après quelques minutes, ils remarquent une peinture de la maison des Telesca. Ils s'approchent de cette dernière et commence à l'observer. Puis, ils entendent la voix d'une jeune femme, Sarah Blake, la fille de Daniel Blake.

Sarah : Bel exemple de primitif américain, n'est-ce-pas ?

Ils se retournent et voient Sarah descendre les escaliers, portant une robe noire très élégante. Sam est confus par son commentaire. Dean le frappe à l'épaule, semblant visiblement la trouver très attirante.

Sam : Je dirais que c'est plus proche de Grant Wood que de Grandma Moses. Elle sourit et regarde le sol. Mais, vous le saviez. Vous avez voulu voir si, moi aussi, je...
Sarah
: Je l'avoue. Ce n'est pas très gentil et je m'en excuse. Tandis que Sam et Sarah parlent, Dean prend encore de la nourriture sur le plateau d'un serveur qui passe. Je suis Sarah Blake.

Elle tend sa main et Sam la serre.

Sam : Et moi, Sam. Voici mon... Il se tourne et remarque que Dean a à nouveau la bouche remplie. Mon frère, Dean.
Sarah
: Dean ? Est-ce que vous voulez une bonne part de quiche ?
Dean
: Non, merci. Ça ira.
Sarah
: Retournant son attention sur Sam. Puis-je vous être utile à quelque chose ?
Sam
: Oui, c'est très gentil. Euh, que pouvez-vous nous dire sur l'héritage des Telesca ?
Sarah
: Il n'y a rien de bien intéressant et je ne vois pas pourquoi on vend ça aussi vite. Mais, je crois que papa a raison. Le sensationnel amène toujours des curieux. Les riches en premier.

Dean sourit, mais remarque que Sam et Sarah partagent tous deux un sourire.

Sam : Il est possible de voir les provenances ?

Sarah est sur le point de parler, mais elle est interrompue par son père, qui arrive derrière elle.

Daniel : Il n'en est malheureusement pas question.
Sam
: Pourquoi ?
Daniel
: Vous n'êtes pas invités. Et, je crois qu'il est temps de partir.
Dean
: On se le fera pas répéter deux fois.
Daniel
: C'est pourtant le cas.
Sam
: C'est bon, ça va. On ne veut aucun problème. On s'en va.

Dean s'éloigne. Après avoir partagé un regard triste avec Sarah, Sam le suit.

Sarah : Tu es allé un peu fort, papa.

 

                                              **************

 

Sam et Dean sortent leurs sacs de la voiture et marche vers la porte d'un motel.

Dean : Grant Wood ? Grandma Moses ? C'est qui ?
Sam
: J'ai appris ça en histoire de l'art. Il y avait que des filles à ces cours-là.
Dean
: Ah ! Tu m'épateras toujours.

Dean ouvre la porte.

 

                                              **************

 

Sam et Dean entrent dans la chambre du motel et regardent autour d'eux. La pièce est décorée à l'ancienne, les années 70. Les murs sont couverts de papier peint disco et la plupart des affaires est en chrome.

Dean & Sam : Hein.

Ils se dirigent vers les lits et commencent à défaire leurs affaires.

Dean : Euh... C'était quoi au fait cette histoire de providence ?
Sam
: Provenance. Dean bouge les lèvres, essayant de prononcer le mot. C'est un certificat d'origine, comme une biographie, tu vois ? Ça sert pour retracer l'histoire des pièces. Et, à savoir des choses sur leur passé.
Dean
: On apprendra rien avec l'autre rabat-joie, mais, il y a Sarah.
Sam
: Ah, oui ! Tu pourrais lui demander de t'écrire ça sur un coin de nappe.
Dean
: Souriant. Non, toi. Pas moi.
Sam
: Riant. Ah, non, non, non, non. C'est toi le dragueur.
Dean
: C'est pas moi qu'elle dévorait des yeux.
Sam
: Si je comprends bien, c'est à moi de lui soutirer des informations ?
Dean
: Faut apprendre à se dévouer pour l'équipe. Il tend son portable à Sam. Appelle-la.

 

                                              **************

 

Au restaurant, Sam et Sarah sont assis à une table. L'atmosphère est très tendue.

Sam : Ah ! C'est très bien, ici.
Sarah
: Oui. Ils restent silencieux tandis que le serveur leur sert des verres d'eau. Je suis contente que vous ayez appelé. Surprise, mais contente.
Sam
: Oui.
Sarah
: Même si ça a été difficile pour vous de me dire « Cela vous plairait-il de venir dîner avec moi ? ».
Sam
: Riant. Oui. Je suis pas beaucoup sorti ces derniers temps.
Sarah
: Bienvenue au club.
Sam
: Je vous crois pas.

Sarah secoue la tête. Le serveur revient à leur table et leur temps deux menus.

Serveur : Tenez, madame.
Sarah
: Merci.
Serveur
: Donnant à Sam un plus petit menu. La carte des vins.

Sam la prend et la feuillette, sans avoir la moindre idée de ce qu'il doit faire. Sarah le sent.

Sarah : Je ne sais pas ce que Roméo prendra, mais moi, je rêve d'une bière.

Sam sourit.

Serveur : A Sam. Et vous, monsieur ?
Sam
: La même chose pour moi.
Serveur
: Entendu.

 

                                              **************

 

Plus tard au restaurant, Sam et Sarah ont déjà bu quelques bières.

Sam : Alors, vous avez étudié l'art à l'école ?
Sarah
: C'est exact. Et, j'ai essayé d'être une artiste. Mais, j'étais vraiment une très mauvaise artiste. Elle rit. Ça vous explique que je préfère vendre des œuvres d'art qu'en faire. Et vous, vous vouliez faire votre droit ?
Sam
: Oui.
Sarah
: Mais, vous avez du y renoncer. Pourquoi ça ?
Sam
: Euh... C'est une longue histoire, bien trop longue pour ce soir.
Sarah
: Pour quelqu'un qui tient une galerie d'art, vous paraissez très jeune.

Sam la regarde, mais ne répond rien.

Sam : Alors, qu'est-ce que vous voulez dire en disant que vous n'êtes pas sorti dernièrement ? C'est pour essayer de me réconforter ?
Sarah
: Vous n'avez pas besoin d'être réconforté. Je pense que les filles ne doivent pas vous dire 'non' très souvent. Il sourit, mais elle devient sérieuse. Non, c'est ma mère. Elle nous a quittés il y a un an... de façon totalement inattendue. Ça a été très soudain. Et, j'ai été très affectée. Alors, je me suis réfugiée dans mon cocon. C'était à la fois confortable et rassurant. J'ai bien réfléchi ces derniers temps. Ce n'est pas ce qu'elle aurait voulu pour moi. Alors... Elle s'arrête un moment. Et, si on parlait de vous ? Vous avez beaucoup de charme, ça c'est évident.
Sam
: Souriant. Vous trouvez vraiment ?
Sarah
: Pourquoi vous sortez si rarement avec des filles ? Elle attend une réponse. Le sourire de Sam disparaît et il redevient silencieux. C'est une autre longue histoire, trop longue pour ce soir ?

Sam acquiesce.

 

                                              **************

 

Dans la chambre du motel, Dean est assis et s'occupe d'un couteau. Sam est assis dans un fauteuil et fait des recherches.

Dean : Et, elle t'a donné les providences que tu voulais ?
Sam
 : Ennuyé. Les provenances !
Dean
 : Ah, oui. Provenances, oui.
Sam
 : Oui. On est allés chez elle et on a fait une copie des papiers.
Dean
 : Et ?
Sam
 : Et, rien du tout. Ensuite, je suis parti.
Dean
 : Quoi ? T'as rien fait avec elle ? Allez, dis-moi au moins que t'as essayé.
Sam
: Dean, arrête un peu avec ça, s'il te plaît.
Dean
: Riant. Quand cette affaire sera réglée, on devrait rester un peu ici.
Sam
: Pourquoi ?
Dean
: Pour que tu la revois. Vous êtes dingues l'un de l'autre. Ça crève les yeux.
Sam
: Oui, calme ta joie. J'ai trouvé quelque chose.

Dean s'approche de lui pour regarder ses recherches. Sam lui tend les provenances.

Dean : Portrait d'Isaiah Merchant et sa famille, peint en 1910.
Sam
: Et, compare les noms de ses possesseurs avec les noms de l'agenda de papa.

Dean s'assied et lit le premier nom.

Dean : D'abord vendu à Peter Simms en 1912. Sam indique quelque chose dans le journal, et Dean lit. Peter Simms s'est tué en 1912. Il regarde les autres papiers. C'est pareil en 1945. Il lit le dernier nom. Et, c'est pareil en 1970.
Sam
: Ensuite, il est rangé et donné à vendre à une vente de charité le mois dernier. C'est là que les Telesca se le procure. Alors, à ton avis, il est hanté ou maudit ?
Dean
: De toute façon, sa dernière heure a sonné.

 

                                              **************

 

La nuit devant la salle des ventes, Dean escalade le portail d'entrée.

Dean : Amène-toi.

Sam fait de même et passe par au-dessus le portail. Puis, ils courent vers l'entrée. Arrivés devant la porte d'entrée, Sam s'occupe du système d'alarme et le désamorce.

Sam : C'est bon.

Dean déverrouille la porte, l'ouvre et ils entrent.

 

                                              **************

 

Dans la salle des ventes, Sam et Dean regardent autour d'eux, lampe de poche en main. Tout d'abord, ils n'aperçoivent pas la peinture. Dean illumine avec sa lumière l'étage et voit le tableau. Lui et Sam se dépêchent de monter les escaliers. Une fois en haut, Dean sort son couteau et découpe le contour de la toile, pour l'enlever du cadre. Puis, ils s'en vont.

 

                                              **************

 

Devant la salle des ventes, la peinture est au sol. Dean allume une allumette.

Dean : C'est d'une laideur ! Le monde de l'art devrait nous remercier.

Il lâche l'allumette sur la peinture et Sam et Dean la regardent prendre feu.

 

                                              **************

 

Dans la salle des ventes, la peinture se régénère d'elle-même dans son cadre. Puis, l'écran devient noir.

 

                                              **************

 

Le lendemain matin au motel, Dean sort de la salle de bain, paniqué.

Dean : On a un problème. Je trouve plus mon portefeuille.
Sam
: En quoi c'est mon problème ?
Dean
: J'ai du le faire tomber là-bas cette nuit.
Sam
: Non, tu te fiches de moi ?
Dean
: Non, pas du tout. Il y a mes empreintes, ma carte d'identité, - ma fausse carte, je veux dire - mais il faut la trouver avant que quelqu'un le fasse. Amène-toi.

Dean s'en va.

 

                                              **************

 

A la salle des ventes, Sam et Dean fouillent rapidement tous les objets.

Sam : Mais, où est-ce que t'as bien pu le perdre ?

Dean hausse les bras. Sarah se dirige vers une pièce et les remarque.

Sarah : Tiens, quelle surprise !

Sam remet en place une pièce d'art et essaie d'agir normalement.

Sam : Sarah ! Salut.
Sarah
: Qu'est-ce que vous faites ici ?
Sam
: Ah, euh... On... On va quitter la ville et on s'est dit qu'on devait vous dire au revoir.
Dean
: Oh, mais de quoi tu parles, Sam ? On va rester encore au moins un jour ou deux. Sam et Sarah sont tous deux légèrement confus. Ah ! Et puis, j'y pense. Laisse-moi te régler les vingt dollars du pari que t'as gagné. Il sort son portefeuille, qu'il vient de retrouver. Sam semble ennuyé et frustré. Oui, d'habitude, je gagne toujours. Il sourit et sort un billet de vingt dollars. Tiens, les voilà. Sam, toujours ennuyé par l'attitude de Dean, prend l'argent. Bon bien, je vous laissez, les enfants. Je suis attendu... par quelqu'un quelque part.

Sarah sourit à Dean, et il s'en va.

Sam : Nerveux. Alors...
Sarah
: C'était très agréable, hier soir.
Sam
: Oui. Oui. Oui, c'est vrai.
Sarah
: Et, rien ne nous interdit de recommencer.
Sam
: Vous voyez, j'en serais enchanté, oui, c'est vrai. Mais, Dean a encore raconté des histoires. Il faut vraiment qu'on s'en aille aujourd'hui.
Sarah
: Ah ! Oh. C'est vraiment dommage.

Sam aperçoit quelqu'un qui porte la peinture.

Sam : Mais, c'est pas vrai !
Sarah
: Quoi ?
Sam
: Euh... Ce tableau... Il est étonnant.
Sarah
: Euh... En fait, il est assez monstrueux. Mais, c'est vrai qu'on peut dire qu'il est étonnant dans un sens.
Sam
: Sarah, que savez-vous précisément sur lui ?
Sarah
: Très peu de choses. Juste que j'ai une peur bleue en le voyant. On l'avait vendu aux Telesca au cours d'une vente de charité le jour où ils sont morts.
Sam
: Oui. Et, vous allez le vendre à quelqu'un d'autre ?
Sarah
: Ah, non. Je ne pense pas. Pas à la suite d'un tel drame. Et, il n'est pas en très bonne état.
Sam
: Ecoutez. Gardez-le surtout. Gardez-le. Personne ne doit l'acheter.
Sarah
: Pourquoi ça ? Ne me racontez pas que vous vous intéressez à ça.
Sam
: Non, non, non, non. Pas du tout. J'ai pas l'intention de l'acheter. Je dois vous laisser. Je suis très pressé. Mais, je vous promets de vous faire signe. Oui, je reviendrai vous voir tout à l'heure.
Sarah
: Attendez une seconde, vous l'allez pas nous quitter ce soir alors ?
Sam
: Non, je crois que non. A tout à l'heure.

Sam s'en va.

Sarah : A elle-même. D'accord...

 

                                              **************

 

Devant la salle des ventes, Sam et Dean rentrent en voiture.

Sam : J'y comprends plus rien. On l'a brûlé hier soir pourtant.
Dean
: Oui, je croyais l'avoir remarqué, tu sais. C'est bon. Il faut vite trouver une autre façon de le détruire. Tu as une idée ?
Sam
: Attend. Réfléchissons un peu. On sait que les tableaux hantés subissent l'influence des personnages qu'on peut voir sur les tableaux.
Dean
: Ouais. Alors, il ne reste qu'à vite découvrir ce qui se rapporte à cette repoussante famille et à ses repoussants parents. Comment s'appelle-t-elle déjà ?

 

                                              **************

 

Dans une bibliothèque, Sam et Dean parlent à un bibliothécaire, qui parle à un débit très rapide.

Bibliothécaire : Vous avez bien dit la famille de Isaiah Merchant ?
Sam
 : Oui, c'est exact.
Bibliothécaire
 : Je vous ai sorti toutes les informations et les coupures de journaux. Vous êtes passionnés par ces meurtres ?
Dean
 : C'est ça. Et, par tous les autres.
Bibliothécaire
 : Bon... Regardez.

Il leur montre la une d'un vieux journal. Le titre dit 'Le père massacre sa famille, et se suicide'.

Dean : Oui. C'est de ça qu'on vous parlait.
Sam
 : Et, toute la famille a été tuée ?
Bibliothécaire
 : Euh... Tuée par cet Isaiah. Il a égorgé ses fils et sa femme et lui-même. Il avait été barbier pendant longtemps. Il a utilisé un de ses anciens rasoirs.
Sam
: Pourquoi il a fait ça ?
Bibliothécaire
 : Alors, attendez. Il commence à lire l'article. 'La plupart des témoins nous parlent d'Isaiah comme de quelqu'un de sévère au tempérament glacial. Il tenait sa famille d'une main de fer. Une femme, deux garçons et une fille adoptée.' Oui, oui, oui, oui. 'Certains témoins ont dit que la femme voulait s'en aller très loin avec les enfants.' Mais, vous savez. A cette époque, c'était mal considéré. Alors, en réponse, le vieil Isaiah leur a offert une coupe gratuite.

Le bibliothécaire fait le geste de trancher une gorge et rit. Dean sourit, mais Sam reste sérieux.

Dean : Ils disent où on a mis les corps ?
Bibliothécaire
 : Ils ont tous été incinérés.

Sam et Dean échangent un regard ennuyé.

Sam : Il y a autre chose ?
Bibliothécaire
 : Oui. Attendez. J'ai trouvé une photo de la famille. Ah, oui, par ici. Vous allez voir. Il ouvre un autre livre à une certaine page. Oui, la voilà.

La photo du livre est la même que celle en peinture, à part que dans le livre, le père, Isaiah, regarde droit devant lui. Sur la peinture, il regarde sa fille. Sam semble le remarquer.

Sam : Euh... Vous pouvez nous en faire une photocopie, s'il vous plaît ?
Bibliothécaire
 : Oui, bien sûr.

 

                                              **************

 

Dans la salle des ventes, Daniel Blake regarde deux employés emballer la peinture dans une boîte. Sarah arrive derrière lui.

Sarah : Papa. Et, ta promesse de ne pas vendre ce portrait ?
Daniel
: Désolé, chérie. Je ne savais pas qu'Evelyn en offrirait un tel prix.
Sarah
: Mais, vraiment ! Tu n'as aucun amour propre.
Danie
l : Quand il s'agit de sommes pareilles, ça ne me gêne pas.

Daniel s'éloigne.

 

                                              **************

 

Au motel, Sam et Dean sont assis à une table et parlent.

Sam : Je te répète que j'en suis certain. Sur le tableau qu'on a vu là-bas, le père regardait par terre. Et ici, il regarde dehors. Le tableau a changé.
Dean
: Oui, d'accord. Alors, tu crois qu'en vérité, cet adorable papa s'ennuie et qu'il s'amuse à égorger des gens comme avec sa famille ?
Sam
: Oui, c'est sûrement ça. Enfin, je vois pas de quelle façon on arrivera à l'éliminer.
Dean
: Regardant la photo du livre. Si le vieil Isaiah a bougé, il y a sans doute autre chose qui a bougé. Et, si on la voyait, ça nous aiderait beaucoup.
Sam
: Tu te crois dans le Da Vinci Code ?
Dean
: J'en sais rien. Je l'ai pas lu. J'attends le film pour savoir ce que ça vaut. En tout cas, il faut vite revoir ce tableau. C'est une très bonne excuse pour toi pour revoir ta petite amie.

Dean va s'allonger sur le lit.

Sam : Oh, arrête. Arrête avec ça !
Dean
: Quoi ?
Sam
: Depuis qu'on est arrivés ici, tu n'arrêtes d'essayer de me placer avec Sarah. Et, ça m'énerve, t'entends ?
Dean
: Avoue qu'elle est canon. Sam ne répond rien. Elle te plaît et tu lui plais. Et, je te rappelle que vous êtes adultes...
Sam
: A quoi ça avancerait ? On va vite partir.
Dean
: Attend. Personne ne parle de mariage.
Sam
: Ça m'énerve, c'est tout. Et puis, d'abord, ça te regarde pas.
Dean
: Tu sais que tu ne seras pas toujours aussi séduisant. Sam soupire et Dean se relève. Non, attend, sérieusement. Il s'agit pas seulement de vouloir te placer. Ce que je voudrais essayer de te dire, c'est que Sarah peut beaucoup t'apporter. Ne prend surtout pas mal ce que je vais te dire. Je suppose que tu dois penser à Jessica. Sam le regarde tristement. J'ai pas eu l'occasion de vivre un drame de ce genre-là, mais... Je pense qu'elle voudrait que tu n'aies pas trop de peine. Sam est proche des larmes. Que tu mènes une vie agréable. Tu crois pas ?

Sam sourit vaguement.

Sam : Oui, c'est ce qu'elle voudrait. Oui, c'est vrai. Oui, c'est vrai en partie. Mais, seulement en partie.
Dean
: Explique. Sam ne répond rien. Bon, ça va. Il se rallonge. De toute façon, il faut revoir ce tableau. Et donc, pour ça, tu dois téléphoner à Sarah, alors...

Sam acquiesce et soupire. Il prend son téléphone et compose son numéro.

Sam : Allô, Sarah ? C'est Sam. Oui, bien, merci. Oui, oui, c'est vrai. Euh... Mais, hum... Oui, bien sûr que j'y tiens.

Dean roule des yeux.

Dean : Abrège.
Sam
: Oui. A la suite d'une longue discussion avec mon frère, on s'est dit qu'on aimerait bien revenir chez vous et revoir ce tableau qui nous intrigue. Et, il est possible qu'on vous l'achète. Quoi ? Et, à qui l'avez-vous vendu ? Il nous faut son adresse d'urgence.

 

                                              **************

 

Dans une maison, la nuit, une femme âgée, Evelyn, est assise dans son salon et lit un livre. Au dessus de la cheminée se trouve la peinture de la famille Merchant. Tandis qu'elle lit, la tête d'Isaiah bouge légèrement. Un moment plus tard, Evelyn pose son livre, retire ses lunettes et prend une tasse de thé. Tandis qu'elle boit, l'ombre d'un rasoir est aperçue dans le reflet des lunettes d'Evelyn. Cette dernière reste en silence quelques minutes. Elle sent alors quelqu'un à côté d'elle. Elle regarde et crie. Puis, l'écran devient noir.

 

                                              **************

 

Sam et Dean se garent devant la maison d'Evelyn et sortent de voiture. Sarah est déjà là avec sa propre voiture.

Sarah : Qu'est-ce qu'il se passe encore ?
Sam
: Vous n'auriez pas du venir.

Tous trois montent les marches vers le porche. Dean frappe à la porte.

Dean : Eh ! Ouvrez tout de suite !
Sarah
: Vous avez dit qu'Evelyn était en danger. Mais, quel genre de danger ?
Dean
: La porte est solide. Je vais crocheter la serrure pour rentrer.

Dean commence à crocheter la serrure de la porte d'entrée. Sarah s'approche de Sam, qui essaie d'ouvrir les fenêtres sans succès.

Sarah : Qui vous êtes ? Des cambrioleurs ?
Sam
: On aimerait bien que ça soit si simple. Dean réussit à ouvrir la porte. Vous devriez attendre dans ma voiture. Ça vaudrait mieux.

Sam et Dean entrent dans la maison.

Sarah : Non, je viens avec vous. Evelyn est une amie.

Sarah les suit à l'intérieur.

 

                                              **************

 

Sam, Dean et Sarah entrent dans le salon de la maison d'Evelyn.

Sarah : Evelyn ?
Dean
: Evelyn ?

Ils aperçoivent Evelyn assise dans un fauteuil et ils s'approchent lentement d'elle. La peinture au dessus de la cheminée a repris sa position. Isaiah regarde maintenant sa fille.

Sarah : Evelyn ? Evelyn ? Ils s'approchent plus près du fauteuil. C'est Sarah Blake. Tout va bien ?

Sarah pose sa main sur l'épaule d'Evelyn.

Sam : Non, ne la touchez pas !

La tête d'Evelyn tombe en arrière, révélant sa gorge tranchée. Sarah crie et regarde la peinture. Isaiah regarde maintenant droit devant lui.

Sarah : Oh, mon Dieu ! Oh, mon Dieu ! Oh, mon Dieu !

Sam la fait sortir de la pièce.

 

                                              **************

 

Au motel, Dean est assis tandis que Sam fait les cent pas. Quelqu'un frappe à la porte et Sam ouvre.

Sam : Eh. Sarah entre. Est-ce que ça va ?
Sarah
: Non, ça ne va pas du tout. J'ai raconté des histoires à la police en prétendant que j'étais allée seule chez Evelyn et que je l'avais trouvée comme ça.
Sam
: Merci.
Sarah
: Non, ne me remercie surtout pas. Parce que je vais les rappeler si vous ne me dites pas immédiatement qui est le coupable de ces meurtres.

Sam et Dean échangent un regard.

Sam : Pas qui.
Sarah
: Pas qui ?
Sam
: Ça a l'air fou. En fait, le tueur n'est pas humain.
Sarah
: Confuse. Quoi ?
Sam
: Vous avez vu le tableau qui bougeait, vous aussi.
Sarah
: Non. Non. J'ai eu des hallucinations. Ça n'est pas possible.
Dean
: Bienvenue dans notre monde.
Sam
: Sarah, ça va vous paraître insensé. Mais, nous croyons que le tableau est hanté.

Des larmes se forment dans les yeux de Sarah.

Sarah : Vous plaisantez ? Sam ne répond rien. Non, vous êtes sérieux. Et, il faut que je vous aie rencontrés !
Sam
: Réfléchissez une minute. Evelyn, les Telesca. Ils ont possédé le tableau à tour de rôle. Et d'autres encore avant eux. Là où le tableau passe, des gens meurent. Et, on veut détruire ce tableau. C'est vrai, je le jure.
Sarah
: Vous avez intérêt à me faire voir ça. Emmenez-moi avec vous.
Sam
: Quoi ? Non. Sarah. Non, non. Vous allez rentrer chez vous. Ça risque d'être dangereux, et je... Il s'arrête. Dean le regarde, compréhensif. Je ne veux pas qu'il vous arrive quelque chose.
Sarah
: Vous êtes probablement fous tous les deux, mais si jamais vous avez raison, ayant vendu ce tableau, je suis impliqué là-dedans, et mon père aussi. Je ne dis pas que je n'ai pas peur, parce que je n'avais jamais eu aussi peur de ma vie. Mais, je préfère affronter la réalité. Elle s'approche de la porte. Bon, alors, on y va ou quoi ?

Sarah s'en va.

Dean : Sam ? Sam se retourne vers lui. Epouse cette fille.

 

                                              **************

 

Chez Evelyn, Sarah attend tandis que Sam et Dean essaient d'ouvrir la porte d'entrée.

Sarah : Euh... On risque pas des ennuis avec la police ?
Dean
: Une fausse déclaration, c'est pire encore comme infraction.

Dean coupe le ruban de la police de la porte.

 

                                              **************

 

Dans le salon de la maison d'Evelyn, Sam retire la peinture du mur et la pose sur un fauteuil. Lui et Dean commencent à l'observer.

Sarah : Euh... Vous n'êtes pas inquiets à l'idée qu'il essaie de vous tuer ?
Sam
: Non, il semble n'intervenir que la nuit. On devrait être tranquilles à la lumière du jour.

Dean compare le vrai tableau à la photo du livre.

Dean : Regarde ça. Il tend à Sam la photo. Le rasoir... Il est fermé alors que là, il est ouvert sur l'autre.
Sarah
: Qu'est-ce que vous cherchez ?
Dean
: Si un esprit change le tableau, on peut penser qu'il le fait pour une bonne raison.
Sam
: Et, regarde là. Le tableau dans le tableau.

Dans la photo du livre, Isaiah est devant un tableau représentant des montagnes. Dans le véritable tableau, il se trouve devant un tableau avec un bâtiment.

Dean : On dirait un caveau, un mausolée ou bien une crypte. Dean attrape un cendrier sur une table et le tend devant la peinture afin de lire le tableau. Merchant.

 

                                              **************

 

Au cimetière, Sam, Dean et Sarah marchent entre les tombes.

Dean : C'est le troisième cimetière qu'on visite. On dirait que cet esprit nous fait marcher.
Sarah
: C'est de cette façon-là que vous gagnez votre vie ?
Sam
: Pas tout à fait. On n'est pas payés.
Sarah
: Ah, Mazel Tov.

Dean remarque le bâtiment.

Dean : Venez voir.

Ils se dirigent vers le mausolée.

 

                                              **************

 

Sam, Dean et Sarah entrent dans le mausolée, couvert de toiles d'araignées. Les murs sont couverts de tableaux et d'urnes. Sarah s'approche d'une paroi en verre qui préserve une poupée.

Sarah : Ça y est. Vous avez gagné. Vous m'avez montré ce que j'ai vu de plus lugubre dans ma vie.
Sam
: C'était une sorte de tradition à l'époque. Quand un enfant mourrait, il arrivait souvent qu'on lui place son jouet préféré derrière une paroi en verre qui se trouvait près de la pierre tombale.
Dean
: Vous ne voyez rien d'étrange ?
Sarah
: Il faut tout vous citer ?
Dean
: C'est pas ce que je voulais dire. Regardez les urnes.
Sam
: Il y en a quatre seulement.
Dean
: La mère, les enfants. Mais, pas le père. Il a été gardé ailleurs.
Sam
: Alors, où est-il ?

 

                                              **************

 

Sam et Dean attendent Dean devant le département de police.

Sarah : Qu'est-ce qu'il fait exactement votre frère là-dedans ?
Sam
: Il cherche les certificats de décès du comté et il essaie de savoir où est passé le cadavre d'Isaiah.
Sarah
: Et, comment il a réussi à y entrer ?
Sam
: En utilisant de faux papiers et en mentant. Ils rient. Vous avez... Vous avez un cil, là sur... Elle touche son œil. Non, non, pas là. Non, pas là. Ils rient à nouveau. Vous permettez ?
Sarah
: Ouais.
Sam
: Attendez. Il retire le cil de son œil et le pose sur son doigt. Voilà. Faites un vœu.

Sarah sourit et souffle sur le cil qui s'envole.

Sarah : Je peux vous parler franchement ?
Sam
: Oui, bien sûr.
Sarah
: Je ne voudrais pas avoir l'air pressé, mais ici, une fille risque d'attendre longtemps. Ils sourient. Est-ce qu'il se passe quelque chose entre nous ? Ou bien, est-ce que je me fais des illusions ?
Sam
: Non, vous avez raison.
Sarah
: Mais, il y a un 'mais', n'est-ce-pas ?
Sam
: Mais... Je crois que ce serait une mauvaise idée.
Sarah
: Oui, et pourquoi ?
Sam
: Vous me plaisez.
Sarah
: Riant. Oui. Alors là, je suis perdue.
Sam
: Oui, c'est difficile à expliquer. Les êtres chers qui m'approchent sont en danger. Et, je veux leur éviter ça.
Sarah
: De quoi parlez-vous ?
Sam
: Je parle de ce que je connais. Avec ce que, mon frère et moi, nous faisons, ça s'explique. Il s'arrête, cherchant les mots. Sarah... J'étais avec une fille. Elle est morte. Et, ma mère est morte, elle aussi. On dirait qu'il y a... une sorte de malédiction sur moi et que je suis poursuivi par la mort. C'est pas pour moi que j'ai peur. Mais, si jamais j'aime quelqu'un, alors j'ai peur de...
Sarah
: D'attirer le mal sur sa tête ? Sam acquiesce. C'est très gentil. Mais, c'est très vieux jeu aussi.
Sam
: Pardon ?
Sarah
: Je suis une grande fille, Sam. Et, vous n'avez pas à prendre de décisions pour moi. Il y a du danger tout autour de nous.
Sam
: Sarah, vous ne comprenez pas. Je ne parle pas de quelque chose d'anodin. Je vous parle de mort, c'est autre chose.
Sarah
: Vous pouvez être renversé tout à l'heure par un bus. C'est la vie qui veut ça. Je sais que c'est terrible de perdre quelqu'un qu'on aime. Vous vous sentez vidé et vous fuyez le monde. Je connais. Mais, si on écoute sa peine, elle devient plus bruyante que tout le reste.
Sam
: Pardonnez-moi. J'ai trop souffert. J'ai pas envie que ça recommence. Je crois que je ne pourrais pas le supporter. Je refuse.

Ils partagent un long regard, rapidement interrompu par Dean.

Dean : J'espère ne pas m'imposer.
Sam
: Non.
Sarah
: Non, pas du tout.
Dean
: Tant mieux, alors.
Sam
: T'as des résultats ?
Dean
: Je crois. D'après ce que disent les archives des journaux, les survivants de la famille Merchant n'ont pas voulu garder Isaiah avec les autres membres de la famille. Alors, ils ont confié sa dépouille à l'église pour l'enterrer parmi les moins que rien... à très peu de frais. Et, il a été finalement mis en terre dans un cercueil en sapin.
Sam
: Il y a des os à brûler alors ?
Dean
: Il y a beaucoup à brûler.
Sam
: Et, tu sais où c'est ?
Dean
 : Ouais.

Dean leur sourit.

 

                                              **************

 

La nuit au cimetière, Sam et Dean creusent la tombe d'Isaiah tandis que Sarah tient une lampe de poche. Sam sort du trou et se met à côté d'elle.

Sarah : Je trouve ça vraiment bizarre de voir comment vous violez une sépulture.
Sam
: Oui. C'est pas la première fois qu'on fait ce travail. Je garde ma côte ?

Sam sourit.

Dean : Il y a quelque chose par là.

Sarah tend la lampe au-dessus de lui afin qu'il puisse voir. Dean utilise la pelle pour casser le cercueil d'Isaiah, où se trouvent ses os.

 

                                              **************

 

Au cimetière, quelques minutes plus tard, Sam et Dean couvre de gros sel et d'essence les os.

Dean : Tu as vraiment été une belle ordure, Isaiah. Il allume une allumette. Va en enfer.

Dean lance l'allumette dans le cercueil et tous trois regardent les os partir en flammes.

 

                                              **************

 

Sam, Dean et Sarah se garent devant la maison d'Evelyn.

Sam : Laisse tourner le moteur.
Sarah
: Il y a plus de danger d'après ce que vous disiez.
Sam
: Mieux vaut être prudent. Et, le tableau est dangereux.

Sam sort de voiture.

Sarah : Je veux venir avec vous.
Sam
: Vous êtes sûre ?
Sarah
: Oui.

Sarah sort de voiture.

Dean : A Sam. Eh, eh, eh ! J'attends ici. T'as les mains libres. Sam soupire. Sam, je suis sérieux.

Sam ferme la porte de la voiture et lui et Sarah se dirigent vers les marches du perron de la maison. Dean allume la radio, qui joue une chanson d'amour. Sam le regarde et lui demande d'arrêter la musique. Dean s'exécute et Sam et Sarah entrent dans la maison.

 

                                              **************

 

Dans le salon d'Evelyn, Sam et Sarah regardent la peinture, confus.

Sarah : Sam ? C'est vous l'expert dans toutes ces histoires de fantômes. Le tableau n'était pas tout à fait comme ça. Sur la peinture, la fille d'Isaiah a disparu. Où est la petite fille ?

Le rasoir a également disparu.

Sam : Et, le rasoir ?

Ils entendent une petite fille qui rit, quelque part dans la maison. Ils regardent frénétiquement autour d'eux et la porte d'entrée se ferme. Puis, l'écran devient noir.

 

                                              **************

 

Devant la maison, Dean monte les marches et essaie d'ouvrir la porte, sans succès. Dans la maison, Sam court vers la porte.

Sam : Dean ! Eh ! C'est toi ?
Dean
 : Sam, tout va bien ?

Au lieu de parler à travers la porte, Sam appelle Dean sur son portable. Dean répond.

Sam : Dean.
Dean
 : Dis-moi que t'as fermé la porte.
Sam
 : Non, c'est pas moi. C'est sûrement la fille.
Dean
 : La fille ? Quelle fille ?
Sam
 : Elle n'est plus dans le tableau. Je pense que c'est elle qui a tuée.
Dean
 : C'est pour ça que le père la regardait. Il voulait peut-être nous avertir.
Sam
: Oui, bah, on verra ça plus tard. Fais-nous sortir d'ici pour l'instant.
Dean
: J'essaie, mais la serrure est compliquée.
Sam
: Alors, enfonce la porte !
Dean
: Désolé, mais j'ai oublié mon bélier chez moi.
Sam
: L'esprit est tout près.
Dean
: Va falloir le tenir à distance et trouver la parade. Cherche du fer et du sel.
Sam
: A Sarah. Venez.

Sam et Sarah commencent à chercher dans la maison.

 

                                              **************

 

Quelques instants plus tard, Sam entre dans le salon et trouve Sarah dans la pièce adjacente.

Sam : Il y a sûrement du sel, ici. A Sarah. Regardez si vous trouvez du fer.
Sarah
 : Pourquoi faire ?
Sam
 : On peut repousser l'esprit, mais il doit être pur. Allez, cherchez ! A Dean. Euh, Dean, surtout t'en va pas.

Dean essaie toujours de défoncer la porte, mais sans succès. Dans la maison, Sam et Sarah regardent partout dans le salon.

Sam : Regardez les chaises. Elles sont peut-être en fer.

Tout à coup, le reste des portes de la maison se ferme. Les feuilles s'envolent partout. La fille d'Isaiah entre lentement dans la pièce. Elle tient le rasoir dans sa main droite et sa poupée dans l'autre.

Sarah : Sam ? Elle et Sam essaient de reculer loin de la fille, qui s'approche d'eux. Oh, non. Cette fois, je deviens folle.

La fille continue à s'approcher d'eux. Sam chute dans les outils pour la cheminée et en prend un. Et, tandis que la jeune fille secoue la tête, il la frappe avec. Elle disparaît en fumée.

Sarah : Du fer ?
Sam
: Oui.
Dean
: Sammy, ça va ?
Sam
: Oui, pour le moment.
Dean
: Comment on va la tuer ?
Sam
: J'en sais rien. Elle a déjà été brûlée. Il ne reste rien d'elle.
Dean
: Pourquoi elle est toujours là ?
Sam
: Il y a forcément quelque chose.
Sarah
: Sam, écoutez-moi. Ces vieilles poupées se vendent très chères chez les antiquaires.
Sam
: Oui, c'est fascinant, Sarah, mais c'est pas le bon moment.
Sarah
: Mais si, au contraire. Parce qu'en ce temps-là, ils faisaient les poupées à l'image de leur destinataire. Ils utilisaient les cheveux des enfants.
Sam
: Dean ? Sarah dit que la poupée a peut-être des cheveux de la fille. C'est pas bête. C'est pas une mauvaise idée.

Sam et Dean réfléchissent une seconde.

Dean & Sam : Le mausolée.

Dean raccroche et court à la voiture. Dans la maison, les lumières s'éteignent tout à coup. Sarah et Sam regardent autour d'eux.

 

                                              **************

 

En voiture, Dean fonce dans la barrière et accélère à travers le cimetière.

 

                                              **************

 

Dans la maison, un meuble bouge tout seul et tombe sur Sam. Sarah se précipite vers lui et essaie de relever le meuble.

Sarah : Sam ! Sam ! Relevez-vous ! Allez, vite !

Le meuble ne bouge pas. Sarah se retourne et la jeune fille se tient juste à côté d'elle.

 

                                              **************

 

Au cimetière, Dean se gare, sort de voiture et entre dans le mausolée. Une fois à l'intérieur, il trouve la paroi en verre avec la poupée et il essaie de l'ouvrir. Il sort son arme et tape avec, mais ça ne marche pas. Il fait demi-tour, puis réalise quelque chose.

Dean : Je perds du temps.

Il tire sur la paroi en verre qui se brise.

 

                                              **************

 

Dans la maison, Sarah est envoyée contre le mur.

 

                                              **************

 

Au mausolée, Dean sort la poupée de la paroi en verre.

 

                                              **************

 

Dans la maison, Sarah regarde la jeune fille s'approcher d'elle, incapable de bouger.

 

                                              **************

 

Au mausolée, Dean essaie de mettre feu aux cheveux de la poupée, mais son briquet ne marche pas.

Dean : Brûle ! Allez, dépêche-toi !

 

                                              **************

 

Dans la maison, la jeune fille s'approche de Sarah, tandis que Sam continue à essayer de bouger le meuble.

 

                                              **************

 

Au mausolée, Dean arrive finalement à enflammer les cheveux de la poupée, et elle prend feu.

 

                                              **************

 

Dans la maison, juste au moment où la jeune fille lève le rasoir, Sam se relève et déplace Sarah.

Sam : Non !

Tout à coup, la fille s'enflamme et disparaît. Une seconde plus tard, elle réapparaît dans la peinture, à côté d'Isaiah.

 

                                              **************

 

Au mausolée, Dean regarde la poupée brûlée sur le sol, puis appelle Sam, qui répond.

Dean : Sam, ça va ?

Sam regarde Sarah, dont la lèvre saigne.

Sam : Pas trop mal.

Dean raccroche et quitte la tombe. Sam et Sarah s'allongent au sol, épuisés. Puis, l'écran devient noir.

 

                                              **************

 

A la salle des ventes, deux employés emballent le tableau dans une boîte. Dean rejoint Sam et Sarah, avec une feuille de papier en main.

Dean : Tout se trouvait dans les archives du comté. Les Merchant avaient adopté la jeune Melanie. Vous savez pourquoi elle était orpheline ? Elle a tué sa famille pendant qu'elle dormait.
Sarah
: Cette petite fille ?
Dean
: Oui. Qui aurait soupçonné cette petite fille ? Et, quand elle a tué Isaiah et sa famille, c'est lui qu'on a accusé des crimes. Depuis sa mort, son esprit veut nous avertir.
Employé
: Où il va celui-là ?
Sarah
: Celui-là, vous pouvez le brûler. Ils la fixent, confus. Mais, je suis sérieuse. Merci. Les employés, étonnés, emportent la boîte avec eux. Pourquoi elle a fait ça ?
Sam
: Tuer les autres et se tuer elle-même ? Elle avait l'esprit torturé à sa naissance. Et, quand elle est morte, son esprit est resté aussi cruel.
Dean
: Quoiqu'il en soit, pour nous, c'est fini. On va pouvoir partir.
Sarah
: Souriant légèrement. Alors, vous me laissez toute seule ?

Sam soupire et regarde Dean. Ils restent silencieux pendant une minute.

Dean : J'attends dans la voiture. Salut, Sarah.

Sarah acquiesce et lui sourit. Puis, Dean s'éloigne et se parle à lui-même.

Dean : C'est moi qui ai encore tout fait, et comme d'habitude, je n'ai aucun remerciement.

Il s'en va.

Sarah : Il y a des millions de choses que j'avais envisagé de vous dire, mais je vais avoir l'air bête. Je n'en trouve pas une seule.
Sam 
: Souriant. Moi, non plus. Je trouve rien.
Sarah
 : Il y a une conclusion à tirer de tout ça.
Sam 
: Laquelle ?
Sarah
 : On a de la chance d'être en un seul morceau. Et, d'être intacts.
Sam
: Oui, on peut être satisfaits.
Sarah
 : Vous n'êtes pas maudit, vous voyez. Peut-être que... Peut-être que vous penserez à moi et que vous reviendrez me voir.
Sam
: Acquiesçant lentement. Promis.

 

                                              **************

 

Devant la salle des ventes, Dean attend Sam à la voiture. Sam sort et s'approche de lui. Dans la salle des ventes, Sarah ferme la porte derrière elle et s'appuie contre celle-ci. Elle attend là, silencieuse et triste. Après un moment, quelqu'un frappe à la porte et elle ouvre. Sam entre et l'embrasse passionnément. Elle sourit et lui rend son baiser. Dean se retourne et les voit. Il se sourit à lui-même.

Dean : Ça, c'est mon frère.

Dean rentre en voiture. Sam et Sarah continuent à s'embrasser.

 

                                                 ****FIN****

 

Ecrit par brucas59.

(FADE IN: INT. – Telesca Residence. Living Room. MARK TELESCA is hanging a painting of a family above the fireplace while his wife, ANNE, watches. The painted family consists of a father, looking down at his daughter, who is holding a doll. A mother sits by her two sons. On the table in the painting sits a straight razor.)

MARK: Okay, right about there. I think that’s it.

ANNE: (laughing) I can’t believe we actually bought this thing.

MARK: There’s a reason charity auctions have an open bar.

ANNE: Don’t you think—I don’t know, it’s kind of….creepy.

MARK: It’s okay. (He moves his hand slowly down her back as she laughs.) I’ll keep you safe.

ANNE: Maybe you’re the one I ought to be scared of. (They kiss passionately.) Let’s go upstairs.

MARK: Give me two minutes to lock up. (They kiss again.) Make that one minute. (She laughs and moves to the stairs. MARK stays and turns off the lights. While his back is turned, the father in the painting moves his head slightly. ANNE walks upstairs, and the man’s head turns again, just a bit. MARK walks to the front door. While he is locking it, he feels a presence in the air and looks around uncomfortably. Seeing nobody, he shuts off the rest of the lights.)

(CUT TO: Bedroom. ANNE comes out of the bathroom, wearing a nightgown and bathrobe. With a lit candle in her hand, she takes off her robe, sets the candle on the bedside table, and crawls into bed.)

(CUT TO: Living Room. MARK inputs a code into the alarm system by the front door.)

(CUT TO: Staircase. The audience watches from someone’s point of view as they walk up the stairs.)

(CUT TO: Bedroom.)

ANNE: If you don’t hurry up, I’m gonna start without you.

(CUT TO: Living Room. MARK walks to the stairs. As he passes the painting, the razor from the table is gone.)

(CUT TO: Bedroom. The door opens, and the shadow of someone entering is seen. The candle on the table blows out.)

(CUT TO: Staircase. MARK is walking up the stairs.)

(CUT TO: Bedroom. MARK enters and takes off his shirt and pants.)

MARK: Babe, get the lights. I can’t see a thing. (He bends down to kiss ANNE, but stops.) You smell somethin’? (He turns on a nearby lamp.) Anne? (ANNE is lying in bed, her throat slashed. She and the bed are completely covered in blood.) Anne! Anne! (He steps backwards and trips, falling to the floor. A shadow is seen looming over him. MARK looks up and screams. The screen goes black.)

(FADE IN: INT. – Bar. Night. DEAN is at the bar, putting the number of an attractive young woman into his cell phone.)

DEAN: All right, you’re in there. Perfect. Oh, is that Brandy with a “y” or an “i”? (Sitting at a nearby table, SAM is leafing through his father’s journal. He picks up a newspaper that is next to him, and notices the headline, “Couple’s Throats Slashed in Own Home”. He waves over to DEAN, who ignores him. SAM waves again, and DEAN rolls his eyes.) All right, listen, I gotta go. Hold that thought, I’ll be right back, okay? (He takes two beers and sits down at SAM’s table.)

SAM: All right, so, I think I got somethin’.

DEAN: Oh, yeah. Me, too. I think we need to take a little shore leave for just a little bit. What do you think, huh? I’m so in the door with this one. (He points to the girl at the bar, who is joined by her friend.)

SAM: So, what are we today, Dean? Are we rock stars? Are we army rangers?

DEAN: Reality TV scouts looking for people with special skills. (He and SAM laugh.) I mean, hey, it’s not that far off, right? By the way, she’s got a friend over there. I could probably hook you up, what do you think?

SAM: Dean, no thanks, I can get my own dates.

DEAN: Yeah, you can, but you don’t.

SAM: What is that supposed to mean?

DEAN: Nothin’. What do you got?

SAM: Mark and Anne Telesca of New Paltz, New York were both found dead in their home just a few days ago.

DEAN: Mmhmm. (While SAM is talking, DEAN continues to stare at the girls by the bar.)

SAM: Throats were slit, there were no prints, no murder weapons—Dean. (DEAN turns to look at him.) No prints, no murder weapons, all doors and windows were locked from the inside.

DEAN: Could just be a garden-variety murder, you know, not our department.

SAM: No, Dad says different.

DEAN: What do you mean?

SAM: Look. (He turns the journal to DEAN.) Dad noted three murders in the same area of upstate New York. (He points to some notes on the page.) First one, right here, 1912, the second one in 1945, and the third in 1970. The same M.O. as the Telescas—the throats were slit, the houses were locked from the inside. Now, so much time passed between the murders that nobody checked the pattern, except for Dad. He always kept his eyes peeled for another one.

DEAN: And now we got one.

SAM: Exactly.

DEAN: All right, I’m with ya. It’s worth checkin’ out. (SAM nods.) We can’t pick this up till the first thing, though, right?

SAM: (slightly confused) Yeah.

DEAN: Good. (He gets up and walks back over to the bar.)

SAM: Dean?

DEAN: Ladies, did you miss me?

WOMEN: Yeah. (DEAN laughs.)

DEAN: I’m just kidding. Listen, I talked to my producer, and, uh, it is lookin’ good. (SAM laughs as he watches DEAN.)

(CUT TO: EXT. – Telesca Residence. Day. DEAN is sitting in the passenger seat of the parked car, sleeping. SAM, who had just left the Telesca home, returns to the car and honks the horn loudly. DEAN jumps and wakes up. SAM laughs and gets in the car.)

DEAN: Man, that is so not cool.

SAM: I just swept the Telesca house with the EMF. It’s clean. And last night, while you were – (he rolls his eyes) – out….(DEAN smiles.)

DEAN: Good times.

SAM: I took the history of the house. No hauntings, no violent crimes, nothing strange about the Telescas themselves either.

DEAN: All right, so if it’s not the people and it’s not the house, then, uh….maybe it’s the contents—a cursed object or somethin’. (SAM shakes his head.)

SAM: The house is clean.

DEAN: Yeah, I know, you said that.

SAM: No, I mean, it’s empty. No furniture, nothin’.

DEAN: Where’s all their stuff?

(CUT TO: EXT. – Auction House. The camera pans across a few parked cars, which clearly belong to wealthier people, before stopping at DEAN’s rusty Impala.)

(CUT TO: INT. – Auction House. The owner, DANIEL BLAKE, is talking with an older woman. He sees DEAN and SAM enter and looks irritated. He excuses himself from the conversation and walks away. At another area of the room, DEAN and SAM are looking around at the items.)

DEAN: Silent auctions, estate sales—it’s like a garage sale for W.A.S.P.s, if you ask me. (He takes some food from a tray and puts it in his mouth as DANIEL approaches them.)

DANIEL: Can I help you, gentlemen?  (They turn to face him.)

DEAN: (with his mouth full) I’d like some champagne, please. (DANIEL is offended.)

SAM: He’s not a waiter. (DEAN looks slightly embarrassed.) I’m Sam Connors. (He extends his hand to DANIEL, who looks at it but does not shake it. SAM, slightly thrown off, points to DEAN.) This is my brother, Dean. We are art dealers with Connors Limited.

DANIEL: You’re art dealers?

SAM: That’s right.

DANIEL: I’m Daniel Blake. This is my auction house. Now, gentlemen, this is a private showing, and I don’t remember seeing you on the guest list. (SAM looks as if he is about to talk, but DEAN speaks before him.)

DEAN: (still eating) We’re there, Chuckles. You just need to take another look. (SAM is shocked. A waiter carrying a tray of champagne passes them. DEAN takes a glass.) Oh, finally. (He turns to DANIEL and sniffs the champagne before walking away.)

SAM: Cheers. (Still frustrated, he follows DEAN.)

(CUT TO: Separate Area. DEAN and SAM continue to look around. After a few moments, they take notice of the painting from the Telesca home. They walk over to it and begin to observe it. A moment later, they hear a female voice, belonging to SARAH BLAKE.)

SARAH: A fine example of American primitive, wouldn’t you say? (They turn and see SARAH walking down the stairs, wearing an elegant black dress. SAM seems confused at her comment. DEAN hits him on the shoulder, obviously thinking she is attractive.)

SAM: Well, I’d say it’s more Grant Wood than Grandma Moses. (She looks at the ground bashfully.) But you knew that. You just wanted to see if I did.

SARAH: Guilty. And clumsy, I apologize. (While she and SAM are talking, DEAN takes more food off a passing tray.) I’m Sarah Blake. (She extends her hand, and SAM shakes it.)

SAM: I’m Sam. This is my—(he turns to see DEAN has his mouth full again) brother, Dean.

SARAH: Dean?

DEAN: Mm?

SARAH: Can we get you some more mini-quiche?

DEAN: Mm-mm, I’m good, thanks. (She turns back to SAM.)

SARAH: So, can I help you with something?

SAM: Yeah, actually. What can you tell us about the Telesca estate?

SARAH: The whole thing’s pretty grisly, if you ask me, selling your things this soon. But, Dad’s right about one thing. Sensationalism brings out the crowds—even the rich ones. (She and SAM share a smile.)

SAM: Is it possible to see the provenances? (SARAH is about to speak, but is interrupted by her father, who comes up behind them.)

DANIEL: I’m afraid there isn’t any chance of that.

SAM: Why not?

DANIEL: You’re not on the guest list. And I think it’s time to leave.

DEAN: Well, we don’t have to be told twice.

DANIEL: Apparently, you do.

SAM: Okay, it’s all right. We don’t want any trouble. We’ll go. (DEAN walks away. After sharing a sad look with SARAH, SAM follows him.)

SARAH: Dad, that was rude.

(CUT TO: EXT. – Motel. DEAN and SAM get their bags from the car and walk to the door.)

DEAN: Grant Wood? Grandma Moses? What?

SAM: Art history course. It’s good for meetin’ girls.

DEAN: It’s like I don’t even know you. (He opens the door.)

(CUT TO: INT. – Motel Room. DEAN and SAM enter and look around. The room is designed around a seventies theme. It is covered in disco-patterned wallpaper, and most of the furniture is chrome.)

DEAN and SAM: Huh. (They move to the beds, unfazed by the room, and begin unpacking their things.)

DEAN: What was it, the providence?

SAM: Provenance. (DEAN mouths the word, trying to pronounce it.) It’s a certificate of origin, like a biography, you know? We can use ‘em to check the history of the pieces, see if anything’s got a freaky past.

DEAN: Huh. Well, we’re not gettin’ anything out of Chuckles, but, uh, Sarah? (He smirks.)

SAM: Yeah. Maybe you can get her to write it all down on a cocktail napkin. (DEAN chuckles.)

DEAN: Not me.

SAM: Oh, no, no, no, no. Pickups are your thing, Dean.

DEAN: It wasn’t my butt she was checkin’ out.

SAM: In other words, you want me to use her to get information.

DEAN: Sometimes, you gotta take one for the team. (He holds out his cell phone to SAM.) Call her.

(CUT TO: INT. – Restaurant. SAM and SARAH are seated at a table, dressed in formal clothing. The atmosphere seems very uncomfortable.)

SAM: Nice place.

SARAH: Yeah. (They are silent as the waiter serves them glasses of water.) Glad you called. Surprised, but glad.

SAM: Yeah?

SARAH: Although you seemed to have trouble getting out the words, “Would you like to have dinner?” (SAM laughs.)

SAM: Yeah. I haven’t really been on a date in a while.

SARAH: Welcome to the club.

SAM: You’re kidding me. (SARAH shakes her head. The waiter returns to their table and hands them two menus.)

WAITER: Here we are.

SARAH: Thanks.

WAITER: (handing a smaller menu to SAM) The wine list. (SAM takes it and looks through it, without the slightest idea what he’s doing. SARAH is able to sense his awkwardness.)

SARAH: I don’t know about Romeo here, but I’ll have a beer. (SAM smiles.)

WAITER: (to SAM) And you?

>SAM: Make that two.

WAITER: Certainly.

(CUT TO: INT. – Restaurant. Later. SAM and SARAH have already had a few beers.)

SAM: So, you studied art in school, huh?

SARAH: It’s true. I was an artist—a terrible, terrible artist. (She laughs.) It’s why I’m in the auction business. And you were pre-law?

SAM: Yeah.

SARAH: But you didn’t go to law school. How come?

SAM: Uh, it’s a really long story for another time.

SARAH: You’re not like any art dealer I’ve ever met. (SAM looks at her but doesn’t say anything.)

SAM: So, what’d you mean when you said you hadn’t been on a date in a while? You tryin’ to make me feel like I’m not such a loser?

SARAH: I’m sure you’re many things, Sam. I’m also sure “loser” isn’t one of them. (He smiles, but she becomes serious.) It was my mom. She died about a year ago—totally unexpected. It really threw me. I went into this shell—a nice, warm, safe shell. But lately, I’ve been thinking. It’s not what she would have wanted for me, so….(She trails off for a moment.) So, what about you? You’re a reasonably attractive guy. (He laughs.)

SAM: Reasonably?

SARAH: Why haven’t you been out and about? (She waits for an answer. SAM’s smile fades, and he remains silent.) Another long story for another time? (He nods.)

(CUT TO: INT. – Motel Room. DEAN is sitting on the bed, sharpening a knife. SAM is sitting in a chair, researching.)

DEAN: So, she just handed the providences over to you?

SAM: (slightly annoyed) Provenances.

DEAN: Pro-provenances?

SAM: Yes. I went back to her place, I got a copy of the papers.

DEAN: And?

SAM: And nothing, that’s it. I left.

DEAN: You didn’t have to con her or do any special favors or anything?

SAM: Dean, would you get your mind out of the gutter, please? (DEAN laughs.)

DEAN: You know, when this whole thing is done, we could stick around for a little bit.

SAM: Why?

DEAN: So you can take her out again. It’s obvious you’re into her, even I can see that.

SAM: Hey, all right, I think I got somethin’ here. (DEAN comes over to look at the research. SAM hands him the provenances.)

DEAN: Portrait of Isaiah Merchant’s family painted in 1910.

SAM: Now, compare the names of the owners with Dad’s journal. (DEAN sits and reads the first name.)

DEAN: First purchased in 1912 to Peter Simms. (SAM points to something in the journal, and DEAN reads.) Peter Simms murdered in 1912. (He looks at the other papers.) Same thing in 1945. (He reads the last name.) Huh. Same thing in 1970.

SAM: Then stored until it was donated to a charity auction last month, where the Telescas bought it. So, what do you think, it’s haunted or cursed?

DEAN: Either way, it’s toast.

(CUT TO: EXT. – Auction House. Night. DEAN jumps over the gate, followed by SAM. Outside the front door, SAM takes apart the alarm system and disarms it.)

SAM: Go ahead. (DEAN unlocks the door, opens it, and they enter.)

(CUT TO: INT. – Auction House. DEAN and SAM look around, flashlights in hand. They do not see the painting at first. DEAN shines his light on the upper level of the auction house and sees the portrait. He and SAM hurry up the stairs. Once there, DEAN takes out a knife and cuts the painting out of its frame.)

(CUT TO: EXT. – Auction House. The painting is on the ground. DEAN lights a match.)

DEAN: Ugly-ass thing. If you ask me, we’re doin’ the art world a favor. (He throws the match onto the painting, and he and SAM watch it go up in flames.)

(CUT TO: INT. – Auction House. The painting regenerates itself in its frame. The screen goes black.)

(FADE IN: INT. – Motel Room. Morning. DEAN comes out of the bathroom, frantic.)

DEAN: We’ve got a problem, I can’t find my wallet.

SAM: How is that my problem?

DEAN: ‘Cause I think I dropped it in the warehouse last night.

SAM: You’re kidding, right?

DEAN: Yeah, it’s got my prints, my ID—well, my fake ID, anyway. We’ve gotta get it before somebody else finds it, come on. (He leaves.)

(CUT TO: INT. – Auction House. DEAN and SAM are looking around hurriedly.)

SAM: How do you lose your wallet, Dean? (DEAN shrugs. SARAH comes into the room and notices them.)

SARAH: Hey, guys. (SAM puts a piece of art down and tries to act nonchalant.)

SAM: Sarah! Hey.

SARAH: What are you doing here?

SAM: Uh, we—we’re leaving town, and you know, we came to say goodbye.

DEAN: Oh, what are you talkin’ about, Sam? We’re stickin’ around for at least another day or two. (SAM and SARAH are both slightly confused.) Oh, Sam, by the way, I wanted to give you that twenty bucks I owe you. (He takes out his wallet from his back pocket. SAM looks annoyed and frustrated.) I’m always forgettin’. (He laughs and pulls out a twenty dollar bill, trying to keep a straight face.) There ya go. (SAM, still annoyed by DEAN’s trick, takes the money.) Well, I’ll leave you two crazy kids alone. I gotta go do something….somewhere. (SARAH winks at him, and he leaves.)

SAM: (nervously) So….

SARAH: I had a good time last night.

SAM: Yeah. Yeah, I did, too.

SARAH: Maybe we should do it again sometime.

SAM: You know, I’d love to. I really would, but Dean—he was just screwin’ around. We really are takin’ off today.

SARAH: Oh. Well, that’s too bad. (SAM sees a worker carrying out the painting.)

SAM: Oh, my God!

SARAH: What?

SAM: Uh.…that painting….looks so good.

SARAH: If you can call that monstrosity good, then, yeah, I guess.

SAM: So, what do you know about that painting?

SARAH: Not much, just that it creeps me out. We sold it to the Telescas at a charity auction the night they were murdered.

SAM: Yeah, and now, you’re just gonna sell it again?

SARAH: As much as my dad wants to, no. I won’t let him. I think it’d be in bad taste.

SAM: Good. Yeah, you know what? Don’t, don’t, make sure you don’t, okay?

SARAH: Why? Don’t tell me you’re interested in that.

SAM: No, no, God, no, not in buying it, no. You know what? I gotta go, I’ve gotta take care of something. But I will call you back. I will call you. I’ll see you later.

SARAH: Wait, so, you’re not leaving tonight?

SAM: No, I guess not. See ya. (He leaves.)

SARAH: (to herself) Okay….

(CUT TO: EXT. – Auction House. DEAN and SAM get in the parked car.)

SAM: I don’t understand, Dean, we burned the damn thing.

DEAN: Yeah, thank you, Captain Obvious. All right, we just need to figure out another way to get rid of it. Any ideas?

SAM: Okay, all right, well, um….in almost all the lore about haunted paintings, it’s always the painting’s subject that haunts them.

DEAN: Yeah? All right, so, we need to figure out everything there is to know about that creepy-ass family in that creepy-ass painting. What were their names again?

(CUT TO: INT. – Library. DEAN and SAM are talking with the librarian, who is speaking very quickly.)

LIBRARIAN: You said the Isaiah Merchant family, right?

SAM: Yeah, that’s right.

LIBRARIAN: I dug up every scrap of local history I could find. So, uh, are you boys crime buffs?

DEAN: Kind of. Why do you ask?

LIBRARIAN: Well….(he holds up a page from an old newspaper. The headline reads, “Father Slaughters Family, Kills Self”.)

DEAN: Yes. Yeah, that sounds about right.

SAM: The whole family was killed?

LIBRARIAN: It seems this Isaiah—he slits his kids’ throats, then his wife, then himself. Now, he was a barber by trade—used a straight razor.

SAM: Why’d he do it?

LIBRARIAN: Well, let’s look. (He begins reading the article.) Uh, “people who knew him described Isaiah as having a stern and harsh temperament and controlled his family with an iron fist.” Wife, two sons, adopted daughter—yeah, yeah—there were whispers that the wife was gonna take the kids and leave, which, of course, you know, in that day and age….so, instead, Old Man Isaiah—well, he gave them all a shave. (He makes a shaving gesture with his hand and laughs. DEAN chuckles, but SAM remains serious.)

DEAN: Does it say what happened to the bodies?

LIBRARIAN: It just says they were all cremated. (DEAN and SAM exchange an annoyed look.)

SAM: Anything else?

LIBRARIAN: Yeah. Actually, I found a picture of the family. It’s right here somewhere. (He opens another book to a certain page.) Right. Here it is. (The picture in the book is the same from the painting, except in the book’s photo, Isaiah is looking straight ahead. In the painting, he is looking down at his daughter. SAM seems to notice this.)

SAM: Hey, could we get a copy of this, please?

LIBRARIAN: Sure.

(CUT TO: INT. – Auction House. DANIEL BLAKE watches as two workers pack the painting in a box. SARAH comes up behind him.)

SARAH: Dad, you promised you wouldn’t sell that painting.

DANIEL: I know, sweetie, but Evelyn’s offered a persuasive amount of money.

SARAH: You’re shameless, you know that?

DANIEL: For that kind of money, I can afford to be. (He walks away.)

(CUT TO: INT. – Motel Room. DEAN and SAM are sitting at a table, talking.)

SAM: I’m telling you, man, I’m sure of it. Painting at the auction house, Dad is lookin’ down. Painting here, Dad’s lookin’ out. The painting has changed, Dean.

DEAN: All right, so, you think Daddy Dearest is trapped in the painting? He’s handin’ out Columbian neckties like he did with his family?

SAM: Yeah, it seems like it. But if his bones are already dusted, then how are we gonna stop him?

DEAN: (looking at the photo from the book) All right, well, if Isaiah’s position changed, maybe some other things in the painting changed as well. It could give us some clues.

SAM: What, like a DaVinci Code deal?

DEAN: I don’t know, I’m still waitin’ for the movie on that one. Anyway, we gotta get back in and see that painting. Which is a good thing because you can get some more time to crush on your girlfriend. (He goes to lie down on the bed.)

SAM: Dude, enough already.

DEAN: What?

SAM: “What?” Ever since we got here, you’ve been tryin’ to pimp me out to Sarah. Just back off, all right?

DEAN: Well, you like her, don’t you? (SAM says nothing.) All right, you like her, she likes you, you’re both consenting adults….

SAM: What’s the point, Dean? We’ll just leave. We always leave.

DEAN: Well, I’m not talkin’ about marriage, Sam.

SAM: You know what, I don’t get it. What do you care if I hook up?

DEAN: Because then maybe you wouldn’t be so cranky all the time. (SAM scoffs. DEAN sits up.) You know, seriously, Sam, this isn’t about just hookin’ up, okay? I mean, I think this Sarah girl could be good for you. And I don’t mean any disrespect, but I’m sure that this is about Jessica, right? (SAM looks at him sadly.) Now, I don’t know what it’s like to lose somebody like that, but….I would think that she would want you to be happy. (SAM is close to tears.) God forbid, have fun once in a while. Wouldn’t she? (SAM smiles faintly.)

SAM: Yeah, I know she would. (He sighs.) Yeah, you’re right. Part of this is about Jessica. But not the main part.

DEAN: What’s it about? (SAM says nothing.) Yeah, all right. (He leans back on the bed.) Well, we still gotta see that painting, which means you still gotta call Sarah, so….(SAM nods and sighs. He picks up his phone and dials her number.)

SAM: Sarah, hey. It’s Sam. (…) Hey, hi. Good, good, yeah, um, what about you? (…) Yeah, good, good, really good. (DEAN rolls his eyes.)

DEAN: Smooth.

SAM: So, listen, me and my brother were thinking that maybe we’d like to come back in and look at the painting again. I think maybe we are interested in buying it. (…) What? (…) Who’d you sell it to? (…) Sarah, I need an address right now.

(CUT TO: INT. – Mansion. Night. Evelyn, an older woman, is sitting in her living room, reading a book. Above her fireplace hangs the painting of the Merchant family. While she is reading, Isaiah’s head moves very slightly. A moment later, Evelyn sets her book down, takes off her reading glasses, and picks up a cup of tea. While she is drinking, the audience can see a shadow moving across the room, razor in hand, in the reflection of Evelyn’s glasses. Evelyn sits in silence for a moment. She feels someone next to her. She looks up and screams, and the screen goes black.)

(FADE IN: EXT. – Mansion. DEAN and SAM pull up and get out of the car. SARAH is standing by her own car.)

SARAH: Sam, what’s happening?

SAM: I told you, you shouldn’t have come. (The three of them run up the front steps.)

DEAN: Hello? Anybody home?

SARAH: You said Evelyn might be in danger. What kind of danger?

DEAN: I can’t knock this sucker down. I gotta pick it. (He begins picking the lock on the front door. SARAH walks over to SAM, who is trying unsuccessfully to open the windows.)

SARAH: What are you guys, burglars?

SAM: I wish it was that simple. (DEAN gets the door open.) Look, you really should wait in the car, it’s for your own good. (He and DEAN enter the house.)

SARAH: The hell I will, Evelyn’s a friend. (She follows them inside.)

(CUT TO: INT. – Mansion. The three of them enter the living room.)

SARAH: Evelyn?

DEAN: Evelyn? (They see Evelyn seated in her chair and move cautiously towards her. The painting over her fireplace has resumed its usual position. Isaiah is now looking down at his daughter.)

SARAH: Evelyn? Evelyn? (They move closer to the chair.) It’s Sarah Blake. Are you all right? (She puts her hand on Evelyn’s shoulder.)

SAM: Sarah, don’t. Sarah! (Evelyn’s head tilts back, revealing her slashed throat. SARAH screams and looks at the painting. Isaiah is now looking straight ahead.)

SARAH: Oh, my God! Oh, my God! (SAM takes her out of the room.)

(CUT TO: INT. – Motel Room. DEAN is sitting at the laptop while SAM is pacing. There is a knock at the door. SAM answers it.)

SAM: Hey. (SARAH enters.) You all right?

SARAH: No, actually. I just lied to the cops and told them I went to Evelyn’s alone and found her like that.

SAM: Thank you.

SARAH: Don’t thank me. I’m about to call ‘em right back if you don’t tell me what the hell is going on. Who’s killing these people? (SAM and DEAN exchange a look.)

SAM: What.

SARAH: What?

SAM: It’s not who, it’s what is killing these people. (SARAH shakes her head, obviously confused.) Sarah, you saw that painting move.

SARAH: No. No, I was seeing things. It’s impossible.

DEAN: Yeah, well, welcome to our world.

SAM: Sarah, I know this sounds crazy, but we think that that painting is haunted. (Tears form in her eyes.)

SARAH: You’re joking. (SAM says nothing.) You’re not joking. God, the guys I go out with.

SAM: Sarah, think about it—Evelyn, the Telescas. They both had the painting, and there have been others before that. Wherever this thing goes, people die, and we’re just tryin’ to stop it. And that’s the truth. (SARAH sighs.)

SARAH: Well, then, I guess you better show me. I’m coming with you.

SAM: What? No. Sarah, no, you should just go home. This stuff can get dangerous, and—(He stops. DEAN watches, understanding.)—and I don’t want you to get hurt.

SARAH: Look, you guys are probably crazy, but if you’re right about this—well, me and my dad sold that painting, we might have got these people killed. I’m not saying I’m not scared, ‘cause I am scared as hell, but I’m not gonna run and hide, either. (She walks to the door.) So, are we going or what? (She leaves.)

DEAN: Sam? (SAM turns to look at him.) Marry that girl.

(CUT TO: EXT. – Mansion. SARAH waits as DEAN and SAM get the front door open.)

SARAH: Uh, isn’t this a crime scene?

DEAN: Well, you’ve already lied to the cops. What’s another infraction? (He breaks the police seal on the door.)

(CUT TO: INT. – Mansion. Living Room. SAM takes the painting down from the wall and leans it against a chair. He and DEAN begin to observe it.)

SARAH: Aren’t you worried that it’s gonna, you know, kill us?

SAM: No, it seems to do its thing at night. I think we’re all right in daylight. (DEAN is comparing the real painting with the photo from the library book.)

DEAN: Sam, check it out. (He hands the photo to SAM.) The razor—it’s closed in this one, but it’s open in that one.

SARAH: What are you guys looking for?

DEAN: Well, if the spirit’s changing aspects of the painting, maybe it’s doing so for a reason.

SAM: Hey, look at this—the painting in the painting. (In the photo from the library book, Isaiah is standing in front of a painting of mountains. In the real painting, he is standing in front of a picture of a building.)

DEAN: Looks like a crypt or a mausoleum or something. (DEAN grabs an ashtray from a nearby table and holds it up to the painting. Inscribed on the building in the painting is a name.) Merchant.

(CUT TO: Cemetery. The three of them are walking around.)

DEAN: That’s the third bone yard we’ve checked. I think this ghost is jerkin’ us around.

SARAH: So, this is what you guys do for a living?

SAM: Not exactly. We don’t get paid.

SARAH: Well, Mazel Tov. (DEAN notices the building.)

DEAN: Over there. (They walk over to the mausoleum.)

(CUT TO: INT. – Mausoleum. DEAN, SAM, and SARAH enter the cobweb-covered chamber. The walls are lined with urns. SARAH walks over to a glass case preserving a doll.)

SARAH: Okay, that right there is the creepiest thing I’ve ever seen.

SAM: It was sort of a tradition at the time. Whenever a child died, sometimes they’d preserve the kid’s favorite toy in a glass case right next to the headstone in a crypt.

DEAN: You notice anything strange here?

SARAH: Uh, where do I start?

DEAN: No, that’s not what I mean. Look at the urns.

SAM: Yeah, there are only four.

DEAN: Yeah, Mom and the three kids. Daddy Dearest isn’t here.

SAM: So, where is he?

(CUT TO: EXT. – Police Department. SARAH and SAM are waiting outside for DEAN.)

SARAH: So, what exactly is your brother doing in there?

SAM: Searching county death certificates, trying to find out what happened to Isaiah’s body.

SARAH: How’d he even get in the door?

SAM: Lying and subterfuge, mostly. (They laugh.) You have a, um—you have an eyelash on your….(She touches her eye.) No, uh, no. (They laugh again.) Do you mind if I….?

SARAH: No.

SAM: Okay. (He removes the eyelash from her eye and holds it out on his finger.) Make a wish. (She smiles and blows the eyelash off his finger.)

SARAH: Sam, can I ask you something?

SAM: Yeah, sure.

SARAH: I don’t mean to be forward, but a girl can wait here forever. (They laugh.) Is there something here, between us, or am I delusional?

SAM: You’re not delusional.

SARAH: But, there’s a “but” coming.

SAM: But….I don’t think this would be a good idea.

SARAH: Can I ask why?

SAM: ‘Cause I like you. (She shakes her head.)

SARAH: Wait….you lost me. (She laughs.)

SAM: Look it’s hard to explain....it’s just that when people are around me….I don’t know, they get hurt.

SARAH: What do you mean?

SAM: I mean, like, physically hurt. With what my brother and I do, it’s—(He stops, seeming to have trouble with the words.)—Sarah….I had a girlfriend. (She nods.) And she died. And my mom died, too. I don’t know, it’s like….it’s like I’m cursed or something—like death just follows me around. Look, I’m not scared of much, but if I let myself have feelings for anybody—

SARAH: You’re scared they’d get hurt, too. (SAM nods.) That’s very sweet. And very archaic.

SAM: Sorry?

SARAH: Look, I’m a big girl, Sam. It’s not your job to make decisions for me. There’s always a chance of getting hurt.

SAM: I’m not talkin’ about a broken heart and a tub of Haagen-Dazs. I’m talkin’ about life and death.

SARAH: And tomorrow, I could get hit by a bus. That’s what life is. Look, I know losing somebody you love—it’s terrible. You shut yourself off, believe me, I know. But when you shut out pain, you shut out everything else, too.

SAM: Look, Sarah, you don’t understand. The pain that I went through—I can’t go through it again. I can’t. (They share a long look, soon interrupted by DEAN.)

DEAN: Am I interrupting something?

SAM: No.

SARAH: Not at all.

DEAN: Apparently. 

SAM: So, what’d you get?

DEAN: Pay dirt. (He reads from a few papers in his hand.) Apparently, the surviving relatives of the Merchant family were so ashamed of Isaiah that they didn’t want him interred with the rest of the family. So, they handed him over to the county. The county gave him a pauper’s funeral—economy-style. Turns out he wasn’t cremated, he was buried in a pine box.

SAM: So, there are bones to burn?

DEAN: There are bones to burn.

SAM: Tell me you know where. (DEAN smiles at them.)

(CUT TO: Cemetery. Night. DEAN and SAM are digging up Isaiah’s grave while SARAH holds a flashlight. SAM climbs out of the dirt and stands next to her.)

SARAH: You guys seem to be uncomfortably comfortable with this.

SAM: Yeah, well, this isn’t exactly the first grave we’ve dug. Still think I’m a catch? (He smiles.)

DEAN: I think I got somethin’. (SARAH holds the flashlight over him so he can see. He uses the shovel to break open Isaiah’s tomb, where Isaiah’s bones lay.)

(CUT TO: Cemetery. Moments Later. DEAN and SAM pour rock salt and gasoline over the bones.)

DEAN: You’ve been a real pain in the ass, Isaiah. (He lights a match.) Good riddance. (He throws the match into the grave, and the three of them watch the bones go up in flames.)

(FADE TO: EXT. – Mansion. DEAN, SAM and SARAH pull up outside the house.)

SAM: Keep the motor running.

SARAH: I thought the painting was harmless now.

SAM: Better safe than sorry. We’re gonna bury the sucker. (He gets out.)

SARAH: I wanna come with you.

SAM: You sure?

SARAH: Yeah. (She gets out of the car as well.)

DEAN: (to SAM) Hey, hey, hey. I’ll stay here, you go make your move. (SAM scoffs.) Sam, I’m serious. (SAM shuts the car door, and he and SARAH walk up the front steps of the building. DEAN turns on the radio, playing a love song. SAM glares at him. DEAN shrugs, and SAM motions for him to stop the music. DEAN reluctantly shuts it off, and SARAH and SAM go inside.)

(CUT TO: INT. – Mansion. Living Room. Although the audience does not see it, SAM and SARAH are looking at the painting, confused.)

SARAH: Uh, Sam? You’re the expert on all this ghost stuff. Is that painting supposed to look like that? (The painting is shown. Isaiah’s daughter has vanished from the painting.) Where’s the little girl? (The straight razor is also gone.)

SAM: And the razor? (From somewhere in the house, they can hear a little girl laughing. They look around frantically, and the front door slams shut. The screen goes black.)

(FADE IN: EXT. – Mansion. DEAN runs up the steps and tries to break the door down, but fails. Inside, Sam runs to the door.)

SAM: Dean! Hey! Is that you?

DEAN: Yeah, you all right? (Instead of talking through the door, SAM calls DEAN on his cell phone. DEAN picks up.) Tell me you slammed the front door.

SAM: No, it wasn’t me. I think it was the little girl.

DEAN: The girl? What girl?

SAM: Yeah, she’s out of the painting. I think it might have been her all along.

DEAN: Wasn’t the dad lookin’ down at her? Maybe he was tryin’ to warn ‘em.

SAM: Hey, hey, hey, let’s recap later, all right? Just get us out of here.

DEAN: Well, I’m tryin’ to pick the lock, but the door won’t budge.

SAM: Well, then, break it down.

DEAN: Okay, genius, let me grab my battering ram.

SAM: Dean, the damn thing is comin’!

DEAN: Well, you’re gonna have to hold it off until I figure somethin’ out. Get some salt or iron.

SAM: (to SARAH) Come on. (They start tearing the house apart, looking frantically.)

(CUT TO: Living Room. Moments Later. SAM enters and finds SARAH in the adjacent room.)

SAM: What kind of house doesn’t have salt? Low-sodium freaks. (to SARAH) Hey, you find any iron?

SARAH: No, what’s it for?

SAM: Iron repels evil spirits, but it’s gotta be pure. Hurry! (to DEAN) Uh, Dean, give me a sec, don’t go anywhere. (Outside, DEAN is still trying unsuccessfully to break down the door. Inside the house, SAM and SARAH are looking around the living room.) Look under the chairs, sometimes the seats….(Suddenly, the rest of the doors in the house slam shut. Papers scatter everywhere. Isaiah’s daughter slowly enters the room. She is holding the razor in her right hand and dragging her doll with the other.)

SARAH: Sam? (She and SAM try to back away from the girl, who walks closer to them.) That is just so wrong. (The girl continues to walk towards them. SAM backs into a display of fireplace pokers. He picks one up and, just as the girl’s head begins shaking and twitching, he hits her with it. She dissolves into smoke.) Iron?

SAM: Yeah.

DEAN: Sammy, you okay?

SAM: Yeah, for now.

DEAN: How we gonna waste her?

SAM: I don’t know. She was already cremated. There’s nothin’ left to burn.

DEAN: Well, then, how’s she still around?

SAM: There must be somethin’ else.

SARAH: Sam, wait. We used to handle antique dolls at the auction.

SAM: Well, that’s fascinating, Sarah, but important right now?

SARAH: Well, back then, they used to make the dolls in the kid’s image, I mean, everything, like, they would use the kid’s real hair.

SAM: Dean? Sarah says the doll might have the girl’s hair. Human remains—same as bones. (They think for a second.)

DEAN and SAM: The mausoleum. (DEAN hangs up and runs to the car. Inside the house, the lights suddenly go out. SAM and SARAH look around.)

(CUT TO: Cemetery. DEAN’s car barrels through the gate and speeds through the cemetery.)

(CUT TO: INT. – Mansion. A writing desk moves on its own and pins SAM to the ground. SARAH rushes over to try and get it off.)

SARAH: Sam! Come on! Push! Come on! (The desk does not budge. SARAH turns, and the little girl is standing before her.)

(CUT TO: Cemetery. DEAN gets out of the car and enters the mausoleum. Once inside, he finds the glass case holding the doll and tries to break it open. He uses his gun to try and smash it, but it does not work. He thinks for a second, then realizes something.)

DEAN: Come on, Dean! (He shoots the glass case and breaks through it.)

(CUT TO: INT. – Mansion. SARAH is thrown against the wall.)

(CUT TO: Mausoleum. DEAN takes the doll out of the glass case.)

(CUT TO: INT. – Mansion. SARAH watches, unmoving, as the little girl moves towards her.)

(CUT TO: Mausoleum. DEAN is trying to light the doll’s hair on fire, but the lighter will not work.)

DEAN: Come on, come on!

(CUT TO: INT. – Mansion. The little girl moves closer as SAM keeps trying to move the desk.)

(CUT TO: Mausoleum. DEAN finally lights the doll’s hair, and the doll goes up in flames.)

(CUT TO: INT. – Mansion. Just as the girl raises the razor, SAM gets up and moves SARAH out of the way. Suddenly, the girl bursts into flame and disappears. A second later, she reappears in the painting, next to Isaiah.)

(CUT TO: Mausoleum. DEAN watches the burnt doll on the ground, then calls SAM, who picks up.)

DEAN: Sam, you good? (SAM looks at SARAH, whose lip is bleeding.)

SAM: Not bad. (DEAN hangs up and leaves the tomb. SAM and SARAH lay on the floor, exhausted. The screen goes black.)

(FADE IN: INT. – Auction House. Two workers are packing the painting in a box. DEAN walks up to SARAH and SAM, holding a piece of paper.)

DEAN: This was archived in the county records. The Merchants adopted daughter, Melanie. Know why she was up for adoption? ‘Cause her real family was murdered in their beds.

SARAH: She killed them?

DEAN: Yeah, who’d suspect her, a sweet little girl? So, then she kills Isaiah and his family, the old man takes the blame—spirit’s been tryin’ to warn people ever since.

WORKER: Where does this one go?

SARAH: Take it out back and burn it. (They stare at her, confused.) I’m serious, guys. Thanks. (The workers shrug and carry the box away.) So, why’d the girl do it?

SAM: Killin’ others, killin’ herself—some people are just born tortured. So, when they die, their spirits are just as dark.

DEAN: Maybe. I don’t really care. It’s over, we move on. (SARAH laughs awkwardly.)

SARAH: I guess this means you’re leaving. (SAM shrugs and looks at DEAN. They are all silent for a minute.)

DEAN: I’ll go wait in the car. See ya, Sarah. (SARAH nods and smiles at him, and he walks away, talking to himself.) I’m the one who burned the doll, destroyed the spirit, but don’t thank me or anything. (He leaves.)

SARAH: There are a million things that I want to say to you, but for the life of me, I can’t think of one. (SAM laughs.)

SAM: Yeah, I’ll miss you, too. 

SARAH: You know, there’s a lesson in all of this.

SAM: What’s that?

SARAH: We all got through this in one piece. I didn’t get hurt.

SAM: Yeah, I’m glad for that.

SARAH: So, maybe you’re not cursed. Maybe….maybe you’ll come back and see me. (SAM nods slowly.)

SAM: I will.

(CUT TO: EXT. – Auction House. DEAN is waiting for SAM by the car. SAM comes outside and walks over to him. Inside the auction house, SARAH shuts the door behind him and leans up against it. She waits there, silently and sadly. After a moment, there is a knock on the door. She opens it. SAM comes in and kisses her passionately. She smiles and kisses him back. DEAN turns and sees them. He smiles to himself.)

DEAN: That’s my boy. (He gets in the car. SAM and SARAH continue to kiss as the screen fades to black.)

The End

 

Ecrit par kaylia.

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schumi  (03.03.2017 à 20:06)

Pour moi, après 11 saisons, cela reste tout simplement l'épisode le plus flippant de la série! Je tremble à chaque fois!

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