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#113 : Route 666




Dean reçoit un appel d'une de ses ex petite amie, dont le père vient de mourrir dans un accident de voiture mystérieux. Il semblerait qu'un camion noir, dont le conducteur serait un esprit vengeur, hante les routes. En plus de mettre un terme à cette nouvelle affaire surnaturelle, Dean devra aussi résoudre une histoire un peu plus personnelle.

 

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Titre VO
Route 666

Titre VF
Route 666

Première diffusion
31.01.2006

Première diffusion en France
05.05.2007

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Scénaristes : Brad Buckner & Eugenie Ross-Leming
Réalisateur : Paul Shapiro

Casting :

¤ Jensen Ackles (Dean Winchester)
¤ Jared Padalecki (Sam Winchester)
¤ Megalyn Echikunwoke (Cassie Robinson)
¤ Kathleen Noone (Mme. Robinson)
¤ Alvin Sanders (Jimmy Anderson)
¤ Gary Hetherington (Maire Harold Todd)
¤ Dee Jay Jackson (Ouvrier du dock)
¤ Mike Busswood (Roy Stubbins)
¤ Ron Robinson (Jeune Martin Robinson)

>Fiche Cast

Un homme (de couleur) est dans sa voiture. Il écoute la radio quand elle arrête de fonctionner. Au même moment, un énorme camion noir apparaît derrière lui comme sorti de nul part et le poursuit. L’homme finit sa course dans le fossé, mort. Et le camion disparaît dans la nuit.  

Sam et Dean sont dans une station essence. Sam cherche le meilleur chemin à prendre pour aller en Pennsylvanie, pendant que Dean écoute ses message sur sa boite vocale. Quand il raccroche, il dit à Sam qu’ils ne vont plus en Pennsylvanie, parce qu’il a reçu un appel à l’aide d’une ancienne amie, dans l’Ohio, dont le père vient de mourir dans un accident de voiture.
Sur la route, Sam se met un peu en colère contre Dean car il a dit à son ex, Cassie, qui il était vraiment, alors qu’il n’est sorti que trois semaines avec elle, tandis que Sam et Jessica sont restés ensemble un an et demi et que pendant tout ce temps il ne lui a rien dit. 

Dans les bureaux d’un journal local, Cassie discute avec le rédacteur en chef, Jimmy, un homme de couleur lui aussi, et le maire de la ville, Harold Todd, au sujet de la mort de son père, Martin, et d’une autre personne, tous les deux des hommes de couleur, et sur la même portion de route. Dean arrive et lui présente Sam, puis ils vont chez Cassie. Elle leur raconte que la voiture de son père était toute cabossée, comme si quelque chose de très lourd lui était rentré dedans, et qu’il disait depuis plusieurs jours qu’un camion noir le suivait. Elle leur dit aussi que le meilleur ami de son père, Clayton Solmes, est mort dans les mêmes conditions. La mère de Cassie arrive à ce moment.  

Une voiture est dans le fossé, toute cabossée, et le conducteur, Jimmy, est mort. Le camion noir disparaît dans la nuit. 

Cassie et le maire sont sur les lieux de l’accident quand arrivent Dean et Sam. Cassie est entrain d’accuser Harold d’être raciste car toutes les victimes étaient noires et il ne semble pas vouloir faire quelque chose pour empêcher de nouveaux accidents.
Sam se moque de Dean à propos de Cassie. 

Les deux frères vont interroger des hommes qui connaissaient les victimes, et l’un d’eux leur apprend que dans les années 60, il y a eu une série de meurtres, que des hommes de couleur, qui disparaissaient dans un gros camion noir. Ils n’ont jamais retrouvé le conducteur. Sam et Dean pensent que le camion est hanté par les esprits des victimes des années 60. Sam continu de taquiner son frère au sujet de Cassie, et il comprend qu’il était vraiment amoureux d’elle et qu’elle l’a largué. 

Cassie est à son bureau, elle travaille au journal, quand Dean frappe à la porte. Ils commencent à parler mais la discussion dégénère vite, mais finalement ils s’embrassent et passent la nuit ensemble. 

Au matin, Harold Todd est entrain de regarder les plans du terrain qu’il vient d’acheter, quand le camion apparaît. Il part en courant mais le camion le renverse, et le tue. Et le camion redisparait.  

Dean et Cassie sont dans leur lit, ils discutent quand Dean reçoit un coup de téléphone. Il va sur le lieu où est mort le maire, et Sam lui dit qu’il a était renversé, mais qu’il n’y a pas de traces de voiture, et qu’il était blanc et que cette fois l’accident ne s’est pas produit sur la même route. Ils sont un peu perdus.  

Dean fait des recherches sur les disparitions des années 60, mais ne trouve rien. Sam lui téléphone et lui dit que le terrain qu’avait acheté Harold Todd avait appartenu à la famille Dorian, les même qui possédait le journal à l’époque. Dean découvre alors un article de journal de l’époque qui annonçait la disparition de Cyrus Dorian.  

Le soir, Cassie est seule chez elle quand elle entend un bruit de moteur. Le camion est devant sa maison. Elle se barricade et appelle Dean mais le camion s’en va.
Cassie, sa mère, Sam et Dean parlent de se qui vient de se passer. La mère de Cassie finit par avouer que Martin, qui voyait de plus en plus le camion le suivre, pensait que le conducteur était un homme nommé Cyrus. Elle leur raconte ensuite que 40 ans auparavant, elle sortait avec Cyrus Dorian, mais voyait aussi Martin en cachette, car les relation homme noir/femme blanche n’était pas bien vu à l’époque. Après avoir quitté Cyrus, il apprit pour sa liaison avec Martin, et c’est à ce moment que les disparitions ont commencées. Le jour de son mariage avec Martin, ils ont décidé de ne pas aller à la cérémonie et pendant qu’ils s’enfuyaient quelqu’un a mis le feu à l’église et a tué les enfants d’une chorale. Puis un soir il est venu pour Martin. Il l’a battu à mort, mais Martin s’est relevé et a frappé sur Cyrus à son tour et l’a tué. Puis Jimmy et Clayton sont venu l’aider à mettre le corp de Cyrus dans son camion et ils l’ont balancé à la rivière. Et pour ce qui concerne le maire, dans le passé il avait comprit ce qui se passait et il n’a pas fait arrêter Martin.
Sam et Dean décident donc de sortir le camion de l’eau et de brûler les restes de Cyrus. 

Il parviennent à sortir le camion de l’eau, mais la camion fantôme apparaît devant eux. Dean monte dans sa voiture et le camion le prend en chasse. Sam cherche à tirer son frère de là. Il appelle Cassie et lui demande l’emplacement de l’église qui a brûlée. Puis il appelle Dean et le guide jusqu’à cet endroit et li dit de s’y arrêter. Dean obéit, mais le camion lui fonce dessus. Au moment où devait se produire l’impacte, le camion se volatilise, neutralisé. Sam explique à son frère que les esprits peuvent être détruit quand ils traversent un sol consacré (comme une église!).  

Dean et Cassie se disent adieux et les deux frères s’en vont.

 

Ecrit par Blackrose.

 

Route 666

 

Sur un fond noir :

 

“Cape Girardeau, Missouri”

 

Pendant la nuit, un homme noir, M. Robinson roule sur la route 6, tout en écoutant les news à la radio.

Radio : La température est tombée sous zéro degré en de nombreux endroits. Et, un front anormalement froid est en train de s’installer sur le pays. Nos correspondants nous signalent qu’effectivement, la température est inférieure aux moyennes saisonnières. Et, le vent renforce l’impression de…

La radio commence à avoir des interférences et l’homme l’éteint. Quelques secondes plus tard, un énorme camion arrive à toute allure derrière la voiture de l’homme. Il continue à se rapprocher.

M. Robinson : Eh !

Il regarde derrière lui et voit le camion s’approcher et rouler de plus en plus vite. M. Robinson essaie de le semer mais le camion lui fonce dedans à deux reprises. Il accélère. Tout à coup, la radio se rallume toute seule et capte très bien. Tandis que le camion n’est plus là. M. Robinson, confus, continue à rouler. Puis, il aperçoit le camion devant lui. Il freine et fait rapidement demi-tour. Il se met à conduire dans l’autre sens et le camion le suit, gagnant en vitesse. Le camion lui fonce dedans deux fois de plus. M. Robinson perd le contrôle de sa voiture et sort de la route. La voiture se retourne et atterrit dans le bon sens. Le camion s’arrête à côté de la voiture. Tandis qu’il recule, il disparaît. Puis, l’écran devient noir.

 

                                              **************

 

A une station essence, Sam est sur la voiture et regarde une carte. Dean écoute le répondeur de son portable.

Sam : Ça y est. Je crois avoir trouvé un chemin pour éviter les gros travaux, à l’est d’ici. On pourrait même atteindre la Pennsylvanie plus vite.

Dean raccroche et semble ailleurs.

Dean : Ouais. Bravo, mais on va plus en Pennsylvanie.
Sam : Etonné. Quoi ?
Dean : Je viens d’avoir un appel… d’une vieille copine. Son père a été tué cette nuit. Elle croit que ça peut nous intéresser.
Sam : Ah, bon ?
Dean : Oui. Et, crois-moi. Si Cassie nous fait signe, c’est qu’elle a de bonnes raisons. Il rentre en voiture. Tu montes avec moi, ou quoi ?

Sam, clairement surpris, monte en voiture.

 

                                              **************

 

En voiture, Dean conduit.

Sam : Par vieille copine, tu veux dire… ?
Dean : Une copine d’il y a longtemps.
Sam : Souriant. Oui, merci. Alors, elle s’appelle Cassie. Dean acquiesce. Tu ne m’en as jamais rien dit.
Dean : Hésitant. C’est vrai ?
Sam : Oui.
Dean : On est sortis ensemble.
Sam : T’as supporté une copine ? Pendant plus d’une nuit ?
Dean : Il m’est arrivé d’avoir des liaisons. Sam rit. On faisait un travail avec papa à Athènes dans l’Ohio. Elle finissait à peine l’université. Et, on s’est vu deux bonnes semaines.
Sam : Et, alors ? Dean secoue la tête. Ecoute, c’est triste pour le père de Cassie, mais… Il ne s’agit que d’un accident de voiture. C’est plutôt éloigné de ce qu’on fait. Mais, au fait, comment elle sait ce qu’on fait ? Dean ne répond pas et Sam n’y croit pas. Tu lui as dit ? Tu lui as dit notre secret ? C’est le principe de base de notre famille. On fait notre travail et on évite d’en parler. Pendant un an et demi, j’ai toujours menti à Jessica et, toi, tu sors avec cette fille de l’Ohio seulement deux semaines et tu lui as dit ce qu’on faisait. Dean ne dit toujours rien. Dean !
Dean : Oui. Et alors ?

Sam n’arrive pas à y croire.

 

                                              **************

 

Dans un journal, Cassie parle à deux hommes. L’un est le maire de la ville, Harold Todd, et il est caucasien. L’autre s’appelle Jimmy Anderson et est noir.

Jimmy : C’est un journal que nous dirigeons. Pas un bulletin municipal.
Harold : Et alors ? N’exagérez pas Jimmy. J’aimerais juste un peu de discrétion, c’est tout.
Cassie : Non. En réalité, vous nous dites ce que vous voudriez voir publier et ce que vous voudriez étouffer.
Harold : J’appréciais votre père, Cassie. Je sais que vous êtes sous le choc. Mais, je pense que votre chagrin fausse hélas votre jugement.
Jimmy : Laissez-moi vous rappeler que deux noirs ont été tués de la même façon sur la même route en trois semaines.

Sam et Dean entrent dans le journal mais aucune des trois personnes ne les voit.

Harold : Jimmy, vous êtes trop proche de cette histoire. Il s’agit là de deux de vos amis. A Cassie. Cassie, encore toutes mes condoléances.

Le maire s’en va et Jimmy part dans une autre direction. Cassie se retourne et voit Sam et Dean. Elle regarde Dean étonnée. Dean la salue avec un sourire.

Cassie : Incroyablement surprise. Dean.

Cassie s’approche de Dean.

Dean : Salut, Cassie.

Ils partagent un silence étrange, les deux ne sachant pas quoi dire. Sam sourit, ressentant l’histoire qu’il y a eu entre les deux.

Dean : Je te présente mon frère, Sam. Cassie et Sam se sourient. Désolé pour ton père.
Cassie : Tristement. Oui. Merci.

Ils continuent à se regarder sans rien dire. Sam sourit à nouveau.

 

                                              **************

 

Chez Cassie, pendant la nuit, elle amène un plateau avec du thé à Sam et Dean.

Cassie : Ma mère a été très secouée. Et, depuis, je reste avec elle. J’aimerais qu’elle ne sorte pas seule. Elle est affolée et beaucoup trop nerveuse. Elle s’inquiétait pour papa.
Dean : Pourquoi ?
Cassie : Il voyait des choses. Il avait très peur.
Dean : Comme quoi ?
Cassie : Il disait qu’il était effrayé par un camion qui le suivait ces derniers temps.
Sam : Un camion ? Et, qui le conduisait ?
Cassie : Il ne nous en a pas parlé. Il ne parlait que du camion. Il disait qu’il apparaissait et disparaissait. Et, de plus, l’arrière de sa voiture avait été abîmé. Comme si elle avait été tamponnée par un camion.

Elle leur serre une tasse de thé à chacun.

Sam : Merci. Et, vous êtes sûre que la voiture n’était pas déjà cabossée ?
Cassie : Il vendait des voitures. Il en avait toujours des neuves. Elle n’avait aucune égratignure. Il pleuvait beaucoup cette nuit là et, il y avait de la boue partout. On a relevé très distinctement la trace de ses pneus sur la route, qui allait droit… vers le ravin dans lequel il est tombé. Elle commence à pleurer. Et, une seule trace. La sienne.
Dean : Et, la première personne tuée, ton père la connaissait ?
Cassie : C’était son meilleur ami, Clayton Solmes. Ils étaient associés dans le travail. C’était pareil. Il y avait le même genre de traces. Une voiture abîmée à l’arrière. Les policiers ont dit qu’il avait perdu le contrôle de sa voiture.
Dean : Est-ce que tu connais quelqu’un qui détestait assez ton père et son ami pour les tuer ?
Cassie : Non.
Sam : Et, vous pensez qu’ils ont été projetés dans le ravin par ce camion.
Cassie : Embarrassée. Quand on le dit, ça paraît complètement fou. Elle s’arrête de parler. J’ai toujours été assez sceptique à propos de ces… ces histoires de fantômes et de ce soi-disant travail que vous faites.
Dean : Rigolant. Sceptique. Si je me souviens bien, tu disais que j’étais cinglé.
Cassie : Tristement. Ça, c’était avant.
Dean : Froidement. Hum, hum.

Sam la regarde, sympathiquement.

Cassie : Et, quand j’ai constaté que j’arrivais pas à expliquer ces morts, je t’ai téléphoné.

La mère de Cassie, qui est caucasienne, entre dans la maison.

Cassie : Maman ! Où t’étais passé ? J’étais inquiète.
Mme Robinson : Je… Je ne savais pas que tu avais invité des amis.
Cassie : Euh, maman. Je te présente Dean. C’est un vieil ami de… du collège. Et, son frère Sam.
Mme Robinson : Oh, mais j’ai… Je vais vous laisser continuer sans moi.

Elle commence à partir.

Dean : Mme Robinson. Elle s’arrête. Toutes mes condoléances. Si vous voulez bien, on souhaiterait vous parler une minute.
Mme Robinson : Froidement. J’ai pas envie de parler en ce moment.

Elle s’en va. Cassie, Dean et Sam sont déçus.

 

                                              **************

 

Sur la route pendant la nuit, une autre voiture s’est écrasée. A l’intérieur, Jimmy est mort. Le camion n’est pas loin. Il commence à reculer puis, il disparaît.

 

                                              **************

 

Sur la route, le jour, la police et des ambulances recouvrent l’endroit. Le maire et Cassie marchent ensemble, tout en parlant.

Harold : Jimmy se battait pour notre ville. C’était un citoyen modèle. Rien ne sera plus pareil sans lui.
Cassie : Oui. Les bons citoyens tombent comme des mouches. Clayton, mon père, Jimmy.
Harold : Alors, dites-moi exactement ce que vous voudriez que je fasse.
Cassie : Pour commencer, vous devez fermer la section de route concernée.
Harold : Vous plaisantez ? C’est la seule route qui conduise à notre ville. Les accidents arrivent. Malheureusement, il ne s’agit que de ça. Des accidents.

Sam et Dean rejoignent Cassie.

Dean : Est-ce que la police a examiné la voiture de Jimmy pour savoir s’il avait été tamponné ?
Harold : Qui est-ce ?
Cassie : Dean et Sam Winchester. Des amis de la famille. A Sam et Dean. Et, voici notre maire. Harold Todd.
Harold : On a relevé un seul jeu de traces. A mon avis, elle n’a pas pu être tamponnée.

Dean regarde les traces menant à la voiture.

Cassie : Monsieur le Maire, la police et les officiels de la ville vous obéissent tous. Pourquoi êtes-vous indifférent à propos de tout ça ?
Harold : Indifférent ?
Cassie : Cruellement. Vous auriez fermé la route si les victimes avaient été blanches.
Harold : Offusqué. Vous insinué que je suis raciste, Cassie ? C’est pourtant très mal venu d’oser me dire ça.
Cassie : Et, pourquoi ça ?
Harold : Interrogez votre mère.

Il s’en va et Cassie semble blessée.

 

                                              **************

 

Dans la chambre d’un motel, Sam et Dean mettent leur costard.

Sam : En tout cas, il faut le dire. Elle est gonflée.
Dean : Hum, hum.
Sam : Tu la ramènes pas avec elle. Dean le regarde et Sam sourit. C’est très intéressant de vous voir tous les deux. Vous ne vous regardez jamais en même temps. Tu la regardais quand elle regardait ailleurs. Et, elle, elle te regardait quand tu regardais ailleurs. Dean le regarde étrangement. Enfin, c’est… C’est juste une observation que je trouve intéressante. Vu la situation.
Dean : Tu crois pas qu’il y a mieux à faire que de me charrier ?
Sam : Eh ! Si jamais je t’ennuie, dis-le-moi.
Dean : Amène-toi.

Il s’en va et Sam se sourit à lui-même.

 

                                              **************

 

Sur les docks d’un lac, Sam et Dean marchent vers deux hommes, un noir et un caucasien, qui jouent sur une table.

Dean : Excusez-moi. Vous êtes Ron Stubbins ? Le caucasien acquiesce. Vous étiez ami avec Jimmy Anderson ?
Ron : Qui êtes-vous ?
Dean : La compagnie d’assurance de Mr Anderson. Il nous a envoyé pour éclaircir certains points.
Sam : On aimerait savoir si le défunt avait dit à l’un de vous qu’il avait vu des choses inhabituelles ?
Ron : Inhabituelles ? Ça veut dire quoi ?
Sam : Oh, des visions, des hallucinations.
Dean : On vous pose ces questions pour essayer de faire le point sur l’état mental de l’assuré.
Ron : Dans quelle compagnie travaillez-vous ?
Dean : L’Eternelle Mutuelle. Il sort partiellement une enveloppe de sa poche, puis la range. L’homme noir semble curieux. Est-ce qu’il a dit avoir vu un gros camion menaçant, tout noir ?

L’homme noir semble très intéressé.

Ron : Mais de qui est-ce que vous parlez ? On n’y comprend rien du tout.
Homme : Est-ce qu’il a l’air d’un monstre ? Ce camion noir ? Il fait peur ?
Dean : Oui, c’est ce qu’on raconte. L’homme secoue la tête. Oui ?
Homme : J’ai entendu parler d’un camion de ce genre-là.
Sam : C’est vrai ? Où ?
Homme : Non, pas où. Quand. Plusieurs noirs sont morts dans les années soixante. Ça m’a marqué. On raconte qu’ils ont disparu dans un gros camion noir menaçant.
Dean : Ils ont arrêté ceux qui ont fait ça ?
Homme : On les a jamais trouvé. Oui ! On raconte qu’on les a pas trop cherchés. Il faut dire qu’à une époque, cette ville n’était pas toujours amicale… avec tous ses citoyens.
Sam : Merci.

Ils s’en vont.

 

                                              **************

 

Sam et Dean retournent à la voiture.

Dean : Un camion.
Sam : Bon, bah, ça se précise.
Dean : Tu connais le Hollandais Volant ? T’en as entendu parler ?
Sam : Oui. C’était un bateau fantôme qui avait fusionné avec l’esprit du capitaine. L’esprit faisait parti de lui.
Dean : Oui. C’est peut-être le même phénomène. Tu sais, un camion fantôme. L’extension d’un esprit meurtrier qui connaît les mêmes crimes.
Sam : Des victimes qui ne sont que des noirs.
Dean : Je crois qu’il y a plus que ça. Ces victimes sont toutes reliées à Cassie et à sa famille.
Sam : D’accord. Bon, travaille sous cet angle. Tu lui parles.
Dean : Oui, j’y vais.
Sam : Ah, et tu pourrais aussi lui parler de l’autre chose.

Ils s’arrêtent à la voiture et Dean se retourne vers Sam.

Dean : Quelle autre chose ?
Sam : Cette histoire que vous n’avez pas encore évacuée. Qu’est-ce qu’il a eu exactement entre vous deux ?
Dean : D’accord. Peut-être que c’était un peu plus sérieux que je ne l’ai dit.
Sam : Ah ! Je vois.
Dean : D’accord. Encore plus. Peut-être bien. Sam rit. Et, je lui ai dit notre secret sur ce qu’on faisait. Et, j’ai eu tord.
Sam : Bah. C’est pas grave. Tout le monde a des moments intimes où il se laisse aller.
Dean : Je n’aurais pas dû. Il ne faut jamais s’investir sinon on le paie un jour ou l’autre. Sam sourit et fixe Dean. Arrête un peu. Sam continue à le fixer. Arrête de sourire.
Sam : Tu l’aimais ?
Dean : Oh !

Dean commence à ouvrir la portière.

Sam : Oui, t’étais amoureux. Et pourtant, tu l’as plaquée. Dean le regarde et secoue la tête. Ah, attend. C’est elle qui t’a plaqué ?
Dean : Allez, grimpe. Sam ne bouge pas. Grimpe !

Sam continue à être choqué.

 

                                              **************

 

Chez Cassie, celle-ci est assise à son bureau et travaille sur son ordinateur. Quelqu’un frappe à la porte et elle va ouvrir. Il s’agit de Dean.

Cassie : C’est toi ?
Dean : Bonsoir.
Cassie : Entre.

Il entre et elle ferme la porte.

Dean : Euh… Tu es en plein travail ?
Cassie : Le journal prépare un hommage à Jimmy. Et, j’examine son parcours professionnel, les récompenses qu’il a pu recevoir. J’aimerais trouver les mots.
Dean : Tu risques d’en baver.
Cassie : Pendant des années, la famille Dorian a possédé ce journal. Il n’y avait que des blancs dans ce journal. Après sa vente, Jimmy est devenu le premier journaliste noir. Et, finalement, rédacteur. C’est lui qui m’a tout appris. Et ton frère, où il est ?
Dean : Hésitant. Pas ici.
Cassie : Oui, je vois. Et alors, pourquoi tu es ici ?
Dean : J’essaie de trouver un lien entre les trois victimes. Au fait, est-ce que t’as pensé à demander à ta mère pourquoi Todd n’était pas raciste ?
Cassie : Mais, oui. Et, elle n’a pas voulu en parler.
Dean : Bien.

Ils partagent un long silence.

Dean : Une question. Pourquoi t’as demandé où mon frère était ?
Cassie : Oh, pour rien. C’est pas important.
Dean : Pourquoi tu dis ça ? Parce que quand Sam est avec moi, c’est plus facile pour toi ?
Cassie : Tu as tord de dire ça. Dean semble déçu. Ecoute, j’ai…
Dean : Non, oublions. T’as raison. Parlons travail et seulement travail.

Il s’éloigne.

Cassie : Rigolant. J’oubliais que tu faisais ça.

Dean s’approche d’elle et ils commencent tous deux à s’énerver.

Dean : Que je faisais quoi ?
Cassie : Oh ! Chaque fois qu’on devient… Quel est le mot ? Sérieux. Chaque fois que tu risques de montrer tes émotions ou tes sentiments, tu prends la fuite. Ou tu fais une plaisanterie vaseuse de façon à fermer la porte sur moi ?
Dean : Rigolant. Oh, alors là ! Je rigole. Je crois pas être celui qui ait pris la décision de finalement refermer la porte.
Cassie : Oh, une minute.
Dean : Et, ce n’’est pas moi qui ait pris la clé et qui l’ait jeté.
Cassie : Ça suffit avec tes métaphores !
Dean : En tout cas, je sais que j’ai tout dit sur moi. Et, que tu l’as retourné contre moi.
Cassie : C’est pas ce qui s’est passé. Le garçon qui me plaisait assez pour parler de mon avenir s’est mis à me dire qu’il chassait les fantômes.
Dean : Ce ne sont pas les mots que j’ai dit.
Cassie : Et, qu’il devait s’en aller et travailler avec son père.
Dean : C’est exact.
Cassie : Et, j’ai pensé que tu avais le droit de rompre, mais pas d’inventer une histoire aussi folle.
Dean : Mais, c’était la vérité ! Et d’ailleurs, tu t’en es souvenue puisque tu m’as téléphoné !
Cassie : Mais, je croyais que tu voulais me larguer à l’époque.
Dean : Surpris. Oh, oh ! Oh ! Je te rappelle que c’est toi qui m’a largué.
Cassie : J’ai cru que c’était ce que tu voulais.
Dean : Mais, t’avais tord.
Cassie : Je ne voulais pas te faire de peine !
Dean : Mais, tu l’as fait !
Cassie : Je suis désolée !
Dean : Oui, moi aussi.

Ils se regardent quelques secondes avant de s’embrasser passionnément. Cassie retire la veste de Dean et ils se prennent dans les bras.

 

                                              **************

 

Dans la chambre, Dean et Cassie s’allongent sur le lit et continuent à faire l’amour.

 

                                              **************

 

Sur la route, le jour, le maire Harold Todd regarde une carte. Quand il retourne à sa voiture, le camion apparaît derrière lui. Il commence à s’énerver. Harold commence à courir et le camion le poursuit. Il lui rentre alors dedans. Harold est propulsé dans l’herbe. Son visage est ensanglanté. Le camion s’en va et disparaît. Puis, l’écran devient noir.

 

                                              **************

 

Dans la chambre de Cassie, Dean et Cassie sont allongés dans le lit ensemble.

Cassie : On devrait se disputer plus souvent.
Dean : T’as bien raison.
Cassie : Souriant. On était d’ailleurs très bon pour se disputer.
Dean : Hum.
Cassie : Pour les câlins aussi, on était bons. Dean sourit. En revanche, pour communiquer, on l’était moins.
Dean : Mais, j’ai essayé. Je t’ai dit qui j’étais vraiment. C’était une première pour moi.
Cassie : Pourquoi tu l’as fait ?
Dean : Ça, j’en sais rien. Elle le regarde. J’ai… Je voulais pas te raconter d’histoires.
Cassie : Dean. Quand tu m’as dit tout ça, je dois dire que j’ai eu peur. J’ai cru que tu étais fou. Et, dangereux même. Elle se relève. En réalité, je voulais peut-être trouver une raison de rompre avec toi.
Dean : Dans mon travail… Je vois souvent des choses horribles. Des choses qu’on ne peut pas expliquer. Mais, je sais ce que je dois faire. Mais pour arranger les choses avec toi…
Cassie : Souriant. Ça te semble plus difficile ? Elle se remet dans ses bras. Tu sais, en général, les choses s’arrangent toujours. Si on le désire vraiment.

Dean réalise ce qu’elle essaie de dire.

Dean : Il faut que je te dise que je suis très pris avec la tâche que m’a confiée mon père.
Cassie : On ne se cherche plus d’excuse. Que ce soit toi ou moi.
Dean : Très bien.

Ils partagent un long baiser. Puis, le téléphone de Dean sonne et ils arrêtent de s’embrasser. Dean répond au téléphone.

Dean : Oui ? T’es sérieux ?

 

                                              **************

 

Sur la route, Dean rejoint Sam, qui termine de parler avec un officier de police.

Sam : Indiquant Dean. Il est avec moi. Le policier acquiesce et s’éloigne. Où t’étais cette nuit ? Dean ne répond rien et Sam sourit. T’as pas remis les pieds au motel.
Dean : Non.
Sam : J’espère que, cette fois, vous avez tout réglé.
Dean : On pensera à tout régler à 90 ans. Sam rit. Raconte-moi.
Sam : De nombreuses fractures. Les organes internes sont réduits en bouillie comme si un véhicule lourd lui était passé dessus plusieurs fois.
Dean : Comme un camion ?
Sam : Oui.
Dean : Des traces ?
Sam : Non.
Dean : Qu’est-ce qu’il fichait ici ?
Sam : L’endroit lui appartient. Depuis le mois dernier.
Dean : Oui, mais il est blanc. Ça colle pas.
Sam : Et, il n’a pas été tué sur la même route. Ça colle pas non plus.

 

                                              **************

 

Au journal, Cassie amène deux tasses de café et s’assoit à côté de Dean, qui est sur l’ordinateur. Elle lui tend une tasse.

Cassie : Tiens.
Dean : Merci. J’aimerais trouver un rapport entre les morts des années soixante et ceux d’aujourd’hui, mais la presse en parle vraiment peu.
Cassie : Ce n’est pas étonnant. La police a probablement bâclé l’enquête. Mais, il faut savoir que la justice n’était pas toujours rendue à cette époque.

Le portable de Dean sonne et il répond.

Dean : Oui ?

Il s’agit de Sam qui marche sur les docks. Il tient dans sa main un petit livre.

Sam : J’ai trouvé un truc. Les registres du tribunal montrent que monsieur le Maire venait d’acheter une propriété abandonnée. La maison avait appartenu à la famille Dorian pendant 150 ans.
Dean : Dorian ?
Sam : Oui.
Dean : A Cassie. Tu as dit que le journal était à eux, il me semble ?
Cassie : Acquiesçant. Oui, ils avaient presque tout par ici, il faut dire. C’était les piliers de la ville.
Dean : Ouais. Ouais.

Il regarde un article sur l’ordinateur avec pour titre « Dorian toujours disparu. Cyrus Dorian disparu depuis plus d’une semaine. »

Dean : Très intéressant.
Sam : Quoi ?
Dean : Cyrus Dorian s’est volatilisé en avril de l’année 63. On a ouvert une enquête, mais elle n’a pas abouti. En tout cas, ça correspond aux meurtres de cette époque là.
Sam : Oui, la presse parle abondamment de cette maison. Mais, elle devait pas être en très bon état quand le Maire l’a acheté il y a peu de temps.
Dean : Pourquoi ?
Sam : Il a tout de suite fait démolir la maison.
Dean : A Cassie. Le Maire a fait raser la maison ?
Cassie : Acquiesçant. Ça a fait un énorme scandale. Une des plus anciennes maisons de la ville. Tout le monde en a parlé.
Dean : A Sam. T’as la date ?
Sam : Lisant le livre. Euh… Le mois dernier. Le trois.

Dean tape quelque chose sur le clavier et arrive à un autre article intitulé « Le Maire achète, rase la maison historique. »

Dean : Alors, le Maire Todd a fait démolir la maison le trois. Le jour suivant, il y avait un accident.

Il échange un regard avec Cassie.

 

                                              **************

 

Chez elle, Cassie marche dans le salon quand les lumières commencent à s’éteindre et à se rallumer sans cesse. Devant la maison, le camion fume. Il allume ses phares. Dans la maison, Cassie marche vers les fenêtres et ferme les stores. Dehors, le camion commence foncer dans la maison. Il s’arrête juste devant les fenêtres et recule avant de refoncer droit devant. Cassie est terrifiée à l’intérieur et elle tente de fermer les fenêtres. Les fenêtres se mettent à s’ouvrir et à se fermer toute seule. Les papiers sur le bureau de Cassie s’envolent partout. Terrifiée, elle va dans l’entrée et elle voit le camion à travers les vitres de la porte d’entrée. Elle prend son portable et compose le numéro de Dean.

Cassie : Dean ! Dean !

Puis, l’écran devient noir.

 

                                              **************

 

Dans le salon de la maison de Cassie, cette dernière, sa mère et Dean sont assis. Sam arrive et sert à Cassie une tasse de café avant de s’asseoir.

Cassie : Merci beaucoup, Sam. C’est gentil.
Dean : Tu n’as rien à dire sur le conducteur ?
Cassie : J’ai l’impression qu’il y avait personne. Et puis, tout ça s’est passé si vite. Tout à coup, il est parti. Pourquoi il s’est arrêté ?
Dean : Celui qui contrôle le camion voulait te faire peur, cette fois-ci.
Sam : Mme Robinson, Cassie nous a racontés que votre mari a vu le camion avant de mourir.

Mme Robinson ne répond rien.

Cassie : Maman ?
Mme Robinson : Hein ? Cassie la regarde curieusement. Oh, Martin était très angoissé ces derniers temps. On ne peut pas être très sûrs de ce qu’il a vu.
Dean : Maintenant, il semble raisonnable de croire qu’il a vu un camion. Ce qui s’est passé ce soir prouve que vous et Cassie, vous êtes menacées. Il s’en reprendra vite à Cassie. Alors, je pense que vous pourriez peut-être nous dire ce que vous savez.
Cassie : Dean…
Mme Robinson : Oui. Oui, il a dit avoir vu un camion.
Sam : Il savait à qui il appartenait ?
Mme Robinson : Il croyait le savoir ?
Dean : Qui c’était ?
Mme Robinson : Cyrus. Un homme du nom de Cyrus.

Dean sort de sa poche un article de l’ordinateur et la montre à Mme Robinson.

Dean : C’est ce Cyrus ?
Mme Robinson : Cyrus Dorian. Il est mort il y a 40 ans.

Dean change d’expression et est alors surpris.

Dean : Comment savez-vous ça, Mme Robinson ? La presse dit seulement qu’il a disparu. Allez, racontez-nous.
Mme Robinson : On était tous très jeunes. Je voyais Cyrus pendant que je sortais aussi avec Martin. Dans un secret total, bien sûr. C’est qu’on ne tolérait pas qu’une blanche sorte avec un noir. Quand j’ai rompu avec Cyrus, et quand il a su que je sortais avec Martin, il y a eu un déclic. Et, il a changé. Sa haine… Sa haine était terrifiante.
Sam : A Dean. C’est la première cause des meurtres.
Mme Robinson : Selon la rumeur, des hommes de couleur disparaissaient dans une sorte de camion. Et pourtant, la justice ne faisait rien. Elle commence à pleurer. Martin et… Martin et moi avions prévu de nous marier dans une jolie petite église près d’ici. Seulement, au dernier moment, on a décidé d’aller ailleurs pour ne pas trop attirer l’attention.
Dean : Et Cyrus ?
Mme Robinson : Pleurant plus fort. Et, à la date qu’on avait arrêté pour le mariage, quelqu’un… Quelqu’un a mis le feu à l’église qu’on avait choisi.

Flashback. Une branche enflammée est lancée devant l’église qui commence à prendre feu. Le bâtiment entier tombe en flammes. Fin du flashback.

Mme Robinson : Il y avait une chorale d’enfants qui étaient en train de répéter à l’intérieur de l’église. Aucun ne s’en est sorti.
Sam : Et, il y a plus eu d’agression après ça ?
Mme Robinson : Si ! Il y en a eu une mortelle. Une nuit, alors qu’il était très tard, le camion est venu pour Martin. Et, Cyrus s’est mis à le frapper de façon terrible.

Flashback. Cyrus est sur le bord de la route et frappe Martin à l’aide d’une batte de baseball. Fin du flashback.

Mme Robinson : Et puis, Martin a réussi à prendre le dessus.

Flashback. Martin attrape la batte des mains de Cyrus et commence à le frapper.

Mme Robinson : Et il s’est mis à taper à son tour sur Cyrus. Et, il le frappait. Il le frappait. Il n’arrêtait plus.

Martin bat Cyrus jusqu’à ce qu’il tombe par terre, inconscient. Fin du flashback. Mme Robinson est incapable de continuer.

Dean : Il aurait dû alerter la police ?
Mme Robinson : Hystériquement. Ça s’est passé il y a plus de 40 ans ! Il a appelé ses amis, Clayton Solmes et Jimmy Anderson, et ils ont mis Cyrus à la place du conducteur. Et ensuite, ils ont poussé le camion dans les marais au milieu de cette terre. Et, ils ont tous les trois gardé ce secret au long de toutes ces années !

Flashback. Les trois hommes placent le corps mort de Cyrus sur le siège du conducteur du camion. Puis, ils commencent à pousser le camion sur la route dans la brume. Fin du flashback.

Sam : Les trois ont été tués.
Dean : Ainsi que le Maire Todd. Et, il a dit que vous étiez très bien placée pour savoir qu’il n’était pas raciste. Pourquoi il a dit ça ?
Mme Robinson : C’était quelqu’un de bien. A l’époque, c’était un jeune adjoint du shérif. C’est lui qui était chargé de l’enquête sur la disparition de Cyrus. Et, quand il a compris ce que Martin et les autres avaient fait, il… Il n’a rien dit. Parce qu’il savait très bien ce que Cyrus avait fait.
Cassie : Pleurant. Pourquoi tu ne me l’as jamais dit ?
Mme Robinson : Je pensais les protéger en ne le disant à personne. Elle recommence à pleurer. Et, le résultat, c’est qu’aujourd’hui, il ne reste personne à protéger.
Dean : Il reste Cassie.

Il regarde Cassie. Mme Robinson prend les mains de sa fille.

 

                                              **************

 

Devant la maison de Cassie, Sam et Dean sont à côté de la voiture.

Sam : Ah ! Ma vie était si simple avant. Les cours. Les examens. Les polycopiés. Les heures passées en bibliothèque.
Dean : Oh, tu devais t’ennuyer à mourir dans cette vie-là.
Sam : Oui, en tout cas, c’était bien reposant.
Dean : Revenons-en à ce camion tueur…
Sam : Riant. Ça me gêne d’entendre quelqu’un qui parle d’un camion tueur.

Dean sourit.

Dean : Alors, venons-en à ce Cyrus…
Sam : Oui.
Dean : Quand il a été tué, il dormait dans son camion. Ils lui ont donné les marais pour seule tombe. Et, son esprit a dormi 40 ans.
Sam : Qu’est-ce qui l’a réveillé ?
Dean : La construction d’une maison. Ou, la destruction.
Sam : Oui. La démolition ou la réhabilitation réveillent les esprits qui n’apprécient pas trop ça. C’est ce qui est arrivé dans ce vieux théâtre dans l’Illinois.
Dean : Acquiesçant. Oui. Celui qui a fait raser la maison de la famille, Harold Todd, était le policier qui n’avait pas dénoncé le meurtre. Et pourtant, Cyrus était mort.
Sam : Alors, son esprit s’est réveillé et veut se venger.
Dean : Oui, apparemment. Difficile de savoir ce qu’un esprit a en tête.
Sam : En tout cas, il faut aller brûler le cadavre qui est dans les marais. Dean sourit faussement et acquiesce. Ah, oui !
Dean : C’est toi qui l’as dit !
Sam : Oui.

Cassie les rejoint.

Dean : Eh !
Cassie : Elle s’est endormie. Bon alors, maintenant ?
Dean : Tu vas tranquillement rester avec elle. Surtout ne bouge pas. Et attend ici.
Cassie : J’ai horreur de recevoir des ordres de ta part. Et, tu le sais.
Dean : Attend ici, s’il te plaît.

Ils sourient et commencent à s’embrasser. Sam les voit et tousse. Dean lui montre son index pour qu’il se taise quelques instants. Ils s’éloignent finalement l’un de l’autre.

Dean : Bah, tu viens ? Je t’attends.

Sam et Dean montent en voiture.

 

                                              **************

 

Dans les marais, Dean utilise un tracteur pour remonter le camion hors de l’eau.

Sam : Vas-y, c’est bon. Dean sort quasiment tout le camion hors du marais. Ouais. Encore un peu. Encore un peu. Encore. Le camion est complètement hors de l’eau. Arrête, c’est bon. Dean arrête le tracteur et en descend. T’es doué.
Dean : Oui, je sais.
Sam : Maintenant, je sais ce qu’elle voit chez toi.
Dean : Quoi ?
Sam : Souriant. Ah, fais pas le malin ! Avoue que t’es encore amoureux.
Dean : Bon, on se concentre, s’il te plaît.

Dean ouvre le coffre de la voiture.

Sam : Ça se voit, c’est clair.
Dean : Tiens, prends ça.
Sam : Très bien. Alors ? Et maintenant ?
Dean : L’essence ?
Sam : Je l’ai.
Dean : Le feu ?
Sam : Je l’ai.
Dean : C’est bien. Alors, allons-y.
Sam : Ok.
Dean : Tiens.

Ils ferment le coffre de la voiture et vont vers le camion. Dean ouvre la portière du conducteur. Ils trouvent à l’intérieur le squelette décomposé de Cyrus Dorian. Sam et Dean sont dégoûtés.

Dean : Allez, au travail.

 

                                              **************

 

Sur une table, Dean et Sam allongent le squelette et le couvre d’essence et de sel. Le corps prend alors feu.

Sam : Ça a marché, tu crois ?

Tout à coup, le camion allume ses phares devant eux.

Dean : Faut croire que non.

Puis, l’écran devient noir.

 

                                              **************

 

Dans les marais, Sam et Dean regardent le camion tandis que le corps brûle.

Sam : Je pensais que brûler le corps ferait de l’effet.
Dean : Ça a eu un effet. Il est en colère maintenant.
Sam : L’esprit de Cyrus s’est envolé, non ?
Dean : Pas la partie qui a fusionné avec le camion.

Dean se précipite vers la voiture.

Sam : Mais, où tu vas ?
Dean : Faire une petite balade.
Sam : Quoi ?
Dean : Je vais l’entraîner ailleurs. Toi, tu fais brûler le vieux camion pendant ce temps.
Sam : Mais, comment je le fais brûler ?
Dean : J’en sais rien. Débrouille-toi.

Il envoie à Sam un sac rempli d’objets et monte en voiture.

Sam : Et, merci !

Dean démarre et Sam regarde le camion le suivre s’éloignant du marais.

 

                                              **************

 

Sur la route, Dean est pourchassé par le camion, qui ne cesse d’accélérer.

 

                                              **************

 

Dans les marais, Sam cherche rapidement quelque chose dans le journal de John.

 

                                              **************

 

Sur la route, Dean est toujours suivi.

 

                                              **************

 

Dans les marais, Sam regarde une carte. Son portable sonne et il répond. Il s’agit de Dean qui appelle de sa voiture.

Sam : Laisse-moi une petite minute.
Dean : J’ai pas une minute ! Qu’est-ce que tu fous ?
Sam : Je te rappelle tout de suite.

Il raccroche.

 

                                              **************

 

Sur la route, Dean raccroche et regarde le camion dans son rétroviseur.

 

                                              **************

 

Dans les marais, Sam est au téléphone.

Sam : Allô, Cassie ? Oui, c’est Sam. Il faut que tu me donnes une information très précise, s’il te plaît.

 

                                              **************

 

Sur la route, Dean appuie sur un bouton de son portable. C’est Sam.

Sam : Allô, Dean ?
Dean : Te presse pas trop !
Sam : Où t’es ?
Dean : En pleine campagne avec un camion tueur aux fesses ! C’est comme s’il savait que j’avais fait flambé Cyrus !
Sam : Bon, très bien. Ecoute-moi, c’est important. Je dois savoir exactement où tu es.
Dean : Passant devant un panneau. Sur Decatur Road. A trois kilomètres de la voie rapide.
Sam : Et, tu vas vers l’Est ?
Dean : Ouais.

Le camion fonce dans la voiture de Dean, qui fait tomber son téléphone par terre.

Dean : Reprenant le téléphone. Oui, il va me le payer !
Sam : Fais attention ! Tourne à droite. Vas-y. Dean tourne brutalement à droite, mais le camion le suit toujours. T’as pris à droite ?
Dean : Oui, j’ai pris à droite ! Et, l’autre ordure est toujours là.
Sam : Très bien. Est-ce que tu vois un croisement ?
Dean : Non ! Ah, si. Si, je le vois !
Sam : Alors, tourne à gauche.
Dean : Quoi ?

Le camion est maintenant à gauche de Dean. Dean freine tandis que le camion continue tout droit. Dean tourne alors à gauche.

Dean : Ça y est ! Et maintenant ?
Sam : Tu vas rouler un kilomètre cent exactement et t’arrêter.
Dean : Choqué. M’arrêter.
Sam : Exactement un kilomètre cent.
Dean : Je vais essayer.

Dean regarde attentivement son compteur. Après avoir conduit exactement un kilomètre cent, il appuie sur l’accélérateur et fait un demi-tour. En face de lui, il aperçoit le camion qui ne bouge pas.

Sam : T’es toujours là ?
Dean
: Oui.
Sam : Qu’est-ce qu’il se passe ?
Dean : Il est arrêté en face moi.
Sam : Tu restes où t’es. Attire-le à toi.

Dean regarde tandis que le camion se prépare à foncer sur la voiture de Dean. Le camion commence alors à rouler. Dean pose son téléphone et attend.

Dean : Allez, viens. Amène-toi.

Le camion atteint finalement la voiture de Dean et roule dedans avant de disparaître. Dean ferme les yeux et attend, confus. Il les ouvre et se rend compte que le camion n’est plus là. Il vérifie derrière lui.

Sam : Dean ? T’es là ? Dean ?

Dean attrape son portable.

Dean : Euh, où il est ?
Sam : Dean. Tu es à l’endroit de l’église.
Dean : Quelle église ?
Sam : Celle qui a brûlé. Avec tous ces enfants.
Dean : Regardant les ruines du bâtiment. Il en reste rien du tout.
Sam : Le sol de l’église est sanctifié, qu’elle soit encore là ou non. Quand un esprit du mal traverse un sol sanctifié, en principe il est détruit. Alors… J’ai pensé qu’il serait possible que ça nous en débarrasse.
Dean : Il serait possible ? Il serait possible ?! Et, si tu t’étais trompé ?
Sam : Cette idée ne m’a pas traversé l’esprit.

Dean, clairement furieux, raccroche.

Dean : « Cette idée ne m’a pas traversé l’esprit. » Il se tape la tête sur le volant. Je vais le tuer.

Puis, l’écran devient noir.

 

                                              **************

 

Sur les docks, Sam attend dans la voiture. Dean s’arrête à la voiture accompagné de Cassie.

Cassie : Ma mère m’a dit de vous remercier encore. Dean acquiesce. C’est un départ plus calme que la dernière fois.
Dean : Je viendrais peut-être te rendre visite plus rapidement.
Cassie : Tu veux que je te dise ? Je suis réaliste. Et, il n’y a pas d’espoir pour nous deux.
Dean : Visiblement déçu. Il arrive toujours des choses incroyables. Alors, on ne sait jamais.
Cassie : Tristement. Au revoir, Dean.
Dean : Je reviendrais, Cassie. Je te le promets.

Ils s’embrassent. Sam les regarde depuis la voiture. Ils cessent de s’embrassent et restent enlacés une minute. Dean sourit, finit par partir et monte en voiture. Sam fait un signe de la main à Cassie et cette dernière les regarde s’en aller en voiture.

 

                                              **************

 

Dans la voiture, Sam conduit tandis que Dean est pensif.

Sam : Je l’aime bien.
Dean : Ah, ouais ?
Sam : Il y a quand même un truc que j’aimerais savoir. Une fille comme elle, ça te fait pas réfléchir et te demander si ça vaut le coup ? De continuer à faire ce qu’on fait ?

Dean ne répond rien, mais sourit à Sam. Il sort une paire de lunettes de soleil et les met.

Dean : Réveille-moi quand ce sera mon tour de conduire.

Il sourit et pose s’allonge sur le siège. Sam sourit et continue à conduire.

 

                                                 ****FIN****

 

Ecrit par brucas59.

(FADE IN: Cape Girardeau, Missouri. Night. An African-American man is driving on Route 6, listening to a news report on the radio. The radio reception turns to static, and the man turns it off. A few seconds later, a large truck comes speeding down the road behind the man’s car. It continues to get closer.)

MAN: What the—? (He looks behind him and sees the truck is getting faster and closer. The man tries to get away, but the truck rams into the back of his car twice. The man tries again to speed up. Suddenly, the radio turns itself on, with clear reception, and the truck is gone. The man, confused, continues to drive. Shortly, he sees the truck in front of him, facing his car. The man slams on the brakes and swerves to a stop. He turns the car around and starts driving in the opposite direction. The truck follows him, gaining speed. Again, the truck hits the back of the man’s car twice. The man loses control of his car and goes careening off the road. The car flips over two times and lands right side up. The truck stops next to the car and starts reversing. While it is backing away, it fades into nothing. The screen goes black.)

(FADE IN: Gas station. Day. SAM is by the car, looking at a map. DEAN is listening to a voicemail on his cell phone.)

SAM: Okay, I think I found a way we can bypass that construction, just east of here. We might even make Pennsylvania faster than we thought. (DEAN hangs up his phone, looking slightly surprised.)

DEAN: Yeah. Problem is, we’re not going to Pennsylvania.

SAM: (stunned) We what?

DEAN: Just got a call from, uh, an old friend. Her father was killed last night, she thinks it might be our kind of thing.

SAM: What?

DEAN: Yeah. Believe me, she never would’ve called, never, if she didn’t need us. (He gets in the car.) Come on, you comin’ or what? (SAM, clearly confused, gets in the car.)

(CUT TO: INT. – Car. SAM and DEAN are driving.)

SAM: By old friend, you mean….?

DEAN: A friend that’s not new. (SAM chuckles.)

SAM: Yeah, thanks. So, her name’s Cassie, huh? (DEAN nods.) You never mentioned her.

DEAN: (hesitantly) Didn’t I?

SAM: No.

DEAN: Yeah, we went out.

SAM: You mean you dated someone? For more than one night?

DEAN: Am I speakin’ a language you’re not getting here? (SAM laughs.) Yeah, Dad and I were workin’ a job in Athens, Ohio, she was finishing up college, and we went out for a couple weeks.

SAM: And? (DEAN shakes his head.) Look, it’s terrible about her dad, but it kind of sounds like a standard car accident. I’m not seeing how it fits with what we do. Which, by the way, how does she know what we do? (DEAN doesn’t respond. SAM is in disbelief.) You told her. You told her? The secret? Our big family rule number one, we do what we do, and we shut up about it. For a year and a half I do nothing but lie to Jessica, and you go out with this chick in Ohio a couple of times and you tell her everything? (DEAN still says nothing.) Dean!

DEAN: Yeah. Looks like it. (SAM shakes his head, upset.)

(CUT TO: INT. – Newsroom. CASSIE, an African-American girl, is talking with two men. One is the mayor of the town, HAROLD TODD, who is Caucasian. The other, JIMMY ANDERSON, is African-American.)

JIMMY: It’s a newspaper we put out here, not a bulletin for the mayor’s office.

HAROLD: Get off your soapbox, Jimmy. I’m urging a little discretion is all.

CASSIE: No, I think you’re telling us what you want us to print, and what you want us to sit on.

HAROLD: I know you’re upset, Cassie. I liked your dad a lot. But I think your grief is clouding your judgment.

JIMMY: Two black people were killed on the same stretch of road in the same way in three weeks. (SAM and DEAN enter, but they are not seen by the three others.)

HAROLD: Jimmy, you’re too close to this. Those guys were friends of yours. (to CASSIE) Again, I’m very sorry for your loss. (The mayor and JIMMY walk away in separate directions. CASSIE turns around and sees SAM and DEAN. She looks stunned to see DEAN. DEAN nods at her and smiles weakly.)

CASSIE: (disbelieving) Dean. (She walks over to them.)

DEAN: Hey, Cassie. (They share an awkward silence, neither of them knowing what to say. SAM smiles, sensing the history between the two of them.) This is my brother, Sam. (CASSIE and SAM nod and smile at each other.) I’m sorry about your dad.

CASSIE: (sadly) Yeah. Me, too. (They continue to stare at each other.) 

(CUT TO: INT. – Cassie’s house. Night. CASSIE is serving tea for SAM and DEAN.)

CASSIE: My mother’s in pretty bad shape. I’ve been staying with her. I wish she would walk by herself, she’s been so nervous and frightened. She was worried about Dad.

DEAN: Why?

CASSIE: He was scared. He was seeing things.

DEAN: Like what?

CASSIE: He swore he saw an awful-looking black truck following him.

SAM: A truck? Who was the driver?

CASSIE: He didn’t talk about a driver. Just the truck. He said it would appear and disappear. And in the accident, Dad’s truck was dented. Like it had been slammed into, by something big. (She hands them two cups of tea.)

SAM: Thanks. Now, you’re sure this dent wasn’t there before?

CASSIE: He sold cars. Always drove a new one. I mean, there wasn’t a scratch on that thing. It had rained hard that night, there was mud everywhere. There was a distinct set of muddy tracks from Dad’s car, leading right to the edge. (She starts to cry.) Where he went over. (She pauses.) One set of tracks—his.

DEAN: And the first person killed was a friend of your father’s?

CASSIE: Best friend. Clayton Solmes. They owned the car dealership together. (She shakes her head.) Same thing. Dent, no tracks. And the cops said exactly what they said about Dad—he lost control of his car.

DEAN: Now, can you think of any reason why your father and his partner might be targets?

CASSIE: No.

SAM: And you think this vanishing truck ran him off the road?

CASSIE: (embarrassed) Oh, when you say it aloud like that. (She pauses.) Listen, I’m a little skeptical about this….ghost stuff, or whatever it is you guys are into.

DEAN: (chuckling) Skeptical. Yeah, if I remember, I think you said it was nuts.

CASSIE: (sadly) That was then.

DEAN: (coldly) Mm. (SAM looks at her sympathetically.)

CASSIE: I just know that I can’t explain what happened up there, so I called you. (CASSIE’s mother, who is Caucasian, enters.) Mom! Where have you been, I was so—

MRS. ROBINSON: Oh. I had no idea you’d invited friends over.

CASSIE: Uh, Mom, this is Dean, a friend of mine from….college. And his brother, Sam.

MRS. ROBINSON: Well, uh, I won’t interrupt you. (She starts to leave.)

DEAN: Mrs. Robinson. (She stops.) We’re sorry for your loss. And we’d like to talk to you for a minute, if you don’t mind. (Her expression turns cold.)


MRS. ROBINSON: I’m really not up to that just now. (She walks away. CASSIE, SAM, and DEAN look around, disappointed.)

(CUT TO: Road. Night. Another car has crashed. The camera pans to the inside, where JIMMY is dead. The truck is a few feet away. It starts to back away, then disappears into dust.)

(CUT TO: Road. Day. The police and ambulances are surrounding the area, while the mayor and CASSIE are walking together.)

HAROLD: Jimmy meant something to this town. He was one of our best. It won’t be the same without him.

CASSIE: Our best seem to be dropping like flies. Clayton, my father, Jimmy.

HAROLD: What is it exactly you want me to do?

CASSIE: Well, how about closing this section of road, for starters.

HAROLD: Close the main road, the only road in and out of town? (He shakes his head.) Accidents do happen, Cassie. That’s what they are—accidents. (DEAN and SAM walk up behind CASSIE.)

DEAN: Did the cops check for additional denting on Jimmy’s car? See if it was pushed?

HAROLD: Who’s this?

CASSIE: Dean and Sam Winchester. Family friends. (to SAM and DEAN) This is Mayor Harold Todd.

HAROLD: So, one set of tire tracks—one—doesn’t point to foul play. (DEAN looks at the tracks leading from the car.)

CASSIE: Mayor, the police and town officials take their cues from you. If you’re indifferent about—

HAROLD: Indifferent?

CASSIE: (cruelly) Would you close the road if the victims were white?

HAROLD: (offended) You’re suggesting I’m racist, Cassie? I’m the last person you should talk to like that.

CASSIE: And why is that?

HAROLD: Why don’t you ask your mother? (He walks away. CASSIE looks hurt.)

(CUT TO: INT. – Motel room. DEAN and SAM are putting on suits.)

SAM: I’ll say this for her—she’s fearless.

DEAN: Mmhmm.

SAM: I bet she kicked your ass a couple times. (DEAN glares at him. SAM smiles.) What’s interesting is you guys never really look at each other at the same time. You look at her when she’s not looking, she checks you out when you look away. (DEAN looks at him strangely.) It’s just an interesting observation. In a, you know, observationally interesting way.

DEAN: (sternly) I think we might have some more pressing issues here.

SAM: Hey, if I’m hittin’ a nerve—

DEAN: Oh, let’s go. (He walks away. SAM smiles to himself.)

(CUT TO: Dock by the lake. Two men, one African-American and one Caucasian, are playing checkers at a table. SAM and DEAN walk up to them.)

DEAN: Excuse me, are you Ron Stubbins? (The Caucasian man nods.) You were friends of Jimmy Anderson?

RON: Who are you?

DEAN: We’re with Mr. Anderson’s insurance company. We’re just here to dot some i’s and cross some t’s.

SAM: We were just wondering, had the deceased mentioned any unusual recent experiences?

RON: What do you mean, unusual?

SAM: Well, visions, hallucinations.

DEAN: It’s all part of a medical examination kind of thing, all very standard.

RON: What company did you say you were with?

DEAN: All National Mutual. (He partially takes an envelope out of the inside of his jacket, then puts it away. The African-American man looks curious.) Tell me, did he ever mention seeing a truck? A big, black truck? (The African-American suddenly looks very interested.)

RON: What the hell are you talking about? You even speaking English?

MAN: Son, this truck—a big, scary, monster-lookin’ thing?

DEAN: Yeah, actually, I think so. 

MAN: (nodding) Hm.

DEAN: What?

MAN: I have heard of a truck like that.

SAM: You have? Where?

MAN: Not where—when. Back in the sixties, there was a string of deaths. Black men. Story goes, they disappeared in a big, nasty, black truck.

DEAN: They ever catch the guy who did it?

MAN: Never found him. Hell, I’m not sure they even really looked. See, there was a time this town wasn’t too friendly to all its citizens. (He glares at RON.)

SAM: Thank you. (They walk away.)

(CUT TO: SAM and DEAN are walking back to the car.)

DEAN: Truck.

SAM: Keeps comin’ up, doesn’t it?

DEAN: You know what I was thinking? You heard of the Flying Dutchman?

SAM: Yeah, a ghost ship infused with the captain’s evil spirit. Basically a part of him.

DEAN: Yeah, so what if we’re dealing with the same thing? You know, a phantom truck that’s the extension of some bastard ghost, reenacting past crimes.

SAM: The victims have all been black men.

DEAN: It’s more than that. They all seem connected to Cassie and her family.

SAM: Alright, well, you work with that angle. Go talk to her.

DEAN: Yeah, I will.

SAM: Oh, and you might also want to mention that other thing. (They stop at the car.)

DEAN: What other thing?

SAM: The serious unfinished business. Dean, what is going on between you two?

DEAN: Alright, so maybe we were a little bit more involved than I said.

SAM: Oh, ok. Yeah.

DEAN: Okay, a lot more. Maybe. (SAM laughs.) And I told her the secret about what we do, and I shouldn’t have.

SAM: No, look, man, everybody’s gotta open up to someone, sometime.

DEAN: Yeah, I don’t. It was stupid to get that close, and look how it ended. (SAM smiles and stares at him.) Would you stop? (SAM continues to stare.) Blink or something.

SAM: (stunned) You loved her.

DEAN: Oh, God. (He starts to open the door.)

SAM: You were in love with her, but you dumped her. (DEAD looks at him and shakes his head.) Oh, wow. She dumped you.

DEAN: Get in the car. (SAM doesn’t move.) Get in the car! (SAM still looks shocked.)

(CUT TO: INT. – Cassie’s house. CASSIE is at her desk, working at the computer. There is a knock at the door. She gets up to answer it. It is DEAN.)

CASSIE: Dean, hey.

DEAN: Hey.

CASSIE: Come on in. (He comes in and she shuts the door.)

DEAN: So, are you busy?

CASSIE: Uh, the paper’s doing a tribute to Jimmy. I was just going through his stuff, his awards. Trying to find the words.

DEAN: That’s gotta be tough.

CASSIE: For years, this family owned the paper, the Dorians. They had a whites only staff policy. After they sold it, Jimmy became the first black reporter. He didn’t stop till he became editor. He taught me everything. Where’s your brother?

DEAN: (awkwardly) Not here.

CASSIE: Alright, so, uh, what brings you here?

DEAN: Trying to find the connection between the three victims. By the way, did you talk to your mom about what Todd said about not being a racist?

CASSIE: I did. She didn’t wanna talk about it.

DEAN: Right. (They share an awkward silence.) So, just then, um, why’d you ask where my brother was?

CASSIE: Nothing. Not important.

DEAN: Could it be because without him here, it’s just you and me? And not you, me, and Sam, which would be easier? 

CASSIE: It’s not easier. (DEAN looks upset.) Look, I—

DEAN: No, forget it. It’s fine. We’ll keep it strictly business. (CASSIE laughs.)

CASSIE: I forgot you do that.

DEAN: Do what?

CASSIE: Oh, whenever we get—what’s the word, close? Anywhere in the neighborhood of emotional vulnerability, you back off. Or make some joke, or find any way to shut the door on me. (DEAN laughs.)

DEAN: Oh, that’s hilarious. See, I’m not the one who took that big final door and slammed it behind me.

CASSIE: Wait a minute—

DEAN: And I’m not the one who took the key and buried it.

CASSIE: Are we done with this metaphor?

DEAN: All I’m saying is I was totally upfront with you back then, and you nailed me with it.

CASSIE: The guy I’m with, the guy I’m hoping might be in my future tells me he professionally pops ghosts.

DEAN: That’s not the words I used.

CASSIE: And that he has to leave to go work with his father.

DEAN: I did.

CASSIE: All I could think was, if you want out, fine, but don’t tell me this insane story.

DEAN: It was the truth, Cassie! And I noticed it didn’t sound so insane the minute you thought I could help you!

CASSIE: Back then, I thought you just wanted to dump me.

DEAN: (surprised) Whoa, let’s not forget who dumped who, okay?

CASSIE: I thought it was what you wanted.

DEAN: Well, it wasn’t.

CASSIE: I didn’t mean to hurt you!

DEAN: Well, you did.

CASSIE: I’m sorry!

DEAN: Yeah, me too. (They stare at each other for a few seconds before breaking into a passionate kiss. They pull away, slightly dazed, then kiss again. CASSIE slides DEAN’s jacket off his body and they wrap their arms around each other.)

(CUT TO: Bedroom. DEAN and CASSIE fall onto the bed and continue to make love to each other.)

(FADE TO: Road. Day. MAYOR HAROLD TODD is looking at a map. When he gets back to his car, the truck appears behind him. It rumbles and shakes, then starts to move forward. HAROLD tries to outrun it, but the truck runs him over. HAROLD rolls into a ditch. His face is bloody and distorted. The truck drives away and fades into nothing. The screen goes black.)

(FADE IN: Bedroom. CASSIE and DEAN are laying in bed together.)

CASSIE: We should fight more often.

DEAN: Absolutely. (CASSIE laughs.)

CASSIE: Actually, we were always pretty good at fighting.

DEAN: Mm.

CASSIE: (about the sex) This we were good at. (DEAN smiles.) It’s all the other stuff….not so much.

DEAN: Hey, I tried. I mean, I told you who I really was. That’s a big first for me.

CASSIE: Why’d you tell me?

DEAN: I don’t know. (She looks at him.) I guess I couldn’t lie to you.

CASSIE: Dean, you told me that story—and it scared the hell outta me. I thought you were nuts. Dangerous, even. (She sits up.) Actually, maybe I was looking for a reason to walk away.

DEAN: In my work, um….I see some horrible things. Things that can’t be explained. And I deal with them. But working things out with you? (She laughs.)

CASSIE: I’m a scary one alright. (He chuckles.) Well, usually, things get worked out. When you really want them to. (DEAN realizes what she’s trying to say.)

DEAN: Yeah, but I’m still really involved in my dad’s work.

CASSIE: No more excuses, okay? From you or me.

DEAN: Okay. (They share a long kiss. DEAN’s phone rings and they reluctantly break away. DEAN answers his phone.) Yeah? (…) You’re kidding.

(CUT TO: Road. DEAN walks up to SAM, who is finishing talking to a police officer.)

SAM: (gesturing to DEAN) And he’s with me. (The officer nods and walks away.) Where were you last night? (DEAN says nothing. SAM smiles.) You didn’t make it back to the motel.

DEAN: Nope.

SAM: I’m guessing you guys worked things out?

DEAN: We’ll be workin’ things out when we’re ninety. (SAM laughs.) So, what happened?

SAM: Every bone crushed. Internal organs turned to pudding. The cops are all stumped, but it’s almost like something ran him over.

DEAN: Something like a truck?

SAM: Yep.

DEAN: Tracks?

SAM: Nope. (DEAN sighs.)

DEAN: What was the mayor doing here anyway?

SAM: He owned the property. Bought it a few weeks ago.

DEAN: Yeah, but he’s white. He doesn’t fit the pattern.

SAM: Killings didn’t happen up on the road. That doesn’t fit either.

(CUT TO: Newsroom. CASSIE pours two cups of coffee, and sits down next to DEAN, who is on the computer. She hands him a mug.)

DEAN: Thanks. So, I’m trying to find some link between those killings back in the sixties and what’s going on now, but there wasn’t a lot about it in the paper.

CASSIE: Not surprising. Probably minimum police work, too. Back then, equal justice under the law wasn’t too literal around here. (DEAN’s phone rings. He answers it.)

DEAN: Yeah? (The scene alternates between the newsroom and the dock, where SAM is walking.)

SAM: (reading from a small book) Okay, the courthouse records show that Mr. and Mrs. Mayor bought an abandoned property. The previous owner was the Dorian family, for, like, 150 years.

DEAN: Dorian?

SAM: Yeah.

DEAN: (to CASSIE) Didn’t you say the Dorian family used to own this paper?

CASSIE: (nodding) Along with most everything else around here. Real pillars of the town.

DEAN: Right, right. (He brings up an article on the computer with the headline “Dorian Still Missing. Cyrus Dorian Missing For More Than A Week.”) That’s interesting.

SAM: What?

DEAN: This Cyrus Dorian—he vanished in April of ’63. The case was investigated but never solved. That’s right around the time the string of murders was going on back then.

SAM: Well, I pulled a bunch of paper up on the Dorian place, it must have been in bad shape when the mayor bought it.

DEAN: Why is that?

SAM: The first thing he did was bulldoze the place.

DEAN: (to CASSIE) Mayor Todd knocked down the Dorian place? (She nods.)

CASSIE: It was a big deal. One of the oldest local houses left. It made the front page.

DEAN: (to SAM) You got a date?

SAM: (reading his book) The third of last month. (DEAN types something on the keyboard and brings up another article. The headline reads “Mayor Buys, Bulldozes Historic Home. Heritage Committee Questions Civic Leadership.”)

DEAN: Mayor Todd bulldozes Dorian family home on the third. The first killing was the very next day. (He exchanges a look with CASSIE.)

(FADE TO: INT. – CASSIE’s house. She walks into the living room when the lights start to flicker. The camera cuts to outside, where the truck is roaring. Its headlights turn on. Inside the house, CASSIE walks to a set of windows and shuts the blinds. Outside, the truck starts to move towards the house. It stops just in front of the windows and puts itself in reverse. It then starts to drive towards the front door. Inside the house, another set of windows starts to open and shut. The papers on CASSIE’s desk scatter everywhere. Terrified, she moves to the hallway, where she can see the truck through the glass of the front door. She dials a number on her cell phone.)

CASSIE: Dean! Dean! (The screen goes black.)

(FADE IN: CASSIE’s living room. MRS. ROBINSON, CASSIE, and DEAN are sitting down. SAM hands CASSIE a cup of tea and sits down.)


CASSIE: Maybe you could throw a couple shots in there.

DEAN: You didn’t see who was driving the truck? (She shakes her head.)

CASSIE: Seemed to be no one. Everything was moving so fast. And then it was just gone. Why didn’t it kill us?

DEAN: Whoever’s controlling the truck wants you afraid first.

SAM: Mrs. Robinson, Cassie said that your husband saw the truck before he died. (She says nothing.)

CASSIE: Mom?

MRS. ROBINSON: Mm? (CASSIE looks at her curiously.) Oh, Martin was under a lot of stress. You can’t be sure what he was seeing.

DEAN: Well, after tonight, I think we can be reasonably sure that he was seeing a truck. What happened tonight—you and Cassie are marked. Okay? And your daughter could die. So, if you know something, now would be a really good time to tell us about it.

CASSIE: Dean—

MRS. ROBINSON: Yes. Yes, he said he saw a truck.

SAM: Did he know who it belonged to?

MRS. ROBINSON: He thought he did.

DEAN: Who was that?

MRS. ROBINSON: (choking back tears) Cyrus. A man named Cyrus. (DEAN takes the article from the computer out of his coat pocket and shows it to her.)

DEAN: Is this Cyrus?

MRS. ROBINSON: Cyrus Dorian died more than 40 years ago. (DEAN’s expression turns surprised.)

DEAN: How do you know he died, Mrs. Robinson? (She looks guilty.) The paper said he went missing. How do you know he died?

MRS. ROBINSON: We were all very young. I dated Cyrus a while, but I was also seeing Martin. In secret, of course. Interracial couples didn’t go over too well then. When I broke it off with Cyrus, and when he found out about Martin….I don’t know, he—he changed. His hatred—his hatred was frightening.

SAM: (to DEAN) The string of murders.

MRS. ROBINSON: There were rumors. People of color disappearing in some kind of a truck. But nothing was ever done. (She starts to cry.) Martin and I, we were, uh, going to be married in that little church near here. But last minute, we decided to elope, cause we didn’t want the attention.

DEAN: And Cyrus?

MRS. ROBINSON: (crying harder) The day we set for the wedding was….the day someone set fire to the church. (There is a flashback of a burning stick falling to the ground by the church. The entire building goes up in flames. End flashback. MRS. ROBINSON begins to sob.) There was a children’s choir practicing in there. They all died.

SAM: (softly) Did the attacks stop after that?

MRS. ROBINSON: (sobbing) No. There was one more. One night, that truck came for Martin. Cyrus beat him something terrible. (Another flashback shows Cyrus on the side of the road, beating Martin mercilessly with a baseball bat. End flashback.) But Martin, you see, Martin got loose. (The flashback continues. Martin grabs the bat from Cyrus in mid-swing and starts beating him.) And he started hitting Cyrus, and he just kept hitting him and hitting him. (Martin beats Cyrus until Cyrus falls to the ground, motionless. End flashback. MRS. ROBINSON is unable to go on.)

DEAN: Why didn’t he call the cops? (MRS. ROBINSON looks at him strangely.)

MRS. ROBINSON: (hysterically) This was forty years ago! He called on his friends, Clayton Solmes and Jimmy Anderson, and they put Cyrus’ body into the truck and rolled it into the swamp at the edge of this land, and all three of them kept that secret all this years! (The flashback continues. The three black men place Cyrus’ body into the driver’s seat of the truck and roll it down the road into the swamp. End flashback.)

SAM: And now all three are gone.

DEAN: So is Mayor Todd. Now, he said that you, of all people, would know that he is not a racist. Why would he say that?

MRS. ROBINSON: He was a good man. He was a young deputy back then, investigating Cyrus’ disappearance. Once he figured out what Martin and the others had done, he….he did nothing. Because he also knew what Cyrus had done.

CASSIE: (crying) Why didn’t you tell me?

MRS. ROBINSON: I thought I was protecting them. (She starts crying again.) And now there’s no one left to protect.

DEAN: Yes, there is. (He looks at CASSIE. MRS. ROBINSON takes her daughter’s hand.)

(CUT TO: EXT. – House. SAM and DEAN are standing by the car.)

SAM: My life was so simple. Just school. Exams. Papers on polycentric cultural norms. (They chuckle.)

DEAN: So, I guess I saved you from a boring existence.

SAM: Yeah, occasionally, I miss boring. (DEAN pauses.)

DEAN: Alright, so, this killer truck—

SAM: (laughing) I miss conversations that didn’t start with “this killer truck”. (DEAN nods and laughs.)

DEAN: Alright, well, this Cyrus guy….

SAM: Yeah.

DEAN: Evil on a level that infected even his truck. And when he died, the swamp became his tomb. And the spirit was dormant for forty years.

SAM: So, what woke it up?

DEAN: The construction on his house. Or, the destruction.

SAM: Right. Demolition or remodeling can awaken spirits, make ‘em restless. Like that theater in Illinois.

DEAN: Yeah. And the guy who tears down the family homestead, Harold Todd, is the same guy that kept Cyrus’ murder quiet and unsolved.

SAM: So, now his spirit is awakened, and out for blood.

DEAN: Yeah, I guess. Who knows what ghosts are thinking anyway?

SAM: You know we’re gonna have to dredge that body up from the swamp, right? (DEAN smiles falsely and nods.) Oh, man.

DEAN: You said it.

SAM: Yeah. (CASSIE comes outside.)

DEAN: Hey.

CASSIE: Hey. She’s asleep. Now what?

DEAN: Well, you stay put, and look after her. And we’ll be back. Don’t leave the house. 

CASSIE: Don’t go getting all authoritative on me. I hate it.

DEAN: Don’t leave the house, please? (They smile and begin to kiss. SAM sees them and clears his throat. DEAN holds up his index finger, and they eventually pull away from each other.) You comin’ or what? (SAM and DEAN get in the car.)

(CUT TO: Swamp. DEAN is using a dredge to pull the truck from under the water.)

SAM: Alright, let’s get her up. (DEAN pulls the truck almost completely out of the swamp.) Alright, little more, little more. Little more. (DEAN pulls the entire thing onto the land.) Alright, stop. (DEAN stops the machine and gets out.) Nice.

DEAN: Hell, yeah.

SAM: Now I know what she sees in you.

DEAN: What? (SAM laughs.)

SAM: Come on, man, you can admit it, you’re still in love with her.

DEAN: Oh, can we focus, please? (He opens the trunk of his car.)

SAM: I’m just sayin’, Dean. Alright, what am I getting?

DEAN: Gas, flashlight.

SAM: Got it, got it.

DEAN: Alright, let’s get this done.

SAM: Alright. (They close the trunk and walk over to the truck. DEAN cautiously opens the driver’s side door. They find the decomposing skeleton of Cyrus Dorian inside. SAM and DEAN look disgusted.)

DEAN: Alright, let’s get to it.

(CUT TO: Table. DEAN and SAM lay the skeleton on the table and pour gas and salt all over it. The body bursts into flames.)

SAM: Think that’ll do it? (Suddenly, the ghost truck roars into life.)
                                                                                        
DEAN: I guess not. (The screen goes black.)

(FADE IN: Swamp. SAM and DEAN are watching the truck while the body burns.)

SAM: So, burning the body had no effect on that thing?

DEAN: Oh, sure it did. Now it’s really pissed.

SAM: But Cyrus’ ghost is gone, right, Dean?

DEAN: Apparently not the part that’s fused with the truck. (He walks over to his car.)

SAM: Where are you going?

DEAN: I’m going for a little ride.

SAM: What?

DEAN: I’m gonna lead that thing away. (He points to the truck they just uncovered.) That rusted piece of crap, you’ve gotta burn it.

SAM: How the hell am I supposed to burn a truck, Dean?

DEAN: I don’t know. Figure something out. (He tosses SAM a bag full of objects and gets in the car.)

SAM: Figure something—? (He watches the truck follow DEAN away from the swamp.)

(CUT TO: Road. DEAN is being chased by the truck, which is rapidly gaining speed.)

(CUT TO: Swamp. SAM is frantically searching through John’s journal.)

(CUT TO: Road. DEAN is still being chased.)

(CUT TO: Swamp. SAM is looking at a map. His cell phone rings and he answers it. The scene alternates between the swamp and the road.)

SAM: Hey, you gotta give me a minute.

DEAN: I don’t have a minute! What are we doing?

SAM: Uh….let me get back to you. (He hangs up.)

(CUT TO: Road. DEAN hangs up and watches the truck in his rearview mirror.)

(CUT TO: Swamp. SAM is on the phone.)

SAM: Hey, Cassie? Hey, it’s Sam. Okay, I need some information, and it has to be exactly right.

(CUT TO: Road. DEAN presses a button on his phone. The scene alternates between the road and the swamp.)

SAM: Alright, Dean?

DEAN: This better be good!

SAM: Where are you?

DEAN: I’m in the middle of nowhere, with a killer truck on my ass! I mean, it’s like it knows I put the torch to Cyrus!

SAM: Dean, Dean, listen to me, it’s important, I have to know exactly where you are. (DEAN passes a street sign reading Decatur Road.)

DEAN: Decatur Road, about two miles off the highway.

SAM: Okay, headed east?

DEAN: Yes! (The truck crashes into the back of DEAN’s car, causing DEAN to drop his cell phone.) Oh, you son of a bitch! (He picks up his phone.)

SAM: Okay, uh, turn right. Up ahead, turn right. (DEAN turns sharply to the right. The truck follows him.) You make the turn?

DEAN: Yeah, I made the turn! You’re gonna need to move this thing along a little faster!

SAM: Alright, you see a road up ahead?

DEAN: No! (He looks again.) What—wait, yes, I see it!

SAM: Okay, turn left.

DEAN: What? (The truck is now beside him. DEAN waits for the truck to pass him completely, then he makes the turn.) Alright, now what?

SAM: You need to go exactly seven-tenths of a mile and stop.

DEAN: Stop?

SAM: Exactly seven-tenths, Dean. (DEAN watches his odometer carefully. After driving exactly seven-tenths of a mile, he screeches to a halt. In the distance, he can see the truck facing him, motionless.) Dean, you still there?

DEAN: Yeah.

SAM: What’s happening?

DEAN: It’s just staring at me, what do I do?

SAM: Just what you are doing. Bringing it to you. (DEAN watches as the truck begins speeding towards his car. He puts his phone down, waiting.)

DEAN: Come on, come on. (The truck finally reaches DEAN’s car and drives right through it, then disappears completely. DEAN waits, confused.)

SAM: Dean? You still there? Dean? (DEAN picks up his phone.)

DEAN: Where’d it go?

SAM: Dean, you’re where the church was.

DEAN: What church?

SAM: The place Cyrus burned down. Murdered all those kids.

DEAN: (looking at the remains of the building) Not a whole lot left.

SAM: Church ground is hallowed ground, whether the church is still there or not. Evil spirits cross over hallowed ground, sometimes they’re destroyed. So, I figured maybe that would get rid of it.

DEAN: Maybe? Maybe?! What if you were wrong?

SAM: Huh. Honestly, that thought hadn’t occurred to me. (DEAN, clearly furious, hangs up.)

DEAN: “Well, that honestly didn’t occur to me”. (He slams his hand on the steering wheel.) I’m gonna kill him. (The screen goes black.)

(FADE IN: Dock. SAM is waiting in the car. DEAN stops at the car with CASSIE.)

CASSIE: My mother says to tell you thanks again. (He nods.) This is a better goodbye than last time.

DEAN: Yeah, well, maybe this time it’ll be a little less permanent.

CASSIE: You know what? I’m a realist. I don’t see much hope for us, Dean.

DEAN: (slightly disappointed) Well, I’ve seen stranger things happen. A hell of a lot stranger.

CASSIE: (sadly) Goodbye, Dean.

DEAN: I’ll see ya, Cassie. I will. (They kiss. SAM watches from inside the car. CASSIE and DEAN break away and embrace for a minute. DEAN eventually lets go and gets in the car. SAM waves to her and CASSIE watches the two of them drive away.)

(FADE TO: INT. – Car. SAM is driving.)

SAM: I like her. (DEAN nods.)

DEAN: Yeah.

SAM: You meet someone like her, ever make you wonder if it’s worth it? Putting everything else on hold, doing what we do? (DEAN says nothing, but smiles at SAM. He takes a pair of sunglasses out of the glove compartment and puts them on.)

DEAN: Wake me up when it’s my turn to drive. (He smiles and slouches down in his seat. SAM smiles and continues to drive. The screen fades to black.)

THE END

 

Ecrit par kaylia.

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