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#710 : Aux portes de la mort

 

Réalisé par : Robert Singer
Ecrit par : Sera Gamble

BOBBY REVISITE SON PASSE - Tandis que Sam et Dean mènent une course contre la montre lors d'une mission de haute voltige, Bobby recherche l'aide d'un improbable vieil ami, afin de résoudre l'une des affaires les plus personnelles de sa vie.

 

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Titre VO
Death's Door

Titre VF
Aux portes de la mort

Première diffusion
02.12.2011

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Bobby a reçu une balle en pleine tête, Dean fonce et cherche l’hôpital le plus proche, pendant que Sam lui fait les premiers secours Les Winchester sont très inquiets …

SUPERNATURAL

Pendant que Sam s’occupe de Bobby, celui-ci revoit la dernière journée qu’il a passé avec les garçons. Mais il se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond. Il commence à saigner de la tête. En rentrant, il se souvient qu’il a pris une balle et qu’il voulait dire quelque chose à Sam et Dean. Il écrit une série de chiffres sur un papier et le place dans sa poche. Bobby se retourne et ne fait plus face aux Winchester, mais à sa femme.

Il se souvient de cette fameuse nuit avec elle, il est très perturbé. Bobby entend le tonnerre dehors et regarde par la fenêtre, il voit un jeune garçon courir dehors, et se dit qu’il y’a un gros problème. Les étoiles et la lune disparaisse. Il décide de sortir de la chambre.

Il se retrouve dehors vers une église et avec Rufus sur une de leurs vieilles enquêtes. Il demande de l’aide à son ami, mais Rufus n’écoute rien et rentre dans l’église. Bobby voit une nouvelle fois le jeune garçon. Ce dernier s’approche de Bobby et lui dit que Dieu va le punir. Il entend de la casse et voit un verre de lait brisé par terre. Le vieux chasseur décide de rentrer à son tour dans l’église pour rejoindre Rufus. Mais une sorte de tremblement dans l’église fait disparaitre toutes les personnes présentes dans la pièce. Les lumières s’éteignent et en se retournant, Bobby fait fasse à un faucheur, qu’il lui dit que son heure est arrivé.

Le faucheur lui explique qu’il est dans le coma et qu’il est venu le chercher, mais Bobby ne veut pas se laisser faire et décide de s’enfuir, mais le faucheur lui assure qu’il le retrouvera et que ce sera inévitable pour lui, il doit mourir. Bobby se retrouve dans son ancienne maison, et tombe sur Sam et Dean en plein débat sur Chuck Norris et Jet Li. Il ouvre alors la cuisine et fait face à propre mère. Il referme et tombe alors sur Rufus dans l’église. Il redemande de l’aide à son ami, mais celui-ci est bien trop occupé à vouloir tué son fantôme.

A l’hôpital, le personnel tente tout ce qu’il peut pour sauver Bobby, sous les yeux très inquiets de Dean et Sam. Au même moment, Bobby se fait attaquer par le fantôme que Rufus chasse. Il le sauve mais c’est Rufus qui se fait blesser, Bobby réussit à tuer le fantôme et à l’hôpital le personnel à réussit à le stabilisé. Les Winchester restent bouleversés et très inquiets pour leur ami.

Dans son rêve, près d’un hôpital, Bobby revoit encore le jeune garçon et il semble le reconnaitre, mais quand Rufus arrive, il a disparu. Il explique enfin la situation à son partenaire, il doit trouver une solution pour donner les numéros à Sam et Dean. Rufus lui dit alors qu’il doit affronter tout ces pires souvenirs pour trouver la bonne porte qui le mènera vers la vie normale. Une secousse se fait de nouveau ressentir et cette fois Bobby se retrouve face à Karen, sa femme, qui semble lui en vouloir terriblement. En effet, il venait de lui avouer qu’il ne voulait pas d’enfants, et ce fut leur pire dispute, surtout que Karen à été possédée trois jours après. Pour Bobby c’est le plus grand regret de sa vie. Rufus soutient son ami, et lui dit qu’il doit aller vers une autre porte.

En allant dans l’autre porte, Bobby et Rufus se retrouvent dans un parc, Bobby se revoit quelques années auparavant jouant avec Dean. Pour Rufus, Bobby s’en sort plus que très bien avec les enfants, et il ne comprend pas pourquoi, il n’en voulait pas. Il avoue qu’il avait peur d’être comme son père. Et que finalement c’est-ce qu’il est. Mais Rufus lui affirme le contraire et lui demande de chercher que les souvenirs qu’il ne veut plus. Bobby réfléchit et ouvre une nouvelle porte.

Il se retrouve face à ces parents, et on comprend que le jeune garçon qu’il a vu à plusieurs reprises, n’est autre que Bobby enfant. Son père était très violent, et le jeune Bobby casse un verre de lait par inadvertance. Ed son père s’énerve et jette violemment son assiette à terre. Bobby décide de refermer la porte sous les yeux surpris de Rufus. Il pense que son ami à peur et qu’il ne veut pas l’affronter. Mais Bobby nie, et pense avoir une idée, étant donné que le faucheur est toujours à ces trousses (les secousses viennent de lui) il décide qu’il va le stopper.

Sam demande au médecin si il ne peut rien faire de plus pour son oncle. Mais le médecin lui affirme qu’ils ne peuvent que attendre. Il faut que la grosseur au niveau de sa tête diminue. Dean demande combien de temps cela va prendre, mais il ne peut rien affirmer. Il leur explique qu’un seul coté à été blessé, mais il ne veut pas leur donner de faux espoirs. Un homme écoute leur discussion un peu plus loin et prend des notes. Le docteur explique alors que dans la majorité des cas comme Bobby, les patients meurent, tout ne repose que sur lui. Les Winchester sont bouleversés, mais l’homme qui écoutait, s’approche d’eux et leur demande si ils sont parents avec Bobby.

Dean écoute alors ce que ce dernier veut lui dire, en faites il voudrait juste savoir si leur oncle est pour le don d’organes. Comprenant où il veut en venir, Dean explose sa colère et fracasse d’un coup de poing la vitrine derrière l’homme, il lui ordonne de s’en aller sur la champ et de tout faire pour sauver son oncle. Dean décide d’aller prendre l’air et tombe sur Dick qui est sur le parking. Dean explose une nouvelle fois et devant des témoins qui filment la scène, Dick est impuissant et ne peut riposter devant tant de monde. Dean lui affirme qu’il le tuera, Dick sourit et lui demande d’aller voir son ami qui est mal en point. Dean ne plaisante pas et lui confirme de nouveau qu’il le tuera et qu’ils se reverront très bientôt.

Bobby et Rufus cherchent toujours une solution pour ralentir le faucheur, il a encore quelques tours dans son sac. Rufus est d’accord pour l’aider.

Dean se prend un café et va rejoindre son frère. Il a apprend à Sam pour Dick. Sam lui annonce que apparemment le gonflement aurait un peu diminué, et Bobby respire seul de nouveau. Mais pour l’instant ils ne peuvent pas retiré la balle, et il se pourrait que le médecin doit retiré les tissus cérébrales abimés de Bobby. Sam demande à Dean de venir un peu plus loin, il lui explique qu’ils doivent se préparer à l’éventualité que Bobby ne revienne pas. Mais Dean s’entête et ne veut pas parler de ça, il pense qu’il s’en sortira, car ils en ont trop baver. Il préfère alors s’en aller, laissant Sam seul et compétemment perdu.

Bobby et Rufus préparent leur rituel, mais des choses semblent disparaitre et Bobby à de nouveau un souvenir qui lui vient. Une dispute avec John au sujet des garçons. Puis il finit son rituel et le faucheur est piégé. Il tente de le dissuader de faire quelque chose, de toute façon il doit mourir. Mais Bobby ne veut pas l’écouter, le faucheur ne lui laisse pas le choix, il lui fait comprendre que tout disparait petit à petit, la balle dans son cerveau est en train de tout faire disparaitre. Et d’ailleurs le faucheur ne restera pas très longtemps piégé. Même Rufus lui dit qu’il devrait y réfléchir. Mais Bobby s’en fiche, parce qu’il doit aider ces garçons. Il décide alors de se battre et revoit de nouveau le jeune Bobby, il décide de le suivre. Il remercie son ami et s’en va laissant le faucheur piégé.

Bobby est donc dans un de ces pires souvenirs, sa mère est par terre et ramasse les morceaux de verres. Mais son père la frappe, n’y tenant plus, Bobby affronte son pire cauchemar, et lui affirme que c’est à cause de lui si il n’a pas eu d’enfants, mais il a eu la chance d’adopter deux garçons et qu’ils ont très bien grandis et qu’ils sont des héros. Son père peut aller en enfer, il n’en a plus rien à faire.

A l’hôpital, Bobby semble montré des signes de réactivité, ils vont le monter en chirurgie, et Dean et Sam ont le droit de le voir.

Le père de Bobby crie encore et toujours sur sa femme, il l’a encore frappé, mais cette fois Bobby enfant le menace avec un fusil. Il finit par le tué et sa mère lui dit que Dieu va le punir. Bobby intervient et le réconforte comme il peut, il lui dit ensuite d’enterré le corps. Le faucheur arrive, mais Bobby à le temps de s’échapper.

Il se réveille et fait fasse à Dean et Sam à l’hôpital. Il n’arrive pas à parler mais réussit à écrire les chiffres sur la main de Sam. Il les regardent et finit par dire "Idiots", avant de reperdre connaissance. Son cœur s’arrête et les médecins tentent de le réanimés sous les yeux impuissants de Sam et Dean.

Bobby est de nouveau dans sa maison avec les garçons, il va chercher des bières dans la cuisine. Le faucheur revient et lui explique qu’il doit venir avec lui, tout ces souvenirs ont été effacés et que Sam et Dean vivront très bien sans lui. Mais Bobby refuse, il est ravi d’avoir gardé le meilleur pour la fin et décide de profiter de ces derniers instants avec ces garçons. Il sourit devant leur dispute et ils finissent par disparaitre devant lui, le laissant seul. Le faucheur revient et lui demande une dernier fois : Est-ce qu’il va le suivre ou non ? Bobby le regarde et seul le tic tac de la montre du faucheur résonne …

 

Ecrit par Bibou.

(On voit le chemin de la balle tirée sur Bobby de l'intérieur, puis de l'extérieur de sa tête.)

 

VEHICULE – NUIT

(Sam est à l'arrière avec Bobby. Dean conduit.)

SAM

Bobby? Bobby? Ca va aller. Accroche-toi.

 

DEAN

Est-ce qu'il est est mort?

 

SAM

J'vérifie.

(Sam pose ses doigts sur la nuque de Bobby pour vérifier son pouls.)

DEAN

Est-ce qu'il est mort ?!

 

SAM

Contente-toi de conduire! Bobby!

 

DEAN

Dis-moi ce qu'il se passe, Sam!

 

SAM

C'est bon, il respire. J'ai un pouls.

(Dean tape un numéro sur son téléphone portable.)

DEAN

Redresse-le un peu. Fais un point de compression!

 

SAM

J'suis pas crétin! Je sais quoi faire dans ce genre de situation!

 

DEAN (au téléphone)

Les urgences les plus proches.

 

SAM

Lâche pas. Accroche-toi.

 

DEAN (au téléphone)

S'il vous plait, donnez moi l'adresse! (Il raccroche)

 

DEAN

C'est bon, Bobby. Accroche-toi!

(La camionette dérape quand Dean accélère.)

 

---SUPERNATURAL---

 

SAM

Bobby, accroche-toi.

(Bobby, Dean et Sam marchent dans la forêt [Scène tirée de l'épisode 7x09]. Ils aperçoivent un bras ensanglanté, pendu à un arbre.)

DEAN

Je crois qu'on a trouvé Phil.

 

BOBBY

Attendez un peu. Y a un truc qui cloche.

 

DEAN

Sans blague! T'as peut-être pas vu mais y a un cadavre dans un arbre.

 

BOBBY

Il va se passer quelque chose de grave.

 

DEAN

On s'attendait un peu à ce qu'il y ait du grabuge. C'est pour ça qu'on a des flingues.

(Bobby regarde sa main et du sang tombe dessus. Il porte ses doigts à son front et s'aperçoit qu'il est blessé.)

BOBBY

Ou bien ça s'est peut-être déjà produit.

(Bobby, Sam et Dean entrent. Bobby retire ça casquette et voit que sa tête saigne encore. Il remet sa casquette.)

BOBBY

 

SAM

Tu peux nous dire ce qui t'arrive?

 

DEAN

Ouais, qu'est-ce qui tourne pas rond dans ta tête?

 

BOBBY

J'ai pris une balle dedans.

 

DEAN

Tu peux répéter?

 

SAM

On a passé toute la journée avec toi.

 

DEAN

On l'aurait vu si tu t'étais pris une balle.

 

BOBBY

Je l'ai pas prise ici, je l'ai... je l'ai prise de l'autre côté. Dans... Dans le monde réel.

 

DEAN

Là, j'suis perdu.

 

SAM

Ecoute, tu veux pas t'asseoir un p'tit instant?

 

BOBBY

Non, j'ai un truc à vous dire, c'est... Et merde! Ca me revient pas!

 

SAM

C'est bon, prends le temps qu'il faut. On ne bouge pas.

 

BOBBY

Non, non. Pas à vous... Les vrais vous. Ceux qui sont... dans le monde réel... Des chiffres. Des chiffres... Il me faut du papier!

(Bobby s'approche de la table, en sort du papier et un stylo, et écrit.)

BOBBY

J'ai pas eu le temps... de vous le dire. C'est allé trop vite... Ca concerne...

(BOBBY écrit “454895” sur le papier.)

BOBBY

...ce qu'ils fabriquent. Je dois vous le dire.

(Bobby met le papier dans sa poche)

KAREN

Bon alors...

(Karen est assise sur le lit, en robe de nuit. Des bougies sont disposées un peu partout. Bobby se tient sur le pas de la porte, un verre de vin rouge à la main.)

 

KAREN

... tu vas rester planté là ou me le donner ce verre?

 

BOBBY

Qu'est-ce que... Karen?

 

KAREN

Tu t'attendais à Farah Fawcett?

 

BOBBY:

Non, elle téléphone avant de venir. [pause] C'est que j'ai dit la première fois que c'est arrivé.

 

KAREN

De quoi est-ce que tu parles? Donne moi ça.

(Karen lui tend la main. Bobby baisse les yeux et remarque le verre de vin.)

BOBBY

(Bobby donne le verre à Karen.)

BOBBY

C'est... Tout est comme avant... Tu es magnifique.

 

KAREN

Arrête ton numéro de charme et viens là.

(Karen prend la main de Bobby.)

KAREN

J'ai l'impression... qu'on ne parle plus ces derniers temps.

 

BOBBY

Je sais exactement ce que tu ressens.

 

KAREN

En fait, j'aurais quelque chose à te dire. Et cette fois tu ne te défiles pas, s'il te plait... Reste là, et assieds-toi... Allez, vas-y.

(Bobby s'assoit sur le lit.)

BOBBY

Ca y est, je sais quel soir on est. Je m'en souviens très bien.

 

KAREN

J'ai pris le temps...

 

Karen et Bobby (simultanément)

... de peser le pour et le contre...

 

(Karen le frappe à l'épaule.)

KAREN

Ne te moque pas de moi.

 

BOBBY

 

(On entend un orage.)

BOBBY

J'me souviens pas qu'il y ait eu un orage ce soir-là.

(Bobby s'approche de la fenêtre et voit la pleine lune, entourée d'étoiles. Toutes les étoiles disparaissent, ainsi que la lune. Bobby aperçoit un jeune garçon qui vient vers la maison.)

 

BOBBY

Sainte Marie mère de Dieu! On peut dire que j'suis complétement siphoné.

 

KAREN

Qu'est-ce qu'il y a?

 

(Bobby se retourne vers elle.)

BOBBY

Rien du tout... Il faut que je parte. J'suis désolé.

 

KAREN:

Bobby, attends. Ne t'en vas pas !

(Bobby se retrouve dehors, en uniforme, juste derrière Rufus, vêtu exactement de la même manière.)

RUFUS

La seule astuce, c'est de faire comme si tu savais de quoi tu parles.

 

BOBBY

Rufus?

 

RUFUS

Quoi? J'peux plus te donner de conseils? Tu crois que tu sais tout sur tout, c'est ça? Tu peux attendre dans la caisse si tu veux.

 

BOBBY

Nan, attends. J'ai besoin que tu m'aides. Vraiment.

 

RUFUS

Ouais, je ne te le fais pas dire.

 

BOBBY

Ecoute-moi une seconde. J'vais mourir!

 

RUFUS

Oh, voilà une vision optimiste de nos chances de survie dans une chasse aux fantômes.

(Rufus tient un détecteur de fantômes, qui s'allume et sort de drôles de bruits.)

RUFUS

Wow, wow! Tout doux mon joli... Allez ma p'tite poule, en piste!

 

BOBBY

Non, Rufus!

(Rufus entre dans le bâtiment. Bobby regarde autour de lui. Il pleut. Le bâtiment est en fait une église. Le jeune garçon de la scène précédente court dans la rue. Rufus rouvre la porte de l'église.)

RUFUS

Tu t'amènes, oui ou non? On n'a pas toute la nuit devant nous.

 

BOBBY

J'arrive.

(Bobby voit le jeune garçon lui attraper le bras.)

JEUNE GARCON

Dieu va te punir pour ça.

(Bobby entend un bris de verre et regarde derrière lui. Il voit une bouteille de lait brisée au sol. Quand il se retourne, le jeune garçon a disparu. Bobby entre alors dans l'église.)

(Six personnes en robes rouges se tiennent dans le fond de l'église. Rufus s'approche d'une porte sur le côté. Les six personnes forment une ligne et tiennent des livres de chants. On entend à nouveau l'orage. Le sol trembre et les Bibles tombent au sol. Les autres personnes autour de Bobby disparaissent. Les lumières s'éteignent. Un homme apparaît, tenant une montre ancienne, et s'approche de Bobby.)

 

HOMME

Bonjour, Monsieur Singer.

(Bobby se tourne et voit l'homme habillé en noir. Il y a un flash de lumière. L'homme fait tourner sa montre et l'attrapa dans sa main.)

HOMME

Votre temps touche à sa fin.

ECRAN NOIR

BOBBY

Alors c'est vous, ma Faucheuse? J'ai entendu parler de vous. D'habitude vous venez prendre les âmes des gens en plein jour ou pendant leur sommeil. C'est la première fois que j'entends parler d'une Faucheuse qui vient dans la caboche de quelqu'un.

 

FAUCHEUSE

Vous êtes dans le coma. C'est la procédure, je m'introduis dans votre caboche et j'vous en fais sortir.

(La Faucheuse fait un pas vers Bobby et tend sa main. Bobby recule.)

FAUCHEUSE

Ah, vous croyez pouvoir m'échapper?

 

BOBBY

J'peux essayer.

 

FAUCHEUSE

Je n'ai pas que vous à voir, Singer. Ne me faites pas perdre mon temps.

 

BOBBY

Et pourquoi pas? Tant qu'il m'en reste.

 

FAUCHEUSE

Vous ne faites que différer l'inévitable.

(La Faucheuse jette un coup à sa montre. Bobby en profite pour s'enfuir par la porte empruntée par Rufus).

FAUCHEUSE

Je vous retrouverai, où que vous vous cachiez... Même au milieu de ce labyrinthe imbibé d'alcool.

 

(Bobby se retrouve dans une autre pièce, vêtu différemment. Quelqu'un pose deux DVD sur une table : “Chuck Norris American Hero Collection” et “The Delta Force”.)

 

 

SAM

Je dis simplement que c'est pas vraiment comparable.

(Sam et Dean sont assis dans le salon.)

DEAN

Attends, j'te reconnais plus là! Y a pas photo, qu'est-ce que tu racontes?

 

SAM

Je dis que ça dépend des critères.

 

DEAN

Le seul critère, c'est l'instant de survie. (Il se lève) Une fois que tu te retrouves dans la merde, c'est plus une question de talent. Il s'agit simplement d'être un dur-à-cuire. (Il se retourne vers Bobby) Bobby, tu veux bien dire à Sam que Chuck Norris pourrait botter le cul de Jet Li ?

 

(Bobby regarde autour de lui et s'approche de la cuisine.)

 

DEAN

Attrape-moi une bière, pendant que tu y es.

 

(Bobby ouvre la porte coulissante de la cuisine. Une femme est en train de mettre la table.)

FEMME

Bobby? Bobby Singer tu auras intérêt à être propre en descendant manger!

(La femme, la mère de Bobby, regarde vers Bobby. Derrière Bobby, Dean se tient près de la télé, allumant le lecteur DVD.)

MERE DE BOBBY

Tu es dégoutant! Qu'est-ce qui te prend, enfin? On dirait que tu fais exprès de le provoquer.

(Bobby referme la porte de la cuisine.)

(Rufus jette à Bobby un fusil.)

RUFUS

La pauvre chérie... Elle se fait plaquer à l'autel, se suicide, et on l'enterre dans la crypte. Maintenant elle s'attaque à ceux qui brisent le coeur de leur fiancée... Poignant, tu trouves pas ?

(Rufus donne une lampe torche à Bobby.)

RUFUS

T'es à bout de souffle. Tu t'es fait un jogging là-haut ou quoi ?

 

BOBBY

J'ai besoin que tu m'aides.

 

RUFUS

Sans blague.

 

BOBBY

Tu vas m'écouter?

 

RUFUS

J'ai besoin que tu prennes une torche. Dès que j'aurais ouvert son cercueil, va pas falloir traîner.

 

BOBBY

Dis, tu vas m'écouter, espèce d'abruti?! J'ai une Faucheuse qui me colle aux miches!

 

RUFUS

On a tous une Faucheuse qui viendra nous chercher, Bobby.

 

(Rufus regarde les noms sur les cryptes et s'arrête à Lara Coggins, 1925 - 1954.)

RUFUS

Allez! On va renvoyer ce fantôme d'où il vient. J'ai des trucs prévus ce soir, moi.

(Rufus frappe la crypte avec un grand marteau.)

(Bobby est poussé sur un lit d'hopital, toujours inconscient.)

MEDECIN

Bipez le neurochirurgien de garde. Et demandez au bloc de préparer un ECG. Faites de la place dès que possible.

(Sam et Dean suivent le lit de Bobby).

INFIRMIERE

Blessure par balle sur le côté droit du front. Pas d'orifice de sortie. Respiration spontanée et superficielle. Fréquence 18, saturation à 120. Tension 9.6

 

MEDECIN

Remettez quatre-vingt grammes de Mannitol pendant trente minutes. Désinfectez son cou. On lui pose une voie centrale.

 

SAM

Qu'est-ce qui se passe? Expliquez-nous.

 

MEDECIN

Faites les sortir.

 

INFIRMIERE

Navré, mais il faut que vous sortiez.

(Une autre infirmière déchire la chemise de Bobby.)

DEAN

Attendez, c'est notre oncle.

 

INFIRMIERE

Vous ne pouvez pas rester.

 

SAM

Qu'est-ce qu'ils font?

 

INFIRMIERE

On essaye de le stabiliser.

 

DEAN

Quand est-ce que vous pourrez retirer la balle?

 

INFIRMIERE

Si on peut faire diminuer le gonflement, si elle est à un endroit où on peut l'atteindre, et si...

 

SAM

... S'il survie assez longtemps.

 

(L'infirmière les sépare du bloc opératoire.)

(Rufus ouvre un cercueil.)

 

BOBBY

Laisse tomber, faut que j'bouge.

(Bobby se tourne pour partir, mais un fantôme apparaît devant lui. Elle a une forme marque ensanglantée au niveau du cou.)

FANTOME

Tu lui as brisé le coeur.

(Le fantôme désarme Bobby et pose une main sur son torse. Bobby grimace de douleur.)

(Sam et Dean attendent près du bloc opératoire où l'on s'occupe de Bobby.)

INFIRMIERE

Il s'enfonce.

 

MEDECIN

Mettez trente grammes de Mannitol en dix minutes.

 

INFIRMIERE

Vite, docteur. On va le perdre.

 

MEDECIN

500 ml de serum phy en molus.

 

INFIRMIERE

Ses constantes étaient stables il y a deux minutes.

 

MEDECIN

Plus maintenant, il s'enfonce.

(Le fantôme a toujours le bras à l'intérieur du corps de Bobby.)

FANTOME

Je vais te briser le tien.

(Rufus fait disparaître le fantôme.)

RUFUS

Bobby, est-ce que ça va? Dis-moi quelque chose.

(Bobby relève la tête).

BOBBY

Derrière toi.

 

(Le fantôme est réapparu derrière Rufus. Elle l'attrape et le jette au sol. Du sang coule de sa tête. Bobby enflamme les os du fantôme. Elle crie, s'enflamme à son tour et disparaît).

 

INFIRMIERE

Sa tension est à 13.9.

(L'état de Bobby est maintenant stable. Sa tête et bandée et il est vêtu des habits de l'hopital. Il a été intubé.)

(Rufus est toujours au sol.)

BOBBY

Ok, Rufus. J'ai besoin que tu... (Il s'aperçoit que Rufus est inconscient) Oh, bordel! Il a fallu que ce soit la seule de nos affaires où t'as failli te faire tuer. En attendant j'te promets que tu vas m'aider même si j'dois te porter.

(Le médecin quitte Bobby et se rapproche de Dean. Sam attend un peu plus loin.)

MEDECIN

Bon, il est stabilisé pour le moment, alors... il faut attendre.

(Dean jette un coup d'oeil à Bobby, puis se tourne lentement vers Sam. Tous deux semblent vraiment tendus.)

BOBBY

Rufus, où est-ce que t'es passé?

(Bobby voit le jeune garçon.)

BOBBY

Hé, toi! Oui, toi! J'peux savoir pourquoi tu me suis partout comme un p'tit chien , espèce de morveux !? (Il se rapproche de lui) J'en ai marre que tu me suives comme mon ombre. Qui est-ce que tu fuis exactement?

(Le jeune garçon ne répond pas.)

BOBBY

Mais dis donc... J'te connais toi.

 

RUFUS

Tu croyais que j'étais mort, hein?

 

(Bobby se retourne et voit Rufus sur une chaise roulanté, poussé par une infirmière. Rufus rit et tend un bout de papier à l'infirmière.)

RUFUS

Appelle-moi, d'accord?

(Rufus se lève de la chaise roulante.)

RUFUS

T'inquiète, c'est pas encore l'heure de me pleurer.

(Bobby regarde derrière lui ; le jeune garçon est parti.)

BOBBY

Dis donc, après que la mariée t'ait assomé, tu peux me dire c'que t'as ressenti aux frontières de la mort?

 

RUFUS

J't'en ai pas encore parlé, mais si ça t'intéresse tant que ça, j'pense que j'ai failli traverser.

 

BOBBY

Et qu'est-ce que t'as vu?

 

RUFUS

Qu'est-ce que j'ai vu ?! Pourquoi ça t'intéresse à ce point-là? (Il se rend compte que Bobby est sérieux) D'accord, d'accord. J'ai vu un long couloir, avec une moquette écossaise. C'était l'immeuble où j'ai grandi.

 

BOBBY

Et alors?

 

RUFUS

J'ai voulu me tirer! J'veux pas creuver sur une moquette écossaise, c'est même pas la peine d'y penser.

 

BOBBY

Mais qu'est-ce que t'as fait?

 

RUFUS

Eh bien, ça parait con si j'le dis comme ça, mais j'ai simplement cherché la porte de sortie... C'est marrant. J'crois que c'est de ça qu'on parle quand on dit que notre vie défile devant nos yeux. Chaque fois que j'ouvrais une porte, c'était un nouveau chapitre - le bon, le mauvais, le sanguinolant.

 

BOBBY

Comment t'as réussi à sortir?

 

RUFUS

A ton avis? J'ai trouvé la bonne porte.

 

BOBBY

Oui, mais comment tu l'as trouvé?

 

RUFUS

C'est tout bête, j'ai plongé profond.

 

BOBBY

Tu veux dire dans le passé?

 

RUFUS

Non, j'te parle... de truc auxquels t'as pas envie de penser. Alors tu les enfouis au plus profond, tu balances plein d'autres merdes par-dessus, et tu n'y repenses plus. Plus jamais.

 

BOBBY

Donc, t'es en train de me dire que la sortie était enfouie dans tes pires souvenirs?

 

RUFUS

C'était une porte importante, Bobby.

 

BOBBY

Ca va m'être utile.

 

RUFUS

Est-ce que tu peux me dire ce qu'il te prend, au juste ?

 

(Bobby sort le bout de papier de sa poche.)

BOBBY:

C'est ça. Je dois trouver la bonne porte pour donner ça à Sam et Dean. J'suis dans le coma, Rufus! En ce moment-même.

 

RUFUS (en riant)

Arrête ton char!

 

BOBBY

J'te dis que j'ai pris une bastos dans la caboche. J'suis... J'suis mourrant.

 

RUFUS

T'en es sûr?

 

BOBBY

Oui, malheureusement.

 

RUFUS

Alors là ça me coupe les pattes... Attends une seconde. T'es en train de me dire que j'fais partie de tes meilleurs souvenirs?

 

BOBBY

J'pourrais inventer ça à ton avis?

(On entend encore une fois l'orage.)

BOBBY

J'dois y aller.

 

RUFUS

Quoi?

 

BOBBY

Tu viens avec moi, Rufus.

 

RUFUS

Quoi ?!

 

BOBBY

J'ai besoin de mon équipier sur ce coup-là... S'il te plait.

(Rufus réfléchit.)

RUFUS

D'accord.

 

(Ils marchent ensemble vers l'hopital.)

RUFUS

Essaye de retrouver ton pire souvenir. Réfléchis bien, et concentre-toi. Vas-y franco... Le pire, hein.

 

BOBBY

Franchement, je saurais même pas par où commencer.

 

RUFUS

T'as qu'à te jetter à l'eau... Au fait, la mariée. J'sais vraiment pas pourquoi elle s'en est prise à toi. Y a pas plus fidèle et droit que toi, comme mec.

 

BOBBY

C'est sympa de m'aider à faire le tri.

(Le sol se met à trembler. Bobby s'avance.)

(Bobby et Rufus entrent dans la chambre. Le verre de vin rouge est brisé au sol. Karen est près des éclats, vêtue d'une robe bleue.)

KAREN

J'arrive pas à y croire. Je te déteste... Alors, tout ça n'est qu'un mensonge? Tout ce qu'on a vécu ensemble, les voeux qu'on a échangés? Et tout le reste aussi?... Tu savais que je voulais des enfants. Pourquoi tu ne m'as rien dit? Tu aurais pû me regarder en face, et me le dire.... Je n'y comprends rien. Tu es un homme bien. Tu ferais un très bon père... Franchement, qu'est-ce que ça veut dire? "Je finis par casser tout ce que je touche". Tu crois que c'est une excuse valable?

(Karen marche sur les éclats de verre et crie. Elle s'assoit sur le lit, le pied en sang. Bobby s'approche d'elle.)

KAREN

Ne t'approche pas de moi! Tu as tout gâché, et tu m'as brisé le cœur! Tu es un monstre! Tu es satisfait? Je ne veux plus te revoir!

(Karen commence à pleurer.)

BOBBY

J'veux juste te dire... que je suis désolé. Je n'ai jamais pu me le pardonner.

 

RUFUS

J'ai toujours cru que tu voulais toute une tribu de moutards.

(Bobby secoue la tête.)

RUFUS

Combien de temps après ça est-ce qu'elle...

 

BOBBY

... s'est fait possédée? (Il se retourne vers Rufus) Trois jours... C'est le plus grand regret de toute ma vie, cette dispute. On pourrait croire que c'était quand j'ai dû lui mettre un pieu dans le coeur, mais c'est pas ça. Pendant tout ce temps, j'arrêtais pas de me dire... que c'était impossible de se réconcilier après ça. (Il se tourne à nouveau vers sa femme). Si seulement j'avais su, je lui aurais dit tout ce qu'elle voulait entendre.

(Karen pleure toujours.)

RUFUS

Bobby? Hé, essaye la porte... Maintenant.

 

BOBBY

Merci, Rufus.

(Bobby ouvre la porte et marche dans la lumière.)

ECRAN NOIR

BOBBY

 

RUFUS

On est en quelle année? 89 ?

 

BOBBY

Qu'est-ce que ça peut bien te faire? J'me retrouve encore coincé à faire la ronde de mes souvenirs.

 

RUFUS

Oh, te fais pas de mouron. J'te trouve plutôt en forme. Tu devrais moins picoler.

 

(Bobby et Rufus aperçoivent Dean et Bobby, tous deux bien plus jeunes, marchant sur l'herbe.)

JEUNE DEAN

Dis, Bobby, qu'est-ce qu'on vient faire ici?

 

BOBBY PLUS JEUNE

Qu'est-ce qu'on vient faire, à ton avis?

 

JEUNE DEAN

Tu sais que Papa a dit que j'devais m'entraîner à la carabine.

 

BOBBY PLUS JEUNE

Eh bien... On va oublier un p'tit peu les flingues.

(Le Bobby plus jeune donne un gant de baseball à Dean.)

BOBBY PLUS JEUNE

Va là-bas... Aujourd'hui, tu vas jouer au baseball. Exactement comme tous les autres morveux de ton âge. (Ils échangent quelques balles)

 

RUFUS

Pour un type qui préfère briser le coeur de sa femme plutôt que de lui faire un bébé, tu fais une sacrée nounou.

 

BOBBY

Ferme-la, un peu. Il nous faut une autre porte.

 

(Ils se retournent et en voient une. Ils marchent vers la porte.)

BOBBY

Allons-y.

 

RUFUS

Je me demande vraiment, comment ça se fait que...

 

BOBBY

Elle voulait des enfants et moi pas.

 

RUFUS

Explique-moi pourquoi t'en voulais pas.

 

BOBBY

Ca n'a rien de très compliqué, Papa avait l'alcool mauvais, j'ai pensé que je finirais comme lui. Et regarde un peu, j'avais raison. J'vois pas l'intérêt de perpétrer la lignée.

 

RUFUS

J'vois pas pourquoi tu es si dur envers toi-même. T'as plutôt l'alcool raleur... Tu sais bien que ce que tu essayes d'occulter en levant les yeux au ciel et en grommelant, c'est là qu'il va falloir que tu ailles.

 

BOBBY

J'occulte rien du tout.

 

RUFUS

Ouais, c'est ça.

 

BOBBY

Lâche-moi un peu, tu veux!

 

RUFUS

Et commence pas à m'engeuler! J'veux seulement t'aider, moi... Alors tu veux sortir d'ici ou tu veux creuver?

 

BOBBY

J'fais c'que j'peux! J'vois pas comment j'peux savoir quelque chose dont j'veux pas me souvenir!

(Bobby ouvre la porte.)

(La mère de Bobby sert à dîner. Le père de Bobby est assis à la table de cuisine, lisant un journal. Le très jeune Bobby se presse d'entrer et s'assoit à la table.)

PERE DE BOBBY

Regardez-moi ça! Le p'tit prince se décidé enfin à venir manger.

 

MERE DE BOBBY

Il était allé se débarbouiller... Alors, qui veut dire le bénédicité?

 

PERE DE BOBBY

On s'en fout de tes conneries. Passe-moi le pain.

(Le jeune Bobby atteint la corbeille de pain pour la lui donner, mais se cogne dans une bouteille de lait qui se brise au sol.)

JEUNE BOBBY

J'suis désolé.

 

PERE DE BOBBY

Qu'est-ce qui ne va pas chez toi?

 

JEUNE BOBBY

J'ai pas fais exprès, pardon.

 

PERE DE BOBBY

Tu casses tout c'que tu touches !

(La mère de Bobby s'agenouille pour ramasser les éclats de verre.)

MERE DE BOBBY

Et si on dînait tranquillement ?

 

PERE DE BOBBY

Tranquillement ?

 

MERE DE BOBBY

Mm-hmm.

(Le père de Bobby jette son assiette au sol.)

PERE DE BOBBY

C'est assez tranquille pour toi ?

 

(Le père de Bobby boit un verre de Whisky.)

PERE DE BOBBY

Personne ne me respecte dans cette maison.

(Bobby et Rufus échangent un regard. Bobby referme les portes.)

RUFUS

Quoi ? Viens pas me dire que c'était pas suffisamment glauque pour toi ?!

 

BOBBY

C'est ce qui se passait pratiquement tous les soirs. Tu peux me croire, ça n'a rien de spécial.

 

RUFUS

Non, non. T'as la trouille.

 

BOBBY

Pas du tout. J'ai pas la trouille. J'suis simplement certain qu'on n'est pas au bon endroit.

 

RUFUS

(Il y a de nouveau un orage et le sol tremble.)

RUFUS

T'as plus beaucoup de temps. C'est pas le bruit d'un orage, et tu le sais. Tu ne vas pas te farcir le best-of de ta vie éternellement. Cette Faucheuse va te rattraper. Si seulement on avait un moyen de l'arrêter. Mais c'est une Faucheuse, Bobby. Et là t'es foutu.

 

BOBBY

Je sais ce qu'on va faire.

 

RUFUS

Quoi ?

 

BOBBY

On va l'empêcher de nous coller aux basques.

 

 

SAM

Vous ne pouvez rien faire de plus ?

 

MEDECIN

J'suis désolé. Il faut attendre pour voir si ça dégonfle.

 

DEAN

Combien de temps ?

 

MEDECIN

Difficile à dire dans ce genre de cas.

 

DEAN

Il a tenu jusque là. C'est plutôt bon signe.

 

MEDECIN

Eh bien, oui...Ecoutez, la balle n'est pas fragmentée. Un seul hémisphère a été touché, ce sont des points très importants. Mais je ne veux pas vous donner de faux espoirs. Il est loin d'être tiré d'affaire. La plupart du temps, dans ce genre de cas...

 

SAM

Ils meurent.

 

MEDECIN

Ca ne dépend plus que de lui... J'vous tiendrai au courant.

(Le médecin s'en va et un homme s'approche de Sam et Dean.)

HOMME

Excusez-moi (Dean se retourne vers lui). Pardon de vous déranger. L'un de vous est-il un parent de Robert Singer ?

(L'homme discute avec Dean.)

HOMME

Nous savons que c'est un moment très difficile.

 

DEAN

C'est bon, épargnez-moi les préliminaires... Sa mutuelle ne le prend pas en charge ?

 

HOMME

Excusez-moi de vous demander ça mais, est-ce que votre oncle vous a dit quel était son souhait en matière de don d'organe ? Les organes ne sont viables que pendant une période très limitée.

 

DEAN

Viables ?

 

HOMME

Nous espérons seulement que du bien pourra ressortir de cette tragédie.

 

DEAN

Ecoutez-moi bien parce que j'vais pas me répéter... Il ne va pas mourir. Ce n'est qu'une... petite balle. Il va s'en remettre parce qu'il s'en sort toujours.

 

HOMME

Toutes mes excuses.

 

DEAN

Pourquoi vous me parlez comme s'il allait y rester ? J'vais vous dire, moi je fais mon travail, alors faites le votre ! Et sauvez-lui la vie !

 

HOMME

Je suis sûr qu'ils font tout leur possible.

(Dean frappa dans une vitre, juste à côté de la tête de son interlocuteur.)

DEAN

Dégagez de ma vue ! Tout de suite !

(L'homme se dépêche de partir. Dean part dans l'autre direction et sort dehors.)

(Dean descend quelques marches en secouant sa main. C'est alors qu'il aperçoit une voiture noire, garée devant l'hopital. Dean s'approche de la voiture.)

DEAN

Dick, je sais que vous êtes là-dedans! Allez, montrez-vous, connard !

(Il frappe à la vitre teintée. La fenêtre s'abaisse, révélant Dick Roman.)

DEAN

Vous êtes venu pour finir le boulot ? Allez, sortez. J'vous attends.

(Dick Roman sourit.)

DEAN

Là, maintenant. Devant tout le monde ! Vous et moi, Dick Roman !

(Des passants utilisent leurs téléphones portables pour enregistrer la confrontation.)

DEAN

Vous voyez, ça n'a pas que des avantages d'être un type connu... Vous pouvez me tuer maintenant, ça sera en ligne aussi sec.

 

DICK ROMAN

Vous devriez plutôt vous inquiéter pour votre ami. Il ne doit pas être très en forme, à l'heure qu'il est. Je suis un très bon tireur.

 

DEAN

On arrivera à vous coincer. Et on ne va pas seulement vous faire mal, on va vous tuer. Est-ce que c'est compris ?

 

DICK ROMAN

Vous savez que je ne peux pas être tué.

 

DEAN

Alors vous allez espérer que si.

 

DICK ROMAN

(Il rit) Quelle conviction ! Je suis sûr que vous feriez un malheur dans les meetings.

 

DEAN

Soit vous riez parce que vous avez peur, soit parce que vous êtes stupide... A très bientôt, Dick.

 

(Dean s'éloigne et Dick remonte la vitre de la voiture.)

BOBBY

Ce doit être dans une vieille Bible du Roi Jacques.

(Bobby prend une Bible dans l'étagère et parcourt les pages, mais se rend compte qu'elles sont blanches.)

RUFUS

J'peux savoir quel est le plan de bataille ?

 

(Bobby pose la Bible sur la table.)

BOBBY

Techniquement, c'est toi qui as raison. On ne peut jamais arrêter une Faucheuse. Pas de façon permanente. Y a que leur patron qui peut faire ça, et on ne veut surtout pas qu'il s'en mêle.

(Bobby prend un autre livre.)

BOBBY

(Bobby pose la seconde Bible sur la table et l'ouvre. Les pages ont été découpées en forme de croix, une croix y étant dissimulée.)

RUFUS

Qu'est-ce que c'est que ça ?

(Bobby prend la croix.)

BOBBY

Figure-toi que les garçons ont déjà eu à faire à ces rigolos à deux ou trois reprises. On connaît quelques p'tits trucs. Ca permet de les ralentir un chouilla, c'est toujours ça.

 

RUFUS

Bon, très bien. On attend quoi pour s'y mettre ?

(Dean prend un café à la machine à cafés. Il s'approche de Sam, qui attend toujours près de la pièce où Bobby est inconscient.)

 

SAM

Qu'est-ce qu'il voulait ?

 

DEAN

 

SAM

Quoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

 

DEAN

 

SAM

Le gonflement s'est un peu résorbé. Il est plus sous calmants et apparamment il supportait plus l'intubation, donc ils ont dû le débrancher. Ca veut dire qu'il respire tout seul.

 

DEAN

Mais c'est une nouvelle ça, non ?

 

SAM

Oui, enfin, le médecin dit que c'est encourageant.

 

DEAN

Et quand est-ce qu'ils vont lui retirer la balle ?

 

SAM

Le truc c'est que... ils ne vont même pas essayer. Pas encore.

 

DEAN

Qu'est-ce que tu veux dire ?

 

SAM

Ils vont pratiquer une abrasion, je crois.

 

DEAN

 

SAM

Retirer le tissu cérébral mort... Et ça c'est si le médecin... croit que ça vaut le coup.

(Un homme et une femme, en pleine conversation agitée, s'arrêtent près de Sam et Dean.)

SAM

J'peux te parler ?

 

(Sam et Dean s'éloignent du couple.)

DEAN

Quoi ? Tu veux me dire quoi?

 

SAM

Tu le sais très bien.

 

DEAN

Je refuse d'avoir cette conversation.

 

SAM

Il le faudra bien.

 

DEAN

Il ne va pas mourir.

 

SAM

Il pourrait.

 

DEAN:

 

SAM

Ecoute, il faut qu'on s'y prépare.

 

DEAN

Pourquoi ?

 

SAM

Parce que c'est la réalité.

 

DEAN

Tu voudrais quoi ? Qu'on se dise qu'il faut qu'on tienne le coup, comme quand Papa est mort ? On a assez morflé comme ça.

(Dean s'éloigne. Sam s'assoit sur une chaise et presse la cicatrice sur sa paume gauche.)

 

(Rufus met des ingrédients un à un dans un bol. Bobby ouvre un placard et se rend compte qu'il est vide.)

BOBBY

Il nous faut encore de la minneraie d'or, de la sigue et du massis.

 

RUFUS

Elle est plutôt classique ta recette.

(Pendant que Bobby traverse la maison, la lumière extérieure s'éteind. Il entre dans la cuisine et ouvre un tiroir. Derrière lui, un Bobby plus jeune est au téléphone.)

BOBBY (au téléphone)

Non, justement, on ne s'est pas entraînés à la carabine. On est allés au parc jouer au baseball... C'est qu'un gamin, John ! Et Sam aussi. Ils ont le droit de vivre ! ... Ouais, j'suis au courant que c'est pas moi leur père !

(Le Bobby plus jeune raccroche le téléphone et le balance contre le mur.)

(Bobby regarde vers le tiroir , qui est maintenant vide.)

BOBBY

C'est quoi ce délire ?!

(Bobby ouvre le réfrigérateur et prend un bocal de sang. Il retourne dans la pièce d'à côté et termine les symboles au sol, devant son bureau. Puis, il rejoint Rufus derrière le bureau et prend la croix.)

BOBBY

O theristes, kaleo se Kai deo.

(Rufus allume une allumette et la jette dans le bol. Il y a un flash et la Faucheuse apparaît.)

FAUCHEUSE

 

BOBBY

Faites comme chez vous.

 

FAUCHEUSE

Non, pas si vite.

 

BOBBY

Hein ? Désolé, on m'attend ailleurs.

 

FAUCHEUSE

J'essaie de vous aider, Bobby. Vous allez mourir. Vous croyez l'empêcher en me laissant moisir ici ?

 

BOBBY

 

FAUCHEUSE

Vous avez senti l'arrivée des ténèbres ? Les gens disparaissent, vos souvenirs s'estompent un par un. Regardez autour de vous.

(Bobby regarde les photographies sur la bibliothèque. Le visage de Bobby est toujours visible, mais ceux des autres personnes sur les clichés deviennent floues.)

FAUCHEUSE

Petit à petit, neurone par neurone, cette balle est en train de tuer votre cerveau. Vous n'avez plus beaucoup d'endroits où vous cacher, alors dites-vous bien que ce petit piège va finir par céder, car cette pièce va bientôt s'estomper. Parce que vous allez mourir.

 

BOBBY

Ca c'est ce que vous croyez.

 

FAUCHEUSE

Venez avec moi, allez. Vous l'avez mérité... Ou combattez moi, et restez ici. Vous connaissez la suite.

 

RUFUS

Réfléchis, Bobby. T'as vraiment envie de rester coincé ici, et de devenir un fantôme ?

 

BOBBY

Je sais ce que je fais, Rufus.

 

RUFUS

Oui, tu crois que tu peux aider les garçons, mais t'as vu combien de fantômes saints d'esprit dans ta vie ? Un chasseur finira par te tomber dessus.

 

BOBBY

T'es de quel côté, exactement ?

 

FAUCHEUSE

Bobby, vous en avez beaucoup fait. On vous a offert une petite existence minable et sans moindre valeur et vous en avez fait quelque chose de bien. A votre place, beaucoup d'hommes auraient bichonné leur cirrhose tout en se goinfrant de rediffusions navrantes à la télé. Vous en avez fait assez, faites-moi confiance.

 

BOBBY

Sûrement pas.

 

FAUCHEUSE

Pourquoi ?

 

BOBBY

Parce que ce sont mes p'tit gars.

(Bobby voit le très jeune Bobby, près de lui.)

 

BOBBY

Allons-y. J'ai qu'une façon de sortir d'ici.

 

BOBBY (au très jeune Bobby)

J'te suis, bonhomme.

 

BOBBY (à Rufus)

Content de t'avoir revu, vieux frère.

 

BOBBY (à la Faucheuse)

Et merci pour les conseils.

(Le très jeune Bobby s'éloigne et Bobby le suit.)

ECRAN NOIR

(La mère de Bobby, agenouillée, nettoie l'assiette que le père de Bobby a jeté au sol.)

MERE DE BOBBY

C'est pas grave, j'en ai pour une seconde.

(Le père de Bobby se sert un autre verre de Whisky.)

PERE DE BOBBY

Et toi tu vas rester assis ? Va chercher un balai !

(Le jeune Bobby quitte la pièce. Le père de Bobby se lève.)

PERE DE BOBBY

Tu sais pourquoi il est comme ça ? Parce que tu le laisses faire tout ce qu'il veut.

 

MERE DE BOBBY

C'est rien. Tu vois j'ai presque fini. J't'en prie, détends-toi et prends un autre verre.

(Bobby plisse les yeux.)

PERE DE BOBBY

Ne me dis pas c'que j'dois faire.

 

(Le jeune Bobby regarde la scène depuis le seuil de la porte.)

MERE DE BOBBY

Non, attends, je... Attends, non !

(Le père de Bobby frappe sa mère au visage, la faisant tomber. Quand elle relève la tête, du sang coule au coin de sa bouche.)

MERE DE BOBBY (à Bobby)

Pourquoi tu fais toujours exprès de le provoquer ?

 

PERE DE BOBBY

Parce que c'est qu'un vaurien. Voilà pourquoi.

 

BOBBY

Alors ça c'est vraiment de belles foutaises ! T'es qui pour te permettre de dire ça ?

 

PERE DE BOBBY

Je suis ton père. Et tu devrais me montrer un peu plus de respect.

 

BOBBY

Quand tu l'auras mérité ! T'es qu'une brute doublée d'un alcoolo !

 

MERE DE BOBBY

(Tout bas) Shhh...

 

BOBBY

Frapper des femmes et des enfants c'était ça être un bon père à ton époque ?

 

PERE DE BOBBY

Tu l'avais mérité, tu peux me croire. T'étais rien qu'un p'tit ingrat.

 

BOBBY

J'étais qu'un gamin ! Les enfants ne sont pas censés faire preuve de gratitude, ils sont censés manger ce que tu leur donnes et te briser le coeur, espèce de connard égoïste ! T'es mort depuis des années, et pourtant j'ai tellement eu si peur de devenir comme toi que j'ai jamais d'enfants à moi !

 

PERE DE BOBBY

Tant mieux. Parce que tu pourris tout ce que tu touches.

 

(La mère de Bobby commence à pleurer.)

BOBBY

Ah ouais ? Eh bien figure-toi justement que j'ai adopté deux garçons, et qu'ils ont très bien tourné. Ils sont devenus de véritables héros. Alors tu peux aller te faire mettre !

(Deux infirmières entrent dans la chambre de Bobby.)

INFIRMIERE

Sur-élevez sa tête pendant le transport. On le met sous perf., déambulatoire en continue. On attendra d'être en-haut pour l'intuber.

 

SAM

Attendez, s'il vous plait. Qu'est-ce qui se passe ?

 

INFIRMIERE

Il montre des réponses aux stimulis, on va le monter au bloc. Si jamais vous voulez le voir, je me dépêcherais si j'étais vous.

 

(Sam et Dean entrent dans la chambre de Bobby.)

 

(La mère de Bobby est toujours au sol. Le sang n'a pas cessé de couler.)

MERE DE BOBBY

Je suis désolée. J'te le jure, j'suis vraiment désolée.

 

PERE DE BOBBY

Ouais, c'est ce que tu dis à chaque fois.

 

MERE DE BOBBY

J't'en prie, arrête de me frapper.

 

PERE DE BOBBY

(criant) Non, cette fois tu vas m'écouter !

 

JEUNE BOBBY

Arrête !

 

(Le jeune Bobby se tient sur le seuil, pointant une carabine. Pendant que ses parents se tournent vers lui, il enclanche la carabine. Le père de Bobby se met à rire.)

 

PERE DE BOBBY

Tu te fous de moi, là ? T'auras jamais le cran de me tirer dessus. Alors tu vas laisser les adultes régler ça entre eux, et je m'occuperai de ton cas tout à l'heure.

 

(Le père de Bobby attrape sa mère par les cheveux, l'obligeant à se mettre sur ses pieds.)

MERE DE BOBBY

Bobby, Bobby, va t'en. Fais ce qu'il te dit.

 

JEUNE BOBBY

Laisse-la tranquille !

(Le jeune Bobby pointe la carabine vers son père. Il tire dans la tête de son père. Sa mère pousse un cri. Le père de Bobby tombe au sol, mort.)

MERE DE BOBBY

Bobby, qu'est-ce que tu as fait ? Dieu va te punir pour ça.

 

BOBBY

 

(Bobby s'approche du jeune Bobby.)

BOBBY

T'as fait ce que tu devais faire. C'est maintenant que tu te rends compte qu'ils te disent jamais merci quand tu les sauves... Va chercher une pèle, et va enterrer son corps derrière la remise.

(Le jeune Bobby s'en va.)

FAUCHEUSE

Vous êtes le seul cas de balle dans la tête héréditaire que j'ai jamais vu.

 

(Une lumière vive apparaît par la fenêtre de la cuisine.)

FAUCHEUSE

Non, pas si vite, Singer.

(Bobby se presse vers la porte de la cuisine, l'ouvre et entre dans la lumière.)

(Sam et Dean se tiennent au-dessus du lit de Bobby.)

 

INFIRMIERE

Désolée, mais il faut qu'on l'emmène.

 

SAM

Oui, bien sûr.

 

(Sam regarde Dean, puis Bobby.)

SAM

Hé, Bobby.

(Sam prend la main de Bobby.)

SAM

J'voulais te dire... Merci... Merci pour tout.

INFIRMIERE

Il est l'heure. Reculez, s'il vous plait.

 

(Sam relâche la main de Bobby, mais il la sent bouger. Bobby lève la main et ouvre les yeux.)

SAM

Non, non, attendez ! Il a ouvert les yeux !

 

DEAN:

Bobby?

 

SAM

(Sam pose une main sur l'épaule de Bobby. Bobby retire son masque à oxygène. Sam lui prend la main.)

DEAN

Non, n'essaye pas de parler. Il me faut un stylo !

 

(Dean prend le stylo au bout du lit.)

DEAN

 

(Dean donne le stylo à Sam, qui le donne à Bobby.)

DEAN

Qu'est-ce qu'il y a ?

 

(Bobby écrit “45489” (un numéro de moins par rapport à son papier) sur la main de Sam, en respirant difficilement. Il sourit lentement à Sam et à Dean, qui se rapproche le plus possible de lui.)

 

BOBBY

Crétins.

(La tête de Bobby retombe en arrière, ses yeux se ferment. Le moniteur se met à biper.)

DEAN:

Bobby ?

(Le moniteur montre une ligne continue.)

ECRAN NOIR

INFIRMIERE

On a un arrêt en trauma 2 !

(Sam et Dean se tiennent en dehors de la chambre de Bobby. Le personnel médical afflue autour de Bobby, essayant désespérément de le réanimer.)

 

(Sam et Dean sont installés devant la télévision, sur les canapés. Bobby marche dans la maison. Il se dirige vers la cuisine.)

 

DEAN

Allez, magne-toi le train ! On a un super Chuck Norris sur le feu !

(Bobby ouvre le réfrigérateur et prend deux bières.)

FAUCHEUSE

C'était bien joué de vous réveiller comme ça.

 

BOBBY

Il suffisait d'être un peu motivé.

 

FAUCHEUSE

Vous savez pourquoi il fait sombre dehors ? Cette maison, c'est votre dernier refuge. Tous vos autres souvenirs ont été effacés par cette balle. Il n'y a plus rien... C'est votre dernière chance de venir avec moi et de franchir le voile. C'est pour votre bien, Bobby... Lâchez prise. Ils s'en sortiront sans vous.

 

(Bobby jette un oeil à Sam et à Dean.)

BOBBY

Mon dernier souvenir ?

(La Faucheuse acquiesce.)

BOBBY

J'suis content d'avoir gardé le meilleur pour la fin.

(Bobby s'éloigne.)

(Dean, qui tient une télécommande, s'assoit à deux places de Sam, qui est en train de manger du pop-corn.)

DEAN

Allez, pousse-toi un peu. Laisse la place à ton grand frère.

 

SAM

Toi tu te bouges, tronche de cake.

(Sam jette du pop-corn sur Dean. Bobby entre et tend une bière à Sam.)

SAM:

(Sam pose la bière sur la table. Dean sort de la nourriture d'un sachet en plastique.)

DEAN

On a pris des réglisses ?

(Bobby s'assoit et regarde Sam et Dean.)

 

SAM

(la bouche pleine de pop-corn) Non, on n'a pas pris de réglisses. On a pris que des bons trucs. La réglisse c'est dégeu.

 

(Bobby sourit lentement.)

DEAN

Quoi ?! J'suis pas sûr d'avoir bien compris, Monsieur Je bouffe des sandwichs beurre de cacahuète.

 

SAM

Ah oui ? Je soutiens qu'il est bon ce sandwich. En revanche, personne n'aime la réglisse.

 

DEAN

Si, moi ! J'adore la réglisse ! Tiens c'est comme le pop-corn.

 

SAM

Le pop-corn ? Sérieux ?

 

DEAN

 

SAM

Non mais t'as pêté un boulon, là.

 

DEAN

C'est un vrai régale !

(Sam et Dean disparaissent.)

VOIX DE DEAN

... Ca fond sur la langue !

 

(Bobby garde les yeux fixés sur l'endroit d'où Dean et Sam viennent de disparaître.)

FAUCHEUSE

Alors, Bobby ?

 

(Bobby se retourne lentement vers la Faucheuse.)

 

FAUCHEUSE

Vous venez ou vous restez ? Faites votre choix.

 

(La Faucheuse regarde sa montre. On entend le tic-tac.)

FIN DE L'EPISODE.

 

Ecrit par GLEMJYC.

 

We see an internal, moving to external, shot of a bullet hole in BOBBY’s temple.

VEHICLE – NIGHT

The scene is as we left it in 7.09 How to Win Friends And Influence Monsters, except that SAM is now in the back seat with BOBBY. DEAN is driving.

SAM:
Bobby? Bobby? Hey, hey, hey hey. Hold on.

DEAN:
Sam, is he dead?

SAM:
I’m checking.

SAM feels BOBBY’s neck for a pulse.

DEAN:
Is he dead?!

SAM:
Just drive, Dean! Bobby!

DEAN:
You gotta talk to me, Sam!

SAM:
All right, he’s breathing. There’s a pulse.

DEAN enters numbers on his cell phone.

DEAN:
Keep him upright. Stop the bleeding.

SAM:
I’m not an idiot, Dean! I know first aid for a friggin’ bullet to the head!

DEAN (on phone):
I need the nearest trauma center.

SAM:
Hold on. Hold on.

DEAN (on phone):
What’s the address?!

DEAN:
All right, Bobby, hang in there.

The vehicle skids as DEAN accelerates.

SUPERNATURAL (Title Card)

ACT ONE

We see an external, moving to internal, shot of the bullet hole in BOBBY’s temple.

SAM:
Bobby! Just hold on!

EXT. FOREST – DAY

BOBBY, DEAN and SAM are walking through the forest in a repeat of a scene from 7.09 How to Win Friends And Influence Monsters. They look up at a bloodied arm hanging from a tree.

DEAN:
Well, I guess we found Phil.

BOBBY:
Wait a minute. Something’s not right here.

DEAN:
Yeah, no kidding, Bobby. There’s a corpse in a tree.

BOBBY:
Something bad’s about to happen.

DEAN:
Yeah, well danger’s kinda on the W2 – that’s why we got the guns.

Blood drips onto BOBBY’s hand. There is now a bloodstain on BOBBY’s cap. He puts his fingers to his head and sees more blood on his fingertips when he lowers his hand.

BOBBY:
Or something bad’s happened already.

INT. OLD HOUSE – DAY

BOBBY, DEAN and SAM enter. BOBBY removes his cap and touches his head. There is a small amount of blood on his forehead.

BOBBY:
Balls.

SAM:
Y-you want to tell us what’s going on?

DEAN:
Yeah, what’s going on with your head?

BOBBY:
I got shot in it!

DEAN:
You what?

SAM:
Bobby, we’ve been with you all day.

DEAN:
Yeah, I think we would have noticed if you took a bullet.

BOBBY:
I didn’t take one here. I-I took one out there, i-i-in the real world.

DEAN:
You lost us.

SAM:
Look, Bobby, you – you want to sit down, seriously?

BOBBY:
No, there’s something I gotta tell you. I-I... Dammit, I can’t get at it.

SAM:
Well, it – it’s okay, take your time. We’re – we’re right here.

BOBBY:
No, no, not you, you. Real you. Out – out there, in the waking world. Numbers. Numbers. Where’s paper?

BOBBY walks over to the table, on which there is a pen and notebook, and writes

BOBBY:
I didn’t have time before to tell you what...

BOBBY writes “454895” in the notebook.

BOBBY:
...they’re cookin’ up. You need to know.

BOBBY puts the piece of paper from the notebook in his jacket pocket.

KAREN:
Well...

INT. BEDROOM – DAY

KAREN is sitting on the bed in a nightgown. There are candles on the bedside tables. BOBBY is standing in the doorway holding a glass of red wine.

KAREN:
... you just gonna stand there or hand it over, Bobby?

BOBBY:
What the hell? Karen?

KAREN:
You were expecting Farrah Fawcett?

BOBBY:
No. She always calls first. [pause] That’s what I said the first time this happened.

KAREN:
What are you talking about? Gimme!

KAREN holds out her hand. BOBBY looks down and notices the glass of wine.

BOBBY:
Oh.

BOBBY gives KAREN the glass of wine.

BOBBY:
This – this is just like it was. You’re beautiful.

KAREN:
Quit sweet-talkin’ and come here.

KAREN takes BOBBY’s hand.

KAREN:
I feel like we haven’t talked in ages.

BOBBY:
I know just how you feel.

KAREN:
Listen, I have something I want to say to you. No excuses this time, okay? Just sit, Bobby.

BOBBY sits down on the bed.

BOBBY:
I know what night this is. I remember this.

KAREN:
I’ve thought about this a lot. I really...

KAREN and BOBBY simultaneously:
...sat with this...

KAREN hits BOBBY lightly.

KAREN:
Don’t make fun of me.

BOBBY:
I wouldn’t. But right now I gotta...

There is the sound of thunder.

BOBBY:
I don’t remember a storm coming in the night this happened.

BOBBY goes to the window and sees a full moon and a sky full of stars. The stars all disappear and the reflection of the moon in the window fades. BOBBY sees a YOUNG BOY running from behind a shed towards the house.

BOBBY:
Mother Mary. I’ve got a messed-up fruitcake.

KAREN:
What, Bobby?

BOBBY:
Nuthin’. I gotta go. I’m sorry, darling.

KAREN:
Bobby, wait! Don’t go.

EXT. STREET – NIGHT

BOBBY looks around at lightening and hears thunder. He is behind RUFUS, who is standing outside a building wearing a pest control uniform. BOBBY is wearing the same uniform.

RUFUS:
Number-one trick, is act like you know what you’re doing, Bobby.

BOBBY:
Rufus?

RUFUS:
What, I can’t give you advice now? All of a sudden you know everything? You know, I can always go wait in the car.

BOBBY:
No, wait. I – I need your help. Bad.

RUFUS:
Yeah, damn straight you do.

BOBBY:
No, listen to me, Rufus. I’m gonna die!

RUFUS:
Oh, now that’s a realistic view of the mortality rate on a ghost hunt.

RUFUS is holding an EMF reader, which lights up and makes noises.

RUFUS:
Whoa, whoa, Nellie, red line. All right, baby boy, here we go.

BOBBY:
No, Rufus!

RUFUS enters the building. BOBBY looks around. It is now raining. The camera pans out and we see that the building is a church. The YOUNG BOY from the previous scene runs down the street.

RUFUS opens the door of the church again.

RUFUS:
Are you coming, Bobby? I mean, we’re not getting any younger here!

BOBBY:
Coming.

BOBBY looks down to see the YOUNG BOY in front of him. The YOUNG BOY clasps BOBBY’s arm.

YOUNG BOY:
God’s gonna punish you.

BOBBY hears the sound of breaking glass and looks behind him to see a broken glass of milk on a tiled floor. When he turns back, the YOUNG BOY is gone. BOBBY enters the church.

INT. CHURCH – NIGHT

Six people in red robes are standing at the front of the church. RUFUS walks towards a door at the side. The six people form a line and hold hymn books as if they are about to sing. There is thunder, the ground shakes and Bibles fall out of the pews. As BOBBY watches, the members of the choir disappear. The lights go off. A man holding an old-fashioned watch on a chain walks up behind BOBBY.

MAN:
Hello, Mr. Singer.

BOBBY turns and sees that the man is dressed in a dark suit. There is a flash of lightening. The man swings the watch on its chain and catches it in his hand.

MAN:
Your time’s up.

ACT TWO

INT. CHURCH – NIGHT

BOBBY:
So you’re my reaper, huh? You know, I’ve heard of you guy grabbing reapees in broad daylight and in their sleep, but I never heard of a reaper showing up inside a guy’s custard.

REAPER:
You’re in a coma, genius. This is what happens. I climb in your “custard” and fish you out.

The REAPER takes a step towards BOBBY and holds out his hand. BOBBY takes a step back.

REAPER:
Oh, you think you can lose me.

BOBBY:
Gonna try.

REAPER:
I’ve got places to be, Singer, don’t waste my time.

BOBBY:
Might as well – while I got it.

REAPER:
You’re prolonging the inevitable.

The REAPER flips open his watch, which is ticking. He flips it closed again and the ticking sound stops. BOBBY runs for the door RUFUS went through.

REAPER:
I can find you anywhere! Even in this gin-soaked rat maze.

BOBBY walks around a corner. He is dressed in his usual clothes. Someone tosses two DVDs onto a coffee table: “Chuck Norris American Hero Collection” and “The Delta Force”.

SAM:
I'm just saying – look, you can't really compare.

INT. BOBBY’S HOUSE – NIGHT

SAM and DEAN are sitting on a couch.

DEAN:
I don’t even know you right now. There's not even a contest.

SAM:
It depends on the criteria.

DEAN:
Survival is the only criteria, all right?

DEAN grabs one of the DVDs and gets up.

DEAN:
And when the crap hits the fan, it's not about who has skill. It's about who's the bigger badass. Bobby, will you please tell Sam that Chuck Norris could kick Jet Li's ass?

BOBBY looks around the room and then walks towards the kitchen.

DEAN:
You grab me a beer while you're in there?

BOBBY opens the sliding doors to the kitchen.

WOMAN:
Bobby?

A woman is setting plates on the table.

WOMAN:
Bobby Singer, you had better be washed up when you come down.

The WOMAN, BOBBY’S MOTHER, looks at BOBBY. Behind BOBBY, DEAN is standing near the TV, opening the DVD case.

BOBBY’S MOTHER:
You're filthy. God, what is wrong with you? It's like you want him to get mad.

BOBBY slides the kitchen doors shut.

INT. CHURCH – NIGHT

RUFUS tosses BOBBY a shotgun.

RUFUS:
Bobby, heads-up! Whew! Poor thing. Gets left at the altar, kills herself, and then gets buried in the crypt. Now she's going after men who break their girls' hearts. Poignant, am I wrong?

RUFUS hands BOBBY a flashlight.

RUFUS:
Why you out of breath? Did you go for a jog up there, man?

BOBBY:
I need your help, Rufus.

RUFUS:
Yeah, clearly.

BOBBY:
No, listen to me.

RUFUS:
I want you to grab a torch, man. As soon as I open up her coffin, showtime's coming pretty quick.

BOBBY:
No. Will you listen to me, you son of a bitch? There's a damn reaper coming for me.

RUFUS:
There's a damn reaper coming for all of us, Bobby.

RUFUS looks at names on the crypt and stops at Lara Coggins, 1925 - 1954.

RUFUS:
All right, let's put this damn ghost to bed. I got plans for Purim.

RUFUS hits the crypt with a sledgehammer.

INT. HOSPITAL – NIGHT

BOBBY is being wheeled on a hospital bed.

DOCTOR:
Page the neurosurgeon on call. Tell OR to put electives on hold.

SAM and DEAN are following behind BOBBY’s bed.

DOCTOR:
Move trauma 2 to bed 7 as soon as it's clean.

INT. HOSPITAL TRAUMA ROOM – NIGHT

NURSE:
Gunshot wound to the right frontal area, no exit wound found. Breathing spontaneously. Respiratory rate 18 and shallow. RST at 120. BP 90 over 60. GCS 5.

DOCTOR:
Push 80 grams of Mannitol over 30. Prep for intubation.

NURSE:
Air entry clear to bases.

DOCTOR:
Let's get a central line in here now.

SAM:
What's happening? Please just tell us –

DOCTOR:
Get them out of here.

NURSE:
Sorry. You need to stay out of their way.

Another nurse is cutting open BOBBY’s shirt.

DEAN:
That's our uncle.

NURSE:
You got to stay back.

SAM:
What are they doing?

NURSE:
We need to get him stable.

DEAN:
Okay, when are you gonna take the bullet out?

NURSE:
If we can get the swelling down, if it's in a place we can get to, if –

SAM:
If he even lives that long.

The NURSE pulls a curtain shut across the door to the trauma room.

INT. CHURCH – NIGHT

RUFUS opens a coffin.

BOBBY:
Forget it. I got to keep moving.

BOBBY turns to leave, but a GHOST appears in front of him. She is bleeding from a wound across her throat.

GHOST:
Heartbreaker.

The GHOST snatches BOBBY’s shotgun and puts her arm into his chest. BOBBY grimaces in pain.

INT. HOSPITAL – NIGHT

SAM and DEAN are standing outside BOBBY’s trauma room.

DOCTOR:
Push 30 more of Mannitol over 10. CBC and 'lytes. Bolus him with 500 saline.

NURSE:
The vitals were stable two minutes ago.

DOCTOR:
Well, he's crashing now.

INT. CHURCH – NIGHT

The GHOST’s arm is still inside BOBBY’s chest.

GHOST:
I'll break your heart.

RUFUS slashes through the GHOST with iron and she disappears. BOBBY falls to the ground.

RUFUS:
Bobby... Come on. You okay? Say something.

BOBBY raises his head.

BOBBY:
Look out!

The GHOST has reappeared behind RUFUS. She grabs him and throws him to the ground. Blood pools out from underneath his head. BOBBY torches the GHOST’s bones. She screams as she burns up and vanishes.

INT. HOSPITAL TRAUMA ROOM – NIGHT

NURSE:
Blood pressure 130 over 90.

BOBBY appears to have been stabilised. His head is bandaged, he is now wearing a hospital gown and there is a tube in his mouth.

INT. CHURCH – NIGHT

RUFUS is still lying where he fell.

BOBBY:
Okay, Rufus, I need you – Oh, balls. This would be the one job you damn near got yourself killed on. Well, you're gonna be useful, even if I have to carry you.

INT. HOSPITAL – NIGHT

The DOCTOR opens the curtain and walks over to DEAN. SAM is leaning on the wall nearby.

DOCTOR:
He's, uh, stable for the moment. Just have to see.

DEAN looks at BOBBY in the trauma room, then turns slowly and looks at SAM. They both appear very distressed.

Close-up of BOBBY unconscious in the hospital bed.

BOBBY:
Rufus...

EXT. OUTSIDE HOSPITAL – DAY

BOBBY:
Where the hell did you go?

BOBBY sees the YOUNG BOY standing nearby.

BOBBY:
Yeah, you! You, kid! Hey, what are you making like a white rabbit all over the place for, you grubby little – enough with the jump scares, kid. Who are you running from?

The YOUNG BOY says nothing.

BOBBY:
Wait a minute. I know you.

RUFUS:
Did you think I was dead?

BOBBY turns and sees RUFUS being wheeled out of a hospital by a nurse. RUFUS laughs and hands the nurse a piece of paper.

RUFUS:
Call me, all right?

RUFUS gets out of the wheelchair.

RUFUS:
Don't sit Shiva for me yet, Bobby.

BOBBY looks behind him, but the YOUNG BOY is gone.

BOBBY:
Listen – after Bridezilla took you out, do you remember what you told me about your near-death experience?

RUFUS:
I haven't told you nuthin’ yet. But now that you mention it, pretty sure I almost crossed over.

BOBBY:
And what did you see?

RUFUS:
What did I see? What are you so riled up about, paco? All right, all right. I saw a hallway, uh, plaid carpet, uh, the apartment building from when I was a kid.

BOBBY:
And?

RUFUS:
And I wanted out. I'm not dying on no damn plaid carpet. No, thank you.

BOBBY:
So, what did you do?

RUFUS:
Well, obviously, Bobby, not being stupid, I started looking for the damn exit door. Y-you know, I swear that's what they mean about your life flashing before your eyes, 'cause every time I opened the door, there was another chapter inside – the good, the bad, the bloody.

BOBBY:
So, how did you get out?

RUFUS:
Found the right door, obviously.

BOBBY:
Well, how did you find it?

RUFUS:
Oh, simple – I went deep.

BOBBY:
Deep. Like old?

RUFUS:
No, deep like... Crap you do not want to think about, so you bury it, you shove other crap over it, and you don't go there, ever.

BOBBY:
So, you're telling me that the way out was through your worst memory?

RUFUS:
It's an important door, Bobby.

BOBBY:
Okay, this is good.

RUFUS:
What the hell are you going on about, anyway?

BOBBY takes the piece of paper out of his jacket pocket.

BOBBY:
This. I got to find the right door to get this to Sam and Dean. I'm in a coma, Rufus, right now.

RUFUS:
[laughs] Get out.

BOBBY:
I got shot in the dunce cap, Rufus. I'm – I'm dying.

RUFUS:
You sure?

BOBBY:
Unfortunately.

RUFUS:
I'll be a prima ballerina. Wait, wait, Bobby. Are you trying to tell me I'm just one of your better memories?

BOBBY:
Would I make this up?

There is thunder and the ground shakes.

BOBBY:
Okay. I got to go.

RUFUS:
What?

BOBBY:
You're coming with me, Rufus.

RUFUS:
What?

BOBBY:
I need my partner on this. Please.

The thunder and shaking stop. BOBBY and RUFUS walk along outside the hospital, past signs saying Lincoln Memorial Hospital.

RUFUS:
Aim for your worst memory. Think. Focus. You got it? The worst, okay?

BOBBY:
I got a metric ton of worst.

RUFUS:
Just take a shot. By the way, killer bride – how come she call you a heartbreaker, anyway? I mean, you a family man if I ever saw one.

BOBBY:
Thanks for narrowing things down.

The ground shakes again.

INT. BOBBY’S HOUSE – DAY

BOBBY and RUFUS enter the bedroom. There is a broken glass of red wine on the floor. KAREN is standing barefoot next to it, dressed in a blue robe.

KAREN:
I can't believe you. I hate you. Everything's a lie. Our whole life, our vows... everything. You knew I wanted kids. Why didn't you just sit me down and say... I don't understand. You're a good man. You'd be a good dad. What does that even mean, you break everything you touch?! What kind of excuse is that?!

KAREN steps on the broken glass.

KAREN:
Aah!

KAREN sits down on the bed. Her foot is bleeding.

KAREN:
Just stay away from me! You broke my heart, Bobby! You happy? Just go away!

KAREN starts to cry.

BOBBY:
Just so you know... I'm sorry. I never stopped being sorry.

RUFUS:
Bobby, I thought you'd want a gang of rugrats.

BOBBY shakes his head.

RUFUS:
So, how long after this...

BOBBY:
...did she get possessed? Three days. Biggest regret of my life, this fight. You'd think it was when I had to stab her to death, but... no. All through that... I was thinking we never got to get past this. If I'd have known, I'd have said anything she wanted to hear.

KAREN is still crying on the bed.

RUFUS:
Bobby? Hey. Try the door. Now.

BOBBY:
Thanks, Rufus.

BOBBY opens the door and steps out into the light.

ACT THREE

EXT. PARK – DAY

BOBBY:
Balls.

RUFUS:
What year is this? '89-ish?

BOBBY:
What's it matter? I'm still stuck in eternal friggin' sunshine.

RUFUS:
No, I was just thinking, man – you look pretty good there. Must've drank less.

BOBBY and RUFUS watch YOUNGER BOBBY and YOUNG DEAN walk across the park.

YOUNG DEAN:
Hey, Bobby, where are we going?

YOUNGER BOBBY:
Well, Dean, where's it look like?

YOUNG DEAN:
Dad says I'm supposed to practice with the double-barrel.

YOUNGER BOBBY:
Well, we're gonna skip the guns today. Here.

YOUNGER BOBBY gives YOUNG DEAN a catcher’s mitt.

YOUNGER BOBBY:
Here. Today... you're gonna throw a ball around, just like a regular snot-nosed little jerk.

RUFUS:
You know, for a guy who'd rather break his wife's heart than give her a baby, you make a hell of a nanny.

BOBBY:
Shut up, Rufus. We need another door.

They look around and see a shed behind them.

BOBBY:
Let's go.

RUFUS:
Seriously, though, Bobby, how come –

BOBBY:
Dog with a bone, Rufus.

RUFUS:
No, I really want to know, man – why no kids?

BOBBY:
Ain't that deep. Dad was a mean drunk. I figured I'd be just like him. And, hey, look – I was right. No sense passing on the legacy.

RUFUS:
Man, you're too hard on yourself. You're more of a cranky drunk. You do know that whatever you're trying to avoid with the eye rolls and the grump-a-lumping – that's exactly where you need to go.

BOBBY:
I ain't avoiding nothing.

RUFUS:
Yeah, sure.

BOBBY:
Get off my ass, Rufus.

RUFUS:
Hey, Bobby, I'm trying to help you here, okay? You want to get out of here, or you want to die?

BOBBY:
I'm trying. How am I supposed to know what I don't want me to know?

BOBBY opens the shed doors.

INT. BOBBY’S HOUSE – NIGHT

BOBBY’S MOTHER is serving dinner. BOBBY’S FATHER sits at the kitchen table reading a newspaper. The YOUNG BOY, who we now know is YOUNG BOBBY, runs into the room and sits down at the table.

BOBBY’S FATHER:
Hey, look. The crown prince decided to drop by for a late bite.

BOBBY’S MOTHER:
Oh, he – he was just washing up. So, w-who would like to say grace?

BOBBY’S FATHER:
Hell with grace. Pass me the biscuits.

YOUNG BOBBY reaches for the biscuits and knocks over a glass of milk. The glass falls to the floor in slow motion and breaks.

YOUNG BOBBY:
I'm sorry.

BOBBY’S FATHER:
What is the matter with you?

YOUNG BOBBY:
I don't know. I'm sorry.

BOBBY’S FATHER:
You break everything you touch!

BOBBY’S MOTHER is on her knees cleaning up the glass.

BOBBY’S MOTHER:
Let's just have a nice supper.

BOBBY’S FATHER:
A nice supper?

BOBBY’S MOTHER:
Mm-hmm.

BOBBY’S FATHER sweeps his plate onto the floor.

BOBBY’S FATHER:
There's your nice supper.

BOBBY’S FATHER drinks from a glass of whiskey.

BOBBY’S FATHER:
I get no respect in this house.

BOBBY and RUFUS look at each other. BOBBY slides the kitchen doors closed.

RUFUS:
What? Now, you can't tell me that wasn't gnarly enough to go spelunking in.

BOBBY:
That was any given Tuesday night. Believe me – it was nothing special.

RUFUS:
No, no, no. You're scared.

BOBBY:
No, I ain't. I just know we're in the wrong place, Rufus.

There is thunder and the ground shakes.

RUFUS:
You – Okay, Bobby, you don't have time. That sound was not the weather, and you know it. We can't keep bopping through your greatest hits forever. That reaper's gonna catch up. I mean, if there was some way to stop the damn thing... But it's a reaper, Bobby. You're screwed.

BOBBY:
I know what we're gonna do.

RUFUS:
What?

BOBBY:
We're gonna stop the damn reaper.

SAM (V-O):
So, there's nothing else we can do?

INT. HOSPITAL – DAY

DOCTOR:
I'm sorry. We just have to wait. We'll see if the swelling goes down.

DEAN:
How long?

DOCTOR:
It's hard to say in cases like this.

DEAN:
Well, he's lasted this long. That's something, right?

DOCTOR:
Well, yes. Listen – the bullet didn't shatter. Only one hemisphere of his brain was injured. These are all positive things. But...I don't want to give you false hope here. He's far from out of the woods. Most of the time, cases like this...

SAM:
They die.

DOCTOR:
Right now it comes down to him. I'll keep you updated.

The DOCTOR leaves and a MAN walks up behind SAM and DEAN.

MAN:
Excuse me. Sorry to interrupt. Is one of you Robert Singer's next of kin?

INT. HOSPITAL CORRIDOR – DAY

The MAN is talking to DEAN.

MAN:
We know this is a stressful time.

DEAN:
Yeah, okay. No offense – you can skip the garnish. What, did his insurance lapse, or what?

MAN:
We're sorry to ask, but, um, did your uncle ever make his wishes known i-in regards to organ donation? Organs are only viable for a very limited window –

DEAN:
"Viable"?

MAN:
We're just hoping some good can come of this tragic –

DEAN:
Listen to me. I'm gonna say this once. He's not gonna die. It's one bullet. He's gonna be fine because he's always fine.

MAN:
I apologize.

DEAN:
Why are you talking to me like he's gonna die, huh? I do my job! Do your jobs! Save him!

MAN:
Of course they're doing everything they can.

DEAN punches the glass covering a sign next to the MAN’s head.

DEAN:
Walk away from me. Now!

The MAN walks away. DEAN walks in the other direction and goes outside.

EXT. HOSPITAL – DAY

The sign outside the hospital reads “Hammonton Regional Hospital”. DEAN walks down the steps and shakes his hand. He sees a black car parked diagonally across two parking spaces directly in front of the hospital.

DEAN:
Dick! I know you're in there. Come on out...

DEAN pounds on the heavily tinted closed rear window.

DEAN:
...you dick.

The window lowers, revealing DICK ROMAN.

DEAN:
What, did you come here to finish the job?

DICK ROMAN smiles.

DEAN:
Yeah? Well, come on. Right here, right now, out in the open, you and me, Dick Roman.

Bystanders are using their mobile phones to record the confrontation.

DEAN:
See? Deciding to jump a famous guy ain't all upside. You can kill me right now – you want to see it online.

DICK ROMAN:
Maybe you should go check on that friend of yours. He can't be feeling too frisky right about now. I'm a very good shot.

DEAN:
We're coming for you, and not just to hurt you – to kill you. You understand me?

DICK ROMAN:
Come on, Dean. I can't be killed.

DEAN:
You're gonna wish you could, then.

DICK ROMAN:
[laughs] That's some conviction. You'd really crush it on the motivational circuit.

DEAN:
You're either laughing because you're scared or you're laughing because you're stupid. I'll see you soon, Dick.

INT. BOBBY’S HOUSE – NIGHT

BOBBY:
It's in an old King James Bible.

BOBBY takes a Bible from the bookshelf and leafs through it. The pages all appear to be blank.

RUFUS:
So, what exactly are we doing now, Bobby?

BOBBY puts the Bible down on a table.

BOBBY:
Well, technically, you're correct. You can't stop a reaper, not permanently. Only their boss can do that, and we don't want him involved.

BOBBY takes out another book.

BOBBY:
Ah. Now we're cooking with gas.

BOBBY puts the second Bible down on the table and opens it. The pages have been cut to hide a large cross.

RUFUS:
What is that?

BOBBY picks up the cross.

BOBBY:
Well, Sam and Dean have run up against these suckers a couple, three times. Picked up a few tricks – enough to slow them down a hair, at least.

RUFUS:
All right. Let's work some mojo.

INT. HOSPITAL – DAY

DEAN is getting a coffee from a machine. He walks over to SAM, who is still leaning on the wall outside BOBBY’s room.

SAM:
What did that guy want?

DEAN:
Uh, nothing. Just some insurance mook. Dick Roman was out there.

SAM:
What? What happened?

DEAN:
Nothing...For now. It was just a friggin' staring contest. That was about it. What's the update?

SAM:
The swelling's down a little. They took him off sedation. Apparently, he – he started fighting his tube. So they pulled them out, and he's breathing on his own.

DEAN:
That's good, right? Is that good?

SAM:
Yeah. Well, doctor said best-case scenario.

DEAN:
All right, so when they gonna take the bullet out?

SAM:
Dean, t-they're not even – they're not even gonna try that, not yet.

DEAN:
What does that mean?

SAM:
The word's "abrading," I think.

DEAN:
English.

SAM:
Cutting out the dead brain tissue.

MAN:
I don’t know, Alex. I-I don’t know.

A MAN and WOMAN in the middle of a conversation stop near SAM and DEAN.

SAM:
That's if the doctor even thinks it's worth the risk.

WOMAN:
You know, I, uh... You’re working...

MAN:
I don’t know.

WOMAN:
I’m – I’m...

SAM:
Can I talk to you?

SAM and DEAN walk away from the MAN and WOMAN.

DEAN:
What? Talk about what?

SAM:
You know what.

DEAN:
No, we're not gonna have that conversation.

SAM:
Well, we need to.

DEAN:
He's not gonna die.

SAM:
He might.

DEAN:
Sam.

SAM:
Dean, listen – we need to brace ourselves.

DEAN:
Why?

SAM:
Because it's real.

DEAN:
What do you want to do? You want to hug and – and say we made it through it when Dad died? We've been through enough.

DEAN walks away. He pauses at the door and looks at SAM, then leaves. SAM sits down in a chair and presses on the palm he injured in 7.01 Meet The New Boss.

INT. BOBBY’S HOUSE – DAY

RUFUS is putting ingredients into a bowl on BOBBY’s desk. BOBBY opens a closet, which seems to be empty.

BOBBY:
We still need gold ore, hemlock, and mace.

RUFUS:
Mm. So, pretty basic, then, huh?

As BOBBY walks through the house, the light goes out in the windows as he passes. He opens a kitchen drawer, which is full of odds and ends. Looking over his shoulder, he sees a younger version of himself talking on the phone in the main room.

BOBBY (on phone):
No, we didn't shoot rifles, as a matter of fact. We threw a ball around.

He's a kid, John. They both are. They're entitled.

Yeah, I know I ain't their dad.

YOUNGER BOBBY hangs up and throws the phone down.

BOBBY looks down at the kitchen drawer, which is now empty.

BOBBY:
What the hell?

BOBBY opens the refrigerator and takes out a half-full jar of blood.

BOBBY is finishing painting a symbol on the wooden floor in front of his desk. He joins RUFUS behind the desk and picks up the cross.

BOBBY:
O theristes, kaleo se Kai deo.

RUFUS lights a match and drops it into the bowl. There is a flash of fire and the REAPER appears.

REAPER:
Cute. Got to admit – first time anyone's pulled one on me while actually unconscious.

BOBBY:
Well, get comfy.

REAPER:
Not so fast.

BOBBY:
Yeah? Sorry. Other business.

REAPER:
I'm trying to help you, Bobby. You're going to die. Think you can stop it by pinning me like a bug?

BOBBY:
Well –

REAPER:
You've seen the dark coming – people disappearing, things going blank. Look around. Cell by cell...

BOBBY looks around at photographs on the bookshelves. While BOBBY's face in the photographs is clear, the faces of the other people are blurry and indistinct.

REAPER:
...that bullet's killing your brain. You're running out of places to hide. So, understand – this trap won't hold forever, because this room won't hold, because you are going to die.

BOBBY:
You think.

REAPER:
Come with me. Be done. You've earned it. Or fight me. Stay here. And you know the drill.

RUFUS:
I don't know, Bobby. I mean, you really want to get stuck, turn into some ghost?

BOBBY:
I know what I'm doing, Rufus.

RUFUS:
Yeah, yeah, you're thinking you can help those boys. But how many spirits you meet in their right mind? Some hunter's gonna cut you down.

BOBBY:
Whose side are you on?

REAPER:
Bobby... You've helped. You got handed a small, unremarkable life, and you did something with it. Most men like you die of liver disease, watching "Barney Miller" reruns. You've done enough. Believe me.

BOBBY:
I don't care.

REAPER:
Why?

BOBBY:
Because they're my boys.

BOBBY sees YOUNG BOBBY standing nearby.

BOBBY:
All right. The only way out is through.

BOBBY (to YOUNG BOBBY):
So lead the way.

BOBBY (to RUFUS):
Nice seeing you again, old friend.

BOBBY (to the REAPER):
Thanks for the chat.

YOUNG BOBBY walks away and BOBBY follows him.

ACT FOUR

INT. BOBBY’S HOUSE – NIGHT

BOBBY’S MOTHER is on her knees cleaning up the plate that BOBBY’S FATHER knocked to the floor.

BOBBY’S MOTHER:
It's fine. It'll just take a second.

BOBBY’S FATHER pours another glass of whiskey.

BOBBY’S FATHER:
You just gonna sit there? Get a broom or somethin'.

YOUNG BOBBY leaves the room. BOBBY’S FATHER stands up.

BOBBY’S FATHER:
You know why he's like that? Because you let him do whatever he wants.

BOBBY’S MOTHER:
It's okay. See? I'm almost done. You just relax a-and have another drink.

BOBBY sighs.

BOBBY’S FATHER:
Don't tell me what to do.

YOUNG BOBBY is watching from the doorway.

BOBBY’S MOTHER:
No. Wait. Wait.

BOBBY’S FATHER strikes BOBBY’S MOTHER across the face, knocking her down. When she looks up, there is blood at the corner of her mouth.

BOBBY’S MOTHER:
I– no! Why do you always provoke him?

BOBBY’S FATHER:
Because he's a bad kid – that's why.

BOBBY:
Well, that's a load of crap. Who the hell were you to say?

BOBBY’S FATHER:
I'm your father. And you show your father respect.

BOBBY:
The day he deserves it, you drunken...

BOBBY’S MOTHER:
[quietly] Shhh...

BOBBY:
... bully. Punching women and kids – is that what they call fatherhood in your day?

BOBBY’S FATHER:
Oh, you deserved it. Believe me. You were nothing but ungrateful.

BOBBY:
I was a kid! Kids ain't supposed to be grateful! They're supposed to eat your food and break your heart, you selfish dick! You died, and I was still so afraid I'd turn into you I never even had kids of my own.

BOBBY’S FATHER:
Good. You break everything you touch.

BOBBY’S MOTHER starts to cry.

BOBBY:
Uh-huh. Well, as fate would have it, I adopted two boys, and they grew up great. They grew up heroes. So you can go to hell!

INT. HOSPITAL – DAY

The NURSE and a second nurse are walking towards BOBBY’s room.

NURSE:
Keep the head of the bed up for transport. IV can run off the pump. Just run a TKVO. We'll have to wait for respiratory.

SAM:
Wait, wait, wait, wait. What's happening?

NURSE:
He's showing signs of responsiveness. We're taking him up for surgery. If you want to see him, I'd squeeze in there quick.

SAM and DEAN walk towards BOBBY’s room.

INT. BOBBY’S HOUSE – NIGHT

BOBBY’S MOTHER is still on the floor and there is now blood coming from her nose as well as her mouth.

BOBBY’S MOTHER:
I'm sorry. I said that I'm – I'm sorry.

BOBBY’S FATHER:
Yeah, yeah, you say that every time.

BOBBY’S MOTHER:
Please just stop.

BOBBY’S FATHER:
[shouting] No! This time, you listen!

YOUNG BOBBY:
Stop it.

YOUNG BOBBY is standing in the doorway with a rifle. As his parents watch, he cocks the rifle. BOBBY’S FATHER laughs.

BOBBY’S FATHER:
You're kidding, right? You're not half enough man to use that thing. You leave the adults to sort this out... and I will deal with you later.

BOBBY’S FATHER grabs BOBBY’S MOTHER by her hair and drags her partway to her feet.

BOBBY’S MOTHER:
Ohh! Aah! Bobby, just go. Do what he says. Just go.

YOUNG BOBBY:
No.

YOUNG BOBBY points the rifle at his father.

YOUNG BOBBY:
Leave her alone.

YOUNG BOBBY shoots his father in the head.

BOBBY’S MOTHER:
Aah!

BOBBY’S FATHER falls to the ground dead.

BOBBY’S MOTHER:
Bobby, what did you do? God is gonna punish you.

BOBBY:
Hey.

BOBBY walks over to YOUNG BOBBY.

BOBBY:
You did what you had to do. This is where you learn that... they pretty much never say thanks when you save 'em. Now go get a shovel. Bury the old man out behind the woodshed.

YOUNG BOBBY leaves.

REAPER:
You got the only genetic case of bullet in the brain I've ever seen.

Bright light appears in the kitchen window.

REAPER:
Not so fast, Singer.

BOBBY hurries to the kitchen door, opens it and looks out into the bright light.

INT. BOBBY’S ROOM IN THE HOSPITAL – DAY

SAM and DEAN are at BOBBY’s bedside.

NURSE:
Sorry. We need to get moving.

SAM:
Right. Yeah.

SAM looks at DEAN, and then down at BOBBY.

SAM:
Hey, um... Bobby, um, hey...

SAM takes BOBBY’s hand.

SAM:
Just... thanks... for everything.

SAM lets go of BOBBY’s hand and gives it a pat.

NURSE:
All right. Please step back.

DEAN:
Yeah.

BOBBY raises his hand and opens his eyes.

SAM:
Wait, wait, wait, wait, stop. His eyes are open.

DEAN:
Bobby?

SAM:
Hey.

SAM puts a hand on BOBBY’s shoulder. BOBBY removes the respirator covering his mouth and nose. SAM takes BOBBY’s hands.

DEAN:
What – don't talk. Don't talk. A pen – I –

DEAN grabs the pen and chart at the end of the bed.

DEAN:
Here. Here, here, here.

DEAN hands the pen to SAM, who hands it to BOBBY.

DEAN:
What is it?

BOBBY writes “45489” (one number less than he wrote on the piece of paper earlier) on SAM’s hand while breathing heavily with the effort. He smiles slightly at SAM and DEAN, who lean closer to him.

BOBBY:
Idjits.

BOBBY’s head falls back onto the pillow and his eyes close. The monitor he is attached to starts to beep.

DEAN:
Bobby? Hey!

The monitor shows flat lines.

ACT FIVE

INT. HOSPITAL – DAY

NURSE:
Call a code – trauma room.

SAM and DEAN are standing outside BOBBY’s room as medical staff hurry towards the room and attempt to revive BOBBY. We see a long close-up of DEAN's face.

INT. BOBBY’S HOUSE – NIGHT

BOBBY is walking through the house.

DEAN:
You microbrewing in there, or what? Come on – we got a lot of Chuck Norris to get through. Let's go.

BOBBY opens the refrigerator and takes out two beers.

REAPER:
Nice move, waking up like that.

BOBBY:
Motivation's a mother.

REAPER:
You know why it's dark out there, don't you? This house – it's your last island, everything else melted by that bullet – gone. This is your last chance to come with me and move on. For your own good, Bobby, let go. They'll be okay without you.

BOBBY:
Last memory, huh?

The REAPER nods.

BOBBY:
Glad I saved the best for last.

BOBBY walks away.

DEAN, who is holding a remote, sits down on the two-person couch next to SAM, who is eating popcorn.

DEAN:
All right, scoot, jerkface. Show your elders some respect.

SAM:
You scoot, ass-hat.

SAM flips a piece of popcorn at DEAN. BOBBY walks in and hands the beers to SAM.

SAM:
Mm.

SAM sets one of the beers on the table in front of DEAN. DEAN is taking more snacks out of a plastic bag.

DEAN:
Did we get licorice?

BOBBY sits down and watches SAM and DEAN.

SAM:
[with a mouth full of popcorn]: No, we did not get licorice. We got good snacks. Licorice is disgusting.

BOBBY is smiling slightly.

DEAN:
I'm sorry. I didn't quite understand that, uh, Mr. Peanut-Butter-and-Banana Sandwiches?

SAM:
You know what? I stand by that sandwich. Nobody likes licorice. I-it's – it's made of dirt.

DEAN:
It is a classic movie food. It's right up there with popcorn.

SAM:
Popcorn? Really?

DEAN:
Yes.

SAM:
You're out of your mind.

SAM and DEAN are fading.

DEAN:
What – it's like little chewy...

SAM and DEAN disappear.

DEAN (V-O):
... pieces of heaven.

SAM (V-O):
Oh, chewy pieces of heaven if you're a girl.

REAPER:
Well, Bobby? Stay or go – what's it gonna be?

The REAPER’s watch is open and ticking.

END

 

Source : SuperWiki

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