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#511 : Vol au dessus d'un nid de démon

 

Réalisé par:Jim Conway
Ecrit par:Andrew Dabb et Dan Loflin

 

SAM ET DEAN CONTROLENT UN HOPITAL PSYCHIATRIQUE - Un ancien chasseur nommé Martin qui est dans un hôpital psychiatrique appelle Sam et Dean pour qu'ils viennent l'aider pour dans cet hôpital. Les frères se font admettre en tant que patient afin d'enquêter sur le mystérieux monstre qui attaque les patients mais leurs incarcération poussent les deux frères à lâcher leurs propres démons intérieurs.

Popularité


4.29 - 7 votes

Titre VO
Sam, Interrupted

Titre VF
Vol au dessus d'un nid de démon

Première diffusion
21.01.2010

Première diffusion en France
28.12.2010

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Participation exceptionnelle : Jon Gries

 

 

 

 

 

 

Résumé.

Hôpital psychiatrique de Glenwood Springs, Ketchum, Oklahoma. Un médecin, le Dr Fuller Tent, demande à une patiente, Susan, pourquoi elle n'a pas pris ses médicaments. Elle lui dit qu'elle a peur de s'endormir, car le monstre qui a tué Annie, sa camarade de chambre, reviendra. Le doc lui rappelle qu'Annie s'est suicidée, et qu'il n'y a jamais eu de monstres. Elle insiste, mais il refuse de le croire. Le soir venu, Susan est dans sa chambre. Les lumières s'éteignent. Quelque chose se déplace dans la voie d'aération, et commence à démonter la trappe du plafond. Susan hurle et appelle à l'aide, mais les infirmières, croyant à une crise, ne bougent pas. Un patient, Ted, assiste impuissant à la panique de Susan. Quelques instants plus tard, une infirmière se rend dans la chambre de Susan, et la découvre morte, les veines ouvertes au poignet.

*****************************SUPERNATURAL***********************

A l'asile. Dean et Sam ont rendez-vous avec le Docteur Tent. Sam s'appelle désormais Alex, et Dean, rebaptisé Eddie, a décidé de le faire interner, car il le pense fou. Ainsi, Sam raconte qu'il se sent déprimé depuis qu'il a tué Lilith et ainsi libéré Lucifer, ce qui a déclenché l'Apocalypse. Le doc n'est pas au bout de ses surprises, car Dean se met ainsi àa parler du sang de démons, et de Ruby, ainsi que de leur boulot de chasseurs. Le médecin appelle sa secrétaire, afin d'annuler son déjeuner.

Une infirmière prend les boys en charge, leur expliquant que le doc souhaite les garder tout les deux. Dean feint d'être surpris, et les boys passent ensuite en consultation chacun leur tour. Ils se rejoignent dans le hall. Dean ne se montre pas très enthousiaste quant à l'affaire. Ils doivent aider Martin, un ex-chasseur, ami de leur père. Sam estime que c'est mieux que de rester à rien faire et à se lamenter sur leur sort. Dean, sentant que son frère est sur le point d'évoquer la mort d'Ellen et de Jo, coupe court à la conversation et repère Martin parmi les autres patients. Ils le rejoignent, et après les retrouvailles, il leur explique que cinq personnes sont mortes, et toutes ont l'air de s'être suicidées. Seuls quelques patients ont aperçu quelque chose, mais personne ne les croit, et Martin ne veut plus aller inspecter des cadavres. Le doc arrive, proposant à Sam et Dean de se joindre à la thérapie de groupe de Martin. Les boys se lèvent, mais le doc sépare les frangins. Il pense que ce serait mieux pour eux qu'ils soient séparés quelques temps, car ils sont trop co-dépendants. Résigné, Sam suit le doc et Martin, laissant Dean seul dans le hall.

Thérapie de groupe. Le médecin démarre la séance, et Ted lève rapidement la main. Au départ réticent, le doc lui donne la parole, voyant que personne d'autre ne souhaite parler. Ted évoque alors le monstre qui terrorise tant les patients de cet hôpital, mais le doc tente de le faire taire. Ted insiste, disant qu'il a assisté au meurtre de Susan, tandis qu'une autre patiente en profite pour laisser libre cours à ses délires. Le médecin fait taire tout le monde d'un ton ferme. Il insiste sur le fait qu'il n'y a pas de monstres. Sam a attentivement observé la scène.

Pendant ce temps, Dean joue seul aux échecs. Il est rejoint par la séduisante psychiatre chargée de son dossier, apparement lourd. Dean lui pose de mutliples questions, sur des évènements étranges qui auraient pu se passer, sur la présence de soufre, ou de courants d'air, mais la psy lui dit qu'elle n'a rien constaté de tout ça. Elle essaie de son côté d'en savoir plus sur Dean, s'il dort suffisamment, s'il boit, s'il a déjà eu une relation sérieuse. Elle finit par vouloir en savoir plus sur son père.

Dans l'aprés-midi. Dean sort de sa thérapie, et Sam le rattrape dans le couloir. Il lui parle de Ted, et souhaite lui parler pour en savoir plus sur ce que le patient a pu voir. Dean, de son côté, n'a rien de nouveau, et souhaite en finir au plus vite avec cette affaire. Du moins jusqu'à ce qu'une patiente, Wendy, arrive et l'embrasse langoureusement. Mais Sam réfrène rapidement les ardeurs de son frère.

Le soir venu. Les boys profitent de la pause des infirmière pour sortir de leur chambre, et aller rendre visite à Ted. Lorsqu'ils arrivent à la chambre de ce dernier, ils constatent qu'il hurle et se débat contre une force invisible. Sam essaie le plus vite possible d'ouvrir la porte, mais lorsqu'ils entrent dans la chambre, il est trop tard. Ted est retrouvé pendu avec un drap.

A la morgue. Les boys inspectent le corps de Ted. Sam découvre un petit trou au niveau de la nuque, et y introduit un coton-tige pour déterminer la profondeur. Il constate que ça va jusqu'au cerveau, et décide donc d'ouvrir le crâne. Dean, peu emballé, préfère faire le guet, tandis que Sam scie la tête de Ted. Il sort le cerveau et constate qu'il est noir et complètement sec. Dean entre en trombe pour prévenir son frère que quelqu'un approche. Les boys remballent le corps juste à temps quand l'infirmière entre. Elle leur demande ce qu'ils font là, mais les frangins semblent à cours d'arguments. Alors Dean baisse son pantalon, et se dandine en s'écriant "pudding !". L'infirmière, peu surprise, mais amusée de son comportement, décide de les ramener à leur chambre.

Le lendemain. Dean et Sam font part de leur découverte à Martin. Ils sont confrontés à un monstre se nourrissant du sang du cerveau, et maquillant ses meurtres en suicide. Et l'asile est le terrain de chasse idéal pour ça. Martin leur montre son journal, un dessin en particulier. Il représente un spectre, et que le seul moyen de le tuer est d'utiliser l'argent. Le problème est qu'ils peuvent prendre apparence humaine, donc, ça peut être n'importe qui. Mais il est possible de les reconnaître grâce à un mirroir, dans lequel ils apparaissent sous leur vraie forme. Les boys décident de se poster dans les coins de l'hôpital où se trouve les mirroirs.

Dean, à son poste de surveillance, est rejoint par sa psy. Il lui raconte qu'il est en pleine chasse et que sa cible est un spectre. Elle lui demande alors pourquoi il est devenu chasseur, et combien de personnes il doit sauver. Il lui dit qu'il doit sauver le monde, car c'est l'Apocalypse. La psy pense qu'il se met un poids trop important sur les épaules. Soudain, le doc passe, salue Dean, et celui-ci remarque alors qu'en guise de reflet, c'est le spectre qui apparaît.

Le soir venu. Sam rejoint Martin et Dean dans un couloir. Il a réussi à trouver 3 lames en plaqué-argent. Wendy débarque à ce moment, pour la plus grande joie de Dean.  Mais à sa grande surprise, c'est sur Sam qu'elle se jette, le préférant car il est plus grand. Ils en reviennent au plan, et demandent à Martin d'y participer. Mais il refuse catégoriquement, et rien de ce que Dean et Sam peuvent dire n'y changent quelque chose. Les boys vont devoir se débrouiller seuls. Ils vont dans le bureau du doc, mais celui-ci est absent. Ses clés sont sur le bureau, indiquant qu'il est toujours dans le bâtiment. Les boys décident de se séparer afin de le retrouver.

Sam est à la recherche du médecin. Il le voit arriver dans le couloir et se met dans le coin, puis lui saute dessus et lui entaille le bras. Deux infirmiers essaient de maîtriser Sam, mais il se débarasse rapidement d'eux. Il court après le doc, et parvient à le rattraper. Il est sur le point de le rattraper, mais Martin l'arrête, lui disant que l'entaille qu'il a au bras devrait brûler. Le doc n'est pas le spectre. Sam lâche la lame.

Plus tard. Dean rejoint Sam dans la chambre. Il constate que son petit frère est complètement shooté. Sam lui dit que le doc n'était pas la bonne cible. Dean lui dit qu'il le sait, qu'il a commis une faute. Sam pense plutôt que Dean est en train de devenir fou. Mais Dean ne prête pas attention à cette suggestion.

Dans un couloir. Dean croise sa psy, qui s'inquiétait de ne pas l'avoir vu à la dernière session. Dean est un peu agacé par l'intérêt de la psy et le lui fait savoir. Mais elle pense toujours qu'il se met trop de choses sur les épaules et que ça finira par le tuer. Puis elle finit par lui dire qu'il n'arrêtera pas l'Apocalypse, qu'il ne pourra empêcher le monde de brûler. Dean comprend qu'il n'a pas affaire à une humaine, et lui demande ce qu'elle est. Il commence à s'énerver, attirant l'attention d'un infirmier, qui lui demande de se calmer. Dean lui demande qui est cette psy, mais l'infirmier ne voit personne. La psy dit alors à Dean que c'est lui qui imagine tout ça, qu'il devient fou. Puis elle disparaît. Dean, déconcerté, s'en va, croisant des médecins et l'infirmière, qui ont tous des reflets spectraux. Il commence à paniquer et se met dans un coin.

Le doc rend visite à Sam, dans sa chambre. Sam tenait à s'excuser de son comportement. Il pensait que le doc était un monstre, mais il sait maintenant que les monstres n'existent pas. Le doc le félicite pour cette lucidité, mais pense que le plus gros problème de Sam, c'est la colère qu'il garde en lui. Il aurait pu croire qu'il était possédé. Sam lui demande une seconde chance. Le doc accepte qu'il sorte de sa chambre, sous surveillance, mais le menace de l'envoyer dans un hôpital spécialisé pour les patients violents s'il recommence.

Sam rejoint son frère dans le hall. Dean lui dit alors que Sam est son problème, ça n'a jamais été le sang de démon.  Sam ne comprend pas. Il se retrouve de patients l'accusant de vouloir les faire tuer, et l'insultant. Sam tape dans le tas pour se défendre, mais en réalité, il tape dans le vide. Deux infirmiers viennent le chercher pour l'enfermer. Dean lui, est assis, hagard et traumatisé, ne comprend pas ce qu'il vient de passer.

Dean rend une visite nocturne à Martin. Celui-ci manque de le tuer. Il demande à Dean où est Sam. Dean lui explique que Sam est devenu fou, et, avec beaucoup de mal à rester concentré, lui expose sa théorie. Il pense que le spectre rend les gens fous, probablement par une sorte de venin, qu'il injecterait à ses victimes par le toucher, ou par la salive. Soudain, il pense à Wendy, et pense alors qu'elle ferait une coupable idéale. Il part avec Martin à la chambre de Wendy. Ils l'entendent hurler et courent vers elle. Elle semble morte quand ils arrivent sur les lieux, et ils constate que l'infirmière est penchée sur elle. Cette dernière retire sa griffe de la nuque de Wendy, sous les yeux effarés des deux chasseurs.

Le spectre/infirmière projette Dean contre le mur et s'attaque à Martin. Celui-ci parvient à lui entailler la main, qui brûle sous le coup de la lame. Le spectre s'enfuit. Martin se penche sur Wendy et constate qu'elle est encore vivante. Pendant ce temps, le spectre indique que deux patients dangereux se trouvent dans la chambre de Wendy, et en profite pour s'éloigner. Martin tente de raisonner Dean pour qu'il rattrape le spectre. Mais l'aîné des Winchester ne semble pas vouloir y aller. Martin l'encourage, tandis que deux infirmiers débarquent. L'ex-chasseur se jette sur eux, permettant à Dean de partir.

Pendant ce temps, le spectre se rend dans la salle d'isolement où Sam est enfermé, attaché à son lit. Le spectre explique à sa proie qu'il ne fait que faire ressortir ce que les gens ont déjà en eux, mais il ne rend pas les gens fous. Ainsi, la rage que ressent Sam vient bien de lui. Le spectre sort sa griffe, prêt à la planter dans la nuque du jeune Winchester, mais Dean arrive à ce moment. Il n'est pas au meilleur de sa forme, mais il a bien l'intention de se battre. Dans la lutte, il arrache la griffe du spectre, et profite de ce moment pour le poignarder en plein coeur. Les boys redeviennent normaux. Tandis que Dean détache son frère, l'alarme retentit. Les frangins déguerpissent rapidement, et courent vers l'Impala.

Arrivés, à la voiture, Dean presse son frère pour partir, mais Sammy ne semble pas vouloir bouger. Il pense que le spectre a raison. Il s'est cherché des excuses, mais il sait bien que le problème vient de lui. Il sent une rage en lui qu'il ne peut pas contrôler, et il ne sait pas pourquoi. Dean lui fait comprendre que ça n'a pas d'importance, qu'il faut qu'il reste avec lui, et surtout qu'il doit oublier tout ça, et l'enfouir profondément, afin de ne pas devenir fou pour de vrai. Sam n'insiste pas, et les boys s'en vont à bord de la Chevy.

 

Ecrit par Deanlove35.

INT. HOPITAL

(Hôpital psychiatrique de Glenwood Springs, à Ketchum dans l'Oklahoma. Le Dr Fuller reçoit Susan, une patiente. Il examine son dossier.)

FULLER : Les infirmières m'ont dit que vous refusiez de prendre vos médicaments. Je peux savoir pourquoi ? Susan ?

SUSAN : Les comprimés me donnent envie de dormir. Si je m'endors, il viendra.

FULLER : Vous parlez du monstre ? Nous en avons déjà discuté, il me semble.

SUSAN : Mais il a tué Annie !

FULLER : Susan, vous êtes schizophrène. Il arrive que votre esprit vous joue des tours. Vous êtes souvent désorientée, et vous souffrez d'hallucinations.

SUSAN : Je connais mon cas. Je vois mon fils mort, debout, derrière vous, et je sais qu'il n'est pas réel. Mais le monstre, lui, il est réel.

FULLER : Ce qui est arrivé à votre camarade de chambre Annie, nous a tous beaucoup attristé. Il est peut-être plus facile pour vous d'inventer l'existence d'un monstre, que de faire face à la dure réalité des choses. Vous savez qu'Annie s'est suicidée.

SUSAN : Je l'entend toutes les nuits. Dans les murs. Je vous en supplie. Croyez-moi.

FULLER : Susan, vous savez comme moi, que les monstres n'ont jamais existé.

(Plus tard, Susan est retournée dans sa chambre. Elle caresse une photo de son fils, et les lumières s'éteignent.)

GARDIEN : 22h30. Extinction des feux.

(Dans sa chambre, Susan se resserre sur le lit, apeurée. Elle entend quelque chose bouger au plafond, et s'approche avec appréhension de la trappe d'aération. Les boulons de celle-ci commencent à se dévisser.)

SUSAN : Oh non ! Aidez-moi ! Aidez-moi ! Au secours !

INFIRMIERE : Ils commencent tôt ce soir.

SUSAN : Au secours ! Au secours ! (Elle se précipite à la fenêtre de sa porte. Seul un patient dans une autre chambre, en face de la sienne, fait attention à ses cris.) Le monstre ! Je vous en supplie ! Aidez-moi ! Aidez-moi !

(Elle disparait soudainement, et hurle. Plus tard, l'infirmière vient vérifier que tout va bien, et découvre Susan, morte, les veines des poignets tranchées.)


SUPERNATURAL


INT. BUREAU DU DR FULLER

(Le Dr Fuller reçoit Sam et Dean. Il consulte le dossier de Sam, et est manifestement perplexe.)

FULLER : Le médecin qui vous a adressé à moi est le Dr Babar, de Chicago.

DEAN : C'est exact.

FULLER : N'existe-t-il pas des livres pour enfants avec un éléphant appelé Babar ?

DEAN : Je n'en sais rien. Je n'ai aucun livre sur des pachydermes. Ecoutez, tout ce que je sais c'est que le Dr Babar a eu du pain sur la planche avec lui, parce que... mon frère est...

(Il fait signe que Sam est fou.)

FULLER : D'accord, ça va. Merci beaucoup. Cette remarque était inutile. (A Sam.) Dites-moi, Alex, pourquoi ne me diriez vous pas comment vous vous sentez ?

SAM : Je vais bien. Enfin, je suis peut-être un peu déprimé.

FULLER : Je vois. Et vous savez pourquoi ?

SAM : Peut-être parce que j'ai déclenché l'Apocalypse.

FULLER : L'Apocalypse ?

SAM : Oui, c'est ça.

(Le Dr Fuller regarde un instant Dean, qui lui sourit d'un air entendu.)

FULLER : Euh, et vous croyez l'avoir déclenché ?

SAM : Oui, en fait euh... En tuant ce démon, Lilith, j'ai accidentellement libéré Lucifer de l'Enfer. Il est maintenant sur Terre, et on fait tout pour essayer de l'arrêter.

FULLER : Qui essaie de l'arrêter ?

SAM : Moi. Lui. Et, on est aidé par un ange.

FULLER : Vous voulez dire que vous avez un ange gardien sur l'épaule ?

SAM : Non, non, il s'appelle Castiel, et il porte un imper.

DEAN : Qu'est-ce que je vous disais ? Il me bassine avec cette histoire depuis des semaines. Mais, il n'y peut rien si c'est l'Apocalypse.

FULLER : Il n'y peut rien ?

DEAN : Non. C'est à cause d'un autre démon, Ruby, elle l'a rendu accro au sang de démon. A la fin, il buvait ça comme du petit lait. Mon frère n'est jamais vraiment passé du côté obscur. Il était juste, disons.... défoncé. Hmm, c'est tout. Vous pouvez pas le soigner, histoire qu'on puisse reprendre la route et retourner chasser les monstres ?

(Il leur fait signe de patienter, puis il prend son téléphone.)

FULLER : Erma ? Annulez mon déjeuner.

INT. COULOIR

(Dean et Sam sont accompagnés par une jeune infirmière.)

INFIRMIERE : Le Dr Fuller voudrait vous garder tout les deux en observation pendant deux ou trois jours.

DEAN : Quoi, tout les deux ? Moi aussi ?

INFIRMIERE : Oui, trésor, il pense que ça vaut beaucoup mieux.

(Dean sourit à Sam d'un air satisfait.)

INT. INFIRMERIE

INFIRMIERE : Ne vous inquiétez pas. Je vous fais juste un petit check-up.

DEAN : Infirmière Ratched, que les choses soient claires. J'ai vu Vol Au-Dessus D'Un Nid De Coucou. Alors n'essayez pas de me laver le cerveau ou de jouer les tyrans, ça ne marchera pas. Hmm ?

INFIRMIERE : Pas de problème. (C'est au tour de Sam.) Ca, c'est fait. Vous pouvez retirer votre pantalon.

SAM : Quoi, mais euh... Mais-mais.... Pourquoi faire ?

(L'infirmière met un gant en plastique. Sam sent qu'il va passer un sale moment.)

INT. SALLE DE REGROUPEMENT

(Sam rejoind Dean, qui l'attendait patiemment.)

DEAN : Comment s'est passé ta douche ?

SAM : Très bien ! Rien à dire. Ils ne lésinent pas... sur la pression de l'eau. L'infirmière t'a....

DEAN : Elle a fait les choses en profondeur.

SAM : Oui, c'est ça. C'est, oui....

(Dean regarde autour de lui.)

DEAN : Je n'aurais pas dû te laisser me convaincre.

SAM : Ca va, c'était la moindre des choses. Martin a sauvé Papa des dizaines de fois, c'est un excellent chasseur.

DEAN : C'était. Jusqu'à Albuquerque.

SAM : Et, je me suis dit que c'était mieux qu'on soit occupé à quelque chose.

DEAN : Mieux que quoi ?

SAM : Que rien. (Dean insiste du regard.) Bon d'accord, euh... Tu m'inquiètes depuis plusieurs semaines.

DEAN : Oh, s'il te plaît, Sam, commence pas. C'est pas parce qu'on est chez les mabouls que t'as le droit de jouer les psys à deux balles.

SAM : Dean....

DEAN : Ellen et Jo sont mortes, et c'est une putain de tragédie, c'est vrai. Mais, je vais pas me morfondre ici pendant des siècles.

SAM : Tu me fais le coup à chaque fois. Ca pourrait te faire du bien d'en parler.

DEAN : Non merci. Tiens, le voilà.

(Ils s'avancent vers Martin, assis seul à une table.)

MARTIN : Sam ! Dean ! Ben, ça alors ! Vous avez sacrément grandi, les petits gars ! Vous avez bonne mine.

SAM : Merci. Vous aussi, Martin. On est content de vous voir.

MARTIN : Merci d'être revenus. Asseyez-vous, restez pas là. Il y a encore quelques années, j'aurais pu résoudre cette histoire, les deux mains attachées dans le dos, mais... les temps ont changé.

SAM : Vous savez à quoi on a affaire ?

MARTIN : Non. Pas encore. Un fantôme, un démon, un monstre. Animal, végétal, minéral... L'hôpital a eu 5 morts sur les bras, ces 4 derniers mois. Les médecins parlent de suicides, mais ils se trompent.

SAM : Vous avez vu cette chose ?

(Martin fait non de la tête.)

DEAN : Est-ce que quelqu'un l'a vu, au moins ?

MARTIN : Eh bien, un ou deux patients l'ont vu... très furtivement. On ne peut pas en tirer grand-chose.

DEAN : Ces patiens, ils sont fiables ?

MARTIN : Bien sûr ! Pourquoi ils le seraient pas ?

(Une patiente danse seule à côté d'eux.)

DEAN : Ouais, je suis bête.

MARTIN : Vous devez vous dire que j'ai le système un peu court-circuité. Vous n'avez pas tout à fait tort. Mais je ne vous aurais jamais contacté, s'il ne s'était rien passé. Je le sens, au plus profond de moi.

SAM : On vous croit sur parole. Vous avez vu les corps pour vérifier s'il y avait eu les traces d'une attaque ?

MARTIN : En fait, euh.... non. Je... Je ne m'approche plus de.... de-de cadavres, c'est terminé.

(Le Dr Fuller arrive.)

FULLER : Alex ? Eddie ? Ah, ça fait plaisir de voir que vous vous faites de nouveaux amis. Ca vous dirait à vous, et à Mr Chryser, de vous joindre à la réunion de groupe ? Venez, suivez-moi. (Les trois se lèvent, mais le Dr Fuller arrête Dean.) Si vous êtes d'accord, je préfère que vous participiez à la réunion de cette après-midi.

DEAN : Quoi ? Pourquoi ?

FULLER : Pour être tout à fait franc, la relation que vous entretenez avec votre frère me paraît entraîner une dangereuse dépendance. Passer du temps l'un sans l'autre vous fera sûrement le plus grand bien.

(Le Dr Fuller s'en va avec Sam et Martin, tandis que Dean reste seul.)

INT. SALLE DE REUNION

(La thérapie de groupe commence.)

FULLER : Bon, alors. Qui veut prendre la parole en premier ? (Un patient, Ted, lève la main. Le Dr Fuller essaie de l'ignorer.) Quelqu'un d'autre ? (Ted secoue fébrilement la main.) Très bien, Ted. Restez calme.

TED : Je suis calme. Et c'est tout à fait calmement que je souhaiterai parler du monstre qui nous traque.

FULLER : Il n'est pas question que nous ayons à nouveau cette discussion. Ce n'est pas une bonne chose pour le groupe.

TED : Je-je suis d'accord. Vous savez quelle autre chose n'est pas bonne pour le groupe ? Qu'un monstre vienne nous dévorer le visage.

FULLER : Ca va, merci. Quelqu'un d'autre veut prendre la parole ?

TED : Je l'ai vu ! Quand il a tué Susan !

PATIENTE : Moi aussi ! Il avait d'énormes pinces de homards !

TED : N'importe quoi !

PATIENTE : Si ! Même que c'était un alien, comme dans X-Files !

TED : Tais-toi maintenant ! Et n'essaie pas de m'aider ! Ecoutez-moi ! On va tous mourir !

FULLER : Ca suffit ! Il n'y a aucun monstre. Dites-moi Ted, voulez-vous que j'appelle les aides-soignants ? (Ted hoche la tête.) Vous pouvez vous calmer ?

(Il acquiesce.)

TED : Ouais, je me calme.

(Sam et Martin, qui ont attentivement observé la scène, se regardent.)

INT. SALLE DE REGROUPEMENT

(Dean joue aux dames.)

DEAN : Ouais, trop fort !

(La psychiatre chargée de son dossier, Erica Cartright, vient le voir.)

ERICA : Eddie ? (Dean se retourne et voit une belle jeune femme.) Dr Erica Cartright. Je vais traiter votre cas.

DEAN : Vous êtes mon psy ? Eh ben, j'ai de la chance.

ERICA : Et vous, vous êtes mon paranoïaque schizophrène souffrant de troubles de la personnalité narcissiques et de psychose religieuse. J'ai de la chance. On peut parler ?

DEAN : Bien sûr. J'ai quelques questions à vous poser.

ERICA : Quelle coincidence, moi aussi j'ai des questions.

DEAN : Dans ce cas... Echange de bons procédés, Clarice.

ERICA : D'accord, Hannibal. Je commence. Combien d'heures par nuit dormez-vous ?

DEAN : 3 ou 4, toutes les deux nuits. Que pouvez-vous me dire sur les récents suicides ?

ERICA : Que c'est tragique.

DEAN : Vous n'avez rien remarqué de bizarres, comme de la fumée noire ou des odeurs de soufre ?

ERICA : Non. Pourquoi ? Qu'est-ce que ça voudrait dire ?

DEAN : Qu'il y a un démon. Je chasse les démons. Les monstres, ce genre de choses.

ERICA : Vous buvez combien de verres par semaine ?

DEAN : Il faut bien que je me repose de temps en temps, alors je dirais... Sept jours fois huit, ça fait... une cinquantaine de verres. Vous n'avez jamais des sortes de frissons, quand vous vous promenez dans l'hôpital ?

ERICA : Non. Et si jamais j'en avais eu ?

DEAN : C'est qu'il y aurait un fantôme.

ERICA : Je vois. A quand remonte votre dernière relation amoureuse de longue durée ?

DEAN : Pour vous c'est quoi "de longue durée" ?

ERICA : Supérieure à deux mois.

DEAN : J'en ai jamais eu. Est-ce que les patients ont remarqué des évènements étranges ?

ERICA : Ici ? Tout le temps.

DEAN : Bien sûr.

ERICA : Bien. Parlez-moi un peu de votre père.

INT. COULOIR

(Dean marche pensivement seul, quand Sam le rejoint.)

SAM : Dean ! Hé ! Ca va ?

DEAN : Je me suis fait violer psychologiquement. Alors, non, ça va pas. Dis-moi que t'es sur une piste.

SAM : Oui. Quelqu'un dit avoir vu la créature. On devrait l'interroger. Rendez-vous ici, dans une heure.

DEAN : Ouais, plus vite on règlera ça, plus vite on s'en ira. Cet hôpital me donne la chair de poule.

(Il se retourne et une patiente, Wendy, l'embrasse langoureusement.)

WENDY : Salut.

DEAN : Salut.

WENDY : Moi, c'est Wendy.

DEAN : Oh. (Elle lui tape sur les fesses, et s'en va.) Cet hôpital n'est pas si terrible que ça finalement.

SAM : Tu veux rire ? C'est carrément hors de question.

DEAN : Oh, dommage.

INT. HOPITAL

(Sam et Dean s'apprêtent à mener l'enquête.)

DEAN : C'est pas trop tôt. Les infirmières font leur ronde, on a 15-20 minutes. Où il est ?

SAM : Chambre 306.

(Ils arpentent les couloirs, quand ils entendent Ted crier. Ils se précipitent, et Sam essaie d'ouvrir la porte.)

DEAN : Dépêche-toi, ouvre la porte, vite !

SAM : Ca va, c'est ce que je fais !

(Sam parvient finalement à ouvrir la porte, mais il est trop tard. Ted est mort, pendu. Ecran noir.)


INT. MORGUE

(Dean et Sam examinent le corps de Ted. Sam parcoure le coup du cadavre, et pose son doigt sur un petit trou.)

SAM : Hé, j'ai trouvé quelque chose.

DEAN : Qu'est-ce que c'est ?

SAM : Là, juste là. Tu peux m'aider ? (Dean tourne la tête de Ted, tandis que Sam enfonce un long coton-tige dans le trou.) Le trou s'enfonce jusqu'au cerveau.

DEAN : Qu'est-ce que ça veut dire ?

(Sam repère une scie électrique.)

SAM : On va bientôt le savoir.

DEAN : Tu plaisantes ?

SAM : Vaut mieux que tu surveilles la porte.

(Dean fait le guet, tandis que Sam découpe le crâne de Ted. Il sort ce qu'il reste du cerveau. Dehors, Dean entend des bruits venant dans leur direction. Il entre rapidement.)

DEAN : T'en es où ?

SAM : Regarde ! Il s'est fait dessécher la cervelle !

DEAN : Fascinant. Mais dépêche-toi, quelqu'un arrive.

(Sam remet le cerveau et la moitié du crâne en place, Dean remet le corps dans son tiroir. Sam a juste le temps de jeter ses gants, quand l'infirmière entre.)

INFIRMIERE : Je peux savoir ce que vous faites ici ?

(Sam ne sait pas quoi répondre, alors Dean improvise. Il baisse son pantalon, et se dandine.)

DEAN : Pudding !

INFIRMIERE : D'accord. On va remonter.

(Il remet son pantalon, et chuchote discrètement à Sam.)

DEAN : Ca paie d'être barré !

(Ils sortent, accompagnés de l'infirmière.)

INT. SALLE DE REGROUPEMENT

(Dean et Sam entreprennent d'exposer leurs faits à Martin. Dean est fasciné par les dessins de clowns affichés au mur.)

DEAN : Me dis pas que ça se vend, ces trucs ?

MARTIN : C'est moi qui les ait peint.

SAM : Bon, on peut se concentrer s'il vous plait ?

DEAN : C'est beau.

SAM : Quelle que soit cette chose, elle se nourrit du cerveau de ses victimes. En les aspirant.

DEAN : Ensuite, elle fait passer les morts pour des suicides. Quelqu'un a une idée ?

MARTIN : Oui. Et pas une bonne.

(Plus tard, Martin leur montre son journal, et un dessin représentant un monstre affreux.)

DEAN : Qu'est-ce que c'est que ça ?

MARTIN : Je vous parie ma chemise que c'est la chose à laquelle on est confronté. Un spectre. Ils ouvrent le crâne de leurs victimes et en aspirent le cerveau.

SAM : Vous avez déjà eu affaire à l'un d'eux ?

MARTIN : Non, jamais. Et je n'en n'ai pas très envie.

DEAN : Avec quoi on tue ce truc ?

MARTIN : Un objet en argent. Si on arrive à toucher un spectre avec cette matière, sa peau se mettra à se craqueler. Ca c'est la bonne nouvelle. La mauvaise, c'est... qu'ils peuvent prendre forme humaine. Ca peut être n'importe qui dans cet hôpital.

DEAN : Ben voyons. Et comment on va savoir qui c'est ?

MARTIN : Grâce aux mirroirs. La légende dit que les spectres montrent leur vraie forme quand on les regarde dans une glace.

DEAN : Il va falloir qu'on inspecte tout les patients et le personnel hospitalier.

SAM : D'accord, ouais. Mais euh, qu'est-ce qu'il vient faire dans ce genre d'établissement ?

DEAN : Un asile ! C'est parfait pour choper des victimes sans défenses !

MARTIN : C'est vrai ! En plus, qui va croire un patient qui dit avoir vu un monstre ? C'est vraiment le terrain de chasse idéal.

(Plus tard, Dean est posté à un coin, regardant les reflets des patients et du personnel qui passent par là. Son psy vient le voir.)

DEAN : Quoi de neuf, docteur ?

ERICA : A vous de me le dire.

DEAN : Je chasse. Un spectre qui se cache. Ca peut être n'importe qui.

ERICA : Ca veut dire que, moi, je pourrais être un monstre ?

(Dean observe le reflet d'Erica.)

DEAN : Non. Vous êtes clean.

ERICA : Pourquoi vous ?

DEAN : Pourquoi moi, quoi ?

ERICA : Pourquoi c'est à vous de chasser les monstres ? Un autre pourrait le faire à votre place.

DEAN : Personne n'est assez fou pour faire ce que je fais. C'est mon travail. Il faut bien que quelqu'un sauve les fesses de tout le monde. Y compris les vôtres.

ERICA : Y a-t-il un quota ? Combien de personnes devez-vous sauver ?

DEAN : Tout le monde.

ERICA : Tout le monde, vous dites ?! Vous croyez devoir sauver tout le monde ?

DEAN : Oui. Tout le monde, sans exception.

ERICA : Comment ? Quoique vous puissiez me dire, j'ai déjà entendu des choses plus dingues.

DEAN : C'est la fin du monde. D'accord ? Celle de la Bible, la vraie Apocalypse. Si je n'arrive pas à l'empêcher, et à sauver tout le monde, personne d'autre ne le fera, on mourra tous !

ERICA : C'est horrible.

DEAN : Je vous le fais pas dire.

ERICA : C'est vrai, Apocalypse ou pas Apocalypse, monstre ou pas monstre, ça vous fait un sacré poids sur les épaules. Croire que ces milliards de vie dépendent de vous. Seigneur.... Comment pouvez-vous le supporter ?

DEAN : C'est une excellente question.

(Le Dr Fuller passe dans le coin.)

FULLER : Bonjour, Eddie !

DEAN : Docteur.

(Dean aperçoit alors le reflet du Dr Fuller, et se rend compte qu'il s'agit du spectre.)

INT. COULOIR

(La nuit. Dean, Sam et Martin s'apprêtent à passer à l'attaque. Sam revient avec des lames en argent.)

SAM : Bon. J'ai dû fouiller trois postes d'infirmières pour les avoir. Ils sont seulement plaqués argent, mais ça devrait aller.

(Wendy s'amène.)

DEAN : Oh, non, non, non, non, pas aujourd'hui ma chérie. Non, je suis fatigué là, il faut que....

(Au lieu de Dean, Wendy embrasse Sam, qui se montre beaucoup moins réceptif.)

SAM : Salut.

WENDY : C'est lui que je veux maintenant. La taille, ça compte.

DEAN : Elle parlait de quoi, là ?

SAM : Fuller est de garde ce soir. Va falloir l'attaquer après l'extinction des feux. Tout les trois.

MARTIN : Quoi ?! Ah, non !

DEAN : Martin, il va falloir passer la sécurité et les aides-soignants, pour ensuite aller trancher la gorge du grand patron. On sait que ça va pas être une partie de plaisir, mais les renforts seront les bienvenus.

MARTIN : Euh, je peux pas. Non, je peux pas.

SAM : On sait ce qu'il s'est passé à Albuquerque.

MARTIN : Vous n'en connaissez pas la moitié. Mon Dieu ! J'étais exactement comme vous, avant. Je me croyais invincible. Et un jour, j'ai compris que je l'étais pas.

DEAN : Martin. Vous êtes encore un chasseur.

MARTIN : Non, c'est terminé. Non, je ne sers plus à rien. Pourquoi vous croyez que j'ai rejoins la maison des horreurs ? Je donnerai tout pour pouvoir vous aider. Tout ce que j'ai. Mais c'est-c'est trop dur. Je ne peux pas, je suis désolé.

(Il s'en va, laissant Sam et Dean se débrouiller.)

INT. BUREAU DE FULLER

(Sam et Dean entrent brusquement prêts à attaquer, mais le Dr Fuller n'est pas là. Dean trouve ses clés sur le bureau.)

DEAN : Il est encore dans le bâtiment. Prend l'aile ouest, je m'occupe de l'aile est.

INT. COULOIR

(Sam arpente les couloirs à la recherche de Fuller. Il le repère, tandis que le Dr Fuller se dirige dans sa direction. Caché dans un coin, Sam attaque dès que le Dr Fuller se trouve près de lui. Il lui entaille le bras. Deux infirmiers interviennent, mais ils sont incapables de maîtriser Sam, qui se débarasse rapidement d'eux. Il rattrape Fuller qui avait tenté de s'enfuir, et lui saute dessus, prêt à frapper. Martin vient l'arrêter.)

MARTIN : Non, non, non ! Arrête ! Non ! Regarde son bras ! Sa coupure ne brûle pas. Ce n'est pas lui le spectre, ce n'est pas la bonne personne.

(Sam réalise qu'il a failli tuer un innocent. Il lâche la lame. Ecran noir.)


INT. CHAMBRE DE SAM

(Dean vient voir son frère, tandis que ce dernier est allongé sur son lit, l'oeil hagard.)

DEAN : Tu vas bien ?

SAM : Non. Non, je vais pas bien. Je.... Je-je vais... très, très bien.

DEAN : On t'a filé des médocs ?

SAM : Oh ouais ! On m'en à fait prendre... toute la pharmacie ! Et, c'est-c'est.... spectacu-ulaire !

(Il rit bêtement.)

DEAN : T'as toujours eu l'alcool joyeux.

(Sam attrape Dean par le bras.)

SAM : Dean. Le médecin.... ce n'est pas un spectre.

DEAN : Je sais, oui. Je comprend pas. Quand je l'ai vu dans la glace, il était pas humain.

SAM : T'aurais des hallucinations. On sait jamais, peut-être que tu deviens complètement cinglé.

DEAN : Je suis pas cinglé.

SAM : Oh... S'il te plaît, tu l'as peut-être pas remarqué, mais.... T'es au moins à moitié cinglé depuis quelques temps. Depuis que t'es revenu de l'Enfer. Ou si ça se trouve, tu l'étais déjà avant d'y aller ! Ouvre les yeux. On est dans un asile. (Il rit.) Peut-être que t'as fini par lâcher prise, et du coup aujourd'hui, il se peut que tu sois carrément.... fou à lier. Pour de vrai.

DEAN : Bon, j'ai fais une petite erreur, mais c'est tout. Je trouverai cette chose.

SAM : Je sais. Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, tu vas la trouver. T'en fais pas. Hé, hé, hé hé ! Regarde-moi. Ca va aller. Tu es mon frère. Je t'aime toujours. (Dean sourit d'un air contrit, Sam lui pince le nez.) Boup !

INT. COULOIR

(Dean recherche le spectre. Sa psy vient le rejoindre dans sa marche.)

ERICA : Vous avez raté votre séance aujourd'hui.

DEAN : J'ai été un peu occupé.

ERICA : Vous chassez encore le spectre ?

DEAN : Des patients sont morts.

ERICA : Des patients meurent tout les jours.

DEAN : Ecoutez, laissez-moi faire mon boulot et essayer de sauver votre peau.

ERICA : Ce n'est pas pour ma vie que je m'en fais le plus.

DEAN : Oh bon sang, je vais bien ! D'accord ? Je vais bien.

(Un infirmier observe discrètement.)

ERICA : Allons. Vous n'y croyez même pas vous-même. Toute cette pression que vous vous mettez, toute cette culpabilité, ça vous détruit à petit feu. Vous ne pouvez pas sauver tout le monde. C'est impossible. Ces jours-ci, tu ne peux sauver personne, Dean.

DEAN : Qu'est-ce que vous dites ?

ERICA : La pure vérité. Ellen et Jo sont mortes à cause de toi. T'as tiré sur Lucifer sans pouvoir le tuer. T'as pas pu empêcher Sam de liquider Lilith. Et, oh, c'est vrai ! Tu as brisé le premier sceau. Tu rates tout ce que tu entreprends. Tu croyais vraiment que toi, Dean Winchester, qui n'a pas fait d'études et qui se fout de tout, tu allais pouvoir battre le Diable ?! Laisse-moi rire. Le monde va brûler, et il n'y a rien que tu puisses faire pour empêcher ça !

DEAN : Attendez, qui êtes-vous ? Comment connaissez-vous ces détails ?!

INFIRMIER : Hé, on se détend.

DEAN : Dites-le moi !

INFIRMIER : Vous êtes sourd ? Je vous dis de vous détendre.

DEAN : Qui êtes-vous ? (A l'infirmier.) Vous savez qui c'est ?

INFIRMIER : Qui ?

DEAN : Vous êtes bigleux ? Elle !

INFIRMIER : Mon vieux, il n'y a personne ici.

(Dean regarde Erica, perplexe.)

ERICA : Je ne suis pas réelle, Dean. Je suis dans ta tête. Tu deviens complètement cinglé.

(Elle disparaît. Dean est désorienté. L'infirmier le regarde.)

DEAN : Laissez-moi tranquille.

(Il fait demi-tour. Tout les reflets des gens qu'il croise, dont celui de l'infirmière, montrent des spectres. Il essaie d'ouvrir une porte, mais celle-ci reste bloquée. Désemparé, il s'asseoit dans un coin.)

INT. CHAMBRE DE SAM

(Sam regarde par la fenêtre, songeur, quand le Dr Fuller frappe, puis entre, accompagné d'un infirmier.)

FULLER : Vous avez demandé à me voir ?

SAM : Oui. Merci. Je tenais.... Je tenais à vous présenter mes excuses. Je m'en veux tellement de vous avoir agressé. J'ai vraiment cru que vous étiez un monstre.

FULLER : Oui, je sais. La question est pourquoi ?

SAM : Je-j'étais.... Ca n'a pas d'importance. Parce qu'après ce qu'il s'est passé hier soir, j'ai eu-je-j'ai eu... un moment de lucidité et... Et je me suis rendu compte que... que les monstres n'ont jamais existé.

FULLER : Parfait. Je suis ravi de vous l'entendre dire. Mais franchement, les monstres sont le cadet de vos soucis, pour le moment. Certains patients apprennent à vivre avec leurs délires, mais la colère que j'ai aperçu dans vos yeux... Vous avez blessé les deux aides-soignants, et vous alliez me tuer. Vous auriez vu votre regard quand vous vous êtes jeté sur moi, c'était.... C'était comme si vous n'étiez plus humain. Comme si un démon vous possédait.

SAM : Oui, je sais. Pitié. Docteur.... Donnez-moi une deuxième chance.

FULLER : Vous n'êtes pas dans une prison. Vous serez autorisé à aller dans la salle commune. Sous surveillance.

SAM : Merci.

FULLER : Mais si je remarque un nouvel écart de conduite, je vous ferai transférer dans un hôpital spécialement conçu pour gérer les patients violents. Et vous pouvez me croire, les médecins seront beaucoup moins indulgents avec vous.

INT. SALLE DE REGROUPEMENT

(C'est suivi par un infirmier que Sam rejoind Dean.)

SAM : Dean ? Qu'est-ce qui va pas ?

DEAN : C'est pas le sang de démon, Sam. Ca ne l'a jamais été.

SAM : Quoi ?

DEAN : Le problème c'est toi, et toi seul. Depuis le début. Tes mensonges. Ton arrogance. Le côté obscur de ton âme.

(Une patiente l'aborde.)

PATIENTE : On va tous crever, et ce sera de ta faute. T'es le seul responsable !

(Sam essaie de s'en aller, mais il se trouve encercler par des patients.)

PATIENT : Tu nous as condamné à mort, espèce de monstre !

PATIENTE : T'es qu'une saloperie de démon !

PATIENTE : Pauvre mec !

PATIENTE : Salaud !

PATIENT : T'es un raté !

PATIENTE : Monstre ! Ordure !

(Ils le poussent encore, et encore. Sam réplique, et frappe de tout les côtés, sans se rendre compte qu'en réalité, il frappe dans le vide, car il n'y a personne. Un infirmier essaie de le maîtriser.)

SAM : Non ! Lâchez-moi ! (Il frappe l'infirmier. Deux autres l'attrapent, tandis qu'il se débat comme un beau diable.) Laissez-moi tranquille ! Arrêtez ! Non ! Lâchez-moi ! Lâchez-moi ! J'ai rien fait, c'est pas moi ! Lâchez-moi ! Laissez-moi tranquille, bordel ! Non ! Lâchez-moi ! Arrêtez, non !

(Les infirmiers emmènent Sam, tandis que le vrai Dean est à l'écart, comme replié sur lui-même.)

DEAN : Qu'est-ce qu'il se passe ?

SAM : Laissez-moi tranquille !

DEAN : Qu'est-ce qu'il se passe ?

INT. CHAMBRE DE MARTIN

(Martin dort profondément, et parle dans son rêve.)

MARTIN : Non... Laissez-moi tranquille... Laissez-moi...

(Il entend alors quelqu'un entrer dans sa chambre. Il saisit sa lame, et se retient de justesse de frapper Dean.)

DEAN : Non ! Martin, c'est moi ! C'est moi ! C'est Dean !

MARTIN : Oh ! Désolé. Tu as l'air mal en point.

DEAN : C'est pas qu'une apparence.

MARTIN : Mais, où est Sam ?

DEAN : On l'a enfermé. Il a pété un câble, c'est affreux.

MARTIN : Quoi ?!

DEAN : Je crois que je deviens cinglé, moi aussi. Je vois des choses, j'entend des choses. On devient fou tout les deux ! C'est la folie, la clé !

MARTIN : Je-je ne comprend pas. (Dean se perd dans ses pensées. Martin claque des doigts pour attirer son attention.) Dean !

DEAN : C'est la folie, la clé !

MARTIN : Tu l'as déjà dit, ça. Explique-moi.

DEAN : Les trucs de dingues que Sam et moi on a fait, les hallucinations qu'on a eu. On va finir agités du bocal si ça continue. Je nous imagine bien le regard vide et la bave aux lèvres. Ne le prenez pas mal.

MARTIN : Je le prend pas mal.

DEAN : Sam et moi qui devenons complètement barjos le même jour, ça ne peut être que... C'est forcément....

MARTIN : Le monstre !

DEAN : Quoi ? Où ça ? Où ça ?

MARTIN : Non, non, non, non ! Il n'y a personne d'autre que nous ici !

DEAN : D'accord. Bon euh, admettons que cette saloperie ne fasse pas que se nourrir de fous. Imaginons qu'elle rende les gens fous. Est-ce que c'est possible, ça ? Hein ? Ca vous parait faisable ? C'est du domaine du réel ?

MARTIN : Eh bien.... Je ne suis peut-être pas la personne la plus fiable pour parler du réel, mais ça me semble.... imaginable.

DEAN : D'accord. Ca veut dire que... Qu'on a été infecté. On nous a peut-être injecté un produit qui nous a collé une araignée au plafond. J'ai peut-être vu.... J'ai peut-être vu le fantôme de mon père ?

MARTIN : Non. Concentre-toi sur le spectre. Concentre-toi !

DEAN : D'accord. Le spectre, oui c'est ça, le spectre. D'accord, alors le spectre, le spectre a dû nous empoisonner avec du.... avec du venin. Ou peut-être simplement par toucher. Ou-ou alors avec du venin, ou... ou de la salive. Wendy....

MARTIN : Wendy ?!

DEAN : Wendy ! Elle nous a roulé des patins d'enfer, à Sam et à moi ! Voilà comment on a été infecté !

INT. COULOIR

(Martin et Dean se dirigent vers la chambre de Wendy. Dean marche consciencieusement sur les dalles du linoléum.)

MARTIN : Dean....

DEAN : Ah euh, oui, oui, il faut pas que je marche sur les lignes. Sinon....

(Ils entendent Wendy crier.)

INT. CHAMBRE DE WENDY

(Ils entrent brusquement dans la chambre, et découvrent Wendy allongée sur le lit, les poignets tranchés, l'infirmière penchée au dessus d'elle. Dean aperçoit le spectre dans le mirroir.)

DEAN : Est-ce que c'est réel ?

(Le spectre retire sa griffe du cou de Wendy, et lèche le sang qui se trouve dessus.)

SPECTRE : Oh que oui, trésor. C'est on ne peut plus réel.

(Ecran noir.)


INT. CHAMBRE DE WENDY

(Les deux chasseurs se battent contre la créature, ou en tout cas, essaie de ne pas se faire tuer. Martin parvient à la blesser à la main, mais elle s'enfuit. Martin se penche sur Wendy, qui cligne des yeux.)

MARTIN : Elle est encore en vie !

INT. COULOIR

(L'infirmière/spectre croise des aides-soignants.)

SPECTRE : Il y a deux patients dans la chambre de Wendy ! Ils m'ont agressée !

(Elle sourit et continue son chemin, tandis que les aides-soignants courent en direction de la chambre de Wendy.)

INT. CHAMBRE DE WENDY

MARTIN : Dean ? Tu m'entends ? Dean ! (Dean a bien du mal à reprendre ses esprits.) Ne reste pas là, il faut que tu ailles tuer cette chose ! Moi, je m'occupe de Wendy !

DEAN : Non, j'y arriverai pas, c'est trop dur.

MARTIN : Fais un effort ! Tu n'as pas le choix ! (Les aides-soignants entrent. Martin leur saute dessus.) Dean, vas-y, fonce !

(Dean sort, en titubant.)

INT. CHAMBRE D'ISOLEMENT

(Sam est attaché à son lit. Le spectre entre.)

SAM : Hé ! Hé, laissez-moi sortir !

SPECTRE : Non. Tu es beaucoup trop en colère pour rejoindre le monde réel.

(Sam voit le reflet de la créature.)

SAM : C'était vous ?!

SPECTRE : Bien sûr que c'était moi ! Je dois admettre que vous autres, les chasseurs, vous n'êtes pas tout à fait à la hauteur de votre réputation. Par exemple, Martin est une vraie épave. Il est inoffensif. Et ton frère et toi, vous débarquez en criant sur tout les toits que vous voulez tuer des monstres ?. Vous n'avez pas été très difficiles à repérer. Il m'a ensuite suffit d'un contact. (Flashbacks des check-up du début.) Et vous étiez à moi. Ah, j'adore cet endroit ! Cet hôpital est un peu comme un restaurant quatre étoiles. (Elle passe son doigt sur le front de Sam et le suce.) Hum ! Les cerveaux des déments sont saturés en dopamine, et en adrénaline. Ils contiennent aussi toutes sortes d'hormones qui les rend particulièrement... délicieux. Et donc, les patients les plus dingues sont encore meilleurs que les autres.

SAM : C'est vous qui m'avez rendu comme ça !

SPECTRE : Eh bien.... J'y ai contribué, mais toute cette rage, non, non, non, non. Ca, ça vient de toi. Je ne rend pas les gens fous, je ne fais que multiplier ce qui est déjà là. T'as tout construit tout seul. Je n'ai fais que te donner des pistes. Et maintenant que tu es mûr.... (elle sort sa griffe.) Je peux faire disparaître tout tes problèmes.

(Dean entre au moment où elle s'apprête à enfoncer sa griffe dans son cou.)

DEAN : Ecartez-vous de mon frère !

SPECTRE : Tu crois vraiment pouvoir réussir à t'en sortir ?

DEAN : Non. Mais je suis cinglé. Alors, je m'en cogne.

(Il se bat contre le spectre. La créature le plaque contre le mur, et tente de percer son front avec sa griffe, mais Dean l'attrape et la brise. Le spectre hurle, et Dean en profite pour la poignarder avec la lame en argent. Tandis que la créature meure, il retrouve son état normal.)

SAM : T'es encore cinglé, là ?

DEAN : En tout cas, pas plus que d'habitude. (Il détache son frère.) Il faut se tirer d'ici.

SAM : Oui.

(L'alarme se déclenche. Ecran noir.)


EXT. RUE

(Les boys s'enfuient en courant et retrouvent l'Impala, garée dans un endroit discret.)

DEAN : Eh ben ! Tom Cruise a raison. Les psys, ça craint. Qu'est-ce que tu fais ? Sam, tu vas bien ?

SAM : Non. Le spectre....

DEAN : Le spectre ?

SAM : Elle avait raison.

DEAN : Non, c'est pas vrai. Elle est morte, d'accord ? Foutons le camp d'ici, il me faut un verre, ou même une dizaine.

SAM : En général, j'arrive à le cacher. Mais... C'est vrai que je suis en colère. J'en veux à la Terre entière ! J'en ai voulu à Papa, et à toi, et ensuite, à Lilith et aujourd'hui à Lucifer ! Je trouve toujours des excuses, j'ai accusé Ruby pour le sang de démon, mais les autres ne sont pas responsables, le problème vient de moi ! Il est encore en moi ! Je suis tout le temps en colère ! En colère contre tout le monde ! Et je sais pas pourquoi.

DEAN : Ca y est, t'as fini ? Arrête. Et alors ?! Qu'est-ce que ça peut faire ?! Ca te donne envie de prendre quelques jours de vacances, c'est ça ?! Ca te donne envie de dire "oui", à Lucifer, quoi ?!

SAM : Mais non, bien sûr que non....

DEAN : Evidemment ! Tu vas faire tout le contraire et enfouir ces conneries dans le fond de ton esprit, tu vas les enterrer. Tu vas faire comme si elles n'avaient jamais existé. Parce que c'est la seule façon de continuer à avancer, et de ne pas finir comme Martin ! Est-ce que t'es avec moi ? Répond-moi, t'es avec moi ?

SAM : Oui, je suis avec toi.

DEAN : Cool. Alors, viens, on se tire.

(Ils montent dans l'Impala et s'en vont.)


FIN DE L'EPISODE.

 

Ecrit par deanlove35.

INT. GLENWOOD SPRINGS PSYCHIATRIC HOSPITAL

( A doctor looks at a medical file, about Susan .)

DOCTOR : The nurses tell me that, uh, you're not taking your medication. You want to tell me why ? (Susan doesn't answer.) Susan ?

SUSAN : The pills make me sleepy, but I can't... If I sleep, it'll come.

DOCTOR : You mean the monster. Now, we have talked about this.

SUSAN : But it killed Annie.

DOCTOR : Susan, you're schizophrenic. Your mind plays tricks on you. You get confused. Sometimes, you see things.

SUSAN : I know what I am. Like I can see my dead son standing right behind you. I know he's not real. But the monster... it is real.

DOCTOR : Annie was your roomate. And what happened to her was painful, for all of us. Perhaps it's easier for you to conjure up a monster than to face how tragic her suicide really was.

SUSAN : (starting crying.) I can hear it at night... in the walls. Please. You have to believe me !

DOCTOR : Susan. There is no such thing as monsters.



INT. SUSAN'S ROOM

(Susan looks at a picture of her son, and smiles. Lights fade out.)

NURSE : (off the camera) It's 8:30. Black out.

(Susan snuggles up on her bed. Elle seems to be afraid. She hears noises in the ceiling, and she approaches the trapdoor. The trapdoor falls.)



INT. HOSPITAL'S CORRIDOR

SUSAN : (off the camera, screaming) Oh my God ! Help me ! Help me ! Please !

(Two nurses listen Susan screaming.)

NURSE : They're starting early tonight.

INT. SUSAN'S ROOM.

(Susan is sitting beneath the wall, crying.)

SUSAN : Hurry !



INT. CORRIDOR

(A patient sees Susan screaming for help.)

SUSAN : It's coming ! Help me ! Help me ! Help me !

(She suddenly disappears, something pulls her in the back. The patient screams surprised. Susan is still screaming.)



INT. SUSAN'S ROOM

(A nurse finally decides to come to see Susan. She finds her dead, her wrists cut off.)

 



SUPERNATURAL

 

 

INT. DOCTOR'S ROOM

(Susan's doctor receives Sam and Dean. He examines Sam's file.)

DOCTOR : You were reffered to me by a Dr Babar, in Chicago.

SAM :  That's right.

DOCTOR : Isn't there a children's book about an elephant named Babar ?

DEAN : I don't know. I don't have any elephant books. Look doctor, I-I think that he... the doc was in over his head with this one ( showing Sam), cause my brother's uh... (Dean makes a sign that means Sam is crazy.)

DOCTOR : Okay, fine, thank you. That's- that's really not necessary. (To Sam.) Why don't you tell me how you're feeling, Alex ?

SAM : I'm fine. I mean, ok, a little depressed, I guess.

DOCTOR : (taking notes.) Alright. Any idea why ?

SAM : Probably because I started the Apocalypse.

DOCTOR : The Apocalypse ?

SAM : Yeah. That's right.

(The doctor stares at Dean who's smiling.)

DOCTOR : And you think you started it ?

SAM : Well, yeah, I mean... I killed this demon -Lilith- and I accidentally freed Lucifer from Hell. So, now he's top-side, and we're trying to stop him.

DOCTOR : Who is ?

SAM : Me. And him (showing Dean). And, uh, this one angel.

DOCTOR : Oh, you mean like... like an angel on your shoulder ?

SAM : No, no. His name's Castiel. He wears a trenchcoat.

DEAN : See what I mean doc ? I mean the kid's been beating himself up about this for months. The Apocalypse wasn't his fault.

DOCTOR : It's not ?

DEAN : No. There was this other demon, Ruby. She got him addicted to demon blood. I mean, near the end, he was practically chugging the stuff. My brother's not evil. He was just... high. Yeah ? So would you fix him up, so we could get back to traveling around the country and hunting monsters ?

(The doctor makes them wait, then grabs his phone.)

DOCTOR : Erma ? Cancel my lunch.



INT. CORRIDOR

(Dean and Sam follows a female nurse.)

NURSE : Dr Fuller would like to keep you both under observation for a couple of days.

DEAN : Both ? Me too ?

NURSE : Yes sugar. The doctor thinks that would be best.

(Dean and Sam smile at each other.)



INT. DOCTOR'S ROOM

(The nurse examines the boys, one after another.)

NURSE : All right. I'm just gonna give you a little checkup.

DEAN : All right nurse ratched, let's get one thing straight - I've seen Cuckoo's Nest, so don't try any soul-crashing authoritarian crap on me. Hmm ?

NURSE : (smiling.) Okey Dokey. ( It's Sam's turn.) All right, you can go ahead and take down your pants.

SAM : Wait, hm... What -what for ?

(The nurse takes a glove. Sam sighs.)



INT. HOSPITAL'S HALL

(Dean is waiting for Sam. Sam comes.)

DEAN : How was your silkwood shower ?

SAM : Okay. Yeah, good, yeah. Good, uhm.... Good water pressure. Did the nurse... ?

DEAN : She was very thorough.

SAM : Yeah. Yeah good. Good. Yeah.

(Dean stares at the room and the other patients.)

DEAN : Can't believe I let you take me into this.

SAM : Hey, it's the least we could do. Martin saved dad's ass more times we can count. He's a great hunter.

DEAN : Was. Until Albuquerque.

SAM : Besides, I just figure it's best we keep busy. That's all.

DEAN : Better than what ?

SAM : Nothing. (He hesitates.) Okay, look, um... Last few weeks, you kind of been worrying me.

DEAN : Oh, come on Sam, stop. Look, just because we're on the loon in, doesn't give you the right to head-shrink me.

SAM : Dean.

DEAN : Ellen and Jo died, yeah it was freakin' tragedy, okay ? But I'm not gonna wallow in it.

SAM : You always do this. You can't just keep this crap in.

DEAN : Watch me. (He looks around, and sees Martin.) Oh, there he is.

(They come to Martin, who doesn't see them at first. Sam clears his throat. Martin finally sees them, and gets up.)

MARTIN : Sam ! Dean ! Wow. (He shakes their hands.) Wow, you boys got big. You look good.

SAM : Thanks. You do too Martin.

(An awkard silence comes in.)

MARTIN : Well, thanks for coming.

SAM : Yeah.

(Three of them sit around the table.)

MARTIN : In the old days, I could've taken care of this thing with both hands tied behind my back. But... well now...

SAM : What do you think it is that we're hunting ?

MARTIN : I don't know yet. Ghost, demon, monster. Animal, vegetable, mineral. Hospital has five deaths in the last four months. Doctors keep calling it suicides. But they're wrong.

SAM : So you've seen this thing ?

(Martin shakes his head.)

DEAN : Has anyone seen this thing ?

MARTIN : Well, a couple of patiens have, uh, glimpses, but that's not a lot to go on.

DEAN : Are they reliable ?

MARTIN : Oh sure, why wouldn't they be ?

(Dean looks at a woman who seems to dance with someone, but she's alone.)

DEAN : Gee, I don't know.

MARTIN : I know you boys think I'm a bag of loose screws. Well, you wouldn't be wrong. But I wouldn't call you, unless there was something here. I can feel it in my gut.

(Sam and Dean look at each other.)

SAM : We believe you. Have you checked any of the bodies ? Found signs of an attack ?

MARTIN : Well, uh, no. I don't uh... I don't go around dead bo-bodies anymore.

DR FULLER : (off camera) Alex, Eddie (Dean and Sam turn around and see the doctor) I'm glad to see you're making friends. Why don't you and Mr Creaser join us for group ? Please. Right this way. (The guys get up. Sam and Martin take the path which Dr Fuller shows them. Dean tries to follow, but he is stopped by Fuller.) Actually, I'm going to put you in the afternoon group.

DEAN : What ? Why ?

DR FULLER : Well, to be franc uh, the relationship that you have with your brother seems dangerously codependent. I think a little time apart will do you both good.

(Dean stays alone.)



INT. GROUP'S ROOM

(The group is starting.)

FULLER : Alright, so... who would like to start us off ? (A patient puts his hand in the air, but the doc ignores him.) Anyone else ? (The patient tries again to catch doc's attention. Dr Fuller sighs.) All right Ted. Calm down.

TED : I am calm. And I'd very calmly like to talk about the monster that's hunting us.

FULLER : Ted, we're not going to have that discussion again. It's not good for group.

TED : I agree. You know what else isn't good for group ? A monster eating all our faces off-

FULLER : All right fine, thank you. Now, anyone else-

TED : I saw it ! When it killed Susan !

(Sam looks interested.)

FEMALE PATIENT : I did too ! It had big lobster claws.

TED : No, it didn't !

FEMALE PATIENT : Yeah, and it was an alien, like on X-Files.

TED : Stop it ! Stop helping ! Listen to me ! We're all dead !

FULLER : That's enough ! (He stares at Ted.) There is no monster. Now Ted, do you need me to call the oderlies ? (Ted shakes his head.) Or can you behave ?

TED : Behave.

(Sam and Martin look at each other.)



INT. HALL

(Dean is playing to checkers.)

DEAN : King me ! (He laughs.)

(A young female doctor comes to him.)

DOCTOR : Eddie ? (Dean looks at her with wide-eyed open.) I'm doctor Erica Cartwright. I've been assigned your case.

DEAN : You're my shrink ? Well, lucky me.

ERICA : (opens a file.) And you're my paranoid schizophrenic with narcissistic personnality disorder, ad religious psychosis. (She closes the file.) Lucky me.

DEAN : (awkwardly.) Hmm.

ERICA : Can we talk ?

(She sits.)

DEAN : Yes. I've actually got some questions for you.

ERICA : What a coincidence ! I've got some for you too.

DEAN : Well then, quid pro quo Clarice.

(He whistles with his tongue, just like a snake would do.)

ERICA : Ok Hannibal. I'll go first. How many hours at night do you sleep ?

DEAN : Three or four. Every couple of nights. What can you tell me about the recent suicides in here ?

ERICA : They were tragic.

DEAN : But you haven't noticed anything... strange. You know like, I don't know, black smoke, sulfur ?

ERICA : No. Why ? What's that supposed to mean ?

DEAN : Demon signs. I hunt demons, monsters. That kind of thing.

ERICA : How many drinks do you have a week ?

DEAN : Well, I got to sleep sometimes so, uh... what's seven days times.... It's somwhere in the mid fifty's. You ever feel any, uh, any cold spots, or get a chill walking through the hospital ?

ERICA : Not that I can remember. If I had ?

DEAN : Means there's a ghost around.

ERICA : Okay. When was the last time you were in a long-term relationship ?

DEAN : Define "long-term".

ERICA : More than two months.

DEAN : Never. The patients reported seeing anything weird ?

ERICA : In here ? All the time.

DEAN : Right.

ERICA : So... let's talk about your father.



INT. CORRIDOR

(Dean walks, lost in his thoughts. Sam comes to him.)

SAM : Dean. Hey. You okay ?

DEAN : I just got thraped. So no, I am not okay. Tell me you found something.

SAM : Yeah. A guy says he saw the creature. We should talk to him. Want to meet me back in an hour ?

DEAN : Yeah. Sooner we took care of this thing the sooner we can get gone. This place gives me the creeps.

(He turns, and a female patient, called Wendy, kisses him.)

WENDY : Hi.

DEAN : Hi.

WENDY : I'm Wendy.

(She walks away, after she puts her hand on Dean's ass.)

DEAN : Maybe this place isn't so bad after all.

SAM : Dude... You can not hit that.

DEAN : Oh, so torn. (Night is in. Sam gets out of room 344. He just checked the room.) About time. Nurses are on their rounds. We got like fifteen, twenty minutes. Where is this guy ?

SAM : Room 306.

(They both go to Ted's room. On their way, they hear Ted screaming. They run. Something has grabbed Ted and his foot hit the door.)

DEAN : Oh geez ! Hurry up ! Come on ! Hurry up !

SAM : Hey back off Dean !

(Sam finally opens the door. They run in, but it's too late. Ted is hung. Screen fades to black.)

 



INT. MORGUE

(The guys examine Ted's body. Sam touches a little hole on Ted's neck.)

SAM : Hey. I found something.

DEAN : What do you got right here ?

SAM : Um... give me a hand. (He takes a cotton-bud.) All right. (He puts the cotton-bud inside the hole.) This hole goes all the way through to his brain.

DEAN : What does that mean ?

SAM : Let's find out.

(He shows a saw to Dean.)

DEAN : Seriously ?

SAM : You might want to keep watch.



INT. CORRIDOR

(Dean's waiting. He hears saw's noise. He's disgusted.)



INT. MORGUE

(Sam has cut Ted's skull. He takes out the brain.)



INT. CORRIDOR

(Dean keeps watching. Some noise can get heard from the hallway.)



INT. MORGUE

(Dean gets in.)

DEAN : Dude !

(Sam shows Ted's brain.)

SAM : Look ! His brain's been sucked dry.

DEAN : It's fascinating ! Somebody's coming.

(Sam puts the brain inside Ted's head. The nurse finally comes in.)

NURSE : What are you boys doing in here ?

(Sam laughs. He just doesn't know what to say. Dean puts his pants down.)

DEAN : Pudding !

NURSE : All right ! Come on you two.

(She opens the door, and Sam et Dean start to get out.)

DEAN : (to sam, whispering.) Crazy works.



INT. HALLWAY

(Dean and Sam look at drawings on the wall, with Martin.)

DEAN : Are those original gacys ?

MARTIN : I painted those.

SAM : Back on point, please. So, whatever this is...

DEAN : (to Martin, whispering.) Good.

SAM : It slurpes your brain. Sucks you dry.

DEAN : Yeah, then it makes the deaths look like suicides. Any ideas ?

MARTIN : (thinking.) Yeah. A bad one.

(Later, Martin shows to Dean and Sam a monster drawn.)

SAM : What is it ?

MARTIN : Well, I bet you a chicken dinner it's what we're up against. A wraith. They crack open skulls et feed of brain juice.

SAM : You ever tangle with one before ?

MARTIN : Never. Never wanted to, either.

DEAN : So how do we kill it ?

MARTIN : Silver. You so much as touch the wraith with stuff, and the skill will crackle. Now, that's good news. The bad news is... They can pass as humans. It could be any Peter, Paul or Mary in the joint.

DEAN : Fantastic. So how do we find it ?

MARTIN : A mirror. Lore says a wraith will show its true form in a mirror.

DEAN : Okay. Well, we just got to spot and check every patient and every staff member.

SAM : Yeah. But, I mean, what's it doing in a mental hospital ?

DEAN : A nuthouse... It's - It's a perfect captive victim pool.

MARTIN : Sure. Who's gonna believe a patient when they say they saw a monster ? It's the perfect hunting ground.



INT. CORRIDOR

(Dean is on a corner. He watches a mirror. He's joined by Erica.)

DEAN : What's up Doc ?

ERICA : You tell me.

DEAN : Hunting. A wraith actually. Could be anybody.

ERICA : So... I could be a monster.

(Dean checks the mirror.)

DEAN : Nah. You're clean.

ERICA : Why you ?

DEAN : Why me what ?

ERICA : Why do you have to hunt monsters ? Why not let someone else do it ?

DEAN : I can't find anybody else that dumb. It's my job. Somebody's gotta save people's asses. Yours included.

ERICA : So is there a quota ? How many people do you have to save ?

DEAN : All of them.

ERICA : All of them ? You think you have to save everyone ?

DEAN : Yep. Whole wide world of sports.

ERICA  : How ? Believe me, whatever you got, I've heard weirder.

DEAN : It's the end of the world, okay ? I mean, it's the damn biblical apocalypse. And if I don't stop it, and save everyone, then no one will and we all die.

ERICA : That's horrible.

DEAN : You tell me about it.

ERICA : I mean apocalypse or no apocalypse, monsters or no monsters, that's a crashing weight to have on your shoulders. To feel like six billions of lives depend on you... God... How'd you get up in the morning ?

DEAN : That's a good question.

(Dr Fuller passes by.)

FULLER : Hello Eddie.

DEAN : Doc.

(Dean sees doc's reflection in the mirror and the wraith appears.)



INT. CORRIDOR

(At night. Sam joins Dean and Martin. He gives them some silver blades.)

SAM : All right. I had to raid three nurses stations to get these. They're only silver-plated, but they should work.

(Wendy walks through them.)

DEAN : Oh no, no, no. Not tonight, sweetheart. Come on. Keep walking.

(She kisses Sam.)

WENDY : I want him now. He's larger.

(She walks away.)

DEAN : Hmm. You've had worse.

SAM : Fuller is on call tonight, so we'll have to hit him after lights out. All three of us.

MARTIN : What ? No !

DEAN : Martin. We got to get pass the security, pass the orderlies, and then cut the boss man's throat, okay ? It's gonna suck start to finish, but we could use the backup.

MARTIN : No I can't.... I can't !

SAM : We know what happened in Albuquerque.

MARTIN : You don't know the half of it. God... I used to be just like you two. I used to think I was invincible. And then... I found out I'm not.

DEAN : Martin. You're still a hunter.

MARTIN : No ! I'm not. I'm useless. Why do you think I checked myself in the hotel california ? I'd give anything to help you boys. I would. But I-I can't. I'm sorry, I can't.

(He walks away.)



INT. DOC'S OFFICE

(Dean finds the doc's keys.)

DEAN : He's still in the building. You take the west wing, I will take the east.

 

INT. CORRIDOR

(Sam searches for Dr Fuller. He sees him coming, so he hides behind a corner. Fuller passes by the corner, then Sam jumps on him. Two male nurses try to stop him, and Fuller runs away. Sam fights with the nurses, then he runs after Fuller, hurts him with his silver blade, and tries to kill him, but Martin comes and stops him before it's too late.)

MARTIN : No ! No ! Look at his arm ! The cut's not burning. It's not him ! It's not him.

(Sam realises his mistake. Screen fades to black.)

 




INT. SAM'S ROOM

(Dean comes in. Sam seems high.)

DEAN : You're okay ?

SAM : No. No. I'm not okay. I... I... I... am... awesome !

DEAN : They gave you something ?

SAM : Oh yeah, they gave me... everything... It's-it's spectacu-lacular. (He laughs.)

DEAN : You always were a happy drunk.

(Sam grabs Dean's arm.)

SAM : Dean... The doctor... wasn't a wraith.

DEAN : I know. I don't understand but I saw him in a mirror. It wasn't human.

SAM : Or you're seeing things. Maybe... Maybe... Maybe, maybe... you're going crazy.

DEAN : I'm not crazy.

SAM : Well uh, come on. I mean, you've been at least.... half crazy for uh, a long time. Since you've come back from hell, or since before that even, I mean, we're in hum... we're in a mental hospital. (He laughs.) Maybe, maybe, you finally cracked. Maybe now you are really, for real crazy.

DEAN : I made a mistake. That's all. I'll find that thing.

SAM : (grabs Dean's shoulders) Okay. Yeah, yeah, yeah yeah, I know. I know. It's okay. Hey, look at me. It's okay. Cause you're my brother. And I still love ya.(Dean smiles reluctantly. Sam push Dean's nose.) Boop !



INT. CORRIDOR

(Dean walks alone, still searching for the wraith. Erica joins him.)

ERICA : You missed our session today.

DEAN : I'm a little busy.

ERICA : Still hunting that wraith ?

DEAN : People are dying.

ERICA : People die all the time.

DEAN : Look lady, why don't you just let me do my job, maybe save your life ?

ERICA : It's not my life that I'm worried about.

DEAN : Oh my go- I'm fine. Okay ? I'm fine.

(They stop walking. A nurse pics a look.)

ERICA : Come on. Even you don't believe that. All this pressure that you're putting yourself under, all this guilt, it's killing you. You can't save everybody. You can't. Hell, these days you can't save anybody Dean.

DEAN : What'd you say ?

ERICA : The truth, Dean. You got Ellen and Jo killed. You shot Lucifer but you couldn't gank him. You couldn't stop Sam from killing Lilith and... oh yeah ! You broke the first seal. All you do si fail. Di you really think that you, Dean Winchester, with a G.E.D and give'em-hell attitude were gonna beat the Devil ? Please. The world is gonna burn, and there's nothing you could ever do about it.

DEAN : Who are you ? How do you know that stuff ?

NURSE : Hey. Settle down.

DEAN : Tell me !

(The nurse starts to come to Dean.)

NURSE : I said "settle down".

DEAN : Who are you ? (To the nurse.) Who is she ?

(The nurse can't see anything.)

NURSE : Who ?

DEAN : What, you're blind ? Her !

NURSE : Pal, there's nobody there.

(Dean seems to not understand.)

ERICA : I'm not real, Dean. I'm in your head. (Whispering.) Cause you are going crazy.

(Dean seems lost.)

DEAN : Just leave me alone.

(He leaves, and every persons he's meeting seem to be wraiths. Dean tries to escape, but he can't. He sits down on a corner, looking panicked.)



INT. SAM'S ROOM

(Someone knocks on the door. Dr Fuller and a nurse come in, Sam gets up from his chair.)

FULLER : You asked to see me ?

SAM : Yeah. Thanks. I, um... I just wanted to apologize. I feel horrible about what I did to you. I thought you were a monster.

FULLER : I know that. The question is why ?

SAM : I was... It doesn't matter, um... because after what happened last night, I-I-I had a... moment of clarity. I realised... there's no such thing as monsters.

FULLER : Well, I'm... glad to hear you say that. But honestly... monsters are the least of your problems. People can learn to live with delusions, but... the anger I saw in you... I hurt those two men, and you were going to kill me. The look in your eyes when you came after me, I... it's like you were barely even human. Like a man possessed.

(Sam looks pretty sad.)

SAM : I know. (Tears come up in his eyes.) Please... Just... Could you give me a second chance ?

FULLER : Well, this isn't a prison. You'll be allowed to go to the day room. Under supervision.

SAM : Thank you.

FULLER : Bit if there is one more outburst, I will transfer you to a facility that's equipped to handle violent patients, and believe me... there will be far, far less forgiven.



INT. DAY ROOM

(Sam comes in with a nurse. He joins Dean, who looks totally out of his mind.)

SAM : Dean, hey. What's wrong ?

(Dean gets up.)

DEAN : It's not the demon blood, Sam. It never was.

SAM : What ?

DEAN : The problem is you. It was always you. The lies. Your arrogance. The black spot on your soul.

(Patients start to surround Sam.)

PATIENT 1 : Now we're all gonna die because of you. It's all your fault.

PATIENT 2 : You killed all of us.

PATIENT : Freak ! Loser !

(Sam fights all the patient, who are not really there. A nurse tries to stop him, but Sam hits him. A second nurse maintains him tight.)

SAM : Leave me alone ! Leave me alone ! No ! Stop it ! Leave me alone ! Leave me alone ! I didn't do it ! Get off of me ! Leave me alone !

(The nurses walk away to lock up Sam. The real Dean seems far away from there.)

DEAN : What's happening ? What's happening ?



INT. MARTIN'S ROOM

(Martin is sleeping, when he hears someone enters into the room. He wakes up suddenly, ready to stab the stranger. But it's Dean.)

DEAN : Martin, Martin, it's me ! It's Dean !

MARTIN : Oh ! Sorry. You like like hell boy.

DEAN : I feel like it to.

MARTIN : Where is Sam ?

DEAN : Lock down. He went crazy, thank god.

MARTIN : What ?

DEAN : I'm going crazy too. I'm seeing things, I'm hearing things, and we both are. Crazy's the clue.

MARTIN : What do you mean ? (Dean looks around, lost again. Martin snaps his fingers in front of Dean's face.) Dean !

DEAN : Crazy is the clue.

MARTIN : You-you'd said that. What ?

DEAN : I mean the things that me and Sam have done, the -the stuff we've seen... We're gonna end up going guano, eventually. Probably end up like a couple of drooling nutbags. No offense.

MARTIN : None taken.

DEAN : But me and him, freaking out on the same day... I mean, it's.. it's got to be the...

MARTIN : The monster.

DEAN : (freaking out.) What ? Where ? Where ?

MARTIN : No, no ! Not... No there's nothing there.

DEAN : (calming down.) Look. What if this thing doesn't feed on the insane ? What if it makes people insane ? Is that possible ? Does that seem real ?

MARTIN : Well... I'm... I'm not the most reliable source on what is real. But it sounds... makes sense.

DEAN : Okay. So... So we got infected. You know, something shot us up with crazy, you know something.... (He seems to catch on something.) Maybe... maybe it was the ghost of my dad.

MARTIN : No. Focus on the wraith, Dean. Focus.

DEAN : Right, the wraith, the wraith..... Okay. So the wraith... the wraith, it... it poisoned us. Maybe with venom, you know, by... by touch. Or venom, or... saliva. (He catches on something else.) Wendy.

MARTIN : Wendy ?

DEAN : Wendy ! Wendy slabbered all over me, and Sam ! That's how we got infected !



INT. CORRIDOR

(They walk. Dean tries to not walk on the lines of the linoleum. Martin stares at him.)

MARTIN : Dean....

DEAN : I can't step on the cracks.

(Wendy screams.)



INT. WENDY'S ROOM

(The hunters run in the room. They find Wendy, her wrists are bleeding, and the nurse who examined Dean and Sam in the first place, is above her. Dean looks at the mirror and sees the wraith.)

DEAN : Is this real ?

(The nurse gets out her bone claw from Wendy's neck, and licks it.)

NURSE : Oh, it is, sugar. It's very real.

(Screen fades to black.)

 



(The nurse fights againts Dean and Martin. Martin grabs a silver blade and succeeds to hurt her. Her wound is burning. She hits Martin, and runs away. Martin sits down next to Wendy. She blinks.)

MARTIN : She's still alive.



INT. CORRIDOR

(The nurse/wraith meets two male nurses.)

WRAITH : There's two patient in Wendy's room. They attacked me.

(Nurses run in direction of Wendy's room. The wraith smiles.)



INT. WENDY'S ROOM

MARTIN : Dean, can you hear me ? Dean ! You've got to get out there, and kill that thing. I'll take care of her.

DEAN : I'd... I can't.

MARTIN : You have to. You have no choice, son. (The nurses enter. Martin stops them.) Dean, run ! Run !



INT. CORRIDOR

(Dean gets out of the room. He tries to walk, but feels dizzy.)



INT. ISOLATION ROOM

(Sam is attached to his bed. The nurse/wraith comes in.)

SAM : Hey ! Let me go !

WRAITH : No. You are far too angry to be out there in the real world.

(Sam finally sees her reflection.)

SAM : You !

WRAITH : Of course, it's me. I got to say, you hunters don't exactly live up to your rep. I mean, Martin's a wreck. He's harmless. But, you and your brother come in here, talking tough about killing monsters ? Kind of made you easy to spot. Then all i took was a touch. And you were mine. Oh, I love it in here. This place is my own personal five-stars restaurant. (She passes here finger through Sam's forehead and sucks it.) Mmmm. Crazy brains. They get soaked in dopamine, and adrenaline, and just all sorts of hormones and chemicals that make them... delicious. And the crazier they are, the better they taste.

SAM : You did this to me !

WRAITH : Well, I helped. But that rage... No, no, no, no. That's all you. I don't make crazy, I just crack up what's already there. You build your own hell. But I give you the legos. And when you're ripe... I make all of your problems disappear.

(She takes her claw, but Dean runs in.)

DEAN : You get away from him !

WRAITH : Do you really think that this is gonna end well for you, kiddo ?

DEAN : No. (He takes his silver blade.) But I'm crazy. So what the hell ?

(He fights against her. She almost stabs him in the forehead, but he grabs her claw and breaks it. She screams. Dean finally stabs her to death.)

SAM : Are you still crazy ?

DEAN : Not any more than usual. (He helps Sam.) We got to get out fo here.

SAM : Yeah.

(The alarm rings. Screen fades to black.)

 



EXT. THE IMPALA.

(The boys run to the Impala. Sam stops, Dean is ready to get inside the car.)

DEAN : Well, looks like Tom Cruise was right. Shrinks suck. What are you doing ? Sam, are you okay ?

SAM : No... No, the wraith...

DEAN : What about it ?

SAM : She was right.

DEAN : No, she wasn't. She's dead, okay ? Let's hit the road. I need a drink. Or twelve.

SAM : Most of the time, I can hide it. But I am angry. I'm mad at everything. I used to be mad at you and Dad, then Lilith, now it's Lucifer, and I make excuses. I blame Ruby, or the demon blood. But it's not there fault, it's not them, it's me ! It's inside me ! I am mad ! All the time ! And I don't know why.

DEAN : Sam. Stop it. So what if you are ? What are you gonna do, take a leave of absence ? You'll just say "yes" to Lucifer ? What ?

SAM : No, of course not, I...

DEAN : Exactly. And that's exactly what you're gonna do, you're gonna take all that crap. And you're gonna bury it. You need to forget about it. Because that's how we keep going. That's how we don't end up like Martin. Are you with me ? (Sam doesn't answer.) Come on man, are tyou with me ?

SAM : I'm with you.

DEAN : Good. Let's get the hell out of here.

(They get inside the car, and leave.)

 



CREDITS.

END OF THE EPISODE.

 

Ecrit par deanlove35.

Kikavu ?

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02.08.2018 vers 15h

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21.06.2018 vers 22h

Ali3nBrain 
12.06.2018 vers 00h

deanlilith 
12.05.2018 vers 07h

Jess2000 
19.04.2018 vers 14h

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